Nationale | Communiqué de presse

Nouveau rapport – Émissions de gaz à effet de serre agricoles dans les provinces de l'Atlantique

LAPLAND, COMTÉ DE LUNENBURG, N.-É. —L’Union nationale des fermiers (UNF) a publié aujourd'hui un nouveau rapport : Les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole dans les provinces de l'Atlantique : Une évaluation complète.

S'appuyant sur les données d'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), ce rapport de l’UNF dresse le portrait le plus détaillé à ce jour des sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES) agricoles et des changements de carbone dans le sol dans les quatre provinces de l'Atlantique : Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador. Ce graphique illustre les détails du rapport. Le rapport est disponible à l'adresse suivante : https://www.nfu.ca/publications/agricultural-ghg-emissions-in-atlantic-canada/

L’UNF estime qu'il est essentiel de comprendre les sources d'émissions afin de trouver des moyens de les réduire, et qu'il est crucial de réduire les émissions si nous voulons éviter un changement climatique destructeur et préserver les exploitations agricoles et les approvisionnements alimentaires, ainsi que le reste de l'économie, nos communautés et les autres espèces.

Rebecca MacInnis, fermière de la Nouvelle-Écosse, a commenté le rapport de l’UNF et l'importance de stabiliser le climat : « En tant que jeune fermière, je ne connais l'agriculture que dans le contexte d'une crise climatique où j'anticipe que des conditions météorologiques extrêmes et sans précédent seront la norme. L'année dernière, la Nouvelle-Écosse a connu des précipitations et des inondations historiques après une période de sécheresse qui s'inscrivait dangereusement dans un schéma de phénomènes météorologiques plus fréquents et plus extrêmes. Les agriculteurs de toute la province ont déclaré que 2023 était la pire saison de croissance qu'ils aient jamais connue.»

MacInnis a ajouté : « Nous devons être proactifs dans la lutte contre la crise climatique : Ce rapport identifie clairement la source de nos émissions agricoles et devrait être un appel à l'action pour que le gouvernement mette en œuvre une politique de soutien aux agriculteurs et protège notre souveraineté alimentaire et notre avenir agricole.»

Les principales conclusions du rapport de l’UNF sur les émissions agricoles dans le Canada atlantique sont les suivantes :

  • Les émissions totales de GES provenant de l'agriculture en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador sont en baisse : elles sont passées d'environ 1.8 million de tonnes d'équivalent de dioxyde de carbone (CO2e) par an dans les années 1990 à environ 1.5 million de tonnes au cours des dernières années.

  • Les principales causes de la baisse des émissions sont les réductions liées à l'élevage bovin (le nombre de têtes de bétail ayant diminué) et de l'utilisation du mazout de chauffage.

  • Les émissions liées à la production et à l'utilisation d'engrais azotés ont augmenté ces dernières années, car les agriculteurs des provinces atlantiques suivent la tendance du reste du Canada et utilisent davantage d'engrais, ce qui compense en partie ces réductions.

  • Ces réductions sont en partie compensées par les émissions liées à la production et à l'utilisation d'engrais azotés, qui ont augmenté ces dernières années, car les agriculteurs des provinces atlantiques suivent les tendances du reste du Canada et utilisent davantage d'engrais. Les sols agricoles des provinces atlantiques ont perdu du carbone au cours de la période étudiée et le taux de perte s'est accru ces dernières années, faisant de ces sols une source plutôt qu'un puits de GES.

L’UNF a déjà publié des rapports provinciaux sur les émissions agricoles en Saskatchewan et en Ontario. Nous avons également publié trois éditions de notre rapport sur les émissions agricoles nationales. Tous les rapports sont disponibles sur le site web de l’UNF : https://www.nfu.ca/campaigns/climate-change/

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