National | Communiqué de presse

Réponse de NFU à la ratification provisoire du CETA par le Parlement européen

Depuis que Donald Trump a pris ses fonctions de président des États-Unis, une liste choquante de décrets exécutifs met les gens du monde entier inquiets face aux jours imprévisibles à venir. La démocratie et les libertés civiles sont en péril. Il est raisonnable que les responsables canadiens et européens réagissent avec inquiétude aux aberrations de Trump. Mais il semble que, craignant l'incertitude, ils se soient précipités pour ratifier l'AECG.

L’accord offre le langage de la prospérité et du progrès, mais accélère en réalité l’inégalité des revenus et les troubles locaux. Les politiciens canadiens et européens ne comprennent pas que des décennies de politique de libre-échange ont privé trop de citoyens américains de leur subsistance économique et ont ainsi contribué à l'élection de Donald Trump. La montée de l'extrême droite en Europe (ainsi qu'au Canada) est également alimentée par la détérioration de l'économie rurale, qui prive les citoyens et les communautés qui en dépendent de leur droit de vote. CETA est un cheval de Troie qui, une fois en vigueur, annulera davantage la protection sociale, économique et environnementale en échange de l’enrichissement des investisseurs étrangers.

L'AECG est une fausse solution aux problèmes économiques et politiques.

L'Union européenne a ratifié la majeure partie du texte de l'AECG, mais chaque État doit ratifier les mesures de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) de l'AECG. De nombreux gouvernements nationaux sont maintenant confrontés à un mouvement démocratique en croissance rapide qui s'oppose à la marginalisation économique et sociale de leurs communautés qu'entraîne le CETA. Nous ne pouvons qu'espérer que, au fur et à mesure que l'opposition européenne grandira, il s'agira d'une analyse de bon sens et non de l'extrême droite basée sur la peur qui prévaut. Nous dépendons maintenant des politiciens des parlements des États membres de l'UE pour comprendre que la démocratie et la qualité de la vie seraient encore plus menacées s'ils ratifiaient les mesures ISDS de l'AECG.

Les agriculteurs européens comprennent que l'AECG est une autre menace pour leurs moyens de subsistance. Au Canada, certains agriculteurs subiront des pressions immédiates sur le revenu lorsque l'AECG entrera en vigueur; d'autres découvriront avec le temps que leur nouvelle «opportunité de marché» signifie en réalité produire et vendre un peu plus, mais à un prix inférieur. La signature de l'AECG suscite de fausses attentes et, en fin de compte, elle ne fera qu'exacerber la disparité des revenus et priver les gens de leurs droits à la base.

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Pour plus d'informations, contactez Jan Slomp, Président, Union Nationale des Fermiersmarian.jan@gmail.com

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