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Communiqué de presse : L’UNF renouvelle son appel à enquêter sur la fixation des prix des engrais

(Ottawa) – La présidente de la Nationale des Fermiers, Katie Ward, a réitéré l’appel de l’organisation en faveur d’une enquête sur le prix des engrais lors de sa présentation du 17 février à l’étude du Comité de l’agriculture de la Chambre des communes sur les questions relatives à la chaîne d’approvisionnement. Elle a déclaré : “Les entreprises d’engrais qui pratiquent des prix exorbitants accusent les problèmes de la chaîne d’approvisionnement, alors que ces mêmes entreprises réalisent d’énormes bénéfices exceptionnels. L’UNF a demandé à cette commission d’enquêter sur tous les facteurs à l’origine des prix des engrais, et nous espérons que vous annoncerez très bientôt une telle étude.”

La publication récente des résultats du quatrième trimestre et de la fin de l’année montre que les marges, les bénéfices et les revenus des entreprises d’engrais sont extraordinaires. Les entreprises elles-mêmes mettent en évidence des rendements nets considérables. Nutrien, le plus grand producteur d’engrais du Canada, annonce des “résultats financiers records” et un bénéfice net pour le quatrième trimestre près de quatre fois supérieur à celui de l’année précédente. CF Industries, le deuxième plus grand producteur, annonce un bénéfice net pour le quatrième trimestre près de huit fois supérieur à celui de l’année précédente. Yara International, qui dispose également d’une importante capacité de production au Canada, indique que pour ses activités dans les Amériques, “l’EBITDA [bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement] hors éléments spéciaux a augmenté de 160 % par rapport à l’année précédente”, l’augmentation des prix de l’azote ayant plus que compensé la hausse des coûts de l’énergie..” [emphasis added]. Dans de nombreux cas, les entreprises ont enregistré ces rendements nets plus élevés sur des volumes de production et de vente plus faibles.

“La rentabilité inégalée que les fournisseurs d’engrais canadiens réalisent en ce moment est troublante, quelle que soit la mesure de comparaison”, a poursuivi Don Ciparis, président de la Nationale des Fermiers-Ontario. “Les fermiers canadiens tentent de faire face à des niveaux d’endettement énormes alors que les taux d’intérêt commencent à augmenter, et pourtant les entreprises d’engrais sont en mesure de faire des profits parce qu’il n’y a pratiquement pas de concurrence au sein de cette chaîne d’approvisionnement. Il est trop facile pour les entreprises de rebaptiser leurs profits “inflation”, mais c’est précisément ce type de profits qui alimente l’inflation.

“Tout le monde connaît des problèmes de chaîne d’approvisionnement de temps à autre. Mais lorsque les fermières rencontrent des problèmes de chaîne d’approvisionnement, que ce soit en amont ou en aval, nos bénéfices diminuent, et non augmentent. L’absence de concurrence dans le secteur de l’approvisionnement en engrais signifie que ces entreprises peuvent facturer ce qu’elles veulent sans craindre d’être dépassées par la concurrence. Il en résulte des profits, et les contribuables canadiens – par le biais des programmes de gestion des risques – en supportent une partie du fardeau”, a déclaré Doug Scott, membre du conseil d’administration de l’UNF, originaire de l’Alberta.

L’UNF a renouvelé la demande qu’elle avait adressée à la commission Agriculture et pêche dans
cette lettre

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**Traduction soutenue par Patrimoine canadien