Région 5, Région 6, Région 7 | Des lettres

Lettre: La CCG, le mandat de protéger les intérêts des agriculteurs, est essentielle

Pour l'éditeur,

Les sociétés céréalières n'ont jamais aimé la Commission canadienne des grains (CCG), qui a pour mandat de «réglementer l'industrie dans l'intérêt des producteurs». Depuis plus de 100, la CCG a la responsabilité légale d'empêcher les sociétés céréalières d'utiliser des poids, qualités et inspections défectueux. , parce que trop souvent, ces entreprises ont délibérément essayé de tromper les agriculteurs pour qu’ils réalisent des profits plus élevés. Certaines choses ne changent jamais.

Au cours des deux dernières décennies, la capacité de la CCG à faire son travail pour les agriculteurs a été érodée par les gouvernements influencés par les pressions exercées par les sociétés céréalières.

La CCG a été le plus sérieusement affaiblie lorsque les gouvernements ont nommé des commissaires en chef qui travaillaient auparavant pour - et dont la pensée et les valeurs concordent avec - les mêmes sociétés céréalières qu'ils sont maintenant chargés de réglementer.

Au cours des derniers mois, Agriculture Canada et les sociétés céréalières, de concert avec les cadres supérieurs actuels de la CCG, ont réécrit la Loi sur les grains du Canada, la plupart du temps à huis clos. Les renards des sociétés céréalières conseillent de protéger le poulailler des producteurs.

Les modifications proposées à la Loi - une liste de souhaits pour les sociétés céréalières - seront présentées au nouveau ministre de l'Agriculture immédiatement après les élections fédérales de cet automne, avec l'espoir qu'elles seront rapidement adoptées par le Parlement. Cette liste de souhaits exigera l'abrogation du mandat de la CCG de «réglementer l'industrie dans l'intérêt des producteurs de céréales». Changer le rôle de la CCG de surveiller l'industrie, de préserver l'équité, la qualité et l'intégrité du système céréalier canadien pour devenir plutôt un simple fournisseur de services facultatifs pour les sociétés céréalières, entraînerait d'énormes pertes pour les céréaliculteurs. Mettre l’arbitre sur la touche fixait le jeu en faveur des entreprises.

Les agriculteurs s'opposent aux efforts déployés par les entreprises semencières pour les forcer à mendier (et à payer) afin de conserver et de réutiliser les semences que nous cultivons dans nos propres fermes. Les agriculteurs doivent maintenant résister aux efforts déployés par les sociétés céréalières pour contrôler totalement tous les aspects du système de manutention et de commercialisation du grain. Lors de cette élection, les agriculteurs doivent s'assurer que tous leurs candidats fédéraux savent que la Commission canadienne des grains et son mandat, qui est de protéger les intérêts des producteurs de céréales, sont essentiels au maintien d'un secteur agricole en santé au Canada.

Stewart Wells, Swift Current, Sask.

 

Retour au sommet