Santé et bien-être des animaux

L’UNF adopte une vision large du bien-être animal : le bétail doit être à l’abri de la faim et de la soif, de l’inconfort, de la douleur, des blessures et des maladies, de la peur et de la détresse, et il doit pouvoir exprimer un comportement normal.

Le bien-être du bétail est une préoccupation majeure pour les éleveurs. Pour garantir ce bien-être, l’UNF soutient les régimes de protection des animaux qui sont financés par les pouvoirs publics et qui doivent rendre des comptes. Ces régimes peuvent permettre l’inspection et l’application de la loi par un personnel correctement formé qui comprend la pratique de l’élevage.

La santé et le bien-être du bétail sont inextricablement liés à la santé et au bien-être de l’homme ainsi qu’à l’environnement au sens large, un concept connu sous le nom de “One Health” (une seule santé).

Ce cadre précise comment les menaces qui pèsent sur la santé animale peuvent également menacer la santé humaine et environnementale. Dans les exploitations d’élevage intensif [ILOs], de grands groupes de bétail sont confinés dans des espaces limités, souvent sujets à des maladies et certainement pas libres d’exprimer un comportement normal. Les travailleurs des OIT sont souvent privés de toutes les protections du travail, y compris les réglementations relatives à la santé et à la sécurité sur le lieu de travail, les heures supplémentaires standard, les congés payés légaux et la couverture des accidents du travail. La forte concentration d’animaux entraîne également une forte concentration de fumier, qui peut dégrader la qualité de l’eau potable pour les communautés environnantes et favoriser la prolifération d’algues nuisibles dans les cours d’eau.

Cependant, le maintien de la santé animale peut également être bénéfique pour l’homme et l’environnement au sens large. Par exemple, les bovins dans les pâturages et les parcours expriment des comportements normaux. Elles transforment le fourrage non comestible pour l’homme en protéines. Leur présence peut en fait améliorer la santé de l’environnement en construisant le sol.

Dans les secteurs soumis à la gestion de l’offre, le Canada a des OIT plus petites et moins nombreuses que des pays comme les États-Unis et l’Australie.(https://www.nfu.ca/wp-content/uploads/2019/10/Strengthening-Supply-Management.pdf). La gestion de l’offre contribue à garantir la rentabilité des petites fermières, ce qui leur permet de rester en activité et d’éviter les risques sanitaires liés à l’échelle. Pour plus d’informations, consultez la section “gestion de l’offre” du site web de l’UNF(https://www.nfu.ca/campaigns/supply-management/).

Malgré les efforts déployés pour prévenir et contenir les foyers de maladie parmi le bétail, des cas surviendront inévitablement. En cas d’apparition d’une maladie entraînant la perte des revenus tirés de leurs terres et/ou de leurs animaux, les fermières doivent être indemnisées équitablement. Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent assumer les coûts liés aux mesures destinées à assurer la protection du public. L’industrie doit assumer les coûts liés à la conformité de ses installations et de ses produits avec un environnement réglementaire conçu pour protéger l’intérêt public, l’environnement et la santé animale.