Politiques

Mémoire de NFU-O sur la législation relative au bien-être animal

Le Syndicat national des fermiers - Ontario (NFU-O) est heureux de faire part de ses commentaires alors que l'Ontario se prépare à rédiger une nouvelle loi sur le bien-être animal. Nos membres sont des agriculteurs de toute la province, dont beaucoup possèdent et travaillent avec des animaux d'élevage. Nous sommes tous préoccupés par le bien-être des animaux. Nous sommes heureux que le gouvernement se soit fait une priorité de présenter une nouvelle loi à la suite de la décision du tribunal de janvier 2019 annulant les pouvoirs de la SPCA de l'Ontario. Nous attendons avec impatience une nouvelle loi comblant le vide qui existe actuellement. Nous espérons sincèrement que la nouvelle loi maintiendra la confiance du public dans le régime de bien-être animal de l'Ontario et apportera du réconfort aux citoyens inquiets qui pourraient craindre que les animaux d'élevage ne bénéficient pas actuellement d'une protection adéquate.

Nous notons qu'il est largement reconnu que le bien-être des animaux exige qu'ils soient protégés de la faim et de la soif; malaise; douleur, blessure et maladie; la peur et la détresse; et avec la liberté d'exprimer un comportement normal. Partout au Canada, les codes de pratiques du Conseil national de protection des animaux d'élevage pour le soin et la manipulation des animaux d'élevage ont été incorporés par renvoi dans plusieurs règlements provinciaux sur la protection des animaux. Ces codes de pratiques incluent à la fois les pratiques «obligatoires» et «recommandées». Nous exhortons l'Ontario à imposer l'application stricte des pratiques «obligatoires» et des mécanismes visant à promouvoir une norme plus stricte en se conformant également aux pratiques «recommandées». Voir https://www.nfacc.ca/codes-of-practice pour des liens vers les codes de pratique. Des normes élevées en matière de bien-être sont importantes en elles-mêmes, mais elles contribuent de plus en plus à la différenciation des marchés.

Nous soutenons la mise en place d'un régime de protection des animaux publiquement responsable, financé de manière adéquate et publique, qui permet l'inspection et la mise en application par un personnel correctement formé, y compris, sans toutefois s'y limiter, la police municipale. La NFU-O exhorte également le procureur général à envisager un modèle semblable à celui utilisé par le Manitoba, la Saskatchewan et / ou l’Alberta, qui limite l’autorité des sociétés respectueuses de l’humanité en ce qui concerne l’élevage et l’accès aux locaux agricoles. Les restrictions imposées aux agences de protection des animaux et aux agents de la protection des animaux en matière d'accès aux locaux figurent dans la loi elle-même ou sont incorporées dans les règlements, garantissant que ces entités et ces personnes sont publiquement responsables.

En dehors du champ d'application de la législation sur la protection des animaux, nous aimerions souligner le besoin de réglementations et de politiques qui soutiennent la capacité d'abattage à la ferme ainsi que la viabilité des abattoirs locaux et régionaux pour réduire le temps et les distances que les animaux doivent parcourir en transport. . Les valeurs de la souveraineté alimentaire et de l'agroécologie sont soutenues par un système alimentaire local et régional solide et bien intégré dans lequel les agriculteurs et les clients travaillent ensemble pour leurs intérêts communs.

Respectueusement soumis par
Syndicat national des cultivateurs - Ontario
Juin 2019

Retour au sommet