Bétail et commerce

Les gouvernements ont favorisé une augmentation massive de la concentration des entreprises en raison de l’importance qu’ils accordent aux exportations, à l’exclusion de facteurs tels que le revenu des fermières, le bien-être des animaux et la protection de l’environnement.

Dans le secteur canadien de la viande bovine, on a assisté à une augmentation massive des exportations tout au long des années 1990 et au début des années 2000, principalement sous la forme d’une intégration avec le marché américain après la signature de l’ALENA. Alors que les entreprises mondiales ont profité de cette tendance, les prix perçus par les fermières ont chuté de manière vertigineuse. La situation s’est encore aggravée lorsqu’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) – communément appelée maladie de la vache folle – survenu en 2003 en Alberta a conduit les États-Unis et de nombreux autres pays à fermer leurs frontières aux exportations de bœuf canadien. Comme le montre ce cas, l’intégration aux marchés mondiaux n’a fait qu’accroître les risques et la volatilité des prix, mais pas la rentabilité des éleveurs.

Le gouvernement fédéral et les lobbyistes de l’industrie ont également utilisé les accords commerciaux pour avancer un faux récit de conflit entre les fermières des secteurs de l’élevage soumis ou non à la gestion de l’offre, arguant que le Canada devait donner à l’Europe un accès au marché laitier canadien afin de garantir des marchés d’exportation pour la viande bovine canadienne dans le cadre de l’accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne [CETA]. En réalité, l’AECG a cédé une part importante des marchés soumis à la gestion de l’offre aux vendeurs européens sans apporter aucun des avantages promis aux fermières bovines.

Un groupe de personnes brandissant des pancartes

Description générée automatiquement

Plus d’informations ici : L’AECG n’est pas un bon accord pour les citoyens, selon l’Union Nationale des Fermiers

Plutôt que de tomber continuellement dans le piège de la dépendance excessive à l’égard des exportations, l’UNF soutient les fermières canadiennes pour qu’elles produisent des produits de haute qualité destinés à la consommation intérieure ainsi qu’un commerce qui sert les intérêts de toutes les fermières. Visitez la section “Commerce” du site web de l’UNF pour une analyse plus large des questions relatives aux accords commerciaux et à l’agriculture.

Lire la suite :