Région 1-District 2 | OPINION

Soutien pour les nouveaux agriculteurs inclut l’accès au service de garderie

L'agriculture existe depuis plus de 10,000 XNUMX ans et depuis ses débuts, les femmes ont joué un rôle essentiel. Qu'il s'agisse de travailler dans la cuisine, de garder la maison ou d'éduquer les enfants, la grande majorité des exploitations familiales n'auraient pas une chance sans le travail des femmes. De plus en plus, les femmes ne participent pas seulement aux travaux domestiques, mais dirigent également les fermes elles-mêmes. Les résultats d'un récent sondage ont montré que les femmes constituent la majorité des nouveaux agriculteurs au Canada. Peu importe le rôle que jouent les femmes dans les fermes du Nouveau-Brunswick ou ailleurs, l'important est qu'elles aient la capacité de choisir les activités auxquelles elles participent et que ces activités, qu'il s'agisse de travail physique ou de lessive, sont valorisées.

L’Union Nationale des Fermiers depuis sa création en XNUMX a un poste de Présidente des femmes afin que les enjeux spécifiques aux agricultrices puissent constamment être amenés sur la place publique. C’est en XNUMX que Eva Rehak, la Présidente des femmes de l’UNF au N.-B. a fait connaitre le défi qu’est l’accès aux garderies pour des fermières à faible revenu. Malgré le fait qu’un programme de subvention existe pour assurer l’accès aux services de garde pour les néo-brunswickois à faible revenu, les familles agricoles ne peuvent y accéder vu leurs statut d’entrepreneurs. À cette époque, l’UNF lutta pour un changement au règlement et obtenu une confirmation que le projet de loi serait modifié afin que les familles qui n’avaient pas d’employés pourraient participer au programme d’assistance.

Quelques années plus tard, trois familles, dont la mienne, ont tenté de se joindre au programme de subventions en supposant que nous serions admissibles. Nous avons découvert que la loi n'avait pas vraiment changé. Les raisons que le gouvernement donne à cela sont variées, mais toutes également illogiques - du moins dans les explications qui nous ont été données. Une des familles n'a pas pu se joindre parce que son entreprise agricole est constituée en société. Une autre, parce qu'elle avait un employé, payé par un programme gouvernemental, pendant quelques mois dans l'année (pas les mêmes mois pour lesquels elle avait besoin de garde d'enfants). Enfin, la troisième famille n'était pas éligible car «personne dans ce domaine de travail n'a jamais été bénéficiaire de ce programme d'aide».

Dans tous ces cas, nous avons essayé de pousser et de mieux comprendre la logique derrière les décisions, mais même après une rencontre avec le sous-ministre de l'Éducation et de la Petite enfance à l'été 2016, nous n'avions toujours pas reçu de réponse à notre question. Lorsque nous avons reçu un appel de «bonne nouvelle» après notre conversation avec le sous-ministre, c'était pour nous dire que nous serions invités à participer aux consultations de restructuration du programme de garde à l'automne. Depuis, l'automne est presque passé et nous attendons avec impatience l'appel pour obtenir plus de détails sur la consultation et les changements qui pourraient survenir au programme à l'avenir. Le discours du Trône de la semaine dernière disait que le gouvernement augmentera le montant qu'il accorde aux Néo-Brunswickois pour aider à la garderie, même si sans consultations, il est douteux que cette augmentation soit utile aux agriculteurs.

Si nous voulons vraiment soutenir tous les agriculteurs de cette province et rendre l'accès à l'agriculture plus accessible, quoi de mieux que de faire en sorte que les enfants soient entre de bonnes mains dans une garderie communautaire afin que les parents puissent démarrer leur entreprise? Il n'y a aucune raison (du moins aucune raison que nous puissions identifier) ​​que nous ne puissions pas faire la même chose pour tous les petits entrepreneurs de la province tant que leur entreprise n'est pas suffisamment solide et que les impôts montrent que la famille gagne plus que le programme. casquette. À ce moment-là, la famille paierait pour sa propre garderie et, en tant que province, nous pourrions nous féliciter d'avoir équipé une autre petite entreprise des outils dont elle a besoin pour contribuer à notre développement économique. Bref, nous voulons voir un gouvernement qui est prêt à avoir cette conversation avec nous et à démontrer par des actions qu'il veut soutenir les producteurs alimentaires de notre province!

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