
{"id":31350,"date":"2024-10-04T16:31:00","date_gmt":"2024-10-04T22:31:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2024\/"},"modified":"2025-02-14T13:06:42","modified_gmt":"2025-02-14T19:06:42","slug":"bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2024","status":"publish","type":"publications","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2024\/","title":{"rendered":"Union Fermi\u00e8re Bulletin d&rsquo;information : Septembre 2024"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Dans ce num\u00e9ro :<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>R\u00e9flexions sur la r\u00e9union du groupe de travail nord-am\u00e9ricain sur l&rsquo;agriculture num\u00e9rique<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;op\u00e9ration Bunge-Viterra met en \u00e9vidence la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une nouvelle approche en mati\u00e8re d&rsquo;examen des op\u00e9rations de concentration<\/li>\n\n\n\n<li>Les modifications propos\u00e9es au r\u00e8glement sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales porteraient pr\u00e9judice aux fermi\u00e8res  <\/li>\n<\/ul>\n\n<div class=\"wp-block-stackable-heading stk-block-heading stk-block-heading--v2 stk-block stk-d2c8505\" id=\"strong-reflections-on-the-meeting-of-the-north-american-digital-agriculture-working-group-strong\" data-block-id=\"d2c8505\"><h3 class=\"stk-block-heading__text\"><strong>R\u00e9flexions sur la r\u00e9union du groupe de travail nord-am\u00e9ricain sur l&rsquo;agriculture num\u00e9rique  <\/strong><\/h3><\/div>\n\n<p><em>Forger des liens \u00e0 travers l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord pour d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des fermiers et des travailleurs agricoles face \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution num\u00e9rique de la technologie agricole &#8211; par James Hannay, UNF Policy Assistant<\/em><\/p>\n\n<p>Le groupe de travail nord-am\u00e9ricain sur l&rsquo;agriculture num\u00e9rique (NADAWG) repr\u00e9sente des fermiers, des travailleurs agricoles, des universitaires et des ONG concern\u00e9s par l&rsquo;innovation et le d\u00e9ploiement de la technologie agricole num\u00e9rique, et qui promeuvent la souverainet\u00e9 alimentaire et un travail digne pour les fermiers et les travailleurs agricoles. L&rsquo;agriculture num\u00e9rique \u00e9tant une question \u00e9mergente pour le site UNF, j&rsquo;ai particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union du NADAWG en mars 2024.   <\/p>\n\n<p>La num\u00e9risation &#8211; le d\u00e9veloppement et l&rsquo;utilisation d&rsquo;algorithmes bas\u00e9s sur des donn\u00e9es, de v\u00e9hicules autonomes, d&rsquo;un ensemble de capteurs sur les \u00e9quipements agricoles et m\u00eame de l&rsquo;intelligence artificielle dans les exploitations agricoles &#8211; repr\u00e9sente un approfondissement de l&rsquo;agriculture industrielle. Le d\u00e9ploiement d&rsquo;outils num\u00e9riques offre \u00e9galement de nouvelles opportunit\u00e9s commerciales \u00e0 des entreprises agroalimentaires d\u00e9j\u00e0 puissantes. Climate FieldView de Bayer est la plateforme de collecte et d&rsquo;agr\u00e9gation de donn\u00e9es agricoles la plus avanc\u00e9e. Nutrien, Corteva et BASF poss\u00e8dent \u00e9galement des plateformes de collecte et de gestion de donn\u00e9es. Le Partenariat f\u00e9d\u00e9ral-provincial-territorial pour une agriculture canadienne durable promeut \u00e9galement les technologies num\u00e9riques comme une voie vers l&rsquo;agriculture durable.      <\/p>\n\n<p>Une mise en \u0153uvre \u00e0 grande \u00e9chelle modifierait la structure du secteur agricole. La technologie num\u00e9rique facilite la consolidation des terres agricoles, et les grandes exploitations fournissent \u00e0 leur tour un march\u00e9 pour la technologie agricole num\u00e9rique. Outre les questions li\u00e9es \u00e0 la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es, elle permet d&rsquo;extraire de nouvelles formes de valeur des fermi\u00e8res \u00e0 mesure que les soci\u00e9t\u00e9s agroalimentaires s&rsquo;immiscent dans les activit\u00e9s des agriculteurs.    <\/p>\n\n<p>Les personnes concern\u00e9es par l&rsquo;agriculture num\u00e9rique comprennent celles qui souhaitent remettre en question les technologies num\u00e9riques, les entreprises et les syst\u00e8mes \u00e9conomiques oppressifs, ainsi que celles qui esp\u00e8rent que les technologies num\u00e9riques pourraient \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9thique par et pour les communaut\u00e9s agricoles. La r\u00e9union du NADAWG a form\u00e9 deux groupes bas\u00e9s sur ces perspectives afin de faire avancer une discussion plus large sur la technologie num\u00e9rique. En effet, tout au long de la conf\u00e9rence, il y a eu des tensions entre les deux objectifs, qui ne s&rsquo;excluent pas mutuellement. Il est certain qu&rsquo;il faut faire preuve de nuance, mais il est difficile de donner de l&rsquo;espoir \u00e0 la technologie num\u00e9rique sans remettre en question les structures de pouvoir dans l&rsquo;industrie.     <\/p>\n\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, l&rsquo;innovation dans le domaine des machines agricoles n&rsquo;a pas remis en cause les titans industriels existants. Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, les g\u00e9ants de l&rsquo;agroalimentaire ont donn\u00e9 la priorit\u00e9 au rachat de petites entreprises produisant des technologies num\u00e9riques et des produits biologiques. En f\u00e9vrier, TELUS Agriculture a acquis Proagrica, compl\u00e9tant ainsi sa r\u00e9cente acquisition de 11 autres soci\u00e9t\u00e9s de logiciels sp\u00e9cialis\u00e9es dans les technologies agricoles num\u00e9riques. Nous avons besoin d&rsquo;une preuve de la fa\u00e7on dont les technologies num\u00e9riques aideraient les fermi\u00e8res (plut\u00f4t que les entreprises) si elles \u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9es et mises en \u0153uvre selon des m\u00e9thodes qui utilisent et soutiennent les valeurs communautaires.     <\/p>\n\n<p>George Naylor, de Family Farm Defenders, participant au NADAWG, a partag\u00e9 un article intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le cheval num\u00e9rique est-il sorti de l&rsquo;\u00e9table ? Le consensus \u00e9tait \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb. Et les entreprises agroalimentaires colportent des r\u00e9cits vantant son efficacit\u00e9.    <\/p>\n\n<p>En r\u00e9ponse et en pr\u00e9paration \u00e0 d&rsquo;autres changements induits par les technologies num\u00e9riques, le site UNF devrait \u00e9laborer une politique sur la num\u00e9risation de l&rsquo;agriculture.  <\/p>\n\n<p>Nous avons l&rsquo;occasion de commencer par la consultation f\u00e9d\u00e9rale sur la politique du droit \u00e0 la r\u00e9paration. Le site UNF pr\u00e9conise d\u00e9j\u00e0 le droit \u00e0 la r\u00e9paration, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;acc\u00e8s rapide aux pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es fournies par le fabricant et la fourniture par les fabricants de machines de documents techniques suffisamment d\u00e9taill\u00e9s pour que les fermi\u00e8res puissent effectuer elles-m\u00eames les r\u00e9parations.   <\/p>\n\n<p>Le concept de droit \u00e0 la r\u00e9paration s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 la collecte et \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 des donn\u00e9es, aux logiciels et \u00e0 l&rsquo;interop\u00e9rabilit\u00e9. Actuellement, les fabricants de machines cr\u00e9ent des conditions de \u00ab\u00a0verrouillage\u00a0\u00bb dans leurs logiciels pour emp\u00eacher les fermi\u00e8res d&rsquo;acc\u00e9der aux donn\u00e9es ou de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes logiciels. Les probl\u00e8mes d&rsquo;interop\u00e9rabilit\u00e9 emp\u00eachent les fermi\u00e8res d&rsquo;utiliser en tandem les \u00e9quipements num\u00e9riques ou de pr\u00e9cision de deux fabricants, m\u00eame s&rsquo;ils en sont les propri\u00e9taires.    <\/p>\n\n<p>L&rsquo;immense volont\u00e9 d&rsquo;efficacit\u00e9, de productivit\u00e9 et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des propri\u00e9taires de technologies qui veulent profiter des nouvelles donn\u00e9es, signifient que le site UNF doit s&rsquo;engager dans les effets de la technologie agricole num\u00e9rique sur les fermi\u00e8res et les syst\u00e8mes agricoles.  <\/p>\n\n<div class=\"wp-block-stackable-heading stk-block-heading stk-block-heading--v2 stk-block stk-33bf510\" id=\"bunge-viterra-deal-highlights-need-for-new-approach-to-merger-reviews\" data-block-id=\"33bf510\"><h3 class=\"stk-block-heading__text\">L&rsquo;op\u00e9ration Bunge-Viterra met en \u00e9vidence la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une nouvelle approche en mati\u00e8re d&rsquo;examen des op\u00e9rations de concentration<\/h3><\/div>\n\n<p><em>Cathy Holtslander, UNF Directrice de la recherche et de la politique  <\/em><\/p>\n\n<p>Le 1er ao\u00fbt 2024, la Commission europ\u00e9enne (CE) a approuv\u00e9 l&rsquo;acquisition de Viterra par Bunge, \u00e0 condition que cette derni\u00e8re s&rsquo;engage \u00e0 vendre les activit\u00e9s ol\u00e9agineuses de Viterra en Hongrie et en Pologne, ainsi qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;actifs logistiques li\u00e9s \u00e0 ces op\u00e9rations. Apr\u00e8s seulement 35 jours ouvrables consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;examen des effets potentiels de l&rsquo;op\u00e9ration, la Commission a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0Ces engagements r\u00e9pondent pleinement aux probl\u00e8mes de concurrence recens\u00e9s par la Commission, en supprimant les chevauchements horizontaux et les liens verticaux entre les activit\u00e9s des parties dans le secteur des graines ol\u00e9agineuses dans les territoires concern\u00e9s.\u00a0\u00bb <\/p>\n\n<p>La d\u00e9cision est remarquable par son insuffisance. Cette acquisition est sans pr\u00e9c\u00e9dent dans le secteur de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agriculture. Bunge est d\u00e9j\u00e0 la cinqui\u00e8me entreprise c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re mondiale et le plus grand transformateur d&rsquo;ol\u00e9agineux et de farines prot\u00e9iques, dominant le march\u00e9 mondial du soja, du canola, des graines de tournesol, du ma\u00efs et du bl\u00e9. Elle est pr\u00e9sente dans 40 pays et r\u00e9alise un chiffre d&rsquo;affaires annuel de plus de 57 milliards d&rsquo;USD. Viterra n&rsquo;est pas seulement la plus grande entreprise c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re du Canada, c&rsquo;est aussi le huiti\u00e8me n\u00e9gociant en c\u00e9r\u00e9ales au monde, op\u00e9rant dans 38 pays sur six continents, avec un chiffre d&rsquo;affaires de 53 milliards d&rsquo;USD en 2023. Les deux soci\u00e9t\u00e9s sont int\u00e9gr\u00e9es verticalement et poss\u00e8dent de vastes r\u00e9seaux de silos de collecte, de terminaux int\u00e9rieurs et portuaires, d&rsquo;installations de transformation et de mouture du bl\u00e9 et des ol\u00e9agineux, ainsi que d&rsquo;importants syst\u00e8mes de donn\u00e9es et de logistique.     <\/p>\n\n<p>Si l&rsquo;acquisition se concr\u00e9tise, Bunge deviendra le plus grand n\u00e9gociant de mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles au monde. La vente de quelques entreprises de transformation de graines ol\u00e9agineuses en Pologne et en Hongrie ne l&#8217;emp\u00eachera pas d&rsquo;utiliser son \u00e9norme empreinte \u00e9conomique pour influencer les march\u00e9s, les prix et la production afin de promouvoir ses propres int\u00e9r\u00eats au d\u00e9triment des fermi\u00e8res, des consommateurs et des travailleurs, quel que soit le pays dans lequel elle op\u00e8re. <\/p>\n\n<p>Il est clair qu&rsquo;une fusion de cette ampleur n&rsquo;est plus une affaire locale, nationale ou m\u00eame r\u00e9gionale. La Commission europ\u00e9enne aurait pu lancer une enqu\u00eate approfondie pour mieux \u00e9clairer sa d\u00e9cision. Son approbation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e ne tient pas compte de l&rsquo;impact potentiel de la fusion sur la nourriture que nous mangeons et sur les terres agricoles dont nous d\u00e9pendons.  <\/p>\n\n<p>Viterra, aujourd&rsquo;hui multinationale, trouve ses racines dans les coop\u00e9ratives des Prairies qui ont construit le syst\u00e8me de manutention des c\u00e9r\u00e9ales du Canada pendant pr\u00e8s d&rsquo;un si\u00e8cle. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9s par le commerce priv\u00e9 des c\u00e9r\u00e9ales sous la forme de prix bas, de fraude au classement, de poids trop faibles et d&rsquo;intimidation pure et simple de la part des agents, les fermiers canadiens ont r\u00e9alis\u00e9 un remarquable travail d&rsquo;organisation pour mettre en place un syst\u00e8me de silos coop\u00e9ratifs afin de prendre le contr\u00f4le du commerce. <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Si l&rsquo;acquisition se concr\u00e9tise, Bunge deviendra le plus grand n\u00e9gociant de mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles au monde.  <\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p>La Grain Growers Grain Company a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e au Manitoba en 1906. En 1912, elle manutentionne 28 millions de boisseaux de c\u00e9r\u00e9ales, compte 27 000 membres et dispose d&rsquo;un terminal sur les Grands Lacs \u00e0 Thunder Bay. La Saskatchewan Cooperative Elevator Company est cr\u00e9\u00e9e en 1911 et l&rsquo;Alberta Cooperative Elevator Company deux ans plus tard. Elle s&rsquo;associe \u00e0 la Grain Growers Grain Company pour former United Grain Growers en 1917. Le Saskatchewan Wheat Pool et l&rsquo;Alberta Wheat Pool ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s en 1923 ; l&rsquo;ann\u00e9e suivante, le Manitoba Wheat Pool a vu le jour. En 1926, la Saskatchewan Cooperative Elevator Company rejoint le pool de la province. Les coop\u00e9ratives c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res des Prairies ont fonctionn\u00e9 comme des entreprises rentables dirig\u00e9es par des fermiers qui ont trait\u00e9 pr\u00e8s de 60 % des c\u00e9r\u00e9ales du Canada, du silo de collecte au terminal portuaire, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les changements d\u00e9coulant du site ALENA entra\u00eenent une restructuration qui a finalement converti, de mani\u00e8re controvers\u00e9e, ces coop\u00e9ratives cr\u00e9\u00e9es par les fermiers en une soci\u00e9t\u00e9 qui a chang\u00e9 de nom en 2007 pour devenir Viterra.      <\/p>\n\n<p>Si les fermi\u00e8res contr\u00f4lent de plus en plus la capacit\u00e9 de manutention des c\u00e9r\u00e9ales au Canada, elles restent vuln\u00e9rables face au pouvoir de march\u00e9 des n\u00e9gociants internationaux. Pour y rem\u00e9dier, la Commission canadienne du bl\u00e9 (CCB) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1935. Elle a fonctionn\u00e9 en tant qu&rsquo;autorit\u00e9 de vente \u00e0 guichet unique, gouvern\u00e9e par un conseil d&rsquo;administration \u00e9lu compos\u00e9 de fermiers, qui vendait toutes les exportations de bl\u00e9 et d&rsquo;orge des Prairies et reversait chaque ann\u00e9e l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des recettes aux fermiers. En 2012, le gouvernement Harper a d\u00e9pouill\u00e9 la CCB de ses pouvoirs de guichet unique et, en 2015, il a c\u00e9d\u00e9 les actifs de la CCB \u00e0 un partenariat entre Bunge et la soci\u00e9t\u00e9 saoudienne SALIC, qui fait d\u00e9sormais affaire sous le nom de G3. Ces actifs comprennent tous les dossiers commerciaux de la CCB et le compte de mise en commun de 150 millions de dollars d\u00fb aux fermi\u00e8res au moment de la privatisation. (Cette somme fait l&rsquo;objet d&rsquo;un recours collectif non r\u00e9solu). Contrairement \u00e0 l&rsquo;objectif de la CCB qui est d&rsquo;obtenir les meilleurs rendements pour les fermiers en vendant sur les march\u00e9s \u00e0 prime, G3, comme d&rsquo;autres n\u00e9gociants priv\u00e9s, cherche \u00e0 acheter \u00e0 bas prix et \u00e0 vendre \u00e0 prix \u00e9lev\u00e9, car elle gagne de l&rsquo;argent sur le volume des ventes multipli\u00e9 par la marge. Les pertes subies par les fermiers de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;\u00e9conomie canadienne depuis le d\u00e9mant\u00e8lement de la CCB se chiffrent en milliards de dollars.       <\/p>\n\n<p>Si Bunge est autoris\u00e9e \u00e0 acheter Viterra, elle aura acquis des milliards de dollars de revenus potentiels provenant d&rsquo;infrastructures et de relations qui ont \u00e9t\u00e9 construites par et pour les fermiers canadiens afin de contrer l&rsquo;exploitation m\u00eame que les n\u00e9gociants en grains priv\u00e9s comme Bunge leur faisaient subir il y a un si\u00e8cle.<\/p>\n\n<p>Viterra et Bunge b\u00e9n\u00e9ficient non seulement du capital et des relations que les fermiers des Prairies ont construits au cours de nombreuses d\u00e9cennies, mais en tant que multinationales, elles peuvent prendre des d\u00e9cisions qui affectent les conditions de vie dans le monde entier en ce qui concerne l&rsquo;alimentation, la terre, les transports, la distribution des richesses et, de plus en plus, l&rsquo;\u00e9nergie (biocarburants) \u00e9galement. Si Bunge acquiert Viterra, elle aura encore plus de pouvoir pour fa\u00e7onner le secteur et fixer les conditions de travail, non seulement pour les fermi\u00e8res, mais aussi pour d&rsquo;autres entreprises de n\u00e9goce et de logistique de mati\u00e8res premi\u00e8res, l&rsquo;industrie de transformation alimentaire et les secteurs du commerce de gros et de d\u00e9tail qui constituent la cha\u00eene de valeur agroalimentaire mondiale. Les fermiers seront confront\u00e9s \u00e0 une baisse des prix des r\u00e9coltes et \u00e0 un choix plus restreint, comme l&rsquo;ont montr\u00e9 les \u00e9conomistes Richard Gray, James Nolan et Peter Slade dans <em>The Economic Impact of the Proposed Bunge-Viterra (BV) Merger on the Grain Sector in Western Canada : A Preliminary Assessment.<\/em> Les travailleurs et les consommateurs voient leurs salaires baisser et les prix des denr\u00e9es alimentaires augmenter parce que ces entreprises dominantes peuvent utiliser leur pouvoir pour r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices excessifs qui augmentent ensuite la richesse et le pouvoir de leurs actionnaires.  <\/p>\n\n<p>Dans leur rapport de juillet 2024,  <em>Une nouvelle vague de fusions dans la cha\u00eene de valeur agroalimentaire ? Quelques r\u00e9flexions sur la fusion Bunge\/Viterra, <\/em>  Les \u00e9conomistes europ\u00e9ens Ioannis Lianos, Stavros Makris et Jean-Benoit Maasin soulignent les consid\u00e9rations plus complexes que les autorit\u00e9s de la concurrence devraient prendre en compte. Ils notent que Archer Daniels Midland (ADM), Bunge, Cargill, COFCO et Louis Dreyfus forment un oligopole \u00e9troit qui contr\u00f4le le commerce international des c\u00e9r\u00e9ales ; l&rsquo;acquisition de Viterra par Bunge concentrerait encore davantage ce pouvoir. Les cinq grands sont en mesure d&rsquo;influencer les march\u00e9s \u00e0 terme, les march\u00e9s au comptant et la sp\u00e9culation sur les prix des denr\u00e9es alimentaires afin d&rsquo;obtenir des b\u00e9n\u00e9fices excessifs qui, \u00e0 leur tour, entra\u00eenent une inflation des prix des denr\u00e9es alimentaires et ont un impact sur l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et m\u00eame sur la stabilit\u00e9 politique. La capacit\u00e9 d&rsquo;apprendre \u00e0 partir de leur vaste r\u00e9seau d&rsquo;information (y compris les plateformes de donn\u00e9es partag\u00e9es) permet \u00e0 ces g\u00e9ants de fa\u00e7onner strat\u00e9giquement l&rsquo;architecture du secteur. Leur degr\u00e9 de contr\u00f4le influe \u00e9galement sur l&rsquo;orientation et le type d&rsquo;innovations dans le syst\u00e8me alimentaire. Des fusions telles que l&rsquo;acquisition de Viterra par Bunge, ainsi que de nombreuses acquisitions plus modestes qui ne retiennent gu\u00e8re l&rsquo;attention, r\u00e9duisent la diversit\u00e9 des entreprises du syst\u00e8me alimentaire. \u00c0 mesure que le contr\u00f4le se resserre et se centralise entre les mains d&rsquo;un plus petit nombre, le syst\u00e8me dans son ensemble devient moins r\u00e9silient, ce qui accro\u00eet l&rsquo;\u00e9tendue et l&rsquo;ampleur des dommages caus\u00e9s par les perturbations in\u00e9vitables dues aux impacts climatiques, aux pand\u00e9mies et aux guerres.      <\/p>\n\n<p>Les gouvernements doivent reconna\u00eetre que leurs bureaux de la concurrence, ou leurs autorit\u00e9s antitrust, n&rsquo;ont pas affaire \u00e0 un paysage th\u00e9orique de type \u00ab\u00a0\u00c9conomie 101\u00a0\u00bb o\u00f9 de nombreuses petites entreprises se disputent le march\u00e9 des consommateurs individuels sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et o\u00f9 toutes les parties concern\u00e9es prennent des d\u00e9cisions rationnelles sur la base d&rsquo;informations parfaites. Aujourd&rsquo;hui, quelques entreprises mondiales dominent presque tous les secteurs de l&rsquo;\u00e9conomie, dans le monde entier. Si les gouvernements ne reconnaissent pas le conflit entre le pouvoir des entreprises au service d&rsquo;int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et la gouvernance d\u00e9mocratique dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public, ils abdiquent leur pouvoir au profit d&rsquo;un concept mythique de \u00ab\u00a0march\u00e9\u00a0\u00bb et d&rsquo;une id\u00e9ologie selon laquelle les transactions commerciales suffisent \u00e0 d\u00e9cider de ce qui compte dans une soci\u00e9t\u00e9, en donnant \u00e0 ceux qui ont le plus de pouvoir \u00e9conomique le droit d&rsquo;avoir le plus de pouvoir politique.  <\/p>\n\n<p>La question de savoir qui d\u00e9tient le pouvoir au sein du syst\u00e8me alimentaire est une question cruciale pour les politiques publiques. \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 nous mettons sous presse, le Canada a la possibilit\u00e9 de rejeter la fusion Bunge-Viterra, ainsi que le devoir de garantir l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 envers les fermiers, les travailleurs et les consommateurs, et d&rsquo;utiliser le pouvoir du gouvernement pour construire un syst\u00e8me alimentaire plus juste et plus robuste pour aujourd&rsquo;hui et pour l&rsquo;avenir. <\/p>\n\n<div class=\"wp-block-stackable-heading stk-block-heading stk-block-heading--v2 stk-block stk-090e77a\" id=\"proposed-changes-to-plant-breeders-rights-regulations-would-harm-farmers\" data-block-id=\"090e77a\"><h3 class=\"stk-block-heading__text\">Les modifications propos\u00e9es au r\u00e8glement sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales porteraient pr\u00e9judice aux fermi\u00e8res  <\/h3><\/div>\n\n<p><em>UNF et ses alli\u00e9s s&rsquo;opposent aux projets visant \u00e0 supprimer le privil\u00e8ge des fermi\u00e8res pour les vari\u00e9t\u00e9s horticoles, ornementales et hybrides.  <\/em><\/p>\n\n<p><em>Cathy Holtslander, UNF Directrice de la recherche et de la politique  <\/em><\/p>\n\n<p>En ao\u00fbt 2024, le UNF, SeedChange, Canadian Organic Growers, SaskOrganics, Ecological Farmers Association of Ontario (EFAO), Atlantic Canada Organic Regional Network (ACORN), Organic Alberta, FarmFolkCityFolk, Manitoba Organic Alliance et Direct Farm Manitoba ont soumis des commentaires conjoints \u00e0 la consultation de l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments sur les \u00ab\u00a0Modifications propos\u00e9es au r\u00e8glement sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n<p>Le Bureau des droits d&rsquo;obtenteur de l&rsquo;ACIA administre la loi canadienne sur les droits d&rsquo;obtenteur, qui a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en 2015 pour se conformer \u00e0 l&rsquo;UPOV 91. La loi sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales accorde des droits exclusifs tr\u00e8s \u00e9tendus aux entreprises de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale, leur permettant notamment de percevoir des redevances pendant 20 ans aupr\u00e8s des fermi\u00e8res qui ach\u00e8tent des vari\u00e9t\u00e9s couvertes par la l\u00e9gislation. UNF Vous pouvez en savoir plus sur l&rsquo;UPOV 91 et ce qu&rsquo;elle signifie pour les fermi\u00e8res sur le site web de l&rsquo;UNF \u00e0 l&rsquo;adresse <a>https:\/\/www.nfu.ca\/learn\/save-our-seed\/upov\/.<\/a>  <\/p>\n\n<p>La disposition de la loi relative au privil\u00e8ge des fermiers permet aux fermiers de conserver des semences ou du mat\u00e9riel de multiplication (boutures, greffons, tubercules, etc.) de vari\u00e9t\u00e9s prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&rsquo;obtenteur qu&rsquo;ils ont achet\u00e9es et pour lesquelles ils ont pay\u00e9 des redevances une fois, afin de pouvoir cultiver des cultures ult\u00e9rieures de cette vari\u00e9t\u00e9, sur leur propre exploitation uniquement, sans devoir payer de redevances \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui d\u00e9tient les droits d&rsquo;obtenteur.<\/p>\n\n<p>Le Bureau des droits d&rsquo;obtenteur souhaiterait que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral modifie le r\u00e8glement sur les droits d&rsquo;obtenteur afin d&rsquo;\u00e9liminer le privil\u00e8ge des fermiers pour les cultures horticoles, ornementales et hybrides, ce qui rendrait ill\u00e9gale l&rsquo;utilisation de semences conserv\u00e9es ou de mat\u00e9riel de multiplication de vari\u00e9t\u00e9s prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&rsquo;obtenteur dans leurs propres exploitations. Elle souhaite \u00e9galement allonger la p\u00e9riode de protection des droits d&rsquo;obtenteur pour les plantes ligneuses non arborescentes (telles que les arbustes \u00e0 baies), les pommes de terre et les asperges, afin de permettre aux obtenteurs de percevoir davantage de redevances au fil du temps. Il souhaite \u00e9galement donner aux entreprises plus de temps pour b\u00e9n\u00e9ficier des droits d&rsquo;obtenteur en modifiant les r\u00e8gles relatives \u00e0 la dur\u00e9e de la publicit\u00e9 avant de devoir demander des droits d&rsquo;obtenteur pour de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s. L&rsquo;objectif du Bureau des droits d&rsquo;obtenteur est de permettre aux entreprises de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale de gagner plus d&rsquo;argent en for\u00e7ant les fermi\u00e8res \u00e0 payer plus cher pour les semences afin de les inciter \u00e0 faire plus de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale et\/ou \u00e0 vendre au Canada des vari\u00e9t\u00e9s qu&rsquo;elles ont d\u00e9velopp\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.   <\/p>\n\n<p>Lorsque le Canada a introduit l&rsquo;UPOV 91, un fermiere UNF a dit que la nouvelle loi \u00e9tait comme un d\u00e9placement de b\u00e9tail : \u00ab\u00a0Vous commencez par les rassembler dans un grand corral, puis vous fermez les portes derri\u00e8re eux une par une jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils ne puissent plus se retourner. \u00c0 terme, ils n&rsquo;auront plus d&rsquo;autre choix que d&rsquo;acheter des semences et de payer des redevances chaque ann\u00e9e. Nous avions pr\u00e9venu que les dispositions de la nouvelle loi relatives au privil\u00e8ge des fermi\u00e8res pouvaient \u00eatre supprim\u00e9es par une simple modification du r\u00e8glement. Nous assistons aujourd&rsquo;hui \u00e0 la premi\u00e8re tentative en ce sens.  <\/p>\n\n<p>Le site UNF rejette le principe selon lequel la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale ne doit \u00eatre effectu\u00e9e que si elle est consid\u00e9r\u00e9e comme un investissement rentable par les s\u00e9lectionneurs priv\u00e9s. Nous consid\u00e9rons au contraire que la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale est un bien public et que les vari\u00e9t\u00e9s qui en r\u00e9sultent font partie du patrimoine commun mondial, au b\u00e9n\u00e9fice de tous. Les fermiers, et en particulier les fermiers autochtones, ont cr\u00e9\u00e9 notre patrimoine semencier pendant des mill\u00e9naires. Le Canada a une longue histoire de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique r\u00e9ussie qui ne doit pas \u00eatre mise de c\u00f4t\u00e9 par des mesures telles que les amendements propos\u00e9s, qui visent \u00e0 promouvoir la privatisation.   <\/p>\n\n<p>Les recommandations de l&rsquo;Office des droits d&rsquo;obtenteur iraient au-del\u00e0 des exigences de l&rsquo;UPOV 91, renfor\u00e7ant les droits des obtenteurs aux d\u00e9pens des fermi\u00e8res, tant sur le plan financier qu&rsquo;en ce qui concerne la port\u00e9e de leurs pratiques agricoles. Les modifications rendraient les semences et autres mat\u00e9riels de multiplication moins accessibles aux fermi\u00e8res et\/ou augmenteraient leurs co\u00fbts en exigeant le paiement de redevances annuelles pendant un plus grand nombre d&rsquo;ann\u00e9es. En outre, elles aideraient les entreprises de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale \u00e0 monopoliser le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique en emp\u00eachant les fermi\u00e8res de le reproduire pour leur propre usage sur leurs propres exploitations. En fin de compte, cela renforcerait le contr\u00f4le des semenciers sur notre syst\u00e8me alimentaire.   <\/p>\n\n<p>Vous pouvez lire l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de la soumission sur le site web UNF \u00e0 l&rsquo;adresse suivante <a>: https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/submission-to-cfia-consultation-regarding-proposed-amendments-to-the-plant-breeders-rights-regulations\/<\/a>.<\/p>\n\n<p>Nous nous attendons \u00e0 ce que l&rsquo;ACIA publie bient\u00f4t dans la Gazette du Canada le texte des modifications propos\u00e9es au r\u00e8glement sur les droits d&rsquo;obtenteur. Les modifications seront publi\u00e9es avec une justification et une analyse de l&rsquo;impact des changements. Il y aura alors une p\u00e9riode de consultation publique. Surveillez les messages UNF pour savoir comment vous impliquer et d\u00e9fendre les droits des fermi\u00e8res !   <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce num\u00e9ro : R\u00e9flexions sur la r\u00e9union du groupe de travail nord-am\u00e9ricain sur l&rsquo;agriculture num\u00e9rique. L&rsquo;accord Bunge-Viterra souligne la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une nouvelle approche pour l&rsquo;examen des fusions.<br \/>\nLes modifications propos\u00e9es aux r\u00e8glements sur les droits d&rsquo;obtenteur nuiraient aux fermi\u00e8res. <\/p>\n","protected":false},"author":239,"featured_media":31352,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[],"pub_types":[310,597],"post_region":[],"post_campaign":[],"pub-year":[256],"class_list":["post-31350","publications","type-publications","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","pub_types-bulletin-politique-unf","pub_types-periodiques","pub-year-256"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications\/31350","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/publications"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/239"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/31352"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31350"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31350"},{"taxonomy":"pub_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub_types?post=31350"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=31350"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=31350"},{"taxonomy":"pub-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub-year?post=31350"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}