
{"id":27604,"date":"2011-07-25T21:58:21","date_gmt":"2011-07-26T03:58:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/publications\/laureat-2011\/"},"modified":"2011-07-25T21:58:21","modified_gmt":"2011-07-26T03:58:21","slug":"laureat-2011","status":"publish","type":"publications","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/publications\/laureat-2011\/","title":{"rendered":"Laur\u00e9at 2011"},"content":{"rendered":"<p><em>Le th\u00e8me du concours 2011 \u00e9tait L&rsquo;avenir des terres agricoles du Canada. Les gagnants sont Nikaela Lange (13 ans), de Dalmeny, en Saskatchewan, et Rebecca Mills (\u00e9tudiante en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de licence \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Western Ontario), de St.<\/em><\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir des terres agricoles du Canada<\/h3>\n<p><em>Par Nikaela Lange<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Nikaela-Lange.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-2053\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Nikaela-Lange.jpg\" alt=\"Nikaela Lange\" width=\"220\" height=\"253\"><\/a>L&rsquo;avenir des terres agricoles du Canada est menac\u00e9. Il est souvent beaucoup plus rentable \u00e0 long terme pour un fermier de vendre ses terres en sachant qu&rsquo;elles peuvent \u00eatre affect\u00e9es \u00e0 un usage non agricole que de continuer \u00e0 les cultiver. Entre l&rsquo;\u00e9talement urbain, le r\u00e9chauffement climatique et les jeunes g\u00e9n\u00e9rations de fermiers qui sont moins susceptibles de prendre la rel\u00e8ve, l&rsquo;agriculture semble se perdre dans tout cela.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9talement urbain devient un probl\u00e8me parce que nos terres agricoles sont constamment accapar\u00e9es afin de disposer de plus d&rsquo;espace pour les centres commerciaux ou les nouveaux quartiers, alors que tous nos quartiers actuels ne sont pas utilis\u00e9s \u00e0 leur pleine mesure. Je sais que nous avons parfois besoin de magasins ou de parkings suppl\u00e9mentaires, mais en avons-nous vraiment besoin de dix dans une m\u00eame zone ? On peut voir des champs dispara\u00eetre ou des villes s&rsquo;agrandir pour faire place \u00e0 de nouveaux d\u00e9veloppements, mais peu de gens pensent \u00e0 ce qui se trouvait \u00e0 leur place. C&rsquo;est un probl\u00e8me car si nous n&rsquo;avons pas de terres agricoles, plusieurs personnes n&rsquo;auront pas de source de revenus et nous perdrons une grande partie de notre nourriture qui n&rsquo;est pas import\u00e9e. Les bonnes exploitations sont d\u00e9truites et remplac\u00e9es par ces soi-disant \u00ab\u00a0am\u00e9liorations\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me est d\u00fb au fait que les gens sont constamment \u00e0 la recherche de nouvelles id\u00e9es, d&rsquo;une plus grande efficacit\u00e9 et d&rsquo;une plus grande commodit\u00e9. On en trouve des preuves partout. Tout magasin dans lequel vous entrez \u00e9tait autrefois un champ, voire une ferme. Je pense que ce dont nous avons besoin, c&rsquo;est d&rsquo;appr\u00e9cier davantage les magnifiques terres agricoles qui nous ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es. Certaines autorit\u00e9s ont d\u00e9clar\u00e9 que l&rsquo;\u00e9talement urbain \u00e9tait critiqu\u00e9 parce qu&rsquo;il entra\u00eenait des co\u00fbts inutilement \u00e9lev\u00e9s pour les services sociaux et les transports priv\u00e9s, ainsi qu&rsquo;un manque d&rsquo;espaces publics ouverts. Dans la seule r\u00e9gion du Grand Toronto, plus de 2 000 fermes et 150 000 acres de terres agricoles ont disparu au profit de l&rsquo;\u00e9talement urbain entre 1976 et 1996. Cela repr\u00e9sente environ 18 % des terres agricoles de classe 1 de l&rsquo;Ontario.<\/p>\n<p>Bien que la perte de terres agricoles ne soit plus aussi bien suivie aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;auparavant, nous savons que la superficie des terres agricoles dans la r\u00e9gion du Grand Toronto a diminu\u00e9 d&rsquo;au moins 50 000 acres entre 1996 et 2001, et que l&rsquo;Ontario a perdu au moins 600 000 acres de terres agricoles entre 1996 et 2006. Il faut des milliers d&rsquo;ann\u00e9es pour produire un centim\u00e8tre de terre arable n\u00e9cessaire \u00e0 la production agricole. C&rsquo;est pourquoi les terres agricoles de l&rsquo;Ontario doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une ressource naturelle limit\u00e9e, qu&rsquo;il convient de g\u00e9rer et de prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique pourrait d\u00e9truire nos terres agricoles. En Chine, des inondations et des s\u00e9cheresses caus\u00e9es par les premiers effets du r\u00e9chauffement climatique ont d\u00e9truit les terres agricoles, ce qui signifie que le Canada n&rsquo;est pas \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;une telle catastrophe.<\/p>\n<p>Les terres agricoles du Canada pourraient dispara\u00eetre simplement parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus personne pour les g\u00e9rer. Cette situation est devenue probl\u00e9matique lorsque les taux de natalit\u00e9 ont commenc\u00e9 \u00e0 chuter, nous laissant avec un nombre insuffisant de personnes pour g\u00e9rer nos terres agricoles. Beaucoup de gens pensent que ce n&rsquo;est pas un probl\u00e8me ou que cela n&rsquo;a que tr\u00e8s peu d&rsquo;effet sur le pourcentage de nos terres agricoles, mais ils se trompent. Il est et sera \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une forte diminution de nos pourcentages. Le recensement indique que les fermi\u00e8res et fermiers vieillissent dans l&rsquo;ensemble, tandis que le nombre de jeunes qui continuent \u00e0 travailler dans les champs diminue. Faute de jeunes membres de la famille pr\u00eats \u00e0 assumer la charge de la gestion de l&rsquo;exploitation, beaucoup de fermi\u00e8res et de fermiers qui partent \u00e0 la retraite esp\u00e8rent toucher le pactole.Selon le recensement, l&rsquo;\u00e2ge moyen des fermi\u00e8res et des fermiers a sensiblement augment\u00e9 et peu de jeunes continuent \u00e0 participer \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 agricole.<\/p>\n<p>Une autre possibilit\u00e9 est que les terres agricoles du Canada soient g\u00e9r\u00e9es par des ordinateurs ou des robots. Si la technologie nous permet de faire la vaisselle et de payer nos imp\u00f4ts, pourquoi ne pas ajouter la gestion de nos terres agricoles \u00e0 une liste qui ne cesse de s&rsquo;allonger ? De nouvelles technologies sont en cours de d\u00e9veloppement et pourraient bien un jour g\u00e9rer nos terres agricoles \u00e0 notre place, ce qui nous priverait de nombreux emplois. De plus, ils se d\u00e9barrassent d&rsquo;une certaine \u00e9thique du travail. Si vous travaillez dans une ferme pendant une partie de votre vie, vous avez probablement une bonne \u00e9thique de travail qui vous aidera dans d&rsquo;autres domaines de votre vie. Tout ce probl\u00e8me a commenc\u00e9 lorsque certaines personnes ont commenc\u00e9 \u00e0 essayer de tout rendre pratique et efficace. On pourrait comparer cette \u00e9volution \u00e0 la r\u00e9volution industrielle. Les machines modifient notre fa\u00e7on de travailler et de penser. Je suis, une fois de plus, partial, car je ne soutiens pas vraiment toutes les nouvelles technologies que nous introduisons. Je pr\u00e9f\u00e9rerais de loin envoyer une lettre \u00e9crite \u00e0 la main ou faire mes calculs avec un crayon et du papier, mais c&rsquo;est une autre question. Quoi qu&rsquo;il en soit, je pense que le fait de travailler dur permet de renforcer l&rsquo;\u00e9thique du travail et, par cons\u00e9quent, d&rsquo;am\u00e9liorer la vie. Bien que la technologie puisse nous permettre de travailler moins, je pense que l&rsquo;on peut se demander si le fait de travailler moins est une bonne chose. Les autorit\u00e9s affirment que cela se produit, et bien que ce ne soit pas toujours une mauvaise chose, on peut se demander si c&rsquo;est vraiment n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Enfin, sur une note plus positive, il est possible que les terres agricoles du Canada restent inchang\u00e9es. Autant il est possible que nos terres agricoles soient modifi\u00e9es, voire d\u00e9truites, autant il existe toujours une faible possibilit\u00e9 qu&rsquo;elles restent en l&rsquo;\u00e9tat. De nombreuses personnes, ainsi que des organisations telles que <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>, se battent actuellement pour le bien-\u00eatre de nos terres agricoles. Et les raisons ne manquent pas. Par exemple, le secteur agricole et agroalimentaire canadien est l&rsquo;un des plus comp\u00e9titifs au monde et est r\u00e9put\u00e9 pour \u00eatre un fournisseur fiable de produits s\u00fbrs et de haute qualit\u00e9. Par ailleurs, le Canada est le quatri\u00e8me exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires, apr\u00e8s l&rsquo;Union europ\u00e9enne (UE), les \u00c9tats-Unis (EU) et le Br\u00e9sil. Le secteur de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;agroalimentaire fournit directement un emploi sur huit et repr\u00e9sente 8 % du PIB total en 2006. Le syst\u00e8me agricole et agroalimentaire employait 2,1 millions de Canadiens en 2006. Les terres agricoles peuvent jouer un r\u00f4le compl\u00e9mentaire dans le maintien des populations d&rsquo;animaux sauvages.<\/p>\n<p>La protection des terres agricoles canadiennes permet de maintenir une base de terres productives pour l&rsquo;\u00e9conomie agricole. Il contribue \u00e0 garantir l&rsquo;approvisionnement en produits locaux. Nous devons prot\u00e9ger nos terres agricoles car, si nous ne le faisons pas, nous risquons un jour de ne plus en avoir. Une partie du probl\u00e8me r\u00e9side dans le fait que, pour de nombreux fermiers, l&rsquo;agriculture commence \u00e0 sembler impossible. Entre 2001 et 2006, le nombre d&rsquo;exploitations agricoles a diminu\u00e9 d&rsquo;environ 7 % selon le recensement de 2006 de Statistique Canada. C&rsquo;est une raison de plus pour essayer de conserver nos terres agricoles telles qu&rsquo;elles sont, ou m\u00eame telles qu&rsquo;elles \u00e9taient. Prosp\u00e8re et abondante.<\/p>\n<p>Certes, certaines personnes ne consid\u00e8rent pas cela comme \u00ab\u00a0visionnaire\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0id\u00e9aliste\u00a0\u00bb, mais qu&rsquo;est-ce qui est vraiment visionnaire ou id\u00e9aliste aujourd&rsquo;hui ? Trouver des endroits o\u00f9 abattre des arbres pour les remplacer par des parkings ? Localiser un terrain pour y implanter un nouveau grand magasin ? Je crois qu&rsquo;il y a quelque chose de visionnaire qui imagine un Canada avec moins d&rsquo;usines et plut\u00f4t des exploitations agricoles familiales. Moins de cha\u00eenes de restauration rapide et plus de march\u00e9s fermiers. Il faut moins parler de ces id\u00e9es et plus les mettre en \u0153uvre. Peut-\u00eatre que si nous faisions cela, nous contribuerions \u00e0 assurer l&rsquo;avenir du Canada.<\/p>\n<h5>Sources d&rsquo;information<\/h5>\n<p>*Remarque : certains de ces articles ne concernent pas l&rsquo;agriculture canadienne, mais plusieurs des points soulev\u00e9s restent valables.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/agr.gc.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Agriculture et Agroalimentaire Canada<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.chinadaily.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.chinadaily.com\/\">Le r\u00e9chauffement climatique affecte les terres agricoles<\/a><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/ontariofarmlandtrust.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/ontariofarmlandtrust.ca\/\">Sauver les terres agricoles<\/a><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.northernblue.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.northernblue.ca\/\">Nos villes et nos fermes<\/a><\/a><\/p>\n<p>Les fermi\u00e8res perdent le combat contre l&rsquo;\u00e9talement urbain<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9talement urbain et la sp\u00e9culation sur les terrains suburbains<\/p>\n<p>L&rsquo;informatique prend en charge les t\u00e2ches agricoles<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir des terres agricoles du Canada essai par Rebecca Mills<\/h3>\n<p>Une lettre pour tous les Canadiens,<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Rebecca.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-2102\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Rebecca.jpg\" alt=\"Rebecca\" width=\"220\" height=\"288\"><\/a>Nous avons tous besoin d&rsquo;un endroit pour vivre. Nous avons \u00e9galement besoin de nourriture pour nous alimenter. Peut-\u00eatre que notre approvisionnement alimentaire n&rsquo;est pas aussi pr\u00e9occupant parce que nous importons beaucoup d&rsquo;autres pays, ou peut-\u00eatre aimons-nous simplement penser que si nous ignorons le probl\u00e8me, il dispara\u00eetra.<\/p>\n<p>Mais elle ne dispara\u00eet pas. Le territoire canadien est malade, et c&rsquo;est notre faute. En \u00e9tendant nos centres urbains, sans aucun plan, semble-t-il, nous d\u00e9truisons notre approvisionnement alimentaire local. Nous d\u00e9truisons des exploitations agricoles transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Des terres qui promettaient la prosp\u00e9rit\u00e9, des terres qui r\u00e9clamaient d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de la pluie, des terres qui ont \u00e9t\u00e9 plus qu&rsquo;une marchandise pour les fermi\u00e8res qui les ont offertes. C&rsquo;est une passion et un mode de vie.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;augmentation de la demande de logements, entre autres facteurs, l&rsquo;agriculture n&rsquo;est plus aussi faisable. En 2006, CanWest News Service a rapport\u00e9 qu&rsquo;un acre de terre, situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;un centre urbain, rapporterait 2 000 dollars s&rsquo;il \u00e9tait utilis\u00e9 \u00e0 des fins agricoles. Cependant, ce m\u00eame acre rapporterait 40 000 dollars s&rsquo;il \u00e9tait vendu \u00e0 un promoteur. L&rsquo;\u00e2ge moyen d&rsquo;un fermier n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;augmenter et il y a moins de jeunes pour perp\u00e9tuer la tradition en raison de la baisse des taux de natalit\u00e9. En cons\u00e9quence, certains fermiers se retirent du march\u00e9.<\/p>\n<p>Le Canada compte aujourd&rsquo;hui six centres urbains de plus d&rsquo;un million d&rsquo;habitants : Vancouver, Edmonton, Calgary, Toronto, Ottawa-Gatineau et Montr\u00e9al. La population du Canada continue d&rsquo;augmenter, en particulier dans les zones urbaines, qui repr\u00e9sentent 80 % de la population du pays (en 2006). Les villes sont donc soumises \u00e0 une forte pression pour d\u00e9velopper les zones r\u00e9sidentielles et l&rsquo;industrie afin de r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;augmentation de la population. La majorit\u00e9 de ce d\u00e9veloppement a lieu sur des terres formellement rurales plut\u00f4t que dans des centres urbains en difficult\u00e9. Cette situation a entra\u00een\u00e9 une croissance incontr\u00f4l\u00e9e des villes et met en p\u00e9ril le secteur agricole.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9talement urbain n&rsquo;est pas sp\u00e9cifique \u00e0 une r\u00e9gion du Canada, mais la r\u00e9gion du Grand Toronto et le sud-ouest de l&rsquo;Ontario ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement touch\u00e9s. En effet, c&rsquo;est dans cette r\u00e9gion que l&rsquo;on trouve la population la plus dense du Canada et les meilleures terres agricoles. En fait, seulement 0,5 % des terres agricoles du Canada sont class\u00e9es dans la premi\u00e8re cat\u00e9gorie et plus de la moiti\u00e9 de ces terres se trouvent en Ontario, selon l&rsquo;inventaire des terres du Canada. C&rsquo;est \u00e9galement en Ontario que plus de 600 000 acres de terres agricoles ont \u00e9t\u00e9 perdues au profit du d\u00e9veloppement urbain et rural non agricole entre 1996 et 2006. Auparavant, entre 1976 et 1996, dans la seule r\u00e9gion du Grand Toronto, plus de 150 000 acres de terres agricoles ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es en zones urbaines, sacrifiant ainsi 18 % des terres agricoles de premi\u00e8re cat\u00e9gorie. Ainsi, alors que ces villes s&rsquo;efforcent de satisfaire les besoins de la population, elles recouvrent certaines des meilleures terres agricoles du monde.<\/p>\n<p>Une maison peut \u00eatre construite sur n&rsquo;importe quelle surface, mais les meilleures cultures avec les meilleurs rendements ne sont produites que sur le meilleur sol, dans un climat id\u00e9al. Les fermi\u00e8res dont les conditions de culture sont moins bonnes utilisent de grandes quantit\u00e9s de pesticides et d&rsquo;engrais chimiques, ainsi que des syst\u00e8mes d&rsquo;irrigation co\u00fbteux, simplement pour essayer de respecter ces normes qui sont pr\u00e9judiciables \u00e0 notre environnement et \u00e0 notre sant\u00e9, sans parler de leur co\u00fbt. Nous jetons un cadeau qu&rsquo;il est impossible de rendre &#8211; il faut des milliers d&rsquo;ann\u00e9es pour cr\u00e9er un seul centim\u00e8tre de terre arable.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;avenir, les fermiers canadiens verront leurs terres subir de nombreuses transformations. L&rsquo;agriculture biologique est d\u00e9j\u00e0 en plein essor, les exploitations sont de plus en plus grandes et la demande de march\u00e9s de niche est devenue \u00e9vidente. Les tendances qui commencent \u00e0 se d\u00e9velopper aujourd&rsquo;hui continueront \u00e0 se renforcer dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, mais c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9talement urbain qui continuera \u00e0 avoir l&rsquo;impact le plus important. L&rsquo;\u00e9talement urbain touche tous les Canadiens, et pas seulement nos fermi\u00e8res. Les villes doivent envisager d&rsquo;autres options, telles que la mise en \u0153uvre d&rsquo;une strat\u00e9gie de croissance intelligente et le red\u00e9veloppement des zones urbaines d\u00e9grad\u00e9es. Si nous ne for\u00e7ons pas nos d\u00e9cideurs \u00e0 envisager ces options, l&rsquo;avenir des terres agricoles du Canada se trouve \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des limites de la ville.<\/p>\n<p>Je vous prie d&rsquo;agr\u00e9er, Monsieur le Pr\u00e9sident, l&rsquo;expression de mes sentiments distingu\u00e9s,<\/p>\n<p>Un jeune fermiere canadien inquiet<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le fermier doit \u00eatre optimiste, sinon il ne serait plus fermier\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&#8211; Will Rogers<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avons tous besoin d&rsquo;un endroit pour vivre. Nous avons \u00e9galement besoin de nourriture. Peut-\u00eatre que notre approvisionnement alimentaire n&rsquo;est pas aussi pr\u00e9occupant parce que nous importons beaucoup d&rsquo;autres pays, ou peut-\u00eatre aimons-nous simplement penser que si nous ignorons le probl\u00e8me, il dispara\u00eetra.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[],"pub_types":[315],"post_region":[],"post_campaign":[],"pub-year":[463],"class_list":["post-27604","publications","type-publications","status-publish","hentry","pub_types-prix-paul-beingessner","pub-year-2011-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications\/27604","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/publications"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27604"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27604"},{"taxonomy":"pub_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub_types?post=27604"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27604"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27604"},{"taxonomy":"pub-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub-year?post=27604"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}