
{"id":27533,"date":"2021-04-22T11:00:35","date_gmt":"2021-04-22T17:00:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-avril-2021\/"},"modified":"2025-02-14T13:05:58","modified_gmt":"2025-02-14T19:05:58","slug":"bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-avril-2021","status":"publish","type":"publications","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-avril-2021\/","title":{"rendered":"Lettre d&rsquo;information de l&rsquo;Union Fermi\u00e8re : Avril 2021"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans ce num\u00e9ro &#8230;<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#seed-for-food-system-resilience-private-versus-public-interest\">Semences pour la r\u00e9silience du syst\u00e8me alimentaire : Int\u00e9r\u00eat priv\u00e9 contre int\u00e9r\u00eat public<\/a> &#8211; par Cathy Holtslander<\/p>\n<p>Le <a href=\"#canadas-seed-variety-system-is-in-us-trade-crosshairs\">syst\u00e8me canadien de vari\u00e9t\u00e9s de semences dans le collimateur des \u00c9tats-Unis<\/a> &#8211; par Cathy Holtslander<\/p>\n<p>Les <a href=\"#us-farm-groups-and-unions-ask-biden-to-end-cusma-attack-on-canadas-supply-management-system\">organisations agricoles et les syndicats am\u00e9ricains demandent \u00e0 M. Biden de mettre fin \u00e0 l&rsquo;attaque de l&rsquo;ACEUM contre les syst\u00e8mes canadiens de gestion de l&rsquo;offre<\/a> &#8211; par Cathy Holtslander<\/p>\n<p><a href=\"#vegetable-seed-snapshot\">Aper\u00e7u des semences potag\u00e8res<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"seed-for-food-system-resilience-private-versus-public-interest\"><strong>Semences pour la r\u00e9silience du syst\u00e8me alimentaire<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>Int\u00e9r\u00eat priv\u00e9 ou public<\/strong><\/h3>\n<p><em>&#8211; par Cathy Holtslander, directrice de la recherche et de la politique de l&rsquo;UNF<\/em><\/p>\n<p>Notre syst\u00e8me alimentaire est confront\u00e9 \u00e0 de graves d\u00e9fis, notamment le changement climatique, la pand\u00e9mie, la perte de biodiversit\u00e9, l&rsquo;accroissement des in\u00e9galit\u00e9s et la perte de contr\u00f4le d\u00e9mocratique. Un syst\u00e8me public de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale solide, dot\u00e9 d&rsquo;un pouvoir d\u00e9cisionnel fort pour les fermi\u00e8res et soutenu par un financement public g\u00e9n\u00e9reux, est une strat\u00e9gie cl\u00e9 pour tirer parti de notre h\u00e9ritage commun et d\u00e9velopper la r\u00e9silience dont nous avons besoin pour un avenir prosp\u00e8re. Cependant, notre syst\u00e8me de semences d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public est attaqu\u00e9 par des entreprises priv\u00e9es de semences qui cherchent \u00e0 accro\u00eetre leur part de march\u00e9 et leur rentabilit\u00e9 en obtenant une modification des r\u00e8gles dans leur int\u00e9r\u00eat. La r\u00e9sistance des fermi\u00e8res est essentielle, non seulement pour l&rsquo;acc\u00e8s aux semences \u00e0 des prix \u00e9quitables, mais aussi en raison des nombreux effets des semences sur le syst\u00e8me alimentaire, l&rsquo;\u00e9conomie des communaut\u00e9s et les agro-\u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n<p>La conservation et la s\u00e9lection des semences remontent aux premiers temps de l&rsquo;agriculture : pendant des mill\u00e9naires, les fermi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 les s\u00e9lectionneurs de plantes du monde entier. Les semences \u00e9taient adapt\u00e9es aux conditions locales et refl\u00e9taient les traditions, les besoins alimentaires, les go\u00fbts et l&rsquo;esth\u00e9tique des communaut\u00e9s agricoles. Ces pratiques ancestrales d&rsquo;\u00e9change et de culture de semences sont ancr\u00e9es dans les semences dont nous avons h\u00e9rit\u00e9 et constituent la base de nos syst\u00e8mes alimentaires. Les semences constituent un patrimoine mondial reconnu par le <em>trait\u00e9 international des<\/em> Nations unies <em>sur les ressources phytog\u00e9n\u00e9tiques pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture<\/em>, que le Canada a sign\u00e9.<\/p>\n<p>Au<sup>20e<\/sup> si\u00e8cle, la relation de notre soci\u00e9t\u00e9 avec les semences a commenc\u00e9 \u00e0 changer. La s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale s&rsquo;institutionnalise. Cette \u00e9volution est due \u00e0 la fois aux nouvelles connaissances issues de l&rsquo;\u00e9tude de Gregor Mendel sur l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 des caract\u00e8res et \u00e0 un changement dans la mani\u00e8re dont les gouvernements consid\u00e8rent leur r\u00f4le \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;agriculture et des fermi\u00e8res.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-13091\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/1-300x207.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"207\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/1-300x207.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/1-768x531.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/1.png 985w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Juste avant le d\u00e9but du<sup>XXe<\/sup> si\u00e8cle, le gouvernement canadien a demand\u00e9 \u00e0 William Saunders de recommander un cadre pour la recherche agricole au Canada. Il a propos\u00e9 un r\u00e9seau de fermes exp\u00e9rimentales, chacune centr\u00e9e sur une r\u00e9gion g\u00e9ographique, afin d&rsquo;en \u00e9tudier les cultures, les conditions et les d\u00e9fis agricoles. Nombre d&rsquo;entre eux se sont lanc\u00e9s dans l&rsquo;am\u00e9lioration des plantes. La plupart de ces fermes exp\u00e9rimentales sont encore en activit\u00e9 en tant que stations de recherche d&rsquo;Agriculture et Agroalimentaire Canada. Lorsque les universit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es, leurs \u00e9coles d&rsquo;agriculture ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9es dans la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale. Les fermiers ont continu\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer leurs cultures en observant et en s\u00e9lectionnant les semences des plantes pr\u00e9sentant les qualit\u00e9s souhait\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1920, la technique permettant de cr\u00e9er des ma\u00efs hybrides a \u00e9t\u00e9 mise au point aux \u00c9tats-Unis. En croisant deux lign\u00e9es parentales diff\u00e9rentes, la prog\u00e9niture peut produire une culture vigoureuse avec les qualit\u00e9s souhaitables de chaque parent. Cependant, les semences conserv\u00e9es \u00e0 partir de cultures hybrides ont produit des plantes pr\u00e9sentant les caract\u00e9ristiques moins souhaitables des lign\u00e9es parentales. Il \u00e9tait donc logique que les fermi\u00e8res ach\u00e8tent chaque ann\u00e9e de nouvelles semences hybrides. Cela a cr\u00e9\u00e9 un march\u00e9 annuel pour les semences de ma\u00efs. La soci\u00e9t\u00e9 Hi-Bred Corn Company, cr\u00e9\u00e9e en 1926, a marqu\u00e9 le d\u00e9but du secteur priv\u00e9 des semences.<\/p>\n<p>Plus tard, lorsque le g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9, le brevetage des s\u00e9quences g\u00e9n\u00e9tiques a donn\u00e9 aux semenciers priv\u00e9s un m\u00e9canisme juridique pour emp\u00eacher les fermi\u00e8res de conserver leurs semences et leur a permis de percevoir des redevances. La n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;acheter des semences chaque ann\u00e9e permet aux entreprises d&rsquo;augmenter le prix des semences g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es, en particulier lorsqu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;alternatives non g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es. Au Canada, les premi\u00e8res cultures g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 le ma\u00efs et le canola vendus par Bayer et Monsanto, qui sont arriv\u00e9s sur le march\u00e9 en 1996. Les vari\u00e9t\u00e9s produites gr\u00e2ce \u00e0 la technologie de l&rsquo;\u00e9dition g\u00e9n\u00e9tique sont brevetables, m\u00eame si les entreprises exercent de fortes pressions pour que les gouvernements les r\u00e9glementent comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de vari\u00e9t\u00e9s traditionnelles.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les entreprises de biotechnologie ont propos\u00e9 un syst\u00e8me visant \u00e0 emp\u00eacher les fermi\u00e8res d&rsquo;utiliser les semences conserv\u00e9es \u00e0 la ferme en rendant les semences de leurs cultures st\u00e9riles, \u00e0 moins qu&rsquo;elles ne soient trait\u00e9es avec un spray permettant d&rsquo;inverser le processus de st\u00e9rilisation. Les entreprises contr\u00f4leraient bien s\u00fbr l&rsquo;acc\u00e8s au traitement d&rsquo;inversion. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on a appel\u00e9 la \u00ab\u00a0technologie Terminator\u00a0\u00bb. Les fermi\u00e8res et l&rsquo;opinion publique se sont massivement oppos\u00e9es \u00e0 cette technologie. La campagne a r\u00e9ussi \u00e0 obtenir un moratoire mondial sur cette technologie.<\/p>\n<p>Les brevets et l&rsquo;hybridation sont devenus des strat\u00e9gies visant \u00e0 r\u00e9duire ou \u00e0 \u00e9liminer la pratique ancestrale de la conservation des semences, cr\u00e9ant ainsi un march\u00e9 annuel pour les semences. Pour les cultures qui ne font pas l&rsquo;objet d&rsquo;un brevet ou qui ne sont pas \u00e0 pollinisation libre, les entreprises ont pu augmenter le prix des semences et lier les ventes de semences \u00e0 celles d&rsquo;autres intrants, tels que les herbicides, les pesticides et les engrais, qu&rsquo;elles vendent sous forme de paquets. Les plus grandes entreprises se sont consolid\u00e9es par le biais de fusions et d&rsquo;acquisitions. Ce qui a d\u00e9but\u00e9 sous le nom de Hi-Bred en 1926 est devenu Corteva ; Bayer a rachet\u00e9 Monsanto en 2018. Aujourd&rsquo;hui, six entreprises seulement contr\u00f4lent plus de 60 % du march\u00e9 mondial des semences et 75 % du march\u00e9 des pesticides.<\/p>\n<div id=\"attachment_13092\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-13092\" class=\"size-medium wp-image-13092\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/2-300x204.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/2-300x204.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/2-1024x696.png 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/2-768x522.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/2.png 1246w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-13092\" class=\"wp-caption-text\">Infographie du Dr. Phil Howard &#8211; voir https:\/\/www.cornucopia.org\/seed-industry-structure-dr-phil-howard\/ pour plus de d\u00e9tails<\/p><\/div>\n<p>Le d\u00e9veloppement des semences de l\u00e9gumes est aujourd&rsquo;hui presque exclusivement priv\u00e9, mais tr\u00e8s peu d&rsquo;activit\u00e9s de s\u00e9lection ou de production sont encore r\u00e9alis\u00e9es au Canada. Les cultures qui ne sont pas faciles \u00e0 hybrider, comme le bl\u00e9, ou qui ont des march\u00e9s plus restreints, comme les cultures fourrag\u00e8res, sont principalement s\u00e9lectionn\u00e9es dans le cadre du syst\u00e8me public de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale. Cependant, les soci\u00e9t\u00e9s de semences ????ons renforcent leur emprise sur ces cultures par le biais de lois et de r\u00e9glementations sur les droits d&rsquo;obtenteur, permettant aux d\u00e9veloppeurs de semences d&rsquo;obtenir un contr\u00f4le similaire \u00e0 celui d&rsquo;un brevet sur les cultures non hybrides et non g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es. Le renforcement des restrictions en mati\u00e8re de droits d&rsquo;obtenteur et l&rsquo;interdiction d&rsquo;acc\u00e8s aux semences non prot\u00e9g\u00e9es par des droits d&rsquo;obtenteur cr\u00e9eraient les conditions n\u00e9cessaires pour que les entreprises priv\u00e9es deviennent suffisamment pro\ufb01tables pour remplacer le secteur public de la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale en obtenant un contr\u00f4le monopolistique sur les semences. Les fermi\u00e8res et la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique Pour la plupart des produits de base, les fermi\u00e8res paient un \u00ab\u00a0check-o\ufb00\u00a0\u00bb lorsqu&rsquo;elles vendent leur r\u00e9colte. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un petit pr\u00e9l\u00e8vement destin\u00e9 aux commissions provinciales de d\u00e9veloppement des cultures, qui peuvent ensuite investir les fonds mis en commun dans la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale et d&rsquo;autres activit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 leur type de culture. Leurs conseils d&rsquo;administration sont \u00e9lus par les fermiers qui cultivent la plante et paient le pr\u00e9l\u00e8vement. La majeure partie de l&rsquo;argent du check-o\ufb00 est consacr\u00e9e \u00e0 la recherche, y compris aux projets et institutions publics de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale. La Western Grains Research Foundation est un autre organisme de financement important, g\u00e9r\u00e9 par les fermi\u00e8res, qui soutient la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique ainsi que la recherche agronomique.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1981 gr\u00e2ce \u00e0 une dotation de plusieurs millions de dollars provenant d&rsquo;un programme d&rsquo;aide \u00e0 l&rsquo;agriculture qui avait \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9. D&rsquo;autres sources de financement, dont les p\u00e9nalit\u00e9s pay\u00e9es par les chemins de fer en cas de d\u00e9passement du plafond de recettes des MRE, ont permis de porter le fonds de dotation \u00e0 plus de 100 millions de dollars. L&rsquo;UNF dispose d&rsquo;un si\u00e8ge au conseil d&rsquo;administration de la WGRF, compos\u00e9 de 12 membres, et a donc son mot \u00e0 dire sur la mani\u00e8re dont les fonds allou\u00e9s \u00e0 la recherche seront d\u00e9pens\u00e9s. Plusieurs stations de recherche d&rsquo;AAC sont impliqu\u00e9es dans la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale, de m\u00eame qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;universit\u00e9s et de gouvernements provinciaux. Le Crop Development Center de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie est l&rsquo;une des institutions les plus importantes en mati\u00e8re de s\u00e9lection des cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res.<\/p>\n<p>Le projet de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale participative de l&rsquo;Universit\u00e9 du Manitoba est une autre initiative de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale dirig\u00e9e par les fermi\u00e8res. Plusieurs fermiers des Prairies travaillent avec des s\u00e9lectionneurs agr\u00e9\u00e9s pour d\u00e9velopper des cultivars qui donnent de bons r\u00e9sultats dans leurs propres exploitations. Certains fermiers s\u00e9lectionneurs visent \u00e0 d\u00e9velopper des vari\u00e9t\u00e9s enregistr\u00e9es en vue d&rsquo;une distribution commerciale. L&rsquo;un des objectifs est de s\u00e9lectionner des lign\u00e9es qui s&rsquo;adaptent bien aux syst\u00e8mes de production \u00e0 faible niveau d&rsquo;intrants, tels que l&rsquo;agriculture biologique certifi\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;initiative Bauta Seed travaille \u00e0 la fois sur les cultures de plein champ et sur le d\u00e9veloppement de semences de l\u00e9gumes par le biais de la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale participative, dans le but de rendre le Canada plus autosuffisant en mati\u00e8re de semences de l\u00e9gumes et de d\u00e9velopper des cultures mieux \u00e0 m\u00eame de s&rsquo;adapter \u00e0 des conditions de croissance plus incertaines en raison du changement climatique. La plupart des semences de l\u00e9gumes du Canada sont import\u00e9es. Cela s&rsquo;explique en partie par la bri\u00e8vet\u00e9 de la p\u00e9riode de v\u00e9g\u00e9tation, qui rend difficile l&rsquo;obtention de semences m\u00fbres avant le gel, et en partie par l&rsquo;\u00e9troitesse du march\u00e9, qui rend l&rsquo;activit\u00e9 moins pro\ufb01table. AAC ne fait plus de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique pour les vari\u00e9t\u00e9s de l\u00e9gumes autres que les pommes de terre, et il existe un minuscule programme de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Guelph.<\/p>\n<div id=\"attachment_13093\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-13093\" class=\"size-medium wp-image-13093\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/3-300x241.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"241\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/3-300x241.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/3-1024x821.png 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/3-768x616.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/3.png 1262w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-13093\" class=\"wp-caption-text\">Adapt\u00e9 de Participatory plant breeding with diverse wheat populations par N. Fradgley, 2014. Centre de recherche biologique Elm Farm. Conf\u00e9rence 2014 des producteurs biologiques. Pour plus d&rsquo;informations, consultez le site https:\/\/www.umanitoba.ca\/outreach\/naturalagriculture\/articles\/ppb_project.html<\/p><\/div>\n<p>Bl\u00e9 r\u00e9sistant \u00e0 la c\u00e9cidomyie &#8211; une r\u00e9ussite de la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique financ\u00e9e par les fermi\u00e8res La c\u00e9cidomyie du bl\u00e9 est un ravageur du bl\u00e9 qui peut causer beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts. Les larves se nourrissent de grains de bl\u00e9 immatures, ce qui entra\u00eene des pertes de rendement importantes en cas de fortes infestations. En 1996, les chercheurs d&rsquo;AAC ont d\u00e9couvert une vari\u00e9t\u00e9 de bl\u00e9 blanc d&rsquo;hiver so ???? r\u00e9sistante \u00e0 la c\u00e9cidomyie et ont commenc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tudier. Ils ont d\u00e9couvert que la plante poss\u00e9dait un g\u00e8ne qui lui permettait de produire un produit chimique toxique pour les larves de moucherons lorsqu&rsquo;elles \u00e9taient attaqu\u00e9es : le moucheron cessait alors de se nourrir et mourait. Une fois les moucherons disparus, la plante a cess\u00e9 de produire le produit chimique, de sorte qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;impact sur la qualit\u00e9 du bl\u00e9 lorsque les grains sont m\u00fbrs.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-13094 alignright\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/4-300x119.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"119\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/4-300x119.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/4-768x304.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/4.png 973w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 des techniques de s\u00e9lection traditionnelles, les scientifiques d&rsquo;AAC ont pu s\u00e9lectionner un bl\u00e9 de force roux de printemps &#8211; le type de bl\u00e9 utilis\u00e9 pour faire du pain et le plus cultiv\u00e9 dans les Prairies &#8211; qui r\u00e9siste \u00e0 la c\u00e9cidomyie. Il a \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9 en 2010. Les semences sont vendues dans des sacs contenant 10 % de vari\u00e9t\u00e9s sensibles aux moucherons, afin de garantir que les moucherons sensibles puissent encore survivre dans de petites populations et d&rsquo;\u00e9viter de cr\u00e9er des conditions leur permettant d&rsquo;acqu\u00e9rir une r\u00e9sistance. Les s\u00e9lectionneurs de bl\u00e9 canadiens d&rsquo;AAC \u00e0 Winnipeg et Swift Current et du CDC aux \u00c9tats-Unis ont depuis lors mis au point 37 vari\u00e9t\u00e9s de bl\u00e9 r\u00e9sistantes \u00e0 la c\u00e9cidomyie, englobant toutes les classes de bl\u00e9 de l&rsquo;Ouest. De 1997 \u00e0 2019, 16,3 millions de dollars de fonds publics et fermiers ont \u00e9t\u00e9 investis pour d\u00e9velopper du bl\u00e9 tol\u00e9rant \u00e0 la c\u00e9cidomyie, avec un retour sur valeur en dollars estim\u00e9 \u00e0 37:1. En outre, les fermi\u00e8res qui utilisent des vari\u00e9t\u00e9s de c\u00e9cidomyie du bl\u00e9 n&rsquo;ont plus besoin de pulv\u00e9riser contre la c\u00e9cidomyie du bl\u00e9, ce qui pr\u00e9sente des avantages \u00e9vidents sur le plan de l&rsquo;environnement et de la sant\u00e9. Les populations de c\u00e9cidomyies diminuent gr\u00e2ce \u00e0 ces vari\u00e9t\u00e9s, de sorte que m\u00eame les fermi\u00e8res qui n&rsquo;ach\u00e8tent pas de semences r\u00e9sistantes \u00e0 la c\u00e9cidomyie du bl\u00e9 sont prot\u00e9g\u00e9es par l&rsquo;utilisation de ces semences par leurs voisins. Le contraste entre le succ\u00e8s du bl\u00e9 r\u00e9sistant \u00e0 la c\u00e9cidomyie du bl\u00e9 et la frustration des promesses du colza velu (Bulletin d&rsquo;information de l&rsquo;Union Fermi\u00e8re : octobre 2020) montre comment ceux qui financent et prennent les d\u00e9cisions en mati\u00e8re de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale et qui contr\u00f4lent la commercialisation des nouvelles vari\u00e9t\u00e9s a\ufb00ectent les terres, les moyens de subsistance, l&rsquo;\u00e9conomie, la communaut\u00e9, la biodiversit\u00e9 et les perspectives d&rsquo;avenir des fermi\u00e8res et des fermiers. En tant que soci\u00e9t\u00e9 et en tant que fermiers, nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9fis de taille. Nous avons besoin d&rsquo;un syst\u00e8me alimentaire qui fonctionne pour nous, et pas seulement pour les grandes entreprises qui gagnent de l&rsquo;argent en vendant des semences et des intrants co\u00fbteux aux fermi\u00e8res.<\/p>\n<div id=\"attachment_13095\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-13095\" class=\"size-medium wp-image-13095\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/5-300x228.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"228\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/5-300x228.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/5-1024x777.png 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/5-768x582.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/5.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-13095\" class=\"wp-caption-text\">Projet de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale participative &#8211; Anne Kirk, coordinatrice du projet, et Jake Drozda, fermiere participante, effectuant des s\u00e9lections dans les parcelles d&rsquo;avoine de Jake pr\u00e8s de Valleyview, en Alberta, en 2014. (Copyright Universit\u00e9 du Manitoba)<\/p><\/div>\n<p>La Synergie des semences 2018 (les groupes qui ont r\u00e9cemment fusionn\u00e9 pour former Semences Canada et CropLife Canada) a publi\u00e9 un livre blanc qui pr\u00e9sente ses objectifs, notamment \u00ab\u00a0Modifier le R\u00e8glement sur les semences pour rationaliser les exigences et permettre la modernisation du cadre r\u00e9glementaire des semences, y compris l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence\u00a0\u00bb. L&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence est un m\u00e9canisme qui permet de retirer les normes et les processus des r\u00e8glements officiels annex\u00e9s \u00e0 la l\u00e9gislation et de les remplacer par une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des documents \u00e9labor\u00e9s par l&rsquo;industrie, qui ont alors force de loi mais peuvent \u00eatre modifi\u00e9s par l&rsquo;industrie sans l&rsquo;intervention du gouvernement ou du public. Cela contraste avec la proc\u00e9dure normale de modification de la r\u00e9glementation, qui exige la publication du texte propos\u00e9, une consultation publique et l&rsquo;approbation finale par le ministre ou le cabinet. Seed Synergy souhaite que \u00ab\u00a0l&rsquo;industrie\u00a0\u00bb soit autoris\u00e9e \u00e0 fixer les normes de germination, la pr\u00e9sence de graines de mauvaises herbes et les exigences en mati\u00e8re de maladies pour les semences vendues aux fermi\u00e8res, ainsi que les r\u00e8gles de certification des semences, y compris le pouvoir de d\u00e9finir l&rsquo;\u00e9ligibilit\u00e9 \u00e0 la certification vari\u00e9tale des semences, \u00e0 la certification des cultures de semences, ainsi qu&rsquo;aux normes et aux essais des semences. D\u00e9l\u00e9guer ce pouvoir au lobby des semenciers aurait un impact \u00e9norme sur la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale, la qualit\u00e9 des semences et l&rsquo;acc\u00e8s aux semences. Le processus f\u00e9d\u00e9ral de modernisation de la r\u00e9glementation sur les semences, qui est actuellement en cours, aura un impact sur le degr\u00e9 de contr\u00f4le que les soci\u00e9t\u00e9s semenci\u00e8res exerceront sur notre syst\u00e8me alimentaire et agricole. Des r\u00e8gles favorisant les int\u00e9r\u00eats des entreprises menaceraient la viabilit\u00e9 future de notre syst\u00e8me public de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale et placeraient les fermi\u00e8res <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-13098 alignright\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-300x108.png\" alt=\"\" width=\"525\" height=\"189\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-300x108.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-1024x370.png 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-768x278.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-1536x555.png 1536w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1-1600x578.png 1600w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/6-1.png 1948w\" sizes=\"auto, (max-width: 525px) 100vw, 525px\" \/>dans le r\u00f4le de simples consommatrices, au lieu d&rsquo;\u00eatre les d\u00e9cideurs qui fa\u00e7onnent l&rsquo;agenda de la recherche publique sur les semences en finan\u00e7ant les travaux publics de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale. L&rsquo;UNF participe \u00e0 ces discussions sur la r\u00e9glementation, mettant comme toujours l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public et les int\u00e9r\u00eats des fermi\u00e8res au premier plan. Restez \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute pour conna\u00eetre les possibilit\u00e9s de participation du public.<\/p>\n<h3 id=\"canadas-seed-variety-system-is-in-us-trade-crosshairs\">Le syst\u00e8me canadien de vari\u00e9t\u00e9s de semences dans le collimateur des \u00c9tats-Unis<\/h3>\n<p><em>-par Cathy Holtslander, directrice de la recherche et de la politique de l&rsquo;UNF<\/em><\/p>\n<p>Le 31 mars, la repr\u00e9sentante am\u00e9ricaine au commerce, Katherine Tai, a publi\u00e9 le <em>rapport 2021 National Trade Estimate (NTE)<\/em>, qui donne un aper\u00e7u de ce que le gouvernement am\u00e9ricain consid\u00e8re comme des barri\u00e8res commerciales importantes pour les exportations am\u00e9ricaines de biens et de services. Ce rapport volumineux comprend 11 pages sur le Canada, d\u00e9crivant les r\u00e9glementations, lois et politiques existantes ou propos\u00e9es que le gouvernement am\u00e9ricain tente d&rsquo;influencer au nom des entreprises am\u00e9ricaines. Il s&rsquo;agit notamment de leur objection \u00e0 la r\u00e9glementation canadienne sur les couvre-fen\u00eatres afin d&rsquo;\u00e9viter que les b\u00e9b\u00e9s ne soient \u00e9trangl\u00e9s par des cordes pendantes, du suivi des projets du Canada visant \u00e0 interdire les plastiques \u00e0 usage unique, de la vive inqui\u00e9tude suscit\u00e9e par le fait que le Canada envisage de taxer les services num\u00e9riques et de l&rsquo;implication continue des \u00c9tats-Unis dans l&rsquo;initiative du Canada visant \u00e0 \u00e9tiqueter de mani\u00e8re visible les aliments \u00e0 forte teneur en sel, en mati\u00e8res grasses et\/ou en sucres.<\/p>\n<p>Le langage et le ton du document expriment clairement que les accords commerciaux tels que l&rsquo;accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM) ne sont pas des \u00ab\u00a0partenaires\u00a0\u00bb commerciaux travaillant ensemble, mais plut\u00f4t un outil que les puissants lobbies d&rsquo;entreprises utilisent pour discipliner, contraindre et faire reculer les r\u00e9glementations nationales qui interf\u00e8rent avec leurs int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n<p>Les int\u00e9r\u00eats des multinationales se manifestent tr\u00e8s clairement dans les clauses de l&rsquo;ACEUM relatives aux c\u00e9r\u00e9ales. Le Canada a mis en \u0153uvre l&rsquo;ACEUM en adoptant \u00e0 la h\u00e2te le projet de loi C-4 au Parlement le jour de la fermeture de celui-ci au d\u00e9but de la pand\u00e9mie. Le projet de loi C-4 a modifi\u00e9 la <em>loi sur les grains du Canada <\/em>pour permettre aux grains cultiv\u00e9s aux \u00c9tats-Unis d&rsquo;entrer dans notre syst\u00e8me de manutention des grains, o\u00f9 ils peuvent \u00eatre m\u00e9lang\u00e9s \u00e0 nos grains et export\u00e9s comme s&rsquo;ils avaient \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9s au Canada. Le lobby am\u00e9ricain du bl\u00e9 a donc pu cocher cette case sur sa liste de choses \u00e0 faire.<\/p>\n<p>L&rsquo;UNF s&rsquo;est oppos\u00e9e \u00e0 ce que les c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis soient trait\u00e9es comme si elles \u00e9taient canadiennes. Lorsque nous avons fait part de nos pr\u00e9occupations, les fonctionnaires ont tent\u00e9 de nous rassurer en affirmant que cela ne changerait pas grand-chose \u00e0 la qualit\u00e9, aux prix ou \u00e0 la r\u00e9putation internationale de nos exportations, car seules les vari\u00e9t\u00e9s enregistr\u00e9es au Canada seraient autoris\u00e9es \u00e0 entrer dans le syst\u00e8me.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, il semble que le lobby am\u00e9ricain ait commenc\u00e9 \u00e0 agir sur une autre clause de l&rsquo;ACEUM, qui exige que le Canada discute \u00ab\u00a0<em>des questions li\u00e9es au fonctionnement d&rsquo;un syst\u00e8me national de classement des grains ou de classes de grains, y compris les questions li\u00e9es au syst\u00e8me de r\u00e9glementation des semences associ\u00e9 au fonctionnement d&rsquo;un tel syst\u00e8me, par le biais des m\u00e9canismes existants\u00a0\u00bb <\/em>si les \u00c9tats-Unis en font la demande.<\/p>\n<p>Le <em>National Trade Estimate Report 2021 <\/em>contient un paragraphe dans la section Canada intitul\u00e9 <strong>Restrictions on <\/strong><strong>U.S. Seeds Exports<\/strong> <strong>(Restrictions sur les <\/strong><strong>exportations de semences am\u00e9ricaines<\/strong>) :<\/p>\n<p><em>Pour de nombreuses grandes cultures, la loi canadienne sur les semences  <\/em><em>interdit g\u00e9n\u00e9ralement la vente ou la publicit\u00e9 pour la vente au Canada, ou l&rsquo;importation au Canada, de toute vari\u00e9t\u00e9 de semences qui n&rsquo;est pas enregistr\u00e9e aupr\u00e8s de l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA). L&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s au Canada conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;ACIA un r\u00f4le de surveillance dans le maintien et l&rsquo;am\u00e9lioration des normes de qualit\u00e9 des c\u00e9r\u00e9ales au Canada. L&rsquo;enregistrement est con\u00e7u pour faciliter et soutenir la certification des semences et le commerce international des semences, pour v\u00e9rifier les revendications faites, ce qui contribue \u00e0 une repr\u00e9sentation juste et pr\u00e9cise des vari\u00e9t\u00e9s sur le march\u00e9, et pour faciliter l&rsquo;identit\u00e9 vari\u00e9tale, l&rsquo;identit\u00e9 des caract\u00e8res et la tra\u00e7abilit\u00e9 sur le march\u00e9 afin de garantir que les normes sont respect\u00e9es.  <\/em><strong><em>Toutefois, certains s&rsquo;inqui\u00e8tent de la lenteur et de la lourdeur du syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s, ainsi que des inconv\u00e9nients qu&rsquo;il pr\u00e9sente.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Exportations de semences et de c\u00e9r\u00e9ales am\u00e9ricaines vers le Canada.  <\/em><\/strong><em>Sous  <\/em><em>la loi sur les grains du Canada, seuls les grains de vari\u00e9t\u00e9s produites \u00e0 partir de semences de vari\u00e9t\u00e9s enregistr\u00e9es en vertu de la loi sur les semences peuvent recevoir un grade sup\u00e9rieur au grade le plus bas autoris\u00e9 dans chaque classe. L&rsquo;ACEUM comprend un engagement \u00e0 discuter des questions li\u00e9es aux syst\u00e8mes de r\u00e9glementation des semences.  <\/em><strong><br \/>\n  <em>Les \u00c9tats-Unis continueront \u00e0 discuter avec le Canada des mesures \u00e0 prendre pour moderniser et rationaliser le syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s du Canada. <\/em><br \/>\n<\/strong><strong><br \/>\n  <em>Canada les mesures \u00e0 prendre pour moderniser et rationaliser le syst\u00e8me canadien d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s.<\/em><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong><em> <\/em><\/strong>Ce paragraphe montre que notre \u00ab\u00a0partenaire\u00a0\u00bb commercial s&rsquo;attaque maintenant aux murs de notre ch\u00e2teau : notre syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s est celui dont on nous a assur\u00e9 qu&rsquo;il prot\u00e9gerait notre syst\u00e8me de la d\u00e9gradation par des vari\u00e9t\u00e9s de bl\u00e9 de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure en provenance des \u00c9tats-Unis. Les multinationales c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, le lobby am\u00e9ricain du bl\u00e9 et leurs amis au Canada ne doivent pas \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 d\u00e9truire notre syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s, sinon nous aurons un march\u00e9 continental pour les c\u00e9r\u00e9ales, sans possibilit\u00e9 de diff\u00e9rencier les c\u00e9r\u00e9ales canadiennes sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"us-farm-groups-and-unions-ask-biden-to-end-cusma-attack-on-canadas-supply-management-system\"><strong>Les associations agricoles et les syndicats am\u00e9ricains demandent \u00e0 M. Biden de mettre fin \u00e0 l&rsquo;attaque de l&rsquo;ACEUM contre les syst\u00e8mes de gestion de l&rsquo;offre du Canada  <\/strong><\/h3>\n<p>-par Cathy Holtslander, directrice de la recherche et de la politique de l&rsquo;UNF<\/p>\n<p>Le 1er f\u00e9vrier, des organisations agricoles, syndicales et de la soci\u00e9t\u00e9 civile am\u00e9ricaines ont officiellement demand\u00e9 \u00e0 l&rsquo;administration Biden-Harris de retirer l&rsquo;attaque contre le secteur laitier canadien lanc\u00e9e par le repr\u00e9sentant am\u00e9ricain au commerce (USTR) dans les derniers jours de l&rsquo;administration Trump.<\/p>\n<p>Dans le \ufb01rmier diff\u00e9rend lanc\u00e9 dans le cadre de l&rsquo;accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM), les \u00c9tats-Unis contestent la mani\u00e8re dont le Canada a allou\u00e9 un acc\u00e8s suppl\u00e9mentaire au march\u00e9, ou des contingents tarifaires (CT), pour les produits laitiers am\u00e9ricains, comme convenu lors des n\u00e9gociations de l&rsquo;ACEUM.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En mettant de c\u00f4t\u00e9 et en r\u00e9servant un pourcentage de chaque CT de produits laitiers exclusivement aux transformateurs, le Canada a sap\u00e9 la capacit\u00e9 des fermi\u00e8res et des producteurs laitiers am\u00e9ricains \u00e0 utiliser les CT convenus et \u00e0 vendre une large gamme de produits laitiers aux consommateurs canadiens\u00a0\u00bb, indique un communiqu\u00e9 de presse de l&rsquo;USTR annon\u00e7ant le diff\u00e9rend en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, de nombreux fermiers am\u00e9ricains voient dans cette contestation commerciale une attaque injustifi\u00e9e contre les agriculteurs canadiens et un syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre de plus en plus convoit\u00e9 au sud de la fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les fermi\u00e8res laiti\u00e8res et les travailleurs agricoles luttent pour leur survie, litt\u00e9ralement et \ufb01gurativement, alors que la politique commerciale et agricole des \u00c9tats-Unis est exploit\u00e9e contre eux au profit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats corporatistes\u00a0\u00bb, ont d\u00e9clar\u00e9 les fermi\u00e8res am\u00e9ricaines et les groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile dans leur lettre \u00e0 l&rsquo;USTR. \u00ab\u00a0Cette mesure, si elle est mise en \u0153uvre, mettrait en p\u00e9ril les moyens de subsistance des fermiers canadiens et des travailleurs syndiqu\u00e9s de la transformation laiti\u00e8re, opposant les producteurs laitiers am\u00e9ricains aux familles de travailleurs de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;ACEUM a \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9e, le secteur laitier canadien avait d\u00e9j\u00e0 perdu une part signi\ufb01cative de notre march\u00e9 laitier int\u00e9rieur au profit de l&rsquo;Europe, via l&rsquo;Accord \u00e9conomique et commercial global (AECG), et au profit des pays de la r\u00e9gion du Paci\ufb01c, via l&rsquo;Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (CPTPP).<\/p>\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;ACEUM, le Canada a maintenu son syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre, mais a conc\u00e9d\u00e9 une augmentation des importations de produits laitiers en franchise de droits (CT) en provenance des \u00c9tats-Unis : 50 000 tonnes m\u00e9triques suppl\u00e9mentaires de lait \ufb02uide et 12 500 tonnes m\u00e9triques de fromage doivent entrer au Canada en franchise de droits d&rsquo;ici la sixi\u00e8me ann\u00e9e de l&rsquo;accord (l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2026). Le Canada met en \u0153uvre l&rsquo;accord ACEUM en d\u00e9livrant des permis aux transformateurs laitiers canadiens, ce qui leur permet d&rsquo;importer les volumes convenus d&rsquo;ingr\u00e9dients laitiers d&rsquo;origine am\u00e9ricaine pour les transformer au Canada.<\/p>\n<p>Cela ne suffit pas au lobby agressif des entreprises laiti\u00e8res aux \u00c9tats-Unis. Le lobby laitier am\u00e9ricain estime que \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit\u00a0\u00bb du nouvel accord ALENA serait que le Canada lui permette de maximiser les avantages potentiels de l&rsquo;ACEUM en important ses produits transform\u00e9s de plus grande valeur.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous sommes d&rsquo;accord avec la position canadienne sur le fond mais, plus encore, et en solidarit\u00e9 avec les fermi\u00e8res et les travailleuses laiti\u00e8res canadiennes, nous exhortons l&rsquo;administration Biden \u00e0 retirer la plainte\u00a0\u00bb, ont r\u00e9torqu\u00e9 les alli\u00e9s am\u00e9ricains dans leur lettre.<\/p>\n<p>Les petites exploitations laiti\u00e8res am\u00e9ricaines traversent une crise grave en raison de la faiblesse prolong\u00e9e des prix \u00e0 la production, qui sont inf\u00e9rieurs au co\u00fbt de production. Paradoxalement, lorsque les prix baissent, la production augmente, car les exploitations tentent de compenser en volume ce qu&rsquo;elles perdent en prix. Cela favorise les plus grandes exploitations et pousse les plus petites \u00e0 la faillite.<\/p>\n<p>Les exploitations laiti\u00e8res sont moins nombreuses et plus grandes &#8211; certaines traient jusqu&rsquo;\u00e0 36 000 vaches &#8211; tandis qu&rsquo;un tiers des exploitations laiti\u00e8res am\u00e9ricaines ont disparu au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. L&rsquo;augmentation rapide de la dette et du d\u00e9sespoir a cr\u00e9\u00e9 une crise du suicide dans les communaut\u00e9s agricoles. Les fermiers am\u00e9ricains s&rsquo;enl\u00e8vent la vie \u00e0 un rythme 3,5 fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui de la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, les grands transformateurs de produits laitiers ont r\u00e9agi aux perturbations provoqu\u00e9es par la Covid-19 en mettant fin unilat\u00e9ralement aux contrats, laissant les petites fermi\u00e8res sans aucun acc\u00e8s au march\u00e9 et sans aucun moyen de gagner leur vie ou de rembourser leurs emprunts. Si l&rsquo;interpr\u00e9tation de l&rsquo;accord de l&rsquo;ACEUM par le lobby laitier l&#8217;emporte, ces entreprises seront encore plus \u00e0 m\u00eame de faire baisser les prix \u00e0 la production et d&rsquo;imposer la mis\u00e8re \u00e0 un plus grand nombre de familles d&rsquo;agriculteurs et \u00e0 leurs communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon c\u0153ur se brise chaque fois que j&rsquo;entends parler d&rsquo;une autre ferme laiti\u00e8re familiale qui dispara\u00eet \u00e0 cause d&rsquo;un march\u00e9 guid\u00e9 par les int\u00e9r\u00eats des entreprises\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Arwa de Groot, membre de l&rsquo;Union Nationale des Fermiers de l&rsquo;Ontario et productrice laiti\u00e8re. \u00ab\u00a0Je pense que nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider \u00e0 cr\u00e9er un syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre pour nos amis du sud, afin qu&rsquo;ils puissent eux aussi profiter des fruits de leur travail tout en produisant un lait durable et de qualit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Au Canada, l&rsquo;UNF soutient les fermi\u00e8res am\u00e9ricaines dans leurs efforts pour mettre en place un syst\u00e8me de commercialisation des produits laitiers \u00e9quitable, inspir\u00e9 du syst\u00e8me canadien de gestion de l&rsquo;offre. En 2017, l&rsquo;UNF a envoy\u00e9 une lettre \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente administration am\u00e9ricaine pour expliquer les avantages du mod\u00e8le canadien. Il a d\u00e9clar\u00e9 que la gestion de l&rsquo;offre :<\/p>\n<p>fonctionne bien depuis plus de 50 ans&#8230; et prot\u00e8ge les int\u00e9r\u00eats des fermi\u00e8res, des transformateurs et des consommateurs de produits laitiers sans faire appel aux deniers publics. Les fermiers re\u00e7oivent une r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour leur travail, leur gestion et leurs investissements en \u00e9change du contr\u00f4le de leur volume de production ; les transformateurs laitiers re\u00e7oivent un approvisionnement fiable en lait \u00e0 des prix pr\u00e9visibles ; les consommateurs re\u00e7oivent des produits laitiers sains et de haute qualit\u00e9 \u00e0 des prix raisonnables et ne sont jamais confront\u00e9s \u00e0 des p\u00e9nuries. L&rsquo;ensemble du syst\u00e8me fonctionne sans un centime de subvention gouvernementale.<\/p>\n<p>Lorsque Covid-19 a frapp\u00e9, la demande des consommateurs a brusquement chang\u00e9 et les gens se sont mis \u00e0 cuisiner \u00e0 la maison. Notre syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre a \u00e9t\u00e9 en mesure de r\u00e9agir rapidement et \u00e9quitablement, en partageant la charge du r\u00e9alignement des besoins de production et de transformation. Contrairement \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, aucun fermier laitier canadien n&rsquo;a perdu son acc\u00e8s au march\u00e9 \u00e0 cause de la pand\u00e9mie.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre favorise \u00e9galement les pratiques respectueuses de l&rsquo;environnement, en partie gr\u00e2ce \u00e0 des revenus fiables qui permettent aux fermi\u00e8res d&rsquo;investir dans la consolidation des sols, l&rsquo;e\ufb03cience \u00e9nerg\u00e9tique et les \u00e9nergies renouvelables \u00e0 la ferme. Avec un troupeau moyen de 89 vaches, les fermi\u00e8res canadiennes peuvent int\u00e9grer la production de fourrage et d&rsquo;aliments pour animaux et la gestion du fumier afin de construire des sols sains, en \u00e9vitant la pollution de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau et les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de transport des aliments pour animaux. Les exploitations familiales \u00e9conomiquement stables, avec des troupeaux plus petits, vont \u00e9galement de pair avec des normes \u00e9lev\u00e9es en mati\u00e8re de bien-\u00eatre animal.<\/p>\n<div id=\"attachment_13099\" style=\"width: 278px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-13099\" class=\" wp-image-13099\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Arwa-de-Groot-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"268\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Arwa-de-Groot-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Arwa-de-Groot.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 268px) 100vw, 268px\" \/><p id=\"caption-attachment-13099\" class=\"wp-caption-text\">Arwa de Groot, membre de l&rsquo;UNF et fermi\u00e8re laiti\u00e8re de l&rsquo;Ontario, avec ses vaches.<\/p><\/div>\n<p>Chaque province dispose de son propre quota soumis \u00e0 la gestion de l&rsquo;offre, de sorte que les usines de transformation n\u00e9cessaires pour servir les fermi\u00e8res locales fournissent \u00e9galement de bons emplois dans tout le pays. Tourn\u00e9s vers l&rsquo;avenir, les agriculteurs \u00e9lus aux conseils d&rsquo;administration des entreprises laiti\u00e8res ont mis en place des programmes destin\u00e9s \u00e0 aider les jeunes agriculteurs \u00e0 se lancer dans la production laiti\u00e8re, en accordant ouvertement la priorit\u00e9 \u00e0 ceux qui d\u00e9marrent des fermes biologiques certi\ufb01\u00e9es. Le secteur laitier canadien r\u00e9pond \u00e9galement aux initiatives des syst\u00e8mes alimentaires locaux en cr\u00e9ant des opportunit\u00e9s pour des approches innovantes de transformation \u00e0 la ferme et de marketing direct.<\/p>\n<p>Nous sommes encourag\u00e9s par la solidarit\u00e9 de nos amis am\u00e9ricains qui demandent le retrait de la r\u00e9cente contestation commerciale, et nous esp\u00e9rons que le pr\u00e9sident Biden r\u00e9sistera \u00e0 la pression des \u00ab\u00a0grands producteurs laitiers\u00a0\u00bb avec le m\u00eame courage et la m\u00eame imagination que ceux dont il a fait preuve dans son initiative de lutte contre le changement climatique. Nous esp\u00e9rons \u00e9galement que la fin de ce d\u00e9fi commercial sera la premi\u00e8re \u00e9tape de l&rsquo;administration Biden-Harris vers la mise en \u0153uvre de la gestion de l&rsquo;offre aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"vegetable-seed-snapshot\"><strong>Aper\u00e7u des semences potag\u00e8res<\/strong><\/h3>\n<p>Le Canada est fortement d\u00e9pendant des importations de semences de l\u00e9gumes. Le Canada compte 3 487 producteurs de semences s\u00e9lectionn\u00e9es, 1 800 fermes de semences fourrag\u00e8res, 400 producteurs de semences de ma\u00efs hybride et 370 producteurs de semences de pommes de terre. L&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments signale \u00e9galement \u00ab\u00a0un petit nombre de producteurs de semences de l\u00e9gumes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le secteur des semences potag\u00e8res est domin\u00e9 par les m\u00eames entreprises agroalimentaires mondiales qui contr\u00f4lent plus de 60 % du march\u00e9 mondial des semences, notamment Bayer, Syngenta\/Chemchina, BASF, Limagrain et KWS, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de multinationales sp\u00e9cialis\u00e9es dans les semences potag\u00e8res : Rujk Zwaann, Bejo, Sakata, Enza Zaden et American Takii.<\/p>\n<p>Nous importons 85 % de nos semences de l\u00e9gumes de sept pays : \u00c9tats-Unis, P\u00e9rou, Pays-Bas, Chine, Chili, Tanzanie et France.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 des semences de l\u00e9gumes comprend trois segments principaux : les producteurs commerciaux de l\u00e9gumes frais, les producteurs de l\u00e9gumes de transformation et les jardiniers amateurs.<\/p>\n<p>Le recensement agricole de 2016 fait \u00e9tat d&rsquo;un peu moins de 10 000 exploitations mara\u00eech\u00e8res (\u00e0 l&rsquo;exclusion des serres), produisant sur 270 294 acres.<\/p>\n<p>La s\u00e9lection de semences de l\u00e9gumes est tr\u00e8s limit\u00e9e au Canada.<\/p>\n<p>L&rsquo;Universit\u00e9 de Guelph g\u00e8re un petit programme de s\u00e9lection de plantes potag\u00e8res financ\u00e9 par l&rsquo;\u00c9tat. Elle a mis sur le march\u00e9 de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s d&rsquo;asperges.<\/p>\n<p>La station de recherche de Vineland, cr\u00e9\u00e9e en 1906 en tant qu&rsquo;\u00e9tablissement public de recherche au service des producteurs de fruits et d&rsquo;horticulture de la r\u00e9gion de Niagara, et privatis\u00e9e un si\u00e8cle plus tard, effectue des travaux de s\u00e9lection de l\u00e9gumes financ\u00e9s par des subventions gouvernementales et par les redevances qu&rsquo;elle per\u00e7oit au titre du droit d&rsquo;obtenteur. Vineland d\u00e9veloppe des vari\u00e9t\u00e9s de tomates de serre ainsi que quelques fruits et plantes ornementales.<\/p>\n<p>L&rsquo;initiative Bauta Seed, un projet de l&rsquo;organisation \u00e0 but non lucratif SeedChange, travaille avec un r\u00e9seau de fermiers, de chercheurs et d&rsquo;acteurs de l&rsquo;industrie pour renforcer les capacit\u00e9s des agriculteurs en mati\u00e8re d&rsquo;essais et de s\u00e9lection \u00e0 la ferme, et a identi\ufb01\u00e9 les tomates, les poivrons, les carottes, Elle a identifi\u00e9 les tomates, les poivrons, les carottes, la laitue, les courges d&rsquo;hiver, les oignons\/poireaux et le brocoli\/cauli\ufb02ower comme ayant le plus besoin d&rsquo;\u00eatre am\u00e9lior\u00e9s, en mettant l&rsquo;accent sur l&rsquo;ar\u00f4me\/la qualit\u00e9 gustative, la productivit\u00e9\/le rendement, la pr\u00e9cocit\u00e9 et la r\u00e9sistance aux maladies et, pour certains types de cultures, la r\u00e9sistance aux parasites et la qualit\u00e9 du transport\/de l&rsquo;entreposage.<\/p>\n<div id=\"attachment_13097\" style=\"width: 450px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-13097\" class=\" wp-image-13097\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-300x125.png\" alt=\"\" width=\"440\" height=\"183\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-300x125.png 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-1024x425.png 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-768x319.png 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-1536x638.png 1536w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7-1600x665.png 1600w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/7.png 2005w\" sizes=\"auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px\" \/><p id=\"caption-attachment-13097\" class=\"wp-caption-text\">Source : Trade Data Online Donn\u00e9es sur le commerce en ligne<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce num\u00e9ro &#8230; Semences pour la r\u00e9silience du syst\u00e8me alimentaire : Int\u00e9r\u00eat priv\u00e9 contre int\u00e9r\u00eat public &#8211; par Cathy Holtslander Le syst\u00e8me canadien de vari\u00e9t\u00e9s de semences dans le<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":24849,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[394,378,380,362],"pub_types":[310,597],"post_region":[],"post_campaign":[333,345,347],"pub-year":[472],"class_list":["post-27533","publications","type-publications","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","tag-consultation-publique","tag-environnement","tag-souverainete-alimentaire","tag-terres-agricoles","pub_types-bulletin-politique-unf","pub_types-periodiques","post_campaign-propriete-des-terres-agricoles","post_campaign-proteger-patrimoine-commun","post_campaign-semences","pub-year-2021-fr-2"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications\/27533","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publications"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/publications"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24849"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27533"},{"taxonomy":"pub_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub_types?post=27533"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27533"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27533"},{"taxonomy":"pub-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pub-year?post=27533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}