
{"id":27483,"date":"2023-09-11T17:08:48","date_gmt":"2023-09-11T23:08:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2023\/"},"modified":"2025-02-14T13:06:41","modified_gmt":"2025-02-14T19:06:41","slug":"bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2023","status":"publish","type":"publications","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/publications\/bulletin-dinformation-de-lunion-fermiere-septembre-2023\/","title":{"rendered":"Lettre d&rsquo;information de l&rsquo;Union Fermi\u00e8re : Septembre 2023"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans ce num\u00e9ro :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab\u00a0Qu&rsquo;ils mangent du b\u00e9ton\u00a0\u00bb Les fermi\u00e8res de l&rsquo;Ontario en ont assez des cadeaux de la Ceinture de verdure.<\/li>\n<li>Les fermiers s&rsquo;unissent pour faire \u00e9chec \u00e0 la modification injuste des normes de classement par la Commission canadienne des grains (CCG)<\/li>\n<li>Solidarit\u00e9 de l&rsquo;UNF avec le Mexique dans le diff\u00e9rend commercial sur le ma\u00efs g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9<\/li>\n<li>La fusion Bunge-Viterra a des cons\u00e9quences dramatiques pour les fermi\u00e8res canadiennes<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><strong>\u00ab\u00a0Qu&rsquo;ils mangent du b\u00e9ton ! Les fermi\u00e8res de l&rsquo;Ontario en ont assez des cadeaux de la Ceinture de verdure<\/strong><\/h5>\n<p><em>Par Max Hansgen, pr\u00e9sident de l&rsquo;UNF-O<\/em><\/p>\n<p>Le gouvernement de l&rsquo;Ontario retarde la construction de logements abordables en doublant le scandale de la ceinture verte et en accordant \u00e0 encore plus de promoteurs le pouvoir de paver les terres dont les fermi\u00e8res ont besoin pour produire de la nourriture pour les habitants de cette province.<\/p>\n<p>Pour ce gouvernement, ce sont les promoteurs d&rsquo;abord et les fermiere, les mangeurs et les pauvres en dernier.<\/p>\n<p>Les membres de la Nationale des Fermiers &#8211; Ontario (UNF-O) en ont assez de l&rsquo;argument selon lequel le manque de terres serait la cause de la crise du logement. L&rsquo;inaction des gouvernements successifs &#8211; y compris le gouvernement actuel &#8211; pour emp\u00eacher la sp\u00e9culation sur les terres agricoles et les logements, encourager la densit\u00e9 municipale, construire des logements publics et imposer des objectifs de logements abordables aux promoteurs est la v\u00e9ritable raison pour laquelle tant d&rsquo;Ontariens ne peuvent pas acc\u00e9der \u00e0 des logements abordables.<\/p>\n<p>Les fermi\u00e8res et les travailleurs agricoles n&rsquo;ont pas seulement \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s par la flamb\u00e9e des co\u00fbts du logement, ils ont \u00e9galement subi le poids de la sp\u00e9culation des promoteurs qui a fait grimper le prix des terres agricoles. Nous avons vu des exploitations voisines dispara\u00eetre du paysage agricole \u00e0 raison de 319 acres par jour. La sp\u00e9culation sur les terres agricoles menace les syst\u00e8mes alimentaires locaux durables et a mis la propri\u00e9t\u00e9 agricole hors de port\u00e9e de la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de fermiers.<\/p>\n<p>Au lieu d&rsquo;\u00e9couter les fermiers, les dirigeants autochtones, les citoyens concern\u00e9s, le groupe de travail sur le logement abordable (dont faisait partie l&rsquo;ancien dirigeant conservateur, Tim Hudak), l&rsquo;auditeur g\u00e9n\u00e9ral et le commissaire \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 &#8211; qui ont tous contest\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un d\u00e9veloppement tentaculaire sur des terres agricoles et \u00e9cologiquement sensibles &#8211; le gouvernement Ford insiste aujourd&rsquo;hui sur le fait que son cadeau de 8,3 milliards de dollars aux promoteurs n&rsquo;\u00e9tait pas suffisant. Au lieu de restituer les 7 400 acres arrach\u00e9s \u00e0 la ceinture verte, ils ont d\u00e9cid\u00e9 que d&rsquo;autres promoteurs aux poches pleines m\u00e9ritaient eux aussi une aum\u00f4ne.<\/p>\n<p>Quant aux Ontariens moyens qui travaillent dur et dont ce gouvernement se pr\u00e9occupe apparemment tant ? En reprenant la c\u00e9l\u00e8bre phrase attribu\u00e9e \u00e0 Marie-Antoinette, Ford pourrait tout aussi bien dire \u00ab\u00a0qu&rsquo;ils mangent du b\u00e9ton\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Nous sommes en d\u00e9saccord avec Paul Calandra, le nouveau ministre du logement de l&rsquo;Ontario : ce gouvernement s&rsquo;est montr\u00e9 incapable d&rsquo;\u00e9laborer un plan viable pour construire 1,5 million de logements tout en respectant notre patrimoine naturel et nos terres agricoles limit\u00e9es.<\/p>\n<p>Comme l&rsquo;a d\u00e9clar\u00e9 le minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;alimentation et des affaires rurales \u00e0 l&rsquo;auditeur g\u00e9n\u00e9ral, les terres d\u00e9j\u00e0 retir\u00e9es de la ceinture verte \u00ab\u00a0auront des effets n\u00e9gatifs importants sur l&rsquo;agriculture\u00a0\u00bb. Et tandis que le gouvernement s&rsquo;engage dans un nouveau processus douteux de suppression de terres de la ceinture verte, les propri\u00e9t\u00e9s situ\u00e9es dans des limites municipales pr\u00e9existantes restent inactives, dans l&rsquo;attente d&rsquo;un gouvernement comp\u00e9tent qui sache faire ce qu&rsquo;il faut.<\/p>\n<p>Nous rejetons le projet d&rsquo;abandon de la ceinture verte, qui consiste \u00e0 s&rsquo;approprier des ressources rares et des travailleurs qualifi\u00e9s du secteur de la construction pour construire des zones d&rsquo;\u00e9talement urbain irr\u00e9alisables au lieu de communaut\u00e9s vivables.<\/p>\n<p>Modifier un processus corrompu n&rsquo;est pas faire preuve de responsabilit\u00e9 et approuver un d\u00e9veloppement tentaculaire n&rsquo;est ni abordable ni durable.<\/p>\n<p>Un plan viable pour faire face \u00e0 la crise du logement se concentrerait sur la construction de logements abordables l\u00e0 o\u00f9 les gens travaillent et o\u00f9 l&rsquo;infrastructure communautaire existe d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>L&rsquo;UNF-O demande au gouvernement de restituer les 7 400 acres de terres de la Ceinture de verdure et de mettre fin \u00e0 tout processus qui \u00e9rode les protections de la Ceinture de verdure ou qui menace les exploitations agricoles de la province.<\/p>\n<ul>\n<li><em>Publi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine dans le <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.thestar.com\/opinion\/contributors\/let-them-eat-concrete-ontario-s-farmers-are-fed-up-with-the-greenbelt-giveaways\/article_488bbf79-5f21-5924-a01f-570f857a5c04.html\">Toronto Star<\/a>, le dimanche 10 septembre 2023<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><strong>Les fermiers s&rsquo;unissent pour faire \u00e9chec \u00e0 la modification injuste des normes de classement par la Commission canadienne des grains (CCG)<\/strong><\/h5>\n<p>Le 26 juillet 2023, la Nationale des Fermiers et la Wheat Growers Association (anciennement appel\u00e9e Western Canadian Wheat Growers Association) ont adress\u00e9 une lettre commune au ministre f\u00e9d\u00e9ral de l&rsquo;Agriculture MacAulay, nouvellement nomm\u00e9. Nous avons demand\u00e9 que des mesures soient prises pour annuler la modification imminente par la Commission canadienne des grains des normes de classement des grains dans les silos de collecte, qui aurait \u00ab\u00a0harmonis\u00e9\u00a0\u00bb les normes primaires et les normes d&rsquo;exportation pour le bl\u00e9 \u00e0 compter du 1er ao\u00fbt 2023. Notre lettre fait suite \u00e0 une d\u00e9claration conjointe de la Saskatchewan Wheat Development Commission (SaskWheat) et de l&rsquo;Agricultural Producers Association of Saskatchewan (APAS), qui s&rsquo;opposaient \u00e9galement \u00e0 cette d\u00e9cision. Le 27 juillet, la CCG a annonc\u00e9 qu&rsquo;elle revenait sur sa d\u00e9cision. Il ne fait aucun doute que cela est d\u00fb \u00e0 la forte unit\u00e9 de l&rsquo;ensemble du spectre politique dans les r\u00e9gions agricoles.<br \/>\nSi le changement avait \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre, l&rsquo;impact n\u00e9gatif sur les revenus des fermi\u00e8res aurait \u00e9t\u00e9 massif. Les c\u00e9r\u00e9ales qui r\u00e9pondaient aux normes existantes auraient re\u00e7u une note inf\u00e9rieure, ce qui aurait permis aux entreprises c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res d&rsquo;augmenter consid\u00e9rablement leurs marges en payant le bl\u00e9 moins cher.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un fermier apporte du bl\u00e9 au silo, plusieurs mesures diff\u00e9rentes (facteurs de classement) d\u00e9terminent son grade. Il s&rsquo;agit notamment du poids du boisseau, du nombre de grains de bl\u00e9 d&rsquo;autres classes, du total des mati\u00e8res \u00e9trang\u00e8res, etc. Les grains livr\u00e9s doivent \u00eatre conformes ou sup\u00e9rieurs aux sp\u00e9cifications de chaque facteur de classement pour recevoir un grade au silo. Les cat\u00e9gories sup\u00e9rieures obtiennent des prix plus \u00e9lev\u00e9s. En raison des variations des conditions de croissance, et donc de la qualit\u00e9 des r\u00e9coltes de bl\u00e9 dans les Prairies, les soci\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res ont la capacit\u00e9 de m\u00e9langer les livraisons nationales pour s&rsquo;assurer que la norme d&rsquo;exportation est respect\u00e9e lorsqu&rsquo;elles assemblent les cargaisons dans leurs terminaux portuaires. Ainsi, le fait d&rsquo;avoir des rep\u00e8res pour les grades des silos de collecte l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs aux grades d&rsquo;exportation officiels ne compromet pas les normes de qualit\u00e9 du bl\u00e9 en vrac lorsqu&rsquo;il est charg\u00e9 sur des navires pour l&rsquo;exportation. La tentative de la CCG d&rsquo;imposer des normes d&rsquo;exportation aux silos de collecte aurait permis aux soci\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res de tirer tous les avantages \u00e9conomiques du m\u00e9lange des cargaisons dans les Prairies en payant moins cher pour la m\u00eame qualit\u00e9 de grain. Cela n&rsquo;aurait pas eu d&rsquo;a\ufb00ect sur la qualit\u00e9 des cargaisons export\u00e9es &#8211; les compagnies c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res auraient simplement gagn\u00e9 des millions de dollars aux d\u00e9pens des fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>La loi sur les grains du Canada charge la CCG de r\u00e9glementer dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de grains. La CCG \u00e9tait pr\u00eate \u00e0 modifier les normes de classement contrairement \u00e0 son mandat et malgr\u00e9 l&rsquo;opposition de la quasi-totalit\u00e9 des producteurs &#8211; des fermiers qui prennent le temps de s&rsquo;absenter de leur exploitation pour donner leur avis au nom des agriculteurs des Prairies &#8211; si\u00e9geant au Comit\u00e9 des normes de l&rsquo;Ouest de la CCG. La CCG \u00e9tait pr\u00eate \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 ce changement m\u00eame si elle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de fournir une analyse historique des co\u00fbts et des avantages de ce changement pour les producteurs ou les manutentionnaires de c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n<p>Cette situation illustre l&rsquo;importance du mandat actuel de la CCG et la n\u00e9cessit\u00e9 pour les fermi\u00e8res d&rsquo;\u00eatre vigilantes et organis\u00e9es pour d\u00e9fendre leurs propres int\u00e9r\u00eats lorsque les r\u00e9gulateurs sont ind\u00fbment influenc\u00e9s par les soci\u00e9t\u00e9s agro-industrielles. Les fermi\u00e8res doivent se souvenir de cet incident qui a co\u00fbt\u00e9 plusieurs millions de dollars si des amendements \u00e0 la<em> loi sur les grains du Canada<\/em> sont introduits au Parlement. L&rsquo;UNF sera pr\u00eate \u00e0 d\u00e9fendre le mandat actuel de la CCG et \u00e0 exiger que toute modification de la loi profite aux fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5><strong>Solidarit\u00e9 de l&rsquo;UNF avec le Mexique dans le diff\u00e9rend commercial sur le ma\u00efs g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9<\/strong><\/h5>\n<p><em>Par Cathy Holtslander, directrice de la recherche et de la politique de l&rsquo;UNF<\/em><\/p>\n<p>Le 8 juin, puis le 23 ao\u00fbt 2023, Jenn Pfenning, pr\u00e9sidente de l&rsquo;UNF, a \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;honorable Mary Ng, ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du D\u00e9veloppement \u00e9conomique, pour l&rsquo;exhorter \u00e0 maintenir le Canada en dehors du diff\u00e9rend commercial de l&rsquo;ACEUM initi\u00e9 par les \u00c9tats-Unis, qui cherchent \u00e0 annuler la d\u00e9cision du Mexique d&rsquo;interdire les importations de ma\u00efs blanc g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 (GM), utilis\u00e9 pour la consommation humaine directe (p\u00e2te et tortillas). Nous avons demand\u00e9 au ministre de respecter la d\u00e9cision du Mexique, dont les mesures ont \u00e9t\u00e9 mises en place afin de pr\u00e9server sa souverainet\u00e9 alimentaire, y compris le syst\u00e8me agricole traditionnel autochtone connu sous le nom de milpa. Nous avons \u00e9galement not\u00e9 que le Canada n&rsquo;exporte pas de ma\u00efs vers le Mexique et que nos fermi\u00e8res ne produisent pas de ma\u00efs blanc, qu&rsquo;il soit g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 ou conventionnel.<\/p>\n<p>Dans son communiqu\u00e9 du 13 f\u00e9vrier 2023 pr\u00e9cisant l&rsquo;\u00e9tendue de son interdiction, le gouvernement mexicain a d\u00e9clar\u00e9 (traduit) :  <em>Le Mexique est le centre d&rsquo;origine de plus de 55 races de ma\u00efs. La politique de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire du gouvernement mexicain consiste \u00e0 pr\u00e9server ce patrimoine bioculturel. Elle promeut \u00e9galement la pr\u00e9servation des pratiques agro\u00e9cologiques de nos communaut\u00e9s paysannes, de la milpa et de la richesse de son patrimoine culinaire.<\/em>.<br \/>\nLe Mexique a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que son d\u00e9cret est strictement limit\u00e9 au ma\u00efs. <em>Le canola, le soja, le coton et le reste des mati\u00e8res premi\u00e8res ne sont pas soumis \u00e0 cette r\u00e9glementation ; il a not\u00e9 que celle-ci n&rsquo;a pas d&rsquo;incidence sur le commerce ou les importations, notamment parce que le Mexique est plus qu&rsquo;autosuffisant dans la production de ma\u00efs blanc sans OGM<\/em>; il a \u00e9galement indiqu\u00e9 que le Mexique  <em>mener des recherches scientifiques sur les effets possibles du ma\u00efs g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 sur la sant\u00e9 des personnes. Ces \u00e9tudes seront men\u00e9es avec des agences sanitaires d&rsquo;autres pays<\/em>.<\/p>\n<p>Dans les lettres de l&rsquo;UNF, nous avons not\u00e9 les obligations du Canada en vertu de la <em>convention des Nations unies sur la biodiversit\u00e9<\/em>La Convention sur la diversit\u00e9 biologique, sign\u00e9e en 1992, comprend des engagements visant \u00e0 mettre en place ou \u00e0 maintenir des moyens de r\u00e9glementer, de g\u00e9rer ou de contr\u00f4ler les risques associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;utilisation et \u00e0 la lib\u00e9ration d&rsquo;organismes vivants modifi\u00e9s r\u00e9sultant de la biotechnologie qui sont susceptibles d&rsquo;avoir des effets n\u00e9fastes sur l&rsquo;environnement pouvant affecter la conservation et l&rsquo;utilisation durable de la diversit\u00e9 biologique, en tenant compte \u00e9galement des risques pour la sant\u00e9 humaine ; et \u00e0 respecter, pr\u00e9server et maintenir les connaissances, innovations et pratiques des communaut\u00e9s autochtones et locales qui incarnent des modes de vie traditionnels pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat pour la conservation et l&rsquo;utilisation durable de la diversit\u00e9 biologique, \u00e0 promouvoir leur application \u00e0 plus grande \u00e9chelle avec l&rsquo;approbation et la participation des d\u00e9tenteurs de ces connaissances, innovations et pratiques et \u00e0 encourager le partage \u00e9quitable des avantages d\u00e9coulant de l&rsquo;utilisation de ces connaissances, innovations et pratiques.<\/p>\n<p>Nous avons \u00e9galement not\u00e9 que le 21 juin 2021, la loi canadienne mettant en \u0153uvre la <em>D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones<\/em> est entr\u00e9e en vigueur. Il serait incoh\u00e9rent que le Canada s&rsquo;engage dans un conflit commercial pour contrer le droit du Mexique \u00e0 prot\u00e9ger le patrimoine alimentaire et agricole des peuples indig\u00e8nes.<\/p>\n<p>En tant que centre d&rsquo;origine du ma\u00efs, il est essentiel que le Mexique fasse tout ce qui est en son pouvoir pour emp\u00eacher la perte ou la d\u00e9gradation de ce patrimoine g\u00e9n\u00e9tique et culturel. Le ma\u00efs tel que nous le connaissons a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par les fermi\u00e8res indig\u00e8nes. La milpa est une pratique agricole ancestrale qui consiste \u00e0 cultiver du ma\u00efs, souvent associ\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres cultures telles que des courges et des haricots, et qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et maintenue par les peuples indig\u00e8nes du Mexique. Milpa int\u00e8gre la biodiversit\u00e9 et des traditions sociales et culturelles d&rsquo;une grande importance.<\/p>\n<p>Le Canada a reconnu que ses exportations de ma\u00efs ne seraient pas affect\u00e9es par l&rsquo;interdiction d&rsquo;importation impos\u00e9e par le Mexique. La raison pour laquelle le Canada s&rsquo;est joint \u00e0 ce diff\u00e9rend est de faire pression pour obtenir une interpr\u00e9tation du libell\u00e9 de l&rsquo;accord commercial de l&rsquo;ACEUM qui serait favorable au secteur de la biotechnologie. Cela cr\u00e9erait un pr\u00e9c\u00e9dent pour cet accord et d&rsquo;autres accords commerciaux qui limiteraient encore plus la capacit\u00e9 des nations \u00e0 mettre en \u0153uvre leurs propres d\u00e9cisions concernant les aliments g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;UNF travaille avec ses alli\u00e9s au Canada, aux \u00c9tats-Unis et au Mexique en solidarit\u00e9 avec la position mexicaine. Si le Mexique l&#8217;emporte dans ce litige, cela renforcera la capacit\u00e9 de tous les pays \u00e0 faire valoir des mesures qui soutiennent la souverainet\u00e9 alimentaire et les droits des peuples autochtones.<\/p>\n<h5><\/h5>\n<h5><strong>La fusion Bunge-Viterra a des cons\u00e9quences dramatiques pour les fermi\u00e8res canadiennes<\/strong><\/h5>\n<p><em>Par Cathy Holtslander, directrice de la recherche et de la politique de l&rsquo;UNF<\/em><\/p>\n<p>Cinq entreprises connues sous le nom de \u00ab\u00a0groupe ABCD\u00a0\u00bb contr\u00f4lent 90 % du commerce mondial des c\u00e9r\u00e9ales &#8211; et le groupe B est sur le point de devenir beaucoup plus important.<\/p>\n<p>B comme Bunge, qui a annonc\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait en train d&rsquo;acheter Viterra. Les autres soci\u00e9t\u00e9s ABCD sont ArcherDaniels Midland, Cargillet Louis Dreyfus, qui dominent le commerce des c\u00e9r\u00e9ales depuis plus d&rsquo;un si\u00e8cle, la soci\u00e9t\u00e9 chinoise COFCOayant rejoint la liste plus r\u00e9cemment. L&rsquo;\u00e9l\u00e9vation et la manutention des c\u00e9r\u00e9ales au Canada ont \u00e9t\u00e9 domin\u00e9es par Cargill, Viterra, Richardson, Paterson et Parrish &amp; Heimbecker du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 jusqu&rsquo;en 2015. Apr\u00e8s que le gouvernement Harper a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Bunge et \u00e0 la Saudi Agricultural and Livestock Investment Company (SALIC) les actifs de l&rsquo;ancienne Commission canadienne du bl\u00e9, cette nouvelle soci\u00e9t\u00e9, G3, s&rsquo;est hiss\u00e9e \u00e0 la cinqui\u00e8me place. Viterra est une filiale du conglom\u00e9rat suisse Glencore et est d\u00e9tenue \u00e0 40 % par l&rsquo;Office d&rsquo;investissement du Fonds de pension du Canada. Son si\u00e8ge social se trouve \u00e0 Regina. L&rsquo;acquisition de Viterra par Bunge lui permettrait de se hisser \u00e0 la premi\u00e8re place au Canada et \u00e0 la troisi\u00e8me place apr\u00e8s Cargill et COFCO sur la sc\u00e8ne mondiale.<\/p>\n<p>Viterra (qui a ses racines dans les bassins de bl\u00e9 des Prairies) et G3 dominent le march\u00e9 du bl\u00e9, tandis que Bunge domine le march\u00e9 du canola, du soja et du ma\u00efs. L&rsquo;entreprise fusionn\u00e9e obtiendrait un pouvoir de march\u00e9 massif sur les principales cultures produites et export\u00e9es par le Canada.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;en 1997, les fermi\u00e8res d\u00e9tenaient pr\u00e8s de 60 % du syst\u00e8me de manutention des c\u00e9r\u00e9ales du Canada par l&rsquo;interm\u00e9diaire de leurs coop\u00e9ratives et, jusqu&rsquo;en 2012, elles contr\u00f4laient toutes les exportations de bl\u00e9 et d&rsquo;orge des Prairies par l&rsquo;interm\u00e9diaire de la Commission canadienne du bl\u00e9, dirig\u00e9e par les fermi\u00e8res. Avec les fermi\u00e8res aux commandes, les b\u00e9n\u00e9fices des ventes revenaient \u00e0 nos communaut\u00e9s rurales et \u00e9taient les moteurs de la prosp\u00e9rit\u00e9 rurale.<\/p>\n<p>Lors des r\u00e9centes consultations publiques sur la politique de concurrence du Canada, l&rsquo;UNF a recommand\u00e9 des changements visant \u00e0 obliger le Bureau de la concurrence \u00e0 mettre un terme aux fusions nuisibles, notamment en interdisant les fusions qui permettent \u00e0 une entreprise de d\u00e9tenir plus de 20 % de parts de march\u00e9 dans un secteur donn\u00e9.<\/p>\n<p>Le ratio de concentration \u00e0 quatre entreprises (CR-4) correspond \u00e0 la part de march\u00e9 des quatre plus grandes entreprises d&rsquo;un secteur. S&rsquo;il est inf\u00e9rieur \u00e0 40 %, un secteur est consid\u00e9r\u00e9 comme concurrentiel ; au-del\u00e0, on peut s&rsquo;attendre \u00e0 un comportement anticoncurrentiel, car les gains d&rsquo;e\ufb03cience sont consid\u00e9r\u00e9s comme des b\u00e9n\u00e9fices et utilis\u00e9s pour acc\u00e9l\u00e9rer la consolidation. Si la fusion Bunge-Viterra se concr\u00e9tise, le ratio CR-4 devrait d\u00e9passer 80 % dans le secteur de la manutention des c\u00e9r\u00e9ales au Canada.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, les fermi\u00e8res produisent des quantit\u00e9s plus importantes et des produits de plus grande valeur que jamais, mais la grande majorit\u00e9 de la richesse cr\u00e9\u00e9e est accapar\u00e9e par les n\u00e9gociants de l&rsquo;ABCD et les entreprises tr\u00e8s concentr\u00e9es dans le domaine des intrants, du mat\u00e9riel agricole, de la finance et de la transformation des aliments. La politique de concurrence du Canada n&rsquo;a pas limit\u00e9 leur pouvoir de march\u00e9. Les examens des fusions ant\u00e9rieures n&rsquo;ont fait que d\u00e9placer des actifs entre des acteurs d\u00e9j\u00e0 puissants. L&rsquo;\u00e9cart croissant entre la valeur cr\u00e9\u00e9e par les fermi\u00e8res et la valeur que nous recevons du march\u00e9 se chiffre en milliards de dollars chaque ann\u00e9e, acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;\u00e9cart de pouvoir de march\u00e9 entre les fermi\u00e8res et les multinationales de l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p>Compte tenu de l&rsquo;\u00e9chec du Bureau de la concurrence \u00e0 emp\u00eacher une consolidation rapide dans le secteur des c\u00e9r\u00e9ales et des ol\u00e9agineux, l&rsquo;UNF encourage le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 faire une contre-offre pour acheter Viterra et rendre ses actifs aux fermiers et aux travailleurs canadiens par le biais d&rsquo;une nouvelle coop\u00e9rative. Cela serait dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat national, en assurant la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et en maintenant les recettes des exportations de c\u00e9r\u00e9ales et d&rsquo;ol\u00e9agineux au sein de l&rsquo;\u00e9conomie canadienne.<\/p>\n<p>Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser des investissements importants en 2018 lorsqu&rsquo;il a achet\u00e9 le pipeline Trans Mountain, qui n&rsquo;\u00e9tait pas encore construit, pour 4,5 milliards de dollars en 2018, et a investi environ 21,5 milliards de dollars dans la construction depuis lors. Pour seulement 8,2 milliards de dollars, le Canada pourrait poss\u00e9der la huiti\u00e8me plus grande soci\u00e9t\u00e9 de n\u00e9goce de c\u00e9r\u00e9ales au monde. Au lieu d&rsquo;attendre que le Bureau de la concurrence c\u00e8de des parts de Viterra, G3 et Bunge aux autres grands acteurs, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pourrait cr\u00e9er une v\u00e9ritable concurrence dans le secteur c\u00e9r\u00e9alier en veillant \u00e0 ce que les fermi\u00e8res qui produisent les denr\u00e9es poss\u00e8dent et contr\u00f4lent les actifs qu&rsquo;elles ont cr\u00e9\u00e9s et r\u00e9cup\u00e8rent le pouvoir de march\u00e9 n\u00e9cessaire pour sauvegarder les int\u00e9r\u00eats des fermi\u00e8res sur le march\u00e9 international.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Pour plus d&rsquo;informations, voir <a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/publications\/union-farmer-newsletter-june-2016\/\"><br \/>\n  <em>L&rsquo;Office d&rsquo;investissement du r\u00e9gime de pensions du Canada ach\u00e8te 40 % de Glencore Agri<\/em><br \/>\n<\/a> dans le Bulletin Politique de l&rsquo;UNF de juin 2016.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce num\u00e9ro : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;ils mangent du b\u00e9ton\u00a0\u00bb Les fermi\u00e8res de l&rsquo;Ontario en ont assez des cadeaux de la Ceinture de verdure. 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