
{"id":27357,"date":"2013-02-12T21:57:42","date_gmt":"2013-02-13T03:57:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/nos-pensions-retraites-la-ferme-familiale-ouverte-par-matt-gehl\/"},"modified":"2013-02-12T21:57:42","modified_gmt":"2013-02-13T03:57:42","slug":"nos-pensions-retraites-la-ferme-familiale-ouverte-par-matt-gehl","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/nos-pensions-retraites-la-ferme-familiale-ouverte-par-matt-gehl\/","title":{"rendered":"Nos pensions mettent-elles fin \u00e0 l&rsquo;exploitation agricole familiale ? Op Ed by Matt Gehl"},"content":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les fonds de pension ont commenc\u00e9 \u00e0 acheter des terres agricoles dans le monde entier, y voyant un investissement s\u00fbr et \u00e0 long terme. Des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement dans les terres agricoles comme AgCapita, Assiniboia Capital, Bonnefield Financial et Prairie Merchants s\u00e8ment les graines de la sp\u00e9culation dans les Prairies. La Saskatchewan, avec le faible prix des terres et une population agricole \u00e2g\u00e9e en moyenne de 58 ans, s&rsquo;annonce comme un terrain tr\u00e8s fertile pour eux.<\/p>\n<p>Ces soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement g\u00e8rent d\u00e9j\u00e0 des centaines de milliers d&rsquo;hectares de terres agricoles en Saskatchewan. Plusieurs cherchent \u00e0 attirer des \u00ab\u00a0investisseurs institutionnels\u00a0\u00bb tels que des fonds de pension et des fonds communs de placement \u00e9ligibles \u00e0 un REER pour financer d&rsquo;autres achats de terres. AgCapita, qui, en 2011, avait achet\u00e9 pour 12,8 millions de dollars de terres agricoles en Saskatchewan, est admissible au REER. Deux fonds communs de placement REER, Golden Opportunities et SaskWorks, ont investi dans des fonds d&rsquo;investissement en terres agricoles. SaskWorks a investi 20 millions de dollars dans Agco Ag Ventures, et Golden Opportunities a inject\u00e9 3,5 millions de dollars dans Assiniboia Capital (via ADC Enterprises) ainsi que 2,5 millions de dollars dans Input Capital Limited Partnerships, une division d&rsquo;Assiniboia. Une partie du financement de l&rsquo;acquisition par Assiniboia Capital de plus de 115 000 acres \u00e0 travers le Canada a \u00e9t\u00e9 fournie par la Soci\u00e9t\u00e9 du cr\u00e9dit agricole, qui est financ\u00e9e par Ottawa et verse des dividendes au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral.<\/p>\n<p>Ces soci\u00e9t\u00e9s ciblent les fermi\u00e8res qui prennent leur retraite et celles qui souffrent des niveaux d&rsquo;endettement \u00e9lev\u00e9s apparemment inh\u00e9rents \u00e0 l&rsquo;agriculture moderne. En attendant que le prix de vente de ces terres atteigne un niveau suffisamment rentable, les soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement louent les terres aux fermi\u00e8res. En g\u00e9n\u00e9ral, cela se fait sur la base d&rsquo;un loyer en esp\u00e8ces, o\u00f9 tous les risques quotidiens de l&rsquo;exploitation agricole sont support\u00e9s uniquement par la fermiere. Cette situation pr\u00e9sente des similitudes avec celle de l&rsquo;Europe du 19e si\u00e8cle &#8211; une situation qui, ironiquement, a conduit de nombreux Europ\u00e9ens \u00e0 d\u00e9raciner leur famille et \u00e0 s&rsquo;enfuir pour s&rsquo;installer au Canada.  <\/p>\n<p>Les agriculteurs qui prennent leur retraite sont confront\u00e9s \u00e0 un choix : chercher \u00e0 transmettre leurs terres \u00e0 un autre fermier de la famille, en acceptant \u00e9ventuellement un prix inf\u00e9rieur \u00e0 la valeur maximale, ou vendre au plus offrant sans se pr\u00e9occuper de l&rsquo;h\u00e9ritage de la terre. Les fermi\u00e8res qui prennent leur retraite devraient \u00eatre heureuses au cr\u00e9puscule de leur vie ; les citadins dont les pensions sont investies dans des terres agricoles sont satisfaits des perspectives \u00e0 long terme de leurs fonds de retraite ; les soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;accaparement des terres sont heureuses de prendre leur part, car la valeur des terres et les loyers ne cessent d&rsquo;augmenter. Mais comment pouvons-nous esp\u00e9rer que les jeunes Canadiens envisagent de devenir fermiers ? La r\u00e9alit\u00e9 incontournable est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a pas assez de jeunes fermi\u00e8res et fermiers. Les fermi\u00e8res et fermiers de moins de 35 ans ne repr\u00e9sentent que 8 % de la population agricole, ce qui pose la question suivante : \u00ab\u00a0Qui travaillera la terre \u00e0 l&rsquo;avenir ?\u00a0\u00bb Qui cultivera notre nourriture ?<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 que la vision \u00e0 long terme de la planification de la retraite semble avoir un angle mort. La sp\u00e9culation sur les terres agricoles met d\u00e9j\u00e0 le co\u00fbt des terres hors de port\u00e9e de nombreux fermiers d\u00e9sireux de d\u00e9marrer ou d&rsquo;\u00e9tendre leur exploitation, ce qui permet aux soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement disposant de millions de dollars de capitaux d&rsquo;\u00eatre encore mieux plac\u00e9es pour accro\u00eetre leur patrimoine foncier. Si un plus grand nombre d&rsquo;entre eux sont en mesure de g\u00e9n\u00e9rer des fonds d&rsquo;investissement par le biais de REER, ce cycle se poursuivra. Alors que les politiques et les all\u00e8gements fiscaux qui encouragent les Canadiens \u00e0 planifier leur retraite de mani\u00e8re responsable sont essentiels, il y a un manque \u00e9vident de planification pour la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de fermi\u00e8res. Les exploitations familiales ont constitu\u00e9 l&rsquo;\u00e9pine dorsale de l&rsquo;agriculture canadienne tout au long de notre histoire et, aujourd&rsquo;hui, elles sont exclues du march\u00e9 de l&rsquo;actif le plus essentiel : la terre.<\/p>\n<p>En l&rsquo;absence d&rsquo;un plan et de politiques garantissant que la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de Canadiens pourra perp\u00e9tuer notre fi\u00e8re tradition agricole, le seul avenir qui s&rsquo;offre \u00e0 l&rsquo;agriculture canadienne est celui des exploitations agricoles les plus grandes et les plus complexes, \u00e9parpill\u00e9es dans une prairie de plus en plus vide. Cet avenir n&rsquo;est pas de bon augure pour la s\u00e9curit\u00e9 et la souverainet\u00e9 alimentaires du Canada, et il n&rsquo;est certainement pas prometteur pour les exploitations agricoles familiales. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;avenir que je souhaite pour le Canada.<\/p>\n<p>Dans \u00ab\u00a0L&rsquo;apprentissage de Duddy Kravitz\u00a0\u00bb, Mordecai Richler a \u00e9crit : \u00ab\u00a0Un homme sans terre n&rsquo;est personne. Ne l&rsquo;oubliez pas, Duddel\u00a0\u00bb. Je me demande ce que le grand-p\u00e8re de Duddy dirait d&rsquo;un fermiere qui n&rsquo;a pas de terre ?  <\/p>\n<p><strong><em>Matt Gehl, 28 ans, est membre du conseil d&rsquo;administration de <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> et exploite une ferme c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re avec sa famille pr\u00e8s de Regina.  <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les fonds de pension ont commenc\u00e9 \u00e0 acheter des terres agricoles dans le monde entier, y voyant un investissement s\u00fbr et \u00e0 long terme. Des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement dans les terres agricoles comme AgCapita, Assiniboia Capital, Bonnefield Financial et Prairie Merchants s\u00e8ment les graines de la sp\u00e9culation dans les Prairies. 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