
{"id":27165,"date":"2015-01-29T19:42:08","date_gmt":"2015-01-30T01:42:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/op-ed-recherche-publique-et-extension-cle-pour-ladoption-de-la-gestion-des-nuisibles-controlee-par-les-fermiers\/"},"modified":"2015-01-29T19:42:08","modified_gmt":"2015-01-30T01:42:08","slug":"op-ed-recherche-publique-et-extension-cle-pour-ladoption-de-la-gestion-des-nuisibles-controlee-par-les-fermiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/op-ed-recherche-publique-et-extension-cle-pour-ladoption-de-la-gestion-des-nuisibles-controlee-par-les-fermiers\/","title":{"rendered":"OP ED La recherche publique et la vulgarisation sont essentielles \u00e0 l&rsquo;adoption de la lutte contre les ravageurs contr\u00f4l\u00e9e par les fermiers"},"content":{"rendered":"<p><em>Par Ann Slater<\/em><\/p>\n<p>Dans un rapport publi\u00e9 en 2005 sur les profits des entreprises, le site <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>) a analys\u00e9 certains des m\u00e9canismes utilis\u00e9s par les entreprises agroalimentaires, y compris les entreprises chimiques et les semenciers, pour extraire des profits de nos exploitations agricoles. Deux des m\u00e9canismes identifi\u00e9s sont l'\u00a0\u00bbexternalisation des co\u00fbts\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0transfert des connaissances\u00a0\u00bb. Les discussions actuelles en Ontario sur la proposition du gouvernement de restreindre l&rsquo;utilisation des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes ont rappel\u00e9 ces deux m\u00e9canismes. La g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation prophylactique des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes a fourni aux fabricants d&rsquo;insecticides un march\u00e9 en constante expansion pour leurs produits au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es. De nombreux fermiers ont accept\u00e9 le co\u00fbt financier des insecticides en \u00e9change d&rsquo;une certaine assurance que leurs cultures seront prot\u00e9g\u00e9es contre les ravageurs de d\u00e9but de saison. Dans le m\u00eame temps, il y a eu des co\u00fbts externalis\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire des co\u00fbts support\u00e9s par d&rsquo;autres fermiers, tels que les apiculteurs, et par notre environnement.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le \u00ab\u00a0d\u00e9placement des connaissances\u00a0\u00bb, le rapport de 2005 <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> sugg\u00e8re qu&rsquo;avant les ann\u00e9es 1980, les fermi\u00e8res fournissaient la majeure partie de l&rsquo;expertise et des connaissances sur leurs exploitations. Au cours des d\u00e9cennies qui ont suivi, les fermi\u00e8res se sont de plus en plus tourn\u00e9es vers les entreprises de produits chimiques et de semences pour qu&rsquo;elles leur apportent des solutions aux d\u00e9fis auxquels elles sont confront\u00e9es en mati\u00e8re de culture, des solutions que nous sommes pr\u00eats \u00e0 payer, telles que de nouveaux produits chimiques ou de nouvelles formulations pour nous aider \u00e0 lutter contre les diff\u00e9rents ravageurs. Ce que le rapport <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> de 2005 n&rsquo;a pas vu, c&rsquo;est la suppression, depuis des d\u00e9cennies, du financement public de la vulgarisation et de la recherche agricoles men\u00e9es par des tiers dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public. De plus en plus, les services de vulgarisation offerts aux fermi\u00e8res proviennent de fournisseurs d&rsquo;intrants qui ont des produits \u00e0 nous vendre. Dans le m\u00eame temps, le financement public de la recherche agricole par les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux implique de plus en plus de partenaires priv\u00e9s et s&rsquo;est orient\u00e9 vers le soutien \u00e0 la commercialisation des produits plut\u00f4t que vers la recherche fondamentale et la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale publique.<\/p>\n<p>La lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les parasites (IPM) est un processus internationalement reconnu qui permet de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes li\u00e9s aux parasites tout en minimisant les risques pour les personnes et l&rsquo;environnement. En Ontario, l&rsquo;utilisation de la lutte int\u00e9gr\u00e9e est plus courante dans l&rsquo;industrie des fruits et l\u00e9gumes que dans la production de grandes cultures, probablement parce que les fruits et l\u00e9gumes sont plus souvent vendus frais aux consommateurs. Afin de prot\u00e9ger les pollinisateurs, qu&rsquo;ils soient domestiques ou indig\u00e8nes, le gouvernement de l&rsquo;Ontario pr\u00e9conise un retour \u00e0 l&rsquo;utilisation de la lutte int\u00e9gr\u00e9e pour la culture du ma\u00efs et du soja &#8211; d&rsquo;abord par le biais de la vulgarisation et de l&rsquo;\u00e9ducation des fermiere et plus r\u00e9cemment par le biais de la proposition r\u00e9glementaire visant \u00e0 exiger des fermiere qu&rsquo;ils d\u00e9montrent leur utilisation des pratiques de lutte int\u00e9gr\u00e9e avant de recevoir l&rsquo;autorisation d&rsquo;utiliser des semences de ma\u00efs et de soja trait\u00e9es aux n\u00e9onicotino\u00efdes.<\/p>\n<p>Bien que la lutte int\u00e9gr\u00e9e et la production biologique partagent les m\u00eames m\u00e9thodes de gestion, la lutte int\u00e9gr\u00e9e comprend l&rsquo;utilisation de produits chimiques contre les parasites lorsque les autres m\u00e9thodes de gestion n&rsquo;ont pas permis de maintenir les niveaux de parasites en dessous d&rsquo;un seuil susceptible d&rsquo;entra\u00eener des dommages \u00e9conomiques. La lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les parasites s&rsquo;appuie fortement sur la recherche scientifique. Toutefois, pour \u00eatre efficace, cette recherche scientifique doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e et mise \u00e0 la disposition des fermi\u00e8res afin que nous puissions prendre de bonnes d\u00e9cisions en mati\u00e8re de gestion. Pour mettre en \u0153uvre efficacement les pratiques de lutte int\u00e9gr\u00e9e dans nos exploitations, nous devons avoir acc\u00e8s \u00e0 des outils tels que des informations sur les cycles de vie des ravageurs, le d\u00e9veloppement de vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes aux ravageurs, une aide \u00e0 l&rsquo;identification des ravageurs sur le terrain, des seuils acceptables pour les ravageurs en Ontario et des strat\u00e9gies \u00e0 long terme pour \u00e9viter que les ravageurs ne deviennent un probl\u00e8me. La vulgarisation et la recherche sur les conditions de l&rsquo;Ontario, financ\u00e9es par des tiers et par des fonds publics, seront essentielles pour \u00e9tendre l&rsquo;utilisation des pratiques de lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les ravageurs, afin de r\u00e9duire les co\u00fbts externes des insecticides pour nos voisins et notre environnement, et de remettre les connaissances entre les mains des fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit d&rsquo;un financement et d&rsquo;un personnel en constante diminution, le personnel de terrain du minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;alimentation et des affaires rurales de l&rsquo;Ontario a travaill\u00e9 avec diligence pour accro\u00eetre la sensibilisation et encourager l&rsquo;utilisation des pratiques de lutte int\u00e9gr\u00e9e dans la production de ma\u00efs et de soja, une fois que le lien entre les traitements de semences n\u00e9onicotino\u00efdes et la sant\u00e9 des pollinisateurs a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9. Dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de notre environnement, et en particulier de la sant\u00e9 des pollinisateurs domestiques et sauvages, nous devons, en tant que fermiers, nous engager \u00e0 reprendre le contr\u00f4le des connaissances en adoptant le processus de lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les parasites et ses pratiques. Dans le m\u00eame temps, le public et le gouvernement de l&rsquo;Ontario ont la responsabilit\u00e9 \u00e0 long terme de fournir aux fermi\u00e8res des travaux de recherche et de vulgarisation men\u00e9s par des tiers, dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public et avec des fonds publics, afin que nous puissions prendre en toute confiance des d\u00e9cisions \u00e9clair\u00e9es sur la mani\u00e8re de mettre en \u0153uvre les pratiques de lutte int\u00e9gr\u00e9e contre les parasites dans nos exploitations agricoles.<\/p>\n<p><em>Ann Slater est agricultrice dans le comt\u00e9 d&rsquo;Oxford et est la vice-pr\u00e9sidente (politique) de <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/corporate_profits.pdf\">La crise agricole et les profits des entreprises, un rapport du site canadien <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span><\/a> 30 novembre 2005  <\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.nfu.ca\/story\/enhancing-pollinator-health-and-reducing-use-neonicotinoid-pesticides-ontario\">The <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-Ontario&rsquo;s submission to Ontario Pollinator Health Consultation (en anglais seulement)<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&lt;emPar Ann Slater&lt;\/em Dans un rapport publi\u00e9 en 2005 sur les profits des entreprises, la Nationale des Fermiers (UNF) a analys\u00e9 certains des m\u00e9canismes utilis\u00e9s par les entreprises agro-industrielles, notamment les soci\u00e9t\u00e9s chimiques et semenci\u00e8res, pour extraire des profits de nos fermes. Deux des m\u00e9canismes identifi\u00e9s sont l'\u00a0\u00bbexternalisation des co\u00fbts\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0transfert des connaissances\u00a0\u00bb. Les discussions actuelles en Ontario sur la proposition du gouvernement de restreindre l&rsquo;utilisation des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes ont rappel\u00e9 ces deux m\u00e9canismes. La g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation prophylactique des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes a fourni aux fabricants d&rsquo;insecticides un march\u00e9 en constante expansion pour leurs produits au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es. De nombreux fermiers ont accept\u00e9 le co\u00fbt financier des insecticides en \u00e9change d&rsquo;une certaine assurance que leurs cultures seront prot\u00e9g\u00e9es contre les ravageurs de d\u00e9but de saison.<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":"","footnotes":""},"categories":[307],"tags":[374,378,367],"post_region":[],"post_campaign":[345],"class_list":["post-27165","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-opinion-fr","tag-agroecologie","tag-environnement","tag-pesticides-fr","post_campaign-proteger-patrimoine-commun"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27165\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27165"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27165"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}