
{"id":26678,"date":"2019-04-26T11:56:47","date_gmt":"2019-04-26T17:56:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/les-fermiers-ont-le-droit-de-semer-cest-une-question-de-principe\/"},"modified":"2025-10-02T23:28:58","modified_gmt":"2025-10-03T05:28:58","slug":"les-fermiers-ont-le-droit-de-semer-cest-une-question-de-principe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/les-fermiers-ont-le-droit-de-semer-cest-une-question-de-principe\/","title":{"rendered":"Le droit des fermi\u00e8res aux semences est une question de principe"},"content":{"rendered":"<p><em>par Ann Slater<\/em><\/p>\n<p>En d\u00e9cembre dernier, les Nations unies ont adopt\u00e9 la <em>D\u00e9claration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales<\/em>. Cette d\u00e9claration a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par La Via Campesina (LVC), un mouvement mondial qui rassemble des organisations repr\u00e9sentant les petits et moyens fermiers, les paysans, les travailleurs agricoles, les femmes rurales et les communaut\u00e9s indig\u00e8nes. L&rsquo;Union Nationale des Fermiers (UNF) est un membre fondateur. LVC plaide pour la souverainet\u00e9 alimentaire et pour un syst\u00e8me agricole et alimentaire bas\u00e9 sur l&rsquo;agro\u00e9cologie.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 19 &#8211; le droit aux semences &#8211; \u00e9tait l&rsquo;un des articles de la ligne rouge de LVC (c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il devait \u00eatre inclus) dans les n\u00e9gociations qui ont abouti \u00e0 la d\u00e9claration. En vertu de l&rsquo;article 19, le droit aux semences comprend le droit \u00e0 la protection des connaissances traditionnelles contenues dans les semences et le droit des paysans de conserver, d&rsquo;utiliser, d&rsquo;\u00e9changer et de vendre des semences de ferme ou du mat\u00e9riel de multiplication. L&rsquo;article 19 pr\u00e9cise que la recherche agricole doit tenir compte des besoins et de l&rsquo;exp\u00e9rience des paysans et veiller \u00e0 ce que les paysans participent activement \u00e0 la d\u00e9finition des priorit\u00e9s de la recherche agricole.<\/p>\n<p>En tant que fermiers biologiques au Canada, nous ne nous d\u00e9finissons peut-\u00eatre pas comme des paysans, mais la d\u00e9finition d&rsquo;un paysan dans l&rsquo;article premier de la D\u00e9claration m&rsquo;inclut certainement, et je pense que c&rsquo;est le cas de beaucoup d&rsquo;autres fermiers biologiques. Un paysan est d\u00e9fini comme toute personne qui s&rsquo;engage dans une production agricole \u00e0 petite \u00e9chelle pour la subsistance et\/ou pour le march\u00e9 et qui d\u00e9pend de mani\u00e8re significative, mais pas n\u00e9cessairement exclusive, du travail de la famille ou du m\u00e9nage, et qui a une d\u00e9pendance particuli\u00e8re et un attachement \u00e0 la terre.<\/p>\n<p>Dans le discours qu&rsquo;elle a prononc\u00e9 lors de la convention nationale de l&rsquo;UNF en novembre dernier, la fermi\u00e8re roumaine Ramona Dominicioiu, qui a particip\u00e9 de pr\u00e8s aux n\u00e9gociations et aux efforts de lobbying en faveur de la d\u00e9claration, a d\u00e9clar\u00e9 que la n\u00e9cessit\u00e9 de la <em>d\u00e9claration sur les droits des paysans<\/em> \u00e9tait facilement comprise dans le Sud, mais pas aussi \u00e9vidente pour ceux d&rsquo;entre nous qui vivons dans le Nord. Elle a sugg\u00e9r\u00e9 que l&rsquo;une des raisons pour lesquelles cela n&rsquo;est pas si \u00e9vident pour nous est que nous avons d\u00e9j\u00e0 permis la d\u00e9gradation d&rsquo;un grand nombre de nos droits, y compris notre droit en tant que fermiers de conserver, de r\u00e9utiliser et d&rsquo;\u00e9changer les semences de ferme. Elle a d\u00e9clar\u00e9 que nous avons rendu possible, gr\u00e2ce \u00e0 des lois telles que la <em>loi sur les droits des obtenteurs<\/em> et les brevets, que les entreprises semenci\u00e8res nous poursuivent pour violation de leurs droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (semences) &#8211; des semences qui sont bas\u00e9es sur nos connaissances en tant que fermi\u00e8res ; des semences qui sont bas\u00e9es sur nos ressources g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>En 2015, la <em>loi<\/em> canadienne <em>sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<\/em> a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;UPOV 91. L&rsquo;UPOV est une organisation intergouvernementale qui \u00e9labore des lois types relatives aux droits d&rsquo;obtenteur que les pays peuvent adopter. Chaque nouvelle version de l&rsquo;UPOV a donn\u00e9 aux d\u00e9veloppeurs de semences plus de droits et plus de contr\u00f4le sur les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de semences. Avant 2015, la loi canadienne sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales \u00e9tait fond\u00e9e sur la loi type UPOV 78, qui permettait aux obtenteurs de percevoir des redevances sur la vente de semences de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s, mais autorisait \u00e9galement les fermi\u00e8res \u00e0 poursuivre leur pratique ancestrale de conservation et de r\u00e9utilisation des semences conserv\u00e9es \u00e0 la ferme. La loi type UPOV 91 adopt\u00e9e en 2015 donne aux entreprises semenci\u00e8res des outils suppl\u00e9mentaires pour gagner plus d&rsquo;argent et avoir plus de contr\u00f4le sur les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de plantes. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la version 2015 de la loi canadienne sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales a introduit un \u00ab\u00a0privil\u00e8ge des agriculteurs\u00a0\u00bb de conserver des semences, par opposition au droit des fermiers de conserver des semences, et elle a ouvert la porte aux redevances de point final. Ces deux changements sont essentiels dans les discussions actuelles sur les modifications du syst\u00e8me semencier canadien.<\/p>\n<p>Les redevances de point final permettent aux titulaires de droits d&rsquo;obtenteur de percevoir une redevance sur la vente de la r\u00e9colte des nouvelles vari\u00e9t\u00e9s prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&rsquo;obtenteur. En tant que fermiers, nous avons d\u00e9sormais le privil\u00e8ge de conserver et de r\u00e9utiliser les semences de nos propres exploitations. Mais un privil\u00e8ge n&rsquo;est pas un droit &#8211; un privil\u00e8ge est quelque chose qui peut \u00eatre retir\u00e9 et, en vertu des lois canadiennes sur le droit d&rsquo;obtenteur, le privil\u00e8ge peut \u00eatre retir\u00e9 par voie r\u00e9glementaire. Une modification r\u00e9glementaire peut \u00eatre effectu\u00e9e plus rapidement et avec moins de d\u00e9bats qu&rsquo;une modification par voie l\u00e9gislative. Et le privil\u00e8ge des fermi\u00e8res peut \u00eatre supprim\u00e9 pour certaines cultures, pour certaines r\u00e9gions, pour certaines tailles d&rsquo;exploitations ou pour diverses autres situations. Sur la base des discussions actuelles, il semble que l&rsquo;Office canadien des droits d&rsquo;obtenteur se pr\u00e9pare \u00e0 supprimer le privil\u00e8ge des fermiers pour le bl\u00e9 cultiv\u00e9 dans l&rsquo;ouest du Canada et pour les cultures horticoles, y compris les l\u00e9gumes cultiv\u00e9s \u00e0 partir de semences ainsi que les arbres fruitiers, les plantes ornementales et les vignes cultiv\u00e9es \u00e0 partir de boutures et de tubercules.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai commenc\u00e9 par parler de l&rsquo;adoption par les Nations unies de la<em> D\u00e9claration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales<\/em>. L&rsquo;une des choses qui m&rsquo;ont frapp\u00e9 en lisant la d\u00e9claration, c&rsquo;est qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit parfaitement dans le cadre des principes <em>g\u00e9n\u00e9raux de la production biologique \u00e9nonc\u00e9s dans les normes biologiques du Canada<\/em>, principes que nous acceptons de respecter en tant que fermi\u00e8res et fermiers biologiques. Pour rappel, ces quatre principes sont les suivants : le principe de sant\u00e9, le principe d&rsquo;\u00e9cologie, le principe d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 et le principe d&rsquo;attention.<\/p>\n<p>Le principe de sant\u00e9 stipule que l&rsquo;<em>agriculture biologique doit pr\u00e9server et am\u00e9liorer la sant\u00e9 des sols, des plantes, des animaux, des \u00eatres humains et de la plan\u00e8te, qui sont tous unis et indivisibles<\/em>.<\/p>\n<p>Comment les fermiers biologiques pourront-ils continuer \u00e0 pr\u00e9server la sant\u00e9 des sols, des plantes, des animaux, des \u00eatres humains et de la plan\u00e8te s&rsquo;ils continuent \u00e0 perdre le contr\u00f4le des semences ?<\/p>\n<p>L&rsquo;<em>agriculture biologique devrait se fonder sur des syst\u00e8mes et des cycles \u00e9cologiques vivants, travailler avec eux, les imiter et contribuer \u00e0 leur maintien<\/em>, conform\u00e9ment au principe de l&rsquo;\u00e9cologie.<\/p>\n<p>En tant que fermiers canadiens, nous n&rsquo;avons plus le droit de conserver les semences de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de plantes, nous avons seulement le privil\u00e8ge de conserver les semences de ces nouvelles vari\u00e9t\u00e9s. Comment pouvons-nous, en tant que fermiers, fonder notre agriculture sur des syst\u00e8mes et des cycles \u00e9cologiques vivants et travailler avec ces cycles, si le privil\u00e8ge de conserver et de r\u00e9utiliser les semences cultiv\u00e9es dans nos fermes est \u00e9galement supprim\u00e9, \u00e9tape par \u00e9tape ?<\/p>\n<p>Le principe d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 stipule que l&rsquo;<em>agriculture biologique doit s&rsquo;appuyer sur des relations qui garantissent l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 en ce qui concerne l&rsquo;environnement commun et les opportunit\u00e9s de vie<\/em>.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que le d\u00e9veloppement de toute nouvelle vari\u00e9t\u00e9 repose sur le travail effectu\u00e9 par des g\u00e9n\u00e9rations et des g\u00e9n\u00e9rations et des g\u00e9n\u00e9rations de fermi\u00e8res pour s\u00e9lectionner, conserver et replanter les semences, et plus r\u00e9cemment par les s\u00e9lectionneurs publics qui entreprennent leur travail dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public, est-il juste de donner \u00e0 un nombre de plus en plus restreint de soci\u00e9t\u00e9s de semences le contr\u00f4le des nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de semences ?<\/p>\n<p>En vertu du principe de pr\u00e9caution, l&rsquo;<em>agriculture biologique doit \u00eatre g\u00e9r\u00e9e de mani\u00e8re prudente et responsable afin de prot\u00e9ger la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des g\u00e9n\u00e9rations actuelles et futures ainsi que l&rsquo;environnement<\/em>.<\/p>\n<p>En tant que fermiers biologiques, si nous suivons le principe de pr\u00e9caution et de gestion responsable pour les g\u00e9n\u00e9rations futures, nous devons agir maintenant pour prot\u00e9ger le droit des prochaines g\u00e9n\u00e9rations de fermiers \u00e0 conserver, r\u00e9utiliser, \u00e9changer et vendre des semences de ferme provenant de vari\u00e9t\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9es aujourd&rsquo;hui et dans les ann\u00e9es \u00e0 venir &#8211; de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s dont les fermiers auront besoin pour faire face au changement climatique et \u00e0 tout ce qu&rsquo;il implique.<\/p>\n<p>En tant que fermiers biologiques, nous devons tous nous demander si les efforts visant \u00e0 supprimer le privil\u00e8ge des fermiers et les efforts visant \u00e0 ouvrir de nouvelles possibilit\u00e9s pour les grandes entreprises de semences de prendre plus de contr\u00f4le sur les semences sont compatibles avec nos <em>principes g\u00e9n\u00e9raux de production biologique au Canada<\/em>. La Via Campesina a convaincu les Nations unies de reconna\u00eetre notre droit, en tant que paysans et fermiers, \u00e0 nos connaissances traditionnelles contenues dans les semences. En tant que fermi\u00e8res biologiques canadiennes, nous avons besoin que notre gouvernement reconnaisse et prot\u00e8ge notre droit de conserver, de r\u00e9utiliser et d&rsquo;\u00e9changer les semences de nos fermes.<\/p>\n<p>Il existe d&rsquo;autres moyens d&rsquo;aller de l&rsquo;avant et de renforcer l&rsquo;agriculture biologique au Canada en ce qui concerne le d\u00e9veloppement des nouvelles vari\u00e9t\u00e9s dont nous avons besoin pour cultiver dans un climat changeant. Nous pouvons faire conna\u00eetre la loi sur les semences des fermi\u00e8res de l&rsquo;UNF et faire pression pour qu&rsquo;elle soit adopt\u00e9e. Nous pouvons plaider en faveur d&rsquo;un r\u00e9investissement dans l&rsquo;\u00e9levage public pour le bien public. Nous pouvons soutenir les initiatives de s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale men\u00e9es par les fermi\u00e8res, telles que celles de l&rsquo;Ecological Farmers Association of Ontario et de la Bauta Seed Initiative, qui s&rsquo;engagent \u00e0 maintenir toutes les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s dans le domaine public. Nous pouvons dire \u00e0 nos organisations biologiques de d\u00e9fendre nos principes biologiques et de soutenir les fermiers canadiens en s&rsquo;\u00e9levant contre les changements propos\u00e9s aux lois et r\u00e8glements sur les semences. Nous pouvons exiger de nos repr\u00e9sentants gouvernementaux qu&rsquo;ils soutiennent la pratique ancestrale des fermi\u00e8res consistant \u00e0 conserver, r\u00e9utiliser et \u00e9changer les semences de ferme. Celui qui contr\u00f4le nos semences contr\u00f4le notre nourriture.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Vous trouverez de <a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/campaigns\/save-our-seed\/\">plus amples informations sur l&rsquo;analyse de l&rsquo;UNF et la campagne \u00ab\u00a0Save Our Seed\u00a0\u00bb sur le site web de l&rsquo;UNF<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8211; 30 &#8211;<\/p>\n<p><em>Ann Slater, membre de l&rsquo;UNF, est mara\u00eech\u00e8re biologique dans la r\u00e9gion de St. Marys, en Ontario, depuis plus de 35 ans (certifi\u00e9e biologique depuis plus de 20 ans). Cet article est bas\u00e9 sur sa pr\u00e9sentation \u00e0 la r\u00e9union annuelle du Organic Council of Ontario, le 12 avril 2019.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Ann Slater En d\u00e9cembre dernier, les Nations unies ont adopt\u00e9 la D\u00e9claration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales. 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