
{"id":29943,"date":"2024-08-21T08:54:00","date_gmt":"2024-08-21T14:54:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/commentaires-des-ong-sur-les-propositions-damendements-concernant-les-produits-antiparasitaires\/"},"modified":"2024-10-21T00:13:24","modified_gmt":"2024-10-21T06:13:24","slug":"commentaires-des-ong-sur-les-propositions-damendements-concernant-les-produits-antiparasitaires","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/commentaires-des-ong-sur-les-propositions-damendements-concernant-les-produits-antiparasitaires\/","title":{"rendered":"Commentaires des ONG sur les propositions d&rsquo;amendements concernant les produits antiparasitaires"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n<p>Gouverneur en conseil<\/p>\n\n<p><a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/canadagazette.gc.ca\/rp-pr\/p1\/2024\/2024-06-15\/html\/reg2-eng.html\">c\/o page de soumission de la Gazette du Canada<\/a><\/p>\n\n<p>Vous pouvez \u00e9galement envoyer un courrier \u00e9lectronique \u00e0 l&rsquo;adresse suivante : <a href=\"mailto:pmra.regulatory.affairs-affaires.reglementaires.arla@hc-sc.gc.ca\">pmra.regulatory.affairs-affaires.reglementaires.arla@hc-sc.gc.ca<\/a><\/p>\n\n<p>\u00c0 qui de droit :<\/p>\n\n<p><br\/>Re : <strong>Gazette du Canada, partie I, volume 158, num\u00e9ro 24 : R\u00e8glement modifiant le R\u00e8glement sur les produits antiparasitaires<\/strong> <\/p>\n\n<p>Nous vous remercions de nous avoir donn\u00e9 l&rsquo;occasion de commenter le projet de R\u00e8glement modifiant le R\u00e8glement sur les produits antiparasitaires.\nEcojustice soumet ces commentaires au nom de l&rsquo;Association canadienne des m\u00e9decins pour l&rsquo;environnement, de la Fondation David Suzuki, d&rsquo;Environmental Defence, des Amis de la Terre, de la Nationale des Fermiers, de Prevent Cancer Now, de Safe Food Matters et de Vigilance OGM.\nPour une description plus d\u00e9taill\u00e9e des signataires, veuillez vous r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l&rsquo;annexe.    <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n<p>La proposition de r\u00e8glement ne renforcera pas les limites maximales de r\u00e9sidus et ne renforcera pas non plus de mani\u00e8re significative la surveillance environnementale des pesticides.\nLe r\u00e8glement propose de laisser \u00e0 l&rsquo;ARLA le pouvoir discr\u00e9tionnaire de demander des informations sur les esp\u00e8ces en danger et les effets cumulatifs sur l&rsquo;environnement.\nCe pouvoir existe d\u00e9j\u00e0 dans la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em> et le r\u00e8glement ne repr\u00e9sente pas un \u00ab\u00a0renforcement\u00a0\u00bb des pouvoirs d&rsquo;examen environnemental de Sant\u00e9 Canada.\nCette mesure ne renforcera pas la confiance du public et est tout \u00e0 fait inad\u00e9quate pour faire avancer l&rsquo;objectif 7 du Cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 Kunming-Montr\u00e9al.\nIl n&rsquo;y a pas de changement par rapport au statu quo en ce qui concerne les limites maximales de r\u00e9sidus, bien que le r\u00e8glement clarifie les exigences de soumission qui sont d\u00e9j\u00e0 en place.      <\/p>\n\n<p>Le r\u00e8glement propose de rendre discr\u00e9tionnaire la divulgation de ces donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nCela est inacceptable et constituerait un exc\u00e8s de pouvoir par rapport \u00e0 la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em>, qui pr\u00e9voit un droit d&rsquo;acc\u00e8s pour toute \u00ab\u00a0personne\u00a0\u00bb.\nBien que nous soyons d&rsquo;accord avec les changements propos\u00e9s (dont la plupart ne rel\u00e8vent pas de ce r\u00e8glement) pour que les donn\u00e9es, une fois divulgu\u00e9es, soient plus facilement utilis\u00e9es et analys\u00e9es par les chercheurs, la perte du droit d&rsquo;acc\u00e8s compromettrait ces am\u00e9liorations.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles<\/h2>\n\n<p>Recommandation : Les dispositions restreignant le droit d&rsquo;acc\u00e8s du public et tentant de red\u00e9finir les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles devraient \u00eatre supprim\u00e9es du r\u00e8glement.<\/p>\n\n<p>En mai 2000, la commission de l&rsquo;environnement de la Chambre des communes a recommand\u00e9 de modifier la loi sur les produits antiparasitaires.\nElle a notamment recommand\u00e9 que la nouvelle loi pr\u00e9voie la divulgation publique de \u00ab\u00a0toutes les informations fournies \u00e0 l&rsquo;agence de r\u00e9glementation de la lutte antiparasitaire en ce qui concerne les pesticides\u00a0\u00bb, y compris toutes les informations autres que les informations commerciales confidentielles, qui devraient \u00eatre soumises \u00e0 un pouvoir discr\u00e9tionnaire pr\u00e9pond\u00e9rant en mati\u00e8re d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public.\nIls ont recommand\u00e9 que les \u00ab\u00a0informations commerciales confidentielles\u00a0\u00bb soient d\u00e9finies de mani\u00e8re \u00e9troite et que la loi exige que les informations qui doivent \u00eatre rendues publiques comprennent \u00ab\u00a0toutes les informations concernant les objectifs, la m\u00e9thodologie, les r\u00e9sultats ou la signification de tout essai ou exp\u00e9rience r\u00e9alis\u00e9 avec un pesticide homologu\u00e9 ou pr\u00e9c\u00e9demment homologu\u00e9 ou avec ses ingr\u00e9dients distincts, ses impuret\u00e9s ou ses produits de d\u00e9gradation\u00a0\u00bb.    <\/p>\n\n<p>Lorsque le projet de loi C-53 a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par la ministre de la Sant\u00e9, Anne McLellan, en 2002, elle a not\u00e9 que le projet de loi \u00e9tablissait une salle de lecture \u00ab\u00a0o\u00f9 le public peut consulter les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles, qui sont les r\u00e9sultats des \u00e9tudes scientifiques sur lesquelles se fondent les \u00e9valuations des risques et de la valeur de l&rsquo;ARLA\u00a0\u00bb. Ce droit d&rsquo;acc\u00e8s du public a \u00e9t\u00e9 codifi\u00e9 dans l&rsquo;article 43 de la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em>, qui pr\u00e9voit le droit pour toute \u00ab\u00a0personne\u00a0\u00bb de consulter les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nLe ministre ne peut refuser l&rsquo;acc\u00e8s que si la personne a l&rsquo;intention d&rsquo;utiliser les donn\u00e9es d&rsquo;essai pour homologuer un produit antiparasitaire au Canada ou ailleurs, ou pour modifier une homologation, ou pour mettre les donn\u00e9es d&rsquo;essai \u00e0 la disposition d&rsquo;autres personnes en vue de l&rsquo;homologation d&rsquo;un produit antiparasitaire au Canada ou ailleurs, ou de la modification d&rsquo;une homologation.\nSi le ministre est convaincu que la demande n&rsquo;a pas pour objet l&rsquo;homologation d&rsquo;un produit antiparasitaire, il existe un droit clair d&rsquo;acc\u00e8s du public \u00e0 toute autre fin.    <\/p>\n\n<p>La proposition de r\u00e8glement vise \u00e0 supprimer ce droit fondamental d&rsquo;acc\u00e8s du public \u00e0 toute personne et \u00e0 le remplacer par une proc\u00e9dure d&rsquo;acc\u00e8s discr\u00e9tionnaire qui ne s&rsquo;applique qu&rsquo;\u00e0 des \u00ab\u00a0fins de recherche\u00a0\u00bb et uniquement lorsque l&rsquo;ARLA souhaite fournir les donn\u00e9es.\nEn outre, l&rsquo;acc\u00e8s serait limit\u00e9 aux \u00ab\u00a0r\u00e9sidents du Canada\u00a0\u00bb.   <\/p>\n\n<p>Il est tout \u00e0 fait inappropri\u00e9 que l&rsquo;ARLA contr\u00f4le tout acc\u00e8s aux donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles, et pr\u00e9tendre l&rsquo;autoriser \u00e0 le faire serait ultra vires de la loi sur les produits antiparasitaires.\nLa loi exige du ministre qu&rsquo;il autorise l&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es, sauf s&rsquo;il a des raisons de croire que l&rsquo;objectif est d&rsquo;utiliser les donn\u00e9es pour homologuer un produit antiparasitaire.\nLe pouvoir r\u00e9glementaire pr\u00e9vu \u00e0 l&rsquo;article 67 de la loi n&rsquo;autorise pas le cabinet \u00e0 supprimer ce droit d&rsquo;acc\u00e8s.    <\/p>\n\n<p>La loi d\u00e9finit les donn\u00e9es de test confidentielles comme \u00ab\u00a0les donn\u00e9es de test auxquelles l&rsquo;acc\u00e8s peut \u00eatre refus\u00e9 en vertu de la loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information\u00a0\u00bb et les refus autoris\u00e9s en vertu de la <em>loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information<\/em> n&rsquo;incluent pas ceux \u00e9nonc\u00e9s dans les r\u00e8glements propos\u00e9s.\nLa <a href=\"\"><em>Directive sur les demandes d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information<\/em><\/a> <em> <\/em>Le paragraphe 4.1.33 \u00e9nonce \u00e9galement le principe selon lequel il existe un droit fondamental d&rsquo;acc\u00e8s du public et que les exclusions et les exemptions doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es de mani\u00e8re restrictive afin de s&rsquo;aligner sur le principe selon lequel l&rsquo;information doit \u00eatre mise \u00e0 la disposition du public.\nL&rsquo;annexe C de la directive \u00e9nonce les motifs de refus d&rsquo;acc\u00e8s et des orientations sur l&rsquo;existence d&rsquo;un pouvoir discr\u00e9tionnaire de refuser l&rsquo;acc\u00e8s ; aucun de ces motifs ne s&rsquo;\u00e9tend au pouvoir discr\u00e9tionnaire et aux motifs avanc\u00e9s dans la proposition de r\u00e8glement.   <\/p>\n\n<p>Sant\u00e9 Canada applique la <em>loi sur les aliments et les drogues<\/em>.\nEn vertu de cette loi, les informations confidentielles sont interpr\u00e9t\u00e9es de mani\u00e8re restrictive et toutes les informations relatives aux essais cliniques sont divulgu\u00e9es, y compris les donn\u00e9es d&rsquo;essai impliquant des sujets humains, sous r\u00e9serve d&rsquo;exceptions tr\u00e8s \u00e9troites : les donn\u00e9es non pertinentes pour la demande et les informations utilis\u00e9es exclusivement par le fabricant.\nLa justification fournie dans la <a href=\"\">consultation<\/a> \u00e9tait la suivante \u00ab\u00a0L&rsquo;acc\u00e8s du public aux informations cliniques permettra aux chercheurs de proc\u00e9der \u00e0 une analyse ind\u00e9pendante ou secondaire de ces informations, ce qui permettra de mieux comprendre les avantages, les inconv\u00e9nients et les incertitudes li\u00e9s aux m\u00e9dicaments et aux dispositifs m\u00e9dicaux.\nDe m\u00eame, les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es de mani\u00e8re restrictive dans le cadre de la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em>.   <\/p>\n\n<p>Le r\u00e8glement propos\u00e9 est ultra vires sur les points suivants :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Elle vise \u00e0 restreindre le droit d&rsquo;acc\u00e8s accord\u00e9 par l&rsquo;article 43 de la loi \u00e0 \u00ab\u00a0toute personne\u00a0\u00bb aux seules personnes r\u00e9sidant au Canada ;<\/li>\n\n\n\n<li>Elle pr\u00e9tend permettre \u00e0 l&rsquo;ARLA de v\u00e9rifier si l&rsquo;acc\u00e8s est demand\u00e9 \u00e0 des fins de recherche, ce qui supprime l&rsquo;acc\u00e8s au public \u00e0 des fins de transparence et permet \u00e0 l&rsquo;ARLA de remettre en question la valeur ou la bonne foi d&rsquo;une recherche scientifique ind\u00e9pendante ;<\/li>\n\n\n\n<li>Elle vise \u00e0 accorder \u00e0 l&rsquo;ARLA un pouvoir discr\u00e9tionnaire large et illimit\u00e9 lui permettant de refuser l&rsquo;acc\u00e8s au public ou aux chercheurs, ce qui est contraire \u00e0 l&rsquo;obligation d&rsquo;acc\u00e8s pr\u00e9vue par la loi ;  <\/li>\n\n\n\n<li>Elle vise \u00e0 permettre \u00e0 l&rsquo;ARLA d&#8217;emp\u00eacher le public d&rsquo;utiliser des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles pour formuler des commentaires publics, soumettre des demandes d&rsquo;examen sp\u00e9cial ou de r\u00e9\u00e9valuation ou pour soutenir des avis d&rsquo;objection ; et<\/li>\n\n\n\n<li>Elle vise \u00e0 red\u00e9finir les donn\u00e9es confidentielles des tests de mani\u00e8re plus large que la d\u00e9finition de la loi.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Nous nous attendons \u00e0 ce que, si cette disposition est adopt\u00e9e, tout acc\u00e8s du public et une grande partie de l&rsquo;acc\u00e8s de la recherche aux donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles soient supprim\u00e9s.\nRendre l&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es d&rsquo;essai \u00e0 la discr\u00e9tion de l&rsquo;ARLA ne revient pas \u00e0 \u00ab\u00a0renforcer\u00a0\u00bb la transparence du processus d&rsquo;approbation des pesticides ; cela ne fait qu&#8217;empirer les choses.\nIl est surprenant que cette modification soit m\u00eame envisag\u00e9e, et encore plus incluse dans une publication de la Gazette du Canada.\nLa modification propos\u00e9e compromettrait l&rsquo;objectif d&rsquo;am\u00e9lioration de la transparence du processus de r\u00e9glementation des produits antiparasitaires.\nCette modification pourrait gravement compromettre la recherche scientifique et les contributions \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des pesticides, en faisant de l&rsquo;ARLA l&rsquo;arbitre de ce qu&rsquo;est un \u00ab\u00a0but de recherche\u00a0\u00bb l\u00e9gitime.\nDe plus, en limitant l&rsquo;acc\u00e8s aux r\u00e9sidents du Canada, elle emp\u00eacherait les comparaisons internationales des donn\u00e9es sur les pesticides et les contributions aux analyses de la s\u00e9curit\u00e9 des pesticides par les chercheurs internationaux.       <\/p>\n\n<p>En d\u00e9finissant \u00e9troitement le terme \u00ab\u00a0recherche\u00a0\u00bb, la proposition de r\u00e8glement menace de supprimer le droit d&rsquo;acc\u00e8s du public actuellement inscrit dans la loi.\nLe r\u00e8glement ne semble pas autoriser l&rsquo;acc\u00e8s du public aux soumissions r\u00e9glementaires des parties prenantes.\nLa proposition serait \u00e9galement contraire aux principes du secret professionnel en obligeant les conseillers juridiques des membres du public \u00e0 divulguer l&rsquo;objet de leurs demandes.\nL&rsquo;obligation de divulguer l&rsquo;objectif (au-del\u00e0 du fait qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;homologuer un pesticide) porterait fondamentalement atteinte \u00e0 la transparence et \u00e0 la responsabilit\u00e9 administratives en permettant \u00e0 l&rsquo;ARLA de dissimuler des informations au public et aux parties prenantes qui contestent les d\u00e9cisions de l&rsquo;ARLA, tandis que l&rsquo;ARLA elle-m\u00eame pourrait exercer son pouvoir discr\u00e9tionnaire en mati\u00e8re d&rsquo;acc\u00e8s pour interroger en d\u00e9tail l&rsquo;objectif des questions pos\u00e9es par le public.     <\/p>\n\n<p>L&rsquo;objectif de la recherche et la description du lien entre la demande de donn\u00e9es et la recherche ou la r\u00e9analyse ne sont pas du ressort de l&rsquo;ARLA, qui n&rsquo;est pas habilit\u00e9e \u00e0 s&rsquo;attribuer une fonction de gardien.\nIl y a aussi le probl\u00e8me que tant que les donn\u00e9es confidentielles des essais ne sont pas divulgu\u00e9es, le destinataire ne peut pas savoir comment les donn\u00e9es sont li\u00e9es \u00e0 toute recherche potentiellement pr\u00e9vue.   <\/p>\n\n<p>Le r\u00e8glement propose \u00e9galement de donner \u00e0 l&rsquo;ARLA le pouvoir discr\u00e9tionnaire de refuser des donn\u00e9es, m\u00eame si elles proviennent d&rsquo;un chercheur canadien \u00e0 des fins de recherche.\nLe large pouvoir discr\u00e9tionnaire propos\u00e9 pour refuser l&rsquo;acc\u00e8s permettrait \u00e0 l&rsquo;ARLA de choisir les chercheurs auxquels elle accorde l&rsquo;acc\u00e8s et pourrait aboutir \u00e0 des d\u00e9cisions qui privil\u00e9gient certains chercheurs et parties prenantes par rapport \u00e0 d&rsquo;autres.\nCela renforce les liens \u00e9troits de l&rsquo;ARLA avec l&rsquo;industrie scientifique et r\u00e9affirme son refus d&rsquo;ouvrir ses processus \u00e0 un large examen scientifique et public.\nLa proposition d&rsquo;inclure un large pouvoir discr\u00e9tionnaire pour refuser l&rsquo;acc\u00e8s contredit le droit d&rsquo;acc\u00e8s pr\u00e9vu \u00e0 l&rsquo;article 43 de la loi et est inacceptable.   <\/p>\n\n<p>Le r\u00e8glement conf\u00e8re \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;ARLA le pouvoir de refuser l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles avant qu&rsquo;une d\u00e9cision finale ne soit prise.\nCela semble avoir pour but d&#8217;emp\u00eacher les commentaires du public au stade de la consultation &#8211; une mesure qui oblige les membres du public \u00e0 ne faire des commentaires qu&rsquo;apr\u00e8s une d\u00e9cision finale par le biais de la proc\u00e9dure d&rsquo;objection.\nAucune raison n&rsquo;est fournie pour expliquer pourquoi le public ne devrait pas avoir acc\u00e8s aux donn\u00e9es d&rsquo;essai \u00e0 tout moment, y compris lorsqu&rsquo;une d\u00e9cision est en cours.\nEn cons\u00e9quence, bien que l&rsquo;ARLA ait d\u00e9cid\u00e9 de divulguer davantage d&rsquo;informations sur les demandes en cours dans le registre public, le public ne pourra toujours pas acc\u00e9der \u00e0 des informations sur ces propositions avant qu&rsquo;une d\u00e9cision ne soit prise et devra formuler des commentaires publics sans disposer d&rsquo;informations cl\u00e9s.\nCela va \u00e0 l&rsquo;encontre de l&rsquo;objectif de la loi qui est de faciliter \u00ab\u00a0l&rsquo;acc\u00e8s du public aux informations pertinentes et sa participation au processus d\u00e9cisionnel\u00a0\u00bb.      <\/p>\n\n<p>En outre, le r\u00e8glement propos\u00e9 tente d&rsquo;\u00e9largir la d\u00e9finition des \u00ab\u00a0donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles\u00a0\u00bb dans la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em> en les rendant diff\u00e9rentes de l&rsquo;\u00e9ventail des donn\u00e9es auxquelles l&rsquo;acc\u00e8s peut \u00eatre refus\u00e9 en vertu de la loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information, m\u00eame si la loi d\u00e9finit les \u00ab\u00a0donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles\u00a0\u00bb comme des \u00ab\u00a0donn\u00e9es d&rsquo;essai auxquelles l&rsquo;acc\u00e8s peut \u00eatre refus\u00e9 en vertu de la <em>loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information<\/em>\u00ab\u00a0.\nAinsi, le r\u00e8glement propos\u00e9 est \u00e9galement ultra vires de <em>la loi sur les produits antiparasitaires<\/em>, qui ne contient pas de pouvoir permettant au Cabinet de red\u00e9finir les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nLa \u00ab\u00a0d\u00e9finition\u00a0\u00bb propos\u00e9e des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles est ultra vires car elle n&rsquo;est pas conforme aux d\u00e9finitions de la loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information.  <\/p>\n\n<p>On ne voit pas pourquoi l&rsquo;ARLA se verrait accorder le pouvoir discr\u00e9tionnaire de d\u00e9finir les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles de mani\u00e8re plus large que la loi, ni pourquoi elle aurait besoin d&rsquo;un pouvoir discr\u00e9tionnaire incroyablement large pour refuser d&rsquo;accorder l&rsquo;acc\u00e8s pr\u00e9vu par la <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em>.\nRien ne prouve que les demandes de donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles soient frivoles ou qu&rsquo;elles ne visent pas des objectifs l\u00e9gitimes.\nAu contraire, les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour participer au processus d\u00e9cisionnel et mettre en \u00e9vidence des questions scientifiques qui auraient pu \u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;ARLA.\nLe commentaire r\u00e9glementaire associ\u00e9 \u00e0 ces modifications n&rsquo;explique pas pourquoi l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des restrictions d&rsquo;acc\u00e8s propos\u00e9es est n\u00e9cessaire.\nIl indique que l&rsquo;acc\u00e8s sera refus\u00e9 s&rsquo;il est \u00ab\u00a0d\u00e9raisonnable\u00a0\u00bb de r\u00e9pondre \u00e0 une demande, en tenant compte des facteurs prescrits, ce qui revient \u00e0 dire que l&rsquo;ARLA ne veut pas r\u00e9pondre \u00e0 la demande parce que c&rsquo;est trop difficile ou qu&rsquo;on lui demande trop souvent des donn\u00e9es.\nLe commentaire sur la proposition de r\u00e8glement ne d\u00e9crit pas de pr\u00e9judice l\u00e9gitime.       <\/p>\n\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s notre exp\u00e9rience, l&rsquo;ARLA ne collabore pas suffisamment avec les parties prenantes pour rationaliser les demandes de donn\u00e9es d&rsquo;essai en veillant \u00e0 ce que des descriptions claires des donn\u00e9es sur lesquelles l&rsquo;ARLA s&rsquo;est appuy\u00e9e soient fournies dans les documents publics.\nEnsuite, l&rsquo;ARLA applique une d\u00e9finition trop large des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles, qui sont essentiellement tout ce que le titulaire a soumis, ou tout document qui contient une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 quelque chose que le titulaire a soumis &#8211; y compris la mod\u00e9lisation ou l&rsquo;analyse de l&rsquo;ARLA.\nL&rsquo;ARLA a refus\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises d&rsquo;utiliser le crit\u00e8re bien \u00e9tabli de la loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information ou de reconna\u00eetre les principes de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information lorsqu&rsquo;elle d\u00e9termine ce qui constitue des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nEn outre, lorsqu&rsquo;elle traite les demandes de donn\u00e9es, l&rsquo;ARLA caviarde des \u00e9l\u00e9ments tels que les noms des chercheurs, des laboratoires et des lieux d&rsquo;\u00e9chantillonnage, pour des motifs fallacieux de protection de la vie priv\u00e9e, ce qui entra\u00eene des semaines de retard.\nL&rsquo;ARLA pourrait r\u00e9duire le fardeau que repr\u00e9sente la fourniture de donn\u00e9es en s&rsquo;assurant mieux que les expurgations sont n\u00e9cessaires au regard de la l\u00e9gislation sur la protection de la vie priv\u00e9e, qui n&rsquo;exige pas actuellement que ces informations soient expurg\u00e9es.      <\/p>\n\n<p>Au lieu de reconsid\u00e9rer sa conception trop large des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles et de trouver des solutions pour rendre plus d&rsquo;informations disponibles dans le registre public, l&rsquo;ARLA bl\u00e2me les parties prenantes pour sa propre culture du secret et cherche \u00e0 en restreindre davantage l&rsquo;acc\u00e8s.<\/p>\n\n<p>Dans un exemple r\u00e9cent, Ecojustice, au nom de plusieurs parties prenantes, a demand\u00e9 des donn\u00e9es de surveillance de l&rsquo;eau concernant un produit de d\u00e9gradation canc\u00e9rig\u00e8ne de fongicides courants.\nL&rsquo;\u00e9valuation initiale de l&rsquo;ARLA indiquait que l&rsquo;exposition \u00e0 ce produit de d\u00e9gradation \u00e9tait trop \u00e9lev\u00e9e, mais elle est revenue sur sa d\u00e9cision apr\u00e8s avoir subi la pression de l&rsquo;industrie, en d\u00e9clarant que les donn\u00e9es de surveillance montraient que l&rsquo;exposition \u00e9tait plus faible.\nNous avons voulu comprendre ce revirement et avons demand\u00e9 les donn\u00e9es.\nL&rsquo;ARLA a d\u00e9clar\u00e9 que les donn\u00e9es de surveillance de l&rsquo;eau \u00e9taient des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nApr\u00e8s la demande, l&rsquo;ARLA a pass\u00e9 des semaines \u00e0 caviarder les noms des laboratoires et les \u00c9tats o\u00f9 les \u00e9chantillons d&rsquo;eau avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s dans les donn\u00e9es &#8211; des informations essentielles pour comprendre si les donn\u00e9es \u00e9taient pertinentes.\nIl s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;une fois les d\u00e9tails du document connus, ces donn\u00e9es \u00e9taient enti\u00e8rement accessibles au public (y compris les noms des chercheurs, des laboratoires et des lieux de pr\u00e9l\u00e8vement des \u00e9chantillons) par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;EPA.\nEn outre, le document indiquait d&#8217;embl\u00e9e qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas confidentiel &#8211; une caract\u00e9ristique commune \u00e0 un grand nombre de documents que l&rsquo;ARLA traite comme des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nEn raison de ces caract\u00e9ristiques, le document ne pouvait, selon aucune interpr\u00e9tation de la <em>loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information<\/em>, \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles ou des informations priv\u00e9es et aurait simplement d\u00fb \u00eatre publi\u00e9 dans son int\u00e9gralit\u00e9.\nL&rsquo;ARLA refusant de divulguer les aspects pertinents des donn\u00e9es, celles-ci ont d\u00fb \u00eatre obtenues aupr\u00e8s de l&rsquo;USEPA, qui a trait\u00e9 la demande rapidement et sans aucune expurgation.\nLes Canadiens ne devraient pas avoir \u00e0 se rendre aux \u00c9tats-Unis pour trouver des informations sur lesquelles Sant\u00e9 Canada s&rsquo;est appuy\u00e9 pour prendre des d\u00e9cisions importantes concernant la sant\u00e9 des Canadiens.\nIl s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un comportement typique de l&rsquo;ARLA en mati\u00e8re de transparence.          <\/p>\n\n<p>Le r\u00e8glement propose d&rsquo;accorder \u00e0 l&rsquo;ARLA un large pouvoir discr\u00e9tionnaire lui permettant de refuser l&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es lorsqu&rsquo;elles ne lui conviennent pas ou qu&rsquo;elles ne sont pas utilis\u00e9es \u00e0 des fins de \u00ab\u00a0recherche\u00a0\u00bb.\nOn peut s&rsquo;attendre \u00e0 ce que l&rsquo;ARLA ne communique pas les donn\u00e9es aux membres du public qui cherchent \u00e0 contr\u00f4ler ses d\u00e9cisions.\nL&rsquo;industrie b\u00e9n\u00e9ficiera ainsi d&rsquo;un acc\u00e8s encore plus privil\u00e9gi\u00e9 qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 et le processus scientifique sera encore plus biais\u00e9 en faveur de la science parrain\u00e9e par l&rsquo;industrie, puisque seule l&rsquo;industrie aura acc\u00e8s \u00e0 toutes les \u00e9tudes.\nLe droit d&rsquo;acc\u00e8s du public constitue un contrepoids essentiel \u00e0 ces forces.\nRetirer ce droit serait incroyablement irresponsable.    <\/p>\n\n<p>La proposition de r\u00e8glement ne pr\u00e9voit pas non plus de recours en cas de refus d&rsquo;acc\u00e8s.\nL&rsquo;ARLA n&rsquo;est m\u00eame pas tenue de motiver son refus d&rsquo;acc\u00e8s. <\/p>\n\n<p>L&rsquo;ARLA indique \u00e9galement qu&rsquo;elle n&rsquo;appliquera pas le nouveau test pour les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles aux donn\u00e9es plus anciennes, malgr\u00e9 ses obligations claires en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires et de la Loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information de promouvoir l&rsquo;acc\u00e8s en utilisant le m\u00eame test pour toutes les donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.\nCela cr\u00e9era un syst\u00e8me confus et ing\u00e9rable dans lequel la question de savoir si une donn\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9e comme une donn\u00e9e d&rsquo;essai confidentielle d\u00e9pendra du moment o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 soumise et non des principes de la Loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information que la d\u00e9finition de \u00ab\u00a0donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles\u00a0\u00bb de la Loi sur les produits antiparasitaires incorpore.   <\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Recommandation concernant l&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es confidentielles des tests<\/h3>\n\n<p>La proposition de modification de la d\u00e9finition des donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles et de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ces donn\u00e9es dans la Gazette du Canada doit \u00eatre abandonn\u00e9e.\nLes donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles doivent continuer \u00e0 \u00eatre d\u00e9finies dans la Loi sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information, comme l&rsquo;exige l&rsquo;article 2 de la Loi sur les produits antiparasitaires.\nLe droit d&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles pr\u00e9vu \u00e0 l&rsquo;article 43 de la Loi sur les produits antiparasitaires doit \u00eatre maintenu.  <\/p>\n\n<p>Mettre en \u0153uvre les changements propos\u00e9s qui permettraient aux chercheurs de manipuler et d&rsquo;analyser les donn\u00e9es.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Esp\u00e8ces en p\u00e9ril et effets environnementaux cumul\u00e9s<\/h2>\n\n<p>Comme indiqu\u00e9 dans le R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;impact de la r\u00e9glementation (REIR) publi\u00e9 avec le projet de r\u00e8glement, en vertu de la <em>Loi sur les produits antiparasitaires<\/em>, le ministre de la Sant\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 habilit\u00e9 \u00e0 exiger des informations pour mener des \u00e9valuations des risques environnementaux, qui peuvent inclure des informations sur les effets environnementaux cumulatifs et des informations sur les esp\u00e8ces en p\u00e9ril.\nL&rsquo;\u00e9valuation environnementale strat\u00e9gique conclut que les effets positifs directs seraient limit\u00e9s \u00e0 court terme.\nNous ne sommes pas d&rsquo;accord pour dire que ces amendements sans cons\u00e9quence \u00ab\u00a0renforceraient la confiance du public dans le processus d&rsquo;examen scientifique de Sant\u00e9 Canada\u00a0\u00bb, comme le sugg\u00e8re le REIR.\nAu contraire, la poursuite d&rsquo;une approche de statu quo sous le titre \u00a0\u00bb Renforcer la r\u00e9glementation des produits antiparasitaires au Canada \u00a0\u00bb ne fera que renforcer le cynisme et le scepticisme du public.\nMalgr\u00e9 le large pouvoir conf\u00e9r\u00e9 par la loi pour exiger des informations et proc\u00e9der \u00e0 des \u00e9valuations des risques environnementaux, l&rsquo;approche du statu quo ignore syst\u00e9matiquement les effets cumulatifs et les vuln\u00e9rabilit\u00e9s particuli\u00e8res des esp\u00e8ces en p\u00e9ril.\nCe qu&rsquo;il faut, ce sont de nouvelles exigences obligatoires pour prendre en compte les informations sur les effets environnementaux cumulatifs et les esp\u00e8ces en p\u00e9ril.       <\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les effets environnementaux cumul\u00e9s, une perspective \u00e9cologique plus large est \u00e9galement n\u00e9cessaire.\nDans la mesure o\u00f9 la prise en compte des effets cumulatifs reste limit\u00e9e aux substances actives ayant un m\u00e9canisme de toxicit\u00e9 commun, les modifications du r\u00e8glement devraient au minimum refl\u00e9ter les exigences existantes en mati\u00e8re de prise en compte des effets cumulatifs sur la sant\u00e9 humaine dans les sections 7(2)(b)(i) et 19(2)(b)(i) de la LPA et ne pas \u00eatre discr\u00e9tionnaires ou conditionnelles \u00e0 la prise en compte des effets cumulatifs. 7(2)(b)(i) et 19(2)(b)(i) de la LPA et ne pas \u00eatre discr\u00e9tionnaires ou conditionn\u00e9s par la \u00ab\u00a0disponibilit\u00e9\u00a0\u00bb de m\u00e9thodologies scientifiques applicables.\nUne meilleure fa\u00e7on de r\u00e9pondre aux pr\u00e9occupations relatives au s\u00e9quen\u00e7age soulev\u00e9es par les parties prenantes de l&rsquo;industrie lors des consultations sur l&rsquo;avis d&rsquo;intention 2023-01 serait de pr\u00e9voir un d\u00e9lai pour la publication des m\u00e9thodologies (ou des m\u00e9thodologies provisoires) avant l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur des nouvelles dispositions r\u00e9glementaires.\nComme nous l&rsquo;avons vu avec la prise en compte des risques cumul\u00e9s pour la sant\u00e9 humaine (bien qu&rsquo;apr\u00e8s de longs retards et n\u00e9cessitant encore des am\u00e9liorations), des exigences claires stimuleront le d\u00e9veloppement de m\u00e9thodologies, alors que l&rsquo;inverse n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement vrai.   <\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les esp\u00e8ces en p\u00e9ril, les amendements au r\u00e8glement devraient inclure des exigences obligatoires pour les demandeurs\/d\u00e9clarants de fournir des informations sur les risques pour les esp\u00e8ces en p\u00e9ril et leur habitat essentiel (c&rsquo;est-\u00e0-dire les risques indirects tels que les effets sur les sources de nourriture).\nLors de l&rsquo;\u00e9valuation des risques environnementaux, le ministre devrait \u00eatre tenu de : <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Appliquer une approche \u00e9cologique fond\u00e9e sur des donn\u00e9es probantes qui \u00e9vite les dommages progressifs et les facteurs de stress multiples pour les esp\u00e8ces et les \u00e9cosyst\u00e8mes vuln\u00e9rables.  <\/li>\n\n\n\n<li>Appliquer des seuils d&rsquo;acceptabilit\u00e9 des risques plus protecteurs pour les esp\u00e8ces en danger, y compris une plus grande utilisation des facteurs d&rsquo;incertitude.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Le cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 Kunming-Montr\u00e9al reconna\u00eet qu&rsquo;une action politique urgente est n\u00e9cessaire pour r\u00e9duire et\/ou inverser les menaces qui p\u00e8sent sur la nature (y compris les pesticides et autres pollutions) et permettre le r\u00e9tablissement des \u00e9cosyst\u00e8mes.\nDans le cadre de l&rsquo;objectif 7, le Canada s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0   <\/p>\n\n<p>R\u00e9duire les risques de pollution et les effets n\u00e9gatifs de la pollution provenant de toutes les sources, d&rsquo;ici \u00e0 2030, \u00e0 des niveaux qui ne nuisent pas \u00e0 la biodiversit\u00e9 ni aux fonctions et services des \u00e9cosyst\u00e8mes, en <strong>tenant compte des effets cumulatifs<\/strong>, notamment : en r\u00e9duisant d&rsquo;au moins la moiti\u00e9 l&rsquo;exc\u00e8s de nutriments perdus dans l&rsquo;environnement, notamment gr\u00e2ce \u00e0 un cycle et \u00e0 une utilisation plus efficaces des nutriments ; en <strong>r\u00e9duisant<\/strong> d&rsquo;au moins la moiti\u00e9 le <strong>risque global li\u00e9 aux pesticides<\/strong> et aux produits chimiques tr\u00e8s dangereux, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une gestion int\u00e9gr\u00e9e des ravageurs, sur une base scientifique, en tenant compte de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des moyens de subsistance ; et en pr\u00e9venant et en r\u00e9duisant la pollution par les mati\u00e8res plastiques et en s&rsquo;effor\u00e7ant de l&rsquo;\u00e9liminer.\n(C&rsquo;est nous qui soulignons.) <\/p>\n\n<p>La Strat\u00e9gie pour la nature 2030 du Canada pr\u00e9sente les amendements \u00e0 l&rsquo;EPCP comme une strat\u00e9gie cl\u00e9 pour faire avancer l&rsquo;action sur la cible 7.\nToutefois, telles qu&rsquo;elles sont r\u00e9dig\u00e9es, les modifications propos\u00e9es au r\u00e8glement ne permettront probablement pas d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif d\u00e9clar\u00e9 de renforcement de la protection de l&rsquo;environnement et ne feront que renforcer les lacunes r\u00e9glementaires actuelles du Canada en ce qui concerne la cible 7 &#8211; \u00e0 moins que l&rsquo;ARLA ne mette syst\u00e9matiquement \u00e0 jour les exigences en mati\u00e8re de donn\u00e9es pour exiger des informations sur les effets environnementaux cumulatifs et les esp\u00e8ces en p\u00e9ril, et \u00e0 moins que l&rsquo;ARLA ne mette \u00e0 jour son cadre d&rsquo;\u00e9valuation des risques pour tenir compte syst\u00e9matiquement et explicitement de ces effets.   <\/p>\n\n<p>En outre, nous craignons que les modifications propos\u00e9es ne nuisent \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des risques environnementaux en encourageant l&rsquo;ARLA \u00e0 traiter comme discr\u00e9tionnaires des aspects de l&rsquo;\u00e9valuation des risques environnementaux qui sont clairement obligatoires dans la loi.  <\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Recommandations concernant les esp\u00e8ces en danger et les effets environnementaux cumulatifs<\/h3>\n\n<p>Remplacer les dispositions redondantes et discr\u00e9tionnaires propos\u00e9es concernant les informations sur les effets environnementaux cumul\u00e9s par des exigences obligatoires qui, au minimum, refl\u00e8tent les exigences existantes dans les sec. 7(2)(b)(i) et 19(2)(b)(i) de la LCP et qui ne d\u00e9pendent pas de la disponibilit\u00e9 de m\u00e9thodologies scientifiques applicables.  <\/p>\n\n<p>Remplacer les dispositions redondantes et discr\u00e9tionnaires propos\u00e9es concernant les informations sur les esp\u00e8ces en danger par des exigences obligatoires pour les demandeurs\/d\u00e9clarants de fournir des informations sur les effets sur les esp\u00e8ces en danger et leur habitat essentiel (c&rsquo;est-\u00e0-dire les risques indirects tels que les effets sur les sources de nourriture).  <\/p>\n\n<p>Exiger du ministre qu&rsquo;il :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Appliquer une approche \u00e9cologique fond\u00e9e sur des donn\u00e9es probantes qui \u00e9vite les dommages progressifs et les facteurs de stress multiples pour les esp\u00e8ces et les \u00e9cosyst\u00e8mes vuln\u00e9rables.  <\/li>\n\n\n\n<li>Appliquer des seuils d&rsquo;acceptabilit\u00e9 des risques plus protecteurs pour les esp\u00e8ces en danger, y compris une plus grande utilisation des facteurs d&rsquo;incertitude.<\/li>\n<\/ul>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Limites maximales de r\u00e9sidus (LMR)<\/h2>\n\n<p>Nous soutenons l&rsquo;ajout d&rsquo;exigences en mati\u00e8re d&rsquo;information pour les demandes de LMR dans les nouvelles sections 12.2 et 12.3.\nNous soulignons qu&rsquo;il s&rsquo;agit de changements administratifs mineurs qui refl\u00e8tent largement les pratiques actuelles de l&rsquo;ARLA.   <\/p>\n\n<p>Les produits import\u00e9s au Canada peuvent contenir des r\u00e9sidus sup\u00e9rieurs \u00e0 la LMR qui r\u00e9sulterait d&rsquo;utilisations canadiennes approuv\u00e9es.\nIl s&rsquo;agit notamment des cas o\u00f9 il existe des utilisations approuv\u00e9es pour les produits canadiens, mais o\u00f9 l&rsquo;utilisation est diff\u00e9rente de celle d&rsquo;une juridiction \u00e9trang\u00e8re, et des cas o\u00f9 l&rsquo;utilisation d&rsquo;un pesticide n&rsquo;est pas du tout approuv\u00e9e au Canada ou pour un produit particulier.   <\/p>\n\n<p>Nous sommes pr\u00e9occup\u00e9s par les tentatives de s&rsquo;appuyer sur des \u00e9valuations de risques \u00e9trang\u00e8res ou internationales pour fixer une LMR pour un pesticide dont l&rsquo;utilisation est approuv\u00e9e au Canada pour une denr\u00e9e particuli\u00e8re.\nCela cr\u00e9e un d\u00e9calage entre la LMR qui r\u00e9sulterait de l&rsquo;utilisation l\u00e9gale d&rsquo;un pesticide au Canada et la LMR, ce qui emp\u00eache les Canadiens de s&rsquo;y conformer.\nPar exemple, si les utilisations canadiennes d&rsquo;un pesticide entra\u00eenent une concentration de 0,1 ppm sur l&rsquo;avoine lorsque l&rsquo;\u00e9tiquette est respect\u00e9e, et qu&rsquo;un demandeur utilise le paragraphe 10(2) pour demander une LMR de 0,2 ppm sur la base d&rsquo;utilisations \u00e9trang\u00e8res sur l&rsquo;avoine qui sont plus \u00e9lev\u00e9es, il y a un risque que la LMR ne soit pas respect\u00e9e.    <\/p>\n\n<p>L&rsquo;utilisation syst\u00e9matique de LMR \u00ab\u00a0internationales\u00a0\u00bb plus \u00e9lev\u00e9es en vertu de l&rsquo;article 10(2) cr\u00e9e de s\u00e9rieux obstacles \u00e0 l&rsquo;identification de la conformit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tiquetage canadien &#8211; qui porte sur des questions allant au-del\u00e0 du risque alimentaire et inclut l&rsquo;exposition professionnelle et le risque environnemental.\nNous r\u00e9it\u00e9rons notre demande pour qu&rsquo;une LMR nationale soit fix\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment.\nEn outre, le Canada continue d&rsquo;utiliser une LMR par d\u00e9faut de 0,1 ppm, non fond\u00e9e sur la sant\u00e9 et scientifiquement ind\u00e9fendable, pour les produits sans LMR, ce qui d\u00e9courage les demandes de LMR internationales fond\u00e9es sur les donn\u00e9es scientifiques actuelles.\nLorsque le titulaire canadien ou le demandeur en vertu de l&rsquo;article 10(2) de la loi n&rsquo;a pas fourni de donn\u00e9es de toxicit\u00e9 actualis\u00e9es, la LMR doit \u00eatre automatiquement r\u00e9voqu\u00e9e.   <\/p>\n\n<p>Bien que les informations \u00e9trang\u00e8res et internationales relatives \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des risques alimentaires puissent \u00eatre pertinentes, il est toujours n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;exposition alimentaire canadienne \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;informations alimentaires canadiennes et d&rsquo;utiliser des informations de toxicit\u00e9 actualis\u00e9es au moment de l&rsquo;\u00e9valuation de la LMR.\nCela est particuli\u00e8rement important lorsque le pesticide est approuv\u00e9 pour des utilisations canadiennes sur le m\u00eame produit et lorsque la consommation d&rsquo;aliments import\u00e9s est \u00e9lev\u00e9e.\nIl n&rsquo;est pas certain que la proposition de modification du r\u00e8glement permettra au ministre d&rsquo;exiger ces informations et de proc\u00e9der \u00e0 cette \u00e9valuation.\nLe r\u00e8glement devrait indiquer clairement que ces informations sont n\u00e9cessaires.\nIl serait irresponsable de se fier \u00e0 des \u00e9valuations du risque alimentaire qui ne refl\u00e8tent pas l&rsquo;exposition alimentaire canadienne au pesticide ou qui n&rsquo;utilisent pas les informations alimentaires canadiennes.\nIl serait \u00e9galement irresponsable d&rsquo;utiliser des informations sur la toxicit\u00e9 et des \u00e9valuations alimentaires p\u00e9rim\u00e9es provenant d&rsquo;autres juridictions.     <\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Recommandations concernant les MLR<\/h3>\n\n<p>Fixer une LMR nationale distincte \u00e0 des fins de conformit\u00e9 et modifier le r\u00e8glement en cons\u00e9quence.<\/p>\n\n<p>Pr\u00e9ciser que le d\u00e9clarant doit soumettre des informations actualis\u00e9es sur la toxicit\u00e9 et que le ministre doit proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation des risques alimentaires au Canada en utilisant des donn\u00e9es canadiennes sur l&rsquo;exposition et l&rsquo;alimentation.<\/p>\n\n<p>\u00c9liminer le GMRL.<\/p>\n\n<p>Modifier le r\u00e8glement pour pr\u00e9voir que le ministre n&rsquo;approuve pas une demande au titre de l&rsquo;article 10, paragraphe 2, lorsqu&rsquo;un d\u00e9clarant canadien n&rsquo;a pas fourni de donn\u00e9es de toxicit\u00e9 pour un enregistrement canadien ou lorsque des donn\u00e9es de toxicit\u00e9 actualis\u00e9es ne sont pas fournies.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n<p>Nous vous soumettons ces recommandations concernant le projet de r\u00e8glement modifiant le r\u00e8glement sur les produits antiparasitaires.\nSi vous avez des questions concernant les recommandations, n&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 nous contacter.   <\/p>\n\n<p>Je vous prie d&rsquo;agr\u00e9er, Monsieur le Pr\u00e9sident, l&rsquo;expression de mes sentiments distingu\u00e9s,  <\/p>\n\n<p>Jane McArthur, directrice du programme sur les substances toxiques, Association canadienne des m\u00e9decins pour l&rsquo;environnement (CAPE)  <\/p>\n\n<p>Lisa Gue, responsable de la politique nationale, Fondation David Suzuki  <\/p>\n\n<p>Laura Bowman, avocate salari\u00e9e, Ecojustice  <\/p>\n\n<p>Cassie Barker, responsable du programme sur les substances toxiques, Environmental Defence<\/p>\n\n<p>Beatrice Olivastri, PDG, Amis de la Terre Canada  <\/p>\n\n<p>James Hannay, assistant politique, Nationale des Fermiers Union<\/p>\n\n<p>Meg Sears PhD, pr\u00e9sidente de Prevent Cancer Now  <\/p>\n\n<p>Mary Lou McDonald, LL.B., Pr\u00e9sidente, SafeFoodMatters.org<\/p>\n\n<p>Laure Mabileau, Responsable des Communications, Vigilance OGM  <\/p>\n\n<p><strong>Annexe &#8211; descriptions des organisations signataires  <\/strong><\/p>\n\n<p>L&rsquo;<strong>Association canadienne des m\u00e9decins pour l&rsquo;environnement <\/strong>(ACEP) est une organisation nationale dirig\u00e9e par des m\u00e9decins qui s&rsquo;efforce d&rsquo;am\u00e9liorer la sant\u00e9 humaine en prot\u00e9geant la plan\u00e8te.\nL&rsquo;ACEP collabore avec d&rsquo;autres organisations, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale et internationale, afin de travailler efficacement et de renforcer son pouvoir.\nNous aidons les m\u00e9decins \u00e0 d\u00e9fendre des environnements et des \u00e9cosyst\u00e8mes plus sains.\nNous agissons pour favoriser la sant\u00e9 de tous en nous engageant aupr\u00e8s des gouvernements, en menant des campagnes, en effectuant des recherches et en attirant l&rsquo;attention des m\u00e9dias sur des questions cl\u00e9s.     <\/p>\n\n<p>Fond\u00e9e en 1990, la <strong>Fondation David Suzuki <\/strong>est une organisation canadienne \u00e0 but non lucratif de premier plan dans le domaine de l&rsquo;environnement. Elle poss\u00e8de des bureaux \u00e0 Vancouver, Toronto et Montr\u00e9al.\nNous collaborons \u00e0 la recherche de solutions pour cr\u00e9er un Canada durable gr\u00e2ce \u00e0 la recherche scientifique, aux connaissances \u00e9cologiques traditionnelles, \u00e0 la communication et \u00e0 l&rsquo;engagement du public, ainsi qu&rsquo;\u00e0 des solutions politiques et juridiques novatrices.\nNotre mission est de prot\u00e9ger la diversit\u00e9 de la nature et le bien-\u00eatre de toutes les formes de vie, aujourd&rsquo;hui et pour l&rsquo;avenir.    <\/p>\n\n<p><strong>Ecojustice <\/strong>utilise le pouvoir de la loi pour d\u00e9fendre la nature, combattre le changement climatique et lutter pour un environnement sain.\nSes poursuites strat\u00e9giques d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public et ses activit\u00e9s de plaidoyer d\u00e9bouchent sur des d\u00e9cisions judiciaires qui font jurisprudence, ainsi que sur des lois et des politiques qui apportent des solutions durables aux probl\u00e8mes environnementaux les plus urgents du Canada.\nEcojustice, la plus grande organisation caritative de droit de l&rsquo;environnement au Canada, poss\u00e8de des bureaux \u00e0 Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa et Halifax.    <\/p>\n\n<p><strong>Environmental Defence <\/strong>est une organisation canadienne de premier plan qui collabore avec le gouvernement, l&rsquo;industrie et les particuliers pour d\u00e9fendre l&rsquo;eau propre, un climat s\u00fbr et des communaut\u00e9s saines.  <\/p>\n\n<p><strong>Les Amis de la Terre Canada <\/strong>sont le membre canadien des Amis de la Terre International, le plus grand r\u00e9seau environnemental de base au monde, qui fait campagne sur les questions environnementales et sociales les plus urgentes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.  <\/p>\n\n<p><strong>La Nationale des Fermiers<\/strong> est une organisation de fermiers de base qui d\u00e9fend les int\u00e9r\u00eats des familles agricoles \u00e0 travers le Canada depuis 1969. Les membres travaillent ensemble pour mettre en place des politiques agricoles qui garantissent la dignit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 des revenus des familles d&rsquo;agriculteurs tout en prot\u00e9geant et en am\u00e9liorant l&rsquo;environnement rural pour les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n\n<p><strong>Prevent Cancer Now <\/strong>est le porte-parole canadien de la pr\u00e9vention primaire du cancer, qui s&rsquo;appuie sur des donn\u00e9es scientifiques.\nIl s&rsquo;agit de faire des choix \u00e9clair\u00e9s et moins toxiques au niveau individuel, ainsi qu&rsquo;au niveau des organismes de r\u00e9glementation et des gouvernements, pour une alimentation, une eau et un environnement sains. <\/p>\n\n<p><strong>Safe Food Matters <\/strong>travaille dans les ar\u00e8nes r\u00e9glementaires et juridiques pour s&rsquo;assurer que nos aliments sont exempts d&rsquo;intrants nocifs tels que les pesticides.<br\/><strong>Vigilance OGM<\/strong> est un organisme sans but lucratif (OSBL) bas\u00e9 au Qu\u00e9bec, qui forme un r\u00e9seau rassemblant des groupes et des individus de divers horizons : fermiers, environnementalistes, consommateurs, citoyens, tout le monde Nous sommes pr\u00e9occup\u00e9s par ce que nous mettons dans notre assiette chaque jour et par l&rsquo;impact des m\u00e9thodes de production des cultures g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es (GM) &#8211; et de leurs pesticides associ\u00e9s &#8211; sur la sant\u00e9 humaine et l&rsquo;environnement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La proposition de r\u00e8glement concernant la gestion des pesticides n&rsquo;am\u00e9liore pas les limites maximales de r\u00e9sidus ni la surveillance de l&rsquo;environnement, car elle laisse des d\u00e9cisions cl\u00e9s \u00e0 la discr\u00e9tion de l&rsquo;ARLA. Cette approche inad\u00e9quate ne permet pas de renforcer la confiance du public ni de s&rsquo;aligner sur les objectifs du cadre mondial pour la biodiversit\u00e9 Kunming-Montr\u00e9al, tout en portant atteinte aux droits \u00e9tablis d&rsquo;acc\u00e8s aux donn\u00e9es d&rsquo;essai confidentielles.   <\/p>\n","protected":false},"author":239,"featured_media":25152,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[],"archive-year":[257],"class_list":["post-29943","policy","type-policy","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","policy_types-bref-unf","archive-year-257"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/29943","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/239"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/25152"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29943"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29943"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=29943"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=29943"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=29943"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=29943"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}