
{"id":27789,"date":"2012-05-26T00:17:48","date_gmt":"2012-05-26T06:17:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/fermiere-la-chaine-alimentaire-et-les-politiques-agricoles-au-canada-en-relation-avec-le-droit-a-lalimentation\/"},"modified":"2012-05-26T00:17:48","modified_gmt":"2012-05-26T06:17:48","slug":"fermiere-la-chaine-alimentaire-et-les-politiques-agricoles-au-canada-en-relation-avec-le-droit-a-lalimentation","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/fermiere-la-chaine-alimentaire-et-les-politiques-agricoles-au-canada-en-relation-avec-le-droit-a-lalimentation\/","title":{"rendered":"Les fermiers, la cha\u00eene alimentaire et les politiques agricoles au Canada par rapport au droit \u00e0 l&rsquo;alimentation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soumission du <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> du Canada au Rapporteur sp\u00e9cial sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation, M. Olivier De Schutter, Mission au Canada, mai 2012*. <\/strong><strong>au Canada, mai 2012*<\/strong><\/p>\n<p><strong>Note :<\/strong> pour consulter le rapport complet avec les graphiques, veuillez <a href=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/NFU-Final-Report-to-Special-Rapporteur-on-the-Right-to-Food-May-2012.pdf\">t\u00e9l\u00e9charger la version PDF ici.<\/a><\/p>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>) est une organisation agricole nationale non partisane \u00e0 adh\u00e9sion directe et volontaire. Fond\u00e9e en 1969, et avec des racines remontant \u00e0 plus d&rsquo;un si\u00e8cle, l&rsquo;association <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> repr\u00e9sente des milliers de familles d&rsquo;agriculteurs d&rsquo;un oc\u00e9an \u00e0 l&rsquo;autre. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> travaille \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de politiques \u00e9conomiques et sociales qui permettront aux petites et moyennes exploitations agricoles familiales de rester les principaux producteurs de denr\u00e9es alimentaires au Canada.<\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> estime que l&rsquo;agriculture doit \u00eatre \u00e9conomiquement, socialement et \u00e9cologiquement durable et que la production alimentaire doit conduire \u00e0 une alimentation saine pour les personnes, \u00e0 des sols enrichis, \u00e0 un paysage plus beau, \u00e0 des emplois pour les non-agriculteurs, \u00e0 des communaut\u00e9s rurales prosp\u00e8res et \u00e0 des \u00e9cosyst\u00e8mes naturels biodiversifi\u00e9s. Le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> est un chef de file dans l&rsquo;expression des int\u00e9r\u00eats des fermes familiales du Canada, dans l&rsquo;analyse de la crise du revenu agricole et dans la proposition de solutions abordables, \u00e9quilibr\u00e9es et novatrices qui profitent \u00e0 tous les citoyens. Les positions politiques du <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> sont \u00e9labor\u00e9es au moyen d&rsquo;un processus d\u00e9mocratique par le biais de d\u00e9bats et de votes sur des r\u00e9solutions lors de congr\u00e8s r\u00e9gionaux et nationaux, comme le pr\u00e9voit notre Constitution.<\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> se r\u00e9jouit de pouvoir fournir des informations \u00e0 M. Olivier De Schutter, rapporteur sp\u00e9cial sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation, dans le cadre de sa mission au Canada. Notre rapport se concentrera sur le point de vue de <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>sur l&rsquo;organisation des cha\u00eenes alimentaires et son impact sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation, ainsi que sur la gouvernance des politiques et des programmes qui ont un impact sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation.<\/p>\n<p><strong>Les fermi\u00e8res et la cha\u00eene alimentaire au Canada<\/strong><\/p>\n<p>La cha\u00eene alimentaire commence par la terre et l&rsquo;eau, et comprend les semences et les animaux reproducteurs, les intrants tels que les engrais, les carburants et les produits chimiques agricoles, l&rsquo;\u00e9quipement, l&rsquo;infrastructure de production, les machines et les pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, et se poursuit par la commercialisation des produits agricoles aupr\u00e8s des acheteurs, des courtiers, des n\u00e9gociants, des transformateurs, des grossistes, des d\u00e9taillants et du consommateur final. Le transport repr\u00e9sente \u00e9galement un co\u00fbt important pour de nombreux fermiers. La cha\u00eene alimentaire comprend \u00e9galement le travail, les connaissances, l&rsquo;expertise et la gestion apport\u00e9s par les familles d&rsquo;agriculteurs. En tant qu&rsquo;organisation de fermiers familiaux, nous reconnaissons que la transmission de l&rsquo;exploitation \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante d&rsquo;agriculteurs est \u00e9galement un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la cha\u00eene alimentaire au fil du temps.<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0cha\u00eene alimentaire\u00a0\u00bb \u00e9voque les nombreux maillons qui doivent \u00eatre pr\u00e9sents et solides pour que la nourriture soit produite et transform\u00e9e afin que les gens puissent \u00eatre nourris. Malheureusement, de nombreux fermiers estiment aujourd&rsquo;hui que le terme \u00ab\u00a0cha\u00eene alimentaire\u00a0\u00bb d\u00e9crit \u00e9galement un sentiment croissant de servitude r\u00e9sultant des puissantes entreprises qui contr\u00f4lent une grande partie de l&rsquo;environnement \u00e9conomique, social et \u00e9cologique dans lequel nous devons essayer de survivre.<\/p>\n<p><strong>Perte de fermiere<\/strong><\/p>\n<p>Le nombre de fermes et d&rsquo;agriculteurs au Canada diminue depuis plusieurs d\u00e9cennies, tandis que l&rsquo;\u00e2ge moyen des agriculteurs augmente.<\/p>\n<p>Les fermi\u00e8res sont prises dans un \u00e9tau entre les co\u00fbts et les prix, o\u00f9 elles sont oblig\u00e9es de prendre les prix lorsqu&rsquo;elles ach\u00e8tent des intrants, mais aussi lorsqu&rsquo;elles vendent leurs produits. Les prix des intrants sont en constante augmentation et les prix des produits de base, bien que sujets \u00e0 la volatilit\u00e9, sont rest\u00e9s bas.<\/p>\n<p>Le d\u00e9clin spectaculaire du nombre d&rsquo;exploitations agricoles est le r\u00e9sultat d&rsquo;une politique et non d&rsquo;une \u00e9volution naturelle des choix de carri\u00e8re individuels. La faiblesse des prix agricoles est b\u00e9n\u00e9fique pour les fabricants de denr\u00e9es alimentaires, car elle signifie que les co\u00fbts de leurs intrants sont moins \u00e9lev\u00e9s, ce qui leur permet d&rsquo;\u00eatre plus facilement rentables. Le secteur de l&rsquo;industrie alimentaire est un lobby puissant au Canada qui a r\u00e9ussi \u00e0 obtenir des r\u00e9glementations et des politiques favorables permettant de d\u00e9charger les co\u00fbts sur les fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>La d\u00e9pression \u00e0 long terme des prix agricoles par rapport aux prix des intrants et au co\u00fbt de la vie signifie que les marges se resserrent constamment, obligeant les fermi\u00e8res \u00e0 produire toujours plus pour maintenir le m\u00eame revenu. Pour produire davantage, les fermi\u00e8res doivent acqu\u00e9rir plus de terres, acheter des \u00e9quipements plus grands, augmenter la taille des troupeaux, recourir davantage aux produits chimiques agricoles achet\u00e9s et s&rsquo;endetter davantage. La taille d&rsquo;une ferme \u00ab\u00a0viable\u00a0\u00bb ne cesse d&rsquo;augmenter, et les objectifs de \u00ab\u00a0r\u00e9ussite\u00a0\u00bb ne cessent de s&rsquo;\u00e9loigner, tandis que les fermiers s&rsquo;efforcent de suivre le mouvement. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&rsquo;aspect croissance de la dynamique sont les entreprises d&rsquo;intrants et les banques, tandis que les fermi\u00e8res se retrouvent avec des risques plus \u00e9lev\u00e9s, moins de voisins, des communaut\u00e9s appauvries, moins de temps et plus de stress.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;accaparement des terres<\/strong><\/p>\n<p>La perte d&rsquo;exploitations agricoles et l&rsquo;augmentation de l&rsquo;\u00e2ge moyen des fermi\u00e8res ne sont pas simplement des statistiques \u00e9conomiques, mais indiquent un \u00e9chec alarmant du transfert interg\u00e9n\u00e9rationnel et une \u00e9volution vers la concentration de la propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re. De nombreux jeunes ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas se lancer dans l&rsquo;agriculture en raison des sombres perspectives \u00e9conomiques, ou ont \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9s de le faire en raison du niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;endettement n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;achat ou \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une exploitation agricole. Par cons\u00e9quent, les fermi\u00e8res plus \u00e2g\u00e9es ne transmettent pas leurs connaissances \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante, et cet ensemble de connaissances pratiques et culturelles se perd.<\/p>\n<p>Dans de nombreuses r\u00e9gions du Canada, les terres sont achet\u00e9es par des investisseurs absent\u00e9istes par l&rsquo;interm\u00e9diaire de soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;investissement foncier sp\u00e9culatives, puis lou\u00e9es \u00e0 des fermi\u00e8res ou exploit\u00e9es avec de la main-d&rsquo;\u0153uvre salari\u00e9e, y compris des travailleurs migrants temporaires. Les investisseurs en terres agricoles ne sont pas int\u00e9ress\u00e9s par la production alimentaire, mais par un flux de revenus, et prennent donc des d\u00e9cisions de culture bas\u00e9es sur la rentabilit\u00e9 plut\u00f4t que sur la gestion des terres. L&rsquo;absence de relation \u00e0 long terme avec la terre entra\u00eene un risque \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;\u00e9puisement des sols, d&rsquo;\u00e9rosion, de contamination de l&rsquo;eau et d&rsquo;autres probl\u00e8mes environnementaux, car les gains \u00e0 court terme sont la priorit\u00e9 des actionnaires.<\/p>\n<p><strong>Prix agricoles et prix des denr\u00e9es alimentaires<\/strong><\/p>\n<p>Pendant la crise prolong\u00e9e du revenu agricole, les prix des produits alimentaires dans les magasins d&rsquo;alimentation ont augment\u00e9, ce qui indique que le prix des produits agricoles n&rsquo;est pas un facteur important dans le prix des produits alimentaires. La hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires n&rsquo;est pas due \u00e0 l&rsquo;augmentation des prix pay\u00e9s aux fermi\u00e8res. La part de l&rsquo;argent consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;alimentation qui arrive dans la poche des fermi\u00e8res est minuscule. Plus important encore, le prix des denr\u00e9es alimentaires continue d&rsquo;augmenter alors que les prix des produits de base restent bas. Le revenu agricole net des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es est pratiquement nul. Lors de la r\u00e9cente hausse des prix \u00e0 la production, le prix num\u00e9rique que les fermi\u00e8res re\u00e7oivent est presque identique \u00e0 celui qu&rsquo;elles recevaient au milieu des ann\u00e9es 1970. Il y a trente-sept ans, les fermi\u00e8res recevaient 13 \u00e0 14 dollars pour un boisseau de lin et de canola et c&rsquo;est exactement ce qu&rsquo;elles re\u00e7oivent aujourd&rsquo;hui. Les prix du bl\u00e9 sont aujourd&rsquo;hui pratiquement les m\u00eames qu&rsquo;il y a 37 ans. La plupart des fermi\u00e8res et fermiers doivent prendre un emploi en dehors de l&rsquo;exploitation pour subvenir aux besoins de leur famille et subventionnent ainsi le prix des denr\u00e9es alimentaires par leur propre travail non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 sur l&rsquo;exploitation.<\/p>\n<p><strong>Filets de s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les filets de s\u00e9curit\u00e9 agricoles du Canada pr\u00e9sentent de grosses lacunes : ils capturent les plus grandes exploitations et laissent tomber les plus petites. Les plus grandes exploitations captent un montant disproportionn\u00e9 des paiements de soutien agricole, en raison de la conception des programmes et du plafond excessivement \u00e9lev\u00e9 (3 millions de dollars par exploitation) des paiements maximaux. Une exploitation agricole hautement sp\u00e9cialis\u00e9e et d\u00e9pendant des march\u00e9s d&rsquo;exportation pr\u00e9sente un degr\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 de volatilit\u00e9 des marges en raison des fluctuations brutales des march\u00e9s mondiaux et des taux de change. Ces changements spectaculaires entra\u00eenent le versement d&rsquo;aides agricoles consid\u00e9rables lors des mauvaises ann\u00e9es. En revanche, une exploitation plus petite et plus diversifi\u00e9e est moins volatile, a moins de chances de d\u00e9clencher un paiement et re\u00e7oit un paiement final moins important &#8211; s&rsquo;il reste de l&rsquo;argent dans le programme au moment o\u00f9 elle demande de l&rsquo;aide. Cette dynamique contribue \u00e0 la concentration de la propri\u00e9t\u00e9 en favorisant les plus grands producteurs.<\/p>\n<p><strong>Politiques d&rsquo;exportation<\/strong><\/p>\n<p>Les politiques agricoles du Canada sont ax\u00e9es sur l&rsquo;expansion des exportations. Cette approche est devenue dominante en 1989, lors de la mise en \u0153uvre de l&rsquo;accord de libre-\u00e9change entre le Canada et les \u00c9tats-Unis, et s&rsquo;est intensifi\u00e9e apr\u00e8s la signature de l&rsquo;ALENA en 1994. Le Canada continue de conclure des accords commerciaux bilat\u00e9raux avec diff\u00e9rents pays et n\u00e9gocie actuellement l&rsquo;accord \u00e9conomique et commercial global avec l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Le Canada pourrait \u00e9galement adh\u00e9rer au Partenariat transpacifique. Ces accords commerciaux tentent de traiter l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture comme n&rsquo;importe quelle autre marchandise.  <span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>Avec nos organisations s\u0153urs de La Via Campesina, nous promouvons plut\u00f4t la souverainet\u00e9 alimentaire, qui reconna\u00eet la place centrale qu&rsquo;occupe la nourriture dans nos vies et l&rsquo;importance du contr\u00f4le d\u00e9mocratique exerc\u00e9 par les membres de leurs communaut\u00e9s sur les d\u00e9cisions importantes en mati\u00e8re de production alimentaire.<\/p>\n<p>La politique du Canada ax\u00e9e sur le commerce a permis d&rsquo;accro\u00eetre les \u00e9changes, mais cela n&rsquo;a pas aid\u00e9 les fermi\u00e8res. L&rsquo;augmentation des \u00e9changes s&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;une hausse des d\u00e9penses et de l&rsquo;endettement, et le nombre total de fermi\u00e8res a diminu\u00e9. Le revenu agricole net a stagn\u00e9. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires du programme d&rsquo;expansion du commerce semblent \u00eatre les vendeurs d&rsquo;intrants et les transformateurs de produits alimentaires qui peuvent d\u00e9sormais acheter des produits agricoles \u00e0 bas prix sur le march\u00e9 mondial, r\u00e9duisant ainsi leurs co\u00fbts et augmentant leur rentabilit\u00e9. L'\u00a0\u00bbefficacit\u00e9\u00a0\u00bb de ce syst\u00e8me n&rsquo;est pas r\u00e9percut\u00e9e sur les consommateurs, alors que les prix des denr\u00e9es alimentaires continuent de grimper, mais est au contraire accapar\u00e9e par les entreprises agroalimentaires mondiales, de plus en plus grandes et de moins en moins nombreuses, qui participent \u00e0 l&rsquo;achat, \u00e0 la vente et \u00e0 la transformation.<\/p>\n<p>Historiquement, l&rsquo;Ouest canadien est un exportateur de c\u00e9r\u00e9ales, et les exportations de c\u00e9r\u00e9ales constituent toujours l&rsquo;un des principaux moteurs \u00e9conomiques des provinces des Prairies. En 1901, la Commission canadienne des grains a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e afin de garantir l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 pour les fermi\u00e8res qui vendaient des c\u00e9r\u00e9ales. Un solide syst\u00e8me de notation, d&rsquo;inspection et de gouvernance a \u00e9t\u00e9 mis au point et a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve du temps. Toutefois, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral actuel apporte des changements fondamentaux \u00e0 la CCG, ce qui la rendra vuln\u00e9rable \u00e0 l&rsquo;influence des soci\u00e9t\u00e9s agro-industrielles mondiales et pourrait conduire \u00e0 sa disparition, et les fermi\u00e8res ne seront plus prot\u00e9g\u00e9es comme elles l&rsquo;\u00e9taient il y a 100 ans.<\/p>\n<p><strong>Accords commerciaux<\/strong><\/p>\n<p>Outre l&rsquo;absurdit\u00e9 d&rsquo;une promotion unique de l&rsquo;expansion du commerce pour l&rsquo;agriculture, les \u00ab\u00a0accords commerciaux\u00a0\u00bb que le Canada a sign\u00e9s ne concernent pas seulement le commerce &#8211; ils visent \u00e0 restreindre l&rsquo;espace politique des gouvernements afin d&#8217;emp\u00eacher les lois nationales d&rsquo;entraver la capacit\u00e9 des entreprises mondiales \u00e0 faire des affaires de mani\u00e8re rentable et transparente, quel que soit le pays dans lequel elles op\u00e8rent. Les lois, politiques, programmes et r\u00e9glementations qu&rsquo;un pays pourrait mettre en \u0153uvre sur la base de la volont\u00e9 d\u00e9mocratique de sa population sont red\u00e9finis comme \u00ab\u00a0\u00e9quivalant \u00e0 une expropriation\u00a0\u00bb et soumis aux m\u00e9canismes de r\u00e8glement des diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats.<\/p>\n<p>Les fermiers canadiens ont souffert et ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s de leurs terres en raison des accords commerciaux existants, et sont gravement menac\u00e9s par l&rsquo;imminence de l&rsquo;accord AECG et la participation potentielle du Canada au TPP.<\/p>\n<p>Deux domaines cl\u00e9s de la cha\u00eene alimentaire sont menac\u00e9s par l&rsquo;AECG : la possibilit\u00e9 de continuer \u00e0 utiliser des semences conserv\u00e9es \u00e0 la ferme et l&rsquo;acc\u00e8s aux march\u00e9s alimentaires locaux par le biais des march\u00e9s publics.<\/p>\n<p>Les mesures propos\u00e9es en mati\u00e8re de droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans l&rsquo;AECG permettraient la saisie pr\u00e9ventive des biens des fermi\u00e8res en cas d&rsquo;all\u00e9gations de violation de brevets. En 2004, l&rsquo;arr\u00eat Schmeiser de la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 que, quelle que soit la mani\u00e8re dont les g\u00e8nes brevet\u00e9s se sont retrouv\u00e9s sur les terres d&rsquo;un fermier, et que le fermier ait ou non b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des g\u00e8nes brevet\u00e9s, le fermier portait atteinte aux droits exclusifs du d\u00e9tenteur du brevet. Si l&rsquo;AECG est adopt\u00e9 tel qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, les fermiers \u00e9viteront probablement le risque de saisie pr\u00e9ventive en achetant uniquement des semences g\u00e9n\u00e9tiquement brevet\u00e9es et en payant les droits de licence (dans le cadre d&rsquo;un \u00ab\u00a0accord d&rsquo;utilisation de la technologie\u00a0\u00bb) \u00e0 l&rsquo;entreprise, au lieu de prendre le risque que les semences non g\u00e9n\u00e9tiquement brevet\u00e9es conserv\u00e9es \u00e0 la ferme soient contamin\u00e9es par la pollinisation crois\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 brevet\u00e9e. Le choix des semences serait \u00e9limin\u00e9 de facto, et cr\u00e9erait en fait un transfert forc\u00e9 de richesse du fermier vers le semencier.<\/p>\n<p>L&rsquo;UE cherche activement \u00e0 acc\u00e9der aux march\u00e9s publics aux niveaux provincial et local. Pour toute passation de march\u00e9 d\u00e9passant les seuils (qui sont relativement bas), aucune entit\u00e9 gouvernementale ne sera en mesure d&rsquo;accorder un traitement pr\u00e9f\u00e9rentiel aux fournisseurs locaux. Compte tenu de l&rsquo;essor du mouvement alimentaire local au Canada et de l&rsquo;importance des politiques de march\u00e9s publics pour le d\u00e9veloppement du march\u00e9 de l&rsquo;alimentation locale, cette mesure aurait un impact significatif sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation au Canada. Pour les fermi\u00e8res, le mouvement de l&rsquo;alimentation locale a \u00e9t\u00e9 un domaine important pour l&rsquo;entr\u00e9e des jeunes et des nouveaux agriculteurs. Le recensement de 2006 a montr\u00e9 que l&rsquo;agriculture dans les zones urbaines et p\u00e9riurbaines du Canada est en augmentation. En restreignant les politiques d&rsquo;approvisionnement local par le biais de l&rsquo;AECG, le gouvernement canadien coupera court \u00e0 l&rsquo;une des rares bonnes nouvelles de la sc\u00e8ne agricole canadienne.<\/p>\n<p><strong><u>Gouvernance des politiques et des programmes<\/u><\/strong><\/p>\n<p>La politique agricole canadienne ne fait pas de distinction entre l&rsquo;agro-industrie (y compris les vendeurs d&rsquo;intrants, les transformateurs de produits alimentaires et les d\u00e9taillants, ainsi que les fermes industrielles) et les fermi\u00e8res familiales, alors que les int\u00e9r\u00eats de ces secteurs sont g\u00e9n\u00e9ralement oppos\u00e9s.<\/p>\n<p>Les accords commerciaux mentionn\u00e9s ci-dessus constituent en fait une constitution supranationale qui donne des pouvoirs aux entreprises et limite les types de politiques que les gouvernements d\u00e9mocratiquement \u00e9lus peuvent mettre en \u0153uvre. Le langage des n\u00e9gociations commerciales est celui de la confrontation : le Canada a un int\u00e9r\u00eat offensif dans le march\u00e9 X et tente de d\u00e9fendre le march\u00e9 Y contre le partenaire commercial. Cependant, en r\u00e9alit\u00e9, les gouvernements des deux parties se comportent comme des mandataires des entreprises qui cherchent \u00e0 tirer profit de l&rsquo;\u00e9largissement de leur champ d&rsquo;action et de l&rsquo;\u00e9limination des conditions qui leur sont impos\u00e9es par la volont\u00e9 collective des citoyens des diff\u00e9rents pays. Les deux parties cherchent \u00e0 se d\u00e9velopper en p\u00e9n\u00e9trant l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;autre. S&rsquo;agit-il d&rsquo;un jeu \u00e0 somme nulle ? Ou bien la v\u00e9ritable cible est-elle les petits acteurs de l&rsquo;\u00e9conomie nationale qui seront submerg\u00e9s et \u00e9limin\u00e9s lorsqu&rsquo;ils seront confront\u00e9s \u00e0 l&rsquo;immense pouvoir \u00e9conomique des entreprises mondiales ?<\/p>\n<p><strong>La capture r\u00e9glementaire<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments est l&rsquo;agence charg\u00e9e de la mise en \u0153uvre d&rsquo;un grand nombre de lois et de r\u00e8glements canadiens relatifs \u00e0 l&rsquo;alimentation. Son mandat est double : garantir la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et promouvoir la comp\u00e9titivit\u00e9 des exportations alimentaires canadiennes. L&rsquo;ACIA entretient des relations \u00e9troites avec de nombreux groupes de pression de l&rsquo;industrie alimentaire et se d\u00e9charge de plus en plus de ses responsabilit\u00e9s sur les entreprises. M\u00eame lorsque l&rsquo;ACIA conserve son r\u00f4le de r\u00e9gulateur, elle demande l&rsquo;avis des parties concern\u00e9es. En raison des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et de la capacit\u00e9 du lobby de l&rsquo;industrie alimentaire, ses repr\u00e9sentants exercent une influence indue sur le r\u00e9sultat de ces consultations.<\/p>\n<p>Par exemple, l&rsquo;industrie du conditionnement de la viande promeut des mesures de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00e0 forte intensit\u00e9 de capital qui rendent l&rsquo;exploitation des petits abattoirs non rentable en raison des frais g\u00e9n\u00e9raux \u00e9lev\u00e9s et des co\u00fbts du service de la dette que ces investissements impliquent. Les r\u00e9glementations sont utilis\u00e9es comme une barri\u00e8re pour emp\u00eacher les petites entreprises d&rsquo;entrer ou de rester sur le march\u00e9. Il en r\u00e9sulte une \u00e9volution vers un secteur de transformation de la viande extr\u00eamement centralis\u00e9, \u00e0 grande vitesse, \u00e0 bas salaires, \u00e0 gros volume et \u00e0 faible marge, ainsi que la perte de capacit\u00e9s \u00e0 plus petite \u00e9chelle sur les march\u00e9s locaux et r\u00e9gionaux. L&rsquo;ACIA est favorable \u00e0 cette \u00e9volution, car les grands transformateurs sont consid\u00e9r\u00e9s comme comp\u00e9titifs sur le march\u00e9 nord-am\u00e9ricain ou mondial, m\u00eame si leurs activit\u00e9s ont des effets n\u00e9fastes sur les fermi\u00e8res et les consommateurs canadiens.<\/p>\n<p><strong>Mise \u00e0 mort de la Commission canadienne du bl\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>En 2011, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a adopt\u00e9 une loi, le projet de loi C 18, visant \u00e0 d\u00e9manteler la Commission canadienne du bl\u00e9, vieille de 75 ans, l&rsquo;organisme de vente \u00e0 guichet unique dirig\u00e9 par les agriculteurs qui vendait le bl\u00e9 et l&rsquo;orge des fermiers de l&rsquo;Ouest pour l&rsquo;exportation et pour la consommation humaine au niveau national. La loi a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e au m\u00e9pris d&rsquo;un arr\u00eat de la Cour f\u00e9d\u00e9rale qui a jug\u00e9 l&rsquo;introduction du projet de loi contraire \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat de droit, car le vote contraignant des fermiers sur les modifications propos\u00e9es au guichet unique n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 comme l&rsquo;exigeait la loi sur la Commission canadienne du bl\u00e9 en vigueur \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a commenc\u00e9 \u00e0 mettre en \u0153uvre le projet de loi C-18 sans tenir compte de la d\u00e9cision du tribunal, mais il a \u00e9galement fait appel de cette d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Les fermiers ont lanc\u00e9 un recours collectif pour faire annuler le projet de loi C-18 (voir www.cwbclassaction.ca). Leur plainte comprend des accusations en vertu de la Charte canadienne des droits et libert\u00e9s, y compris la violation du droit \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;association et du droit \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression.<\/p>\n<p>La Commission canadienne du bl\u00e9 est tenue de vendre la totalit\u00e9 du bl\u00e9 et de l&rsquo;orge dont elle a la charge et de restituer aux fermi\u00e8res la totalit\u00e9 du produit net des ventes. Tous les fermiers \u00e9taient trait\u00e9s sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9, ind\u00e9pendamment de leur taille ou de leur situation g\u00e9ographique, et le prix \u00e9tait bas\u00e9 sur la qualit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e par la Commission canadienne des grains. Les ventes int\u00e9rieures aux minoteries ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 des prix raisonnables, sans discrimination \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des petits transformateurs. Les ventes de la CCB repr\u00e9sentaient environ 5 milliards de dollars par an, et tout cet argent revenait \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie des prairies.<\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;adoption du projet de loi C-18, la plus grande entreprise c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re du Canada, Viterra, a \u00e9t\u00e9 vendue \u00e0 Glencore United, une entreprise suisse. \u00c0 partir du 1er ao\u00fbt 2012, les b\u00e9n\u00e9fices de la vente du bl\u00e9 et de l&rsquo;orge de l&rsquo;Ouest iront \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es \u00e9trang\u00e8res et non plus aux fermi\u00e8res canadiennes. En outre, la qualit\u00e9 de nos c\u00e9r\u00e9ales diminuera en raison des changements apport\u00e9s \u00e0 la classification du bl\u00e9, et les Canadiens ne pourront plus compter sur du bl\u00e9 canadien de premi\u00e8re qualit\u00e9 dans leur pain quotidien.<\/p>\n<p>La Commission canadienne du bl\u00e9 a jou\u00e9 de nombreux autres r\u00f4les en plus de la commercialisation du bl\u00e9 et de l&rsquo;orge. Elle a soutenu la recherche d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public, veill\u00e9 \u00e0 ce que les fermiers puissent charger des wagons de producteurs pour exp\u00e9dier leurs c\u00e9r\u00e9ales au lieu d&rsquo;utiliser les silos appartenant aux compagnies c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, assur\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s aux silos pour tous les producteurs de bl\u00e9, d\u00e9fendu avec succ\u00e8s les d\u00e9fis commerciaux lanc\u00e9s par les \u00c9tats-Unis, d\u00e9velopp\u00e9 les march\u00e9s d&rsquo;exportation et encourag\u00e9 la fid\u00e9lit\u00e9 des clients gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;excellence de la qualit\u00e9 et du service, et d\u00e9fendu les int\u00e9r\u00eats des fermiers dans les questions de transport ferroviaire.<\/p>\n<p><strong>P\u00e9trole et gaz  <\/strong><\/p>\n<p>La priorit\u00e9 du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral est l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re. Les politiques et les programmes visant \u00e0 r\u00e9duire l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles et \u00e0 att\u00e9nuer le changement climatique sont supprim\u00e9s et r\u00e9duits \u00e0 n\u00e9ant. Ainsi, le Canada contribue au changement climatique au lieu de l&rsquo;att\u00e9nuer. L&rsquo;agriculture \u00e9tant extr\u00eamement d\u00e9pendante des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, les fermiers supportent un lourd fardeau lorsque des ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames tels que les inondations, les s\u00e9cheresses, les tornades, les gel\u00e9es pr\u00e9coces, les d\u00e9gels au milieu de l&rsquo;hiver, etc. entra\u00eenent des pertes de terres, de b\u00e9tail, d&rsquo;\u00e9quipements, d&rsquo;infrastructures, ou nous emp\u00eachent de planter ou de r\u00e9colter. Le passage \u00e0 des programmes d&rsquo;assurance autofinanc\u00e9s au lieu d&rsquo;une couverture \u00e9tendue des catastrophes signifie que m\u00eame les risques li\u00e9s au changement climatique sont transf\u00e9r\u00e9s sur le dos des fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>La primaut\u00e9 du p\u00e9trole et du gaz sur l&rsquo;agriculture cause \u00e9galement des dommages \u00e0 la terre et \u00e0 l&rsquo;eau en raison des effets de la fracturation hydraulique (fracking). Les r\u00e9glementations relatives \u00e0 la fracturation sont minimes, voire inexistantes, de sorte que les fermi\u00e8res ne savent pas quels types de produits chimiques sont d\u00e9vers\u00e9s sur leurs terres ou dans leurs bassins versants lorsque l&rsquo;eau produite par les op\u00e9rations de fracturation fuit ou est d\u00e9vers\u00e9e. L&rsquo;impact de ces produits chimiques sur l&rsquo;approvisionnement alimentaire est \u00e9galement inconnu, m\u00eame si le b\u00e9tail et les cultures sont contamin\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9glementation des OGM<\/strong><\/p>\n<p>Le Canada pr\u00e9tend disposer d&rsquo;un syst\u00e8me r\u00e9glementaire \u00ab\u00a0fond\u00e9 sur la science\u00a0\u00bb en ce qui concerne les organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s, ou \u00ab\u00a0nouveaux aliments\u00a0\u00bb, comme on les appelle au Canada. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;examen de l&rsquo;impact \u00e9thique, social et commercial des d\u00e9cisions d&rsquo;approbation d&rsquo;une nouvelle culture g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e. Les donn\u00e9es soumises par les entreprises sont tr\u00e8s secr\u00e8tes et l&rsquo;organisme public de r\u00e9glementation, l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments, ne dispose d&rsquo;aucune capacit\u00e9 de test ind\u00e9pendante qui permettrait de v\u00e9rifier les all\u00e9gations et les conclusions des entreprises. Les p\u00e9riodes de consultation publique pour les d\u00e9cisions r\u00e9glementaires sont courtes (de 30 \u00e0 75 jours dans la plupart des cas), et les groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public ne sont pas financ\u00e9s en tant qu&rsquo;intervenants, de sorte que la capacit\u00e9 \u00e0 critiquer ces propositions est limit\u00e9e. Le gouvernement canadien a une position politique en faveur de l&rsquo;expansion de la biotechnologie et ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une partie neutre. En outre, le Canada est en train de licencier des milliers de fonctionnaires, dont une forte proportion de scientifiques. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral actuel ne s&rsquo;engage pas r\u00e9ellement \u00e0 mener une politique fond\u00e9e sur la science.<\/p>\n<p>En 2000, Monsanto a d\u00e9pos\u00e9 une demande d&rsquo;autorisation pour vendre du bl\u00e9 g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 au Canada. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> et d&rsquo;autres fermiers, ainsi que les consommateurs, s&rsquo;y sont fortement oppos\u00e9s. La Commission canadienne du bl\u00e9 a effectu\u00e9 des recherches qui ont montr\u00e9 que plus de 80 % des clients exportateurs du Canada n&rsquo;ach\u00e8teraient pas notre bl\u00e9, ou en r\u00e9duiraient fortement le prix, s&rsquo;il \u00e9tait g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9. En 2004, Monsanto a retir\u00e9 sa demande d&rsquo;autorisation r\u00e9glementaire.<\/p>\n<p>Au cours des derni\u00e8res semaines, le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> a observ\u00e9 des signes inqui\u00e9tants indiquant que le terrain est pr\u00e9par\u00e9 pour une nouvelle tentative d&rsquo;introduction de bl\u00e9 g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a ferm\u00e9 le Centre de recherche sur les c\u00e9r\u00e9ales de Winnipeg et a annonc\u00e9 que la recherche publique sur la s\u00e9lection des c\u00e9r\u00e9ales n&rsquo;irait pas plus loin que le d\u00e9veloppement du plasma germinal, qui sera ensuite vendu \u00e0 des entreprises priv\u00e9es pour qu&rsquo;elles puissent d\u00e9velopper et commercialiser des vari\u00e9t\u00e9s de semences. Un tel syst\u00e8me fonctionnerait probablement en permettant aux entreprises de semences de percevoir des redevances sur les vari\u00e9t\u00e9s g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es brevet\u00e9es ou dans le cadre d&rsquo;un r\u00e9gime de protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales de l&rsquo;UPOV 91 (la loi canadienne est bas\u00e9e sur l&rsquo;UPOV 78). La mise au point de bl\u00e9 g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 aurait de graves r\u00e9percussions sur la capacit\u00e9 des fermi\u00e8res \u00e0 vendre sur les march\u00e9s d&rsquo;exportation haut de gamme et pourrait \u00e9liminer la possibilit\u00e9 d&rsquo;une agriculture biologique certifi\u00e9e dans les Prairies en raison de la contamination g\u00e9n\u00e9tique in\u00e9vitable de notre culture de base.<\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> est \u00e9galement pr\u00e9occup\u00e9 par la luzerne g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e. Le Canada l&rsquo;a approuv\u00e9 pour la diss\u00e9mination dans l&rsquo;environnement et pour la s\u00e9curit\u00e9 des denr\u00e9es alimentaires et des aliments pour animaux, de sorte que le seul obstacle restant est l&rsquo;enregistrement de la vari\u00e9t\u00e9. La r\u00e9glementation relative aux vari\u00e9t\u00e9s de semences a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es afin de faciliter l&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s de semences de certains types de cultures sans qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire d&rsquo;en \u00e9valuer le m\u00e9rite. Nous craignons que le statut de la luzerne dans le cadre du syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s de semences ne soit modifi\u00e9 pour faciliter la commercialisation d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e au Canada. Les fermi\u00e8res s&rsquo;inqui\u00e8tent de l&rsquo;impact de la luzerne g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e sur les exportations et sur le secteur biologique canadien, car la luzerne est une culture fourrag\u00e8re importante et une l\u00e9gumineuse qui contribue \u00e0 l&rsquo;enrichissement du sol dans les rotations culturales.<\/p>\n<p><strong>Privatisation de l&rsquo;agenda de la recherche agricole<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9cent budget f\u00e9d\u00e9ral a modifi\u00e9 radicalement le soutien public accord\u00e9 \u00e0 la recherche au Canada. La quasi-totalit\u00e9 de l&rsquo;aide publique sera d\u00e9sormais orient\u00e9e vers la recherche ayant une application commerciale directe. La recherche fondamentale universitaire a connu une \u00e9volution au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le financement public exigeant de plus en plus qu&rsquo;un pourcentage significatif du financement du projet soit r\u00e9uni par le scientifique. En pratique, cela signifie que les chercheurs doivent trouver un partenaire du secteur priv\u00e9 &#8211; une entreprise &#8211; pour financer leurs travaux. Seule la recherche pr\u00e9sentant un avantage commercial peut b\u00e9n\u00e9ficier de ce type de financement. Nous avons donc perdu la capacit\u00e9 de mener des recherches pr\u00e9cieuses dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public, telles que l&rsquo;am\u00e9lioration de la gestion de l&rsquo;eau, la consolidation des sols, l&rsquo;agro\u00e9cologie, les syst\u00e8mes \u00e0 faible consommation d&rsquo;intrants, etc. Les r\u00e9sultats de la recherche financ\u00e9e par les entreprises sont brevet\u00e9s ou font l&rsquo;objet d&rsquo;autres licences, de sorte que les fermi\u00e8res doivent payer pour la recherche \u00e0 plusieurs reprises si elles ach\u00e8tent le nouveau produit qui en r\u00e9sulte, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une semence, d&rsquo;un produit chimique agricole, d&rsquo;un m\u00e9dicament v\u00e9t\u00e9rinaire ou d&rsquo;une machine.<\/p>\n<p><strong>Gestion de l&rsquo;offre et accords commerciaux<\/strong><\/p>\n<p>Le syst\u00e8me canadien de gestion de l&rsquo;offre est une r\u00e9ussite pour les fermiers, les consommateurs, les transformateurs et les gouvernements. Toutefois, le secteur des entreprises exerce une pression croissante pour que la gestion de l&rsquo;offre soit abandonn\u00e9e en \u00e9change de l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 des accords commerciaux internationaux tels que le Partenariat transpacifique. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il prot\u00e9gerait la gestion de l&rsquo;offre, mais il a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab\u00a0tout est sur la table\u00a0\u00bb. Ces messages contradictoires sont d\u00e9concertants. En outre, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral est fier de son bilan en mati\u00e8re de r\u00e9duction et d&rsquo;\u00e9limination des droits de douane dans d&rsquo;autres secteurs. Les opposants \u00e0 la gestion de l&rsquo;offre estiment qu&rsquo;en raison du fort soutien de l&rsquo;opinion publique \u00e0 la gestion de l&rsquo;offre, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;adopter une approche progressive pour l&rsquo;\u00e9liminer. La r\u00e9duction des droits de douane pourrait bien \u00eatre la strat\u00e9gie progressive qui sera utilis\u00e9e pour saper le syst\u00e8me.<\/p>\n<p><strong>Solutions recommand\u00e9es :<\/strong><\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande que le Canada adopte une politique alimentaire nationale qui valorise et soutienne l&rsquo;exploitation agricole familiale en tant qu&rsquo;unit\u00e9 de production de base et qu&rsquo;elle inclue des efforts pour reconstruire le secteur agricole en soutenant les jeunes fermi\u00e8res et fermiers.<\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande que l&rsquo;agriculture soit trait\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment des accords commerciaux globaux tels que l&rsquo;ALENA, l&rsquo;AECG et le TPP.<\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sur les semences.<\/p>\n<p>Le Canada devrait \u00e9laborer une strat\u00e9gie de r\u00e9duction de la dette agricole afin de favoriser l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la terre des jeunes et des nouveaux fermiers, la retraite dans la dignit\u00e9 des fermiers plus \u00e2g\u00e9s et d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;inflation du prix des terres et la sp\u00e9culation.<\/p>\n<p>Le Canada doit am\u00e9liorer le cadre l\u00e9gislatif afin de permettre aux coop\u00e9ratives de fermiers\/consommateurs de jouer un r\u00f4le plus important dans l&rsquo;\u00e9conomie tout au long de la cha\u00eene alimentaire.<\/p>\n<p>Le programme de recherche publique du Canada devrait soutenir la recherche fond\u00e9e sur la curiosit\u00e9 et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public en la finan\u00e7ant \u00e0 100 %.<\/p>\n<p>La Commission canadienne du bl\u00e9 devrait \u00eatre r\u00e9tablie en tant qu&rsquo;organisme de commercialisation du bl\u00e9, du bl\u00e9 dur et de l&rsquo;orge des Prairies, dirig\u00e9 d\u00e9mocratiquement par les fermiers.<\/p>\n<p>La gestion de l&rsquo;offre doit \u00eatre maintenue et prot\u00e9g\u00e9e contre les agressions ext\u00e9rieures. Certains \u00e9l\u00e9ments du syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre doivent \u00eatre actualis\u00e9s afin de promouvoir le transfert interg\u00e9n\u00e9rationnel et une plus grande diversit\u00e9 des syst\u00e8mes de production, mais il est difficile de s&rsquo;engager dans cette voie lorsque l&rsquo;ensemble du syst\u00e8me doit se concentrer sur sa propre d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de vente des porcs \u00e0 guichet unique devrait \u00eatre r\u00e9introduit.<\/p>\n<p>Les entreprises de transformation de la viande bovine et porcine ne devraient pas avoir le droit de poss\u00e9der des parcs d&rsquo;engraissement ou des \u00e9levages de porcs (approvisionnement captif).<\/p>\n<p>L&rsquo;ACIA ne devrait avoir qu&rsquo;un mandat en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;Agence alimentaire du Royaume-Uni.<\/p>\n<p>Le Canada devrait promouvoir les \u00e9nergies renouvelables et les strat\u00e9gies d&rsquo;att\u00e9nuation du changement climatique qui impliquent de mani\u00e8re significative les fermi\u00e8res familiales. Le Canada devrait prendre en consid\u00e9ration tous les co\u00fbts sociaux, \u00e9conomiques et \u00e9cologiques \u00e0 court et \u00e0 long terme associ\u00e9s aux biocarburants et \u00e0 l&rsquo;objectif \u00ab\u00a0z\u00e9ro till\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me r\u00e9glementaire du Canada devrait inclure les impacts sociaux, \u00e9thiques et commerciaux dans son r\u00e9gime r\u00e9glementaire sur les OGM.<\/p>\n<p>Pour de plus amples informations, veuillez consulter la Constitution ( <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> ) et les m\u00e9moires ( <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> ) en annexe.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9lection de <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> Briefs :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>R\u00e9ponse aux modifications propos\u00e9es \u00e0 la Loi sur les grains du Canada en ce qui concerne la Commission canadienne des grains, 22 mars 2012<\/li>\n<li>Fermes, agriculteurs et agriculture en Ontario : un aper\u00e7u de la situation en 2011, mai 2011<\/li>\n<li>Revenu agricole net total et exportations et importations agroalimentaires totales, Canada, 1970 &#8211; 2009, avril 2011<\/li>\n<li>Revenu agricole brut total, revenu agricole net total et endettement agricole total, Canada 1970 &#8211; 2009, avril 2011<\/li>\n<li>Losing our Grip : How a Corporate Farmland Buy-up, Rising Farm Debt, and Agribusiness Financing of Inputs Threaten Family Farms and Food Sovereignty, 7 juin 2010 (en anglais)<\/li>\n<li>The Defense of Supply Management, 8 octobre 2009<\/li>\n<li>Les secteurs agricole et alimentaire du Canada, la concurrence et la comp\u00e9titivit\u00e9, et une voie pour sortir du mar\u00e9cage du revenu agricole net, 11 juin 2009<\/li>\n<li>Pr\u00e9sentation \u00e0 la sous-commission de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de la Chambre des communes, 1er juin 2009<\/li>\n<li>La crise agricole et le secteur bovin : Vers une nouvelle analyse et de nouvelles solutions, 19 novembre 2008<\/li>\n<li>Soumission \u00e0 la Commission de commercialisation des produits agricoles de l&rsquo;Ontario pour l&rsquo;examen de la Commission de commercialisation des producteurs de porcs de l&rsquo;Ontario, 22-25 juillet 2008<\/li>\n<li>La crise agricole actuelle : ses causes et ses solutions, Charlottetown, PEI, 12 juin 2008<\/li>\n<li>La crise agricole selon Agrium et AAC : Rapport sur le co\u00fbt des intrants agricoles, 6 mars 2008<\/li>\n<li><span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>  Pr\u00e9sentation au Groupe d&rsquo;\u00e9tude sur les politiques de concurrence, janvier 2008<\/li>\n<li>Rapport et recommandations \u00e0 l&rsquo;ACIA sur les modifications propos\u00e9es \u00e0 la loi sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales afin de rendre la l\u00e9gislation existante conforme \u00e0 la Convention UPOV de 1991, 8 mars 2005<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&lt;strongSoumission de l&rsquo;Union Nationale des Fermiers du Canada au Rapporteur sp\u00e9cial sur le droit \u00e0 l&rsquo;alimentation, M. Olivier De Schutter, Mission &lt;\/strong&lt;strongau Canada, mai 2012**&lt;\/strong Note : pour consulter le rapport complet avec les graphiques, veuillez t\u00e9l\u00e9charger la version PDF ici.L&rsquo;Union Nationale des Fermiers (UNF) est une organisation agricole nationale volontaire \u00e0 adh\u00e9sion directe et non partisane. Fond\u00e9e en 1969, l&rsquo;UNF, dont les racines remontent \u00e0 plus d&rsquo;un si\u00e8cle, repr\u00e9sente des milliers de familles d&rsquo;agriculteurs d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre du pays. L&rsquo;UNF travaille \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de politiques \u00e9conomiques et sociales qui permettront aux petites et moyennes exploitations agricoles familiales de rester les principaux producteurs de denr\u00e9es alimentaires au Canada.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[394,379,380,385],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[336],"archive-year":[488],"class_list":["post-27789","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-consultation-publique","tag-revenu-agricole","tag-souverainete-alimentaire","tag-une-commercialisation-ordonnee","policy_types-bref-unf","post_campaign-souverainete-alimentaire","archive-year-2012-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27789"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27789"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27789"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27789"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}