
{"id":27703,"date":"2020-03-20T12:08:32","date_gmt":"2020-03-20T18:08:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/canada-grain-act-amended-by-stealth-loi-sur-les-grains-du-canada-modifiee-en-catimini\/"},"modified":"2020-03-20T12:08:32","modified_gmt":"2020-03-20T18:08:32","slug":"canada-grain-act-amended-by-stealth-loi-sur-les-grains-du-canada-modifiee-en-catimini","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/canada-grain-act-amended-by-stealth-loi-sur-les-grains-du-canada-modifiee-en-catimini\/","title":{"rendered":"Le projet de loi C-4 apporte des modifications inutiles et pr\u00e9judiciables \u00e0 la loi sur les grains du Canada"},"content":{"rendered":"<p>Le projet de loi C-4, la <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/parl.ca\/DocumentViewer\/en\/10708013\"><br \/>\n  <em>Loi de mise en \u0153uvre de l&rsquo;Accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique<\/em><br \/>\n<\/a>Le projet de loi C-4, Loi de mise en \u0153uvre de l&rsquo;Accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM), modifie certaines lois existantes afin de les rendre conformes aux obligations du Canada en vertu de l&rsquo;ACEUM. L&rsquo;examen des d\u00e9clarations des t\u00e9moins montre que ni les d\u00e9put\u00e9s ni les t\u00e9moins ne se sont pench\u00e9s sur le texte r\u00e9el du projet de loi C-4, mais ont suppos\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait conforme au texte de l&rsquo;ACEUM. Lorsque la Nationale des Fermiers (UNF) a entrepris une lecture attentive des amendements \u00e0 la <em>Loi sur les grains du Canada (LGC <\/em>) du projet de loi C-4 (articles 59 \u00e0 69), nous avons d\u00e9couvert qu&rsquo;il promulgue des changements substantiels au syst\u00e8me c\u00e9r\u00e9alier du Canada qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9s dans le cadre de l&rsquo;accord commercial et qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9battus lors des audiences du Comit\u00e9. Il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;\u00e9tendre l&rsquo;acc\u00e8s am\u00e9ricain \u00e0 notre syst\u00e8me d&rsquo;exportation de c\u00e9r\u00e9ales au-del\u00e0 du bl\u00e9 pour y inclure toutes les c\u00e9r\u00e9ales, ainsi que de modifier les op\u00e9rations et l&rsquo;autorit\u00e9 de la Commission canadienne des grains qui ne sont pas dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de c\u00e9r\u00e9ales et qui sapent le contr\u00f4le des normes de qualit\u00e9 des exportations de c\u00e9r\u00e9ales du Canada.<\/p>\n<p>L&rsquo;UNF dispose d&rsquo;une expertise de longue date sur la fa\u00e7on dont la <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/lois-laws.justice.gc.ca\/eng\/acts\/G-10\/\"><br \/>\n  <em>Loi sur les grains du Canada <\/em><br \/>\n<\/a>(CGA<em>)<\/em>, la Commission canadienne des grains (CCG) et la <em>Loi sur les semences<\/em> fonctionnent ensemble pour pr\u00e9server la qualit\u00e9 de nos exportations de c\u00e9r\u00e9ales et les int\u00e9r\u00eats de nos producteurs de c\u00e9r\u00e9ales. Ces connaissances nous ont permis de reconna\u00eetre le danger que repr\u00e9sentent pour nos fermi\u00e8res et notre syst\u00e8me d&rsquo;exportation de c\u00e9r\u00e9ales les modifications injustifi\u00e9es de la LGC.<\/p>\n<ul>\n<li>Le projet de loi C-4 contient des mesures qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9goci\u00e9es dans le cadre de l&rsquo;ACEUM :\n<ul>\n<li>Traiter toutes les c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis &#8211; et pas seulement le bl\u00e9 &#8211; de la m\u00eame mani\u00e8re que les c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es au Canada<\/li>\n<li>Permettre aux c\u00e9r\u00e9ales provenant de l&rsquo;ext\u00e9rieur du Canada et des \u00c9tats-Unis d&rsquo;\u00eatre affect\u00e9es \u00e0 des grades canadiens<\/li>\n<li>Rendre les certificats d&rsquo;exportation de la CCG facultatifs<\/li>\n<li>Affaiblissement de l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur les grains contamin\u00e9s<\/li>\n<li>Permettre aux silos de refuser la livraison pour des raisons autres que l&rsquo;\u00e9tat ou l&rsquo;infestation<\/li>\n<li>Exiger une d\u00e9claration de vari\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>R\u00e9duire l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur le transport des grains \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Canada<\/li>\n<li>Permettre l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence de documents de tiers<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Le d\u00e9bat \u00e0 la Chambre des communes a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cipit\u00e9 et s&rsquo;est concentr\u00e9 sur l&rsquo;ACEUM, et non sur le texte m\u00eame du projet de loi C-4, ce qui a permis l&rsquo;adoption d&rsquo;amendements inutiles \u00e0 la <em>loi sur les grains du Canada<\/em> sans contr\u00f4le d\u00e9mocratique appropri\u00e9.<\/li>\n<li>Les amendements du projet de loi C-4 ont des r\u00e9percussions consid\u00e9rables sur l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des exportations de c\u00e9r\u00e9ales du Canada et sur les moyens de subsistance des fermiers c\u00e9r\u00e9aliers canadiens.<\/li>\n<li>La <em>loi sur les grains du Canada<\/em> et la Commission canadienne des grains ont pour mandat de r\u00e9glementer dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de grains canadiens et de maintenir les normes de qualit\u00e9 des exportations de grains du Canada.<\/li>\n<li>Les amendements inutiles doivent \u00eatre abrog\u00e9s et remplac\u00e9s<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Canada a sign\u00e9 le nouvel <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.international.gc.ca\/trade-commerce\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/cusma-aceum\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng\">accord entre le Canada, les \u00c9tats-Unis et le Mexique (ACEUM<\/a> ) le 30 novembre 2018. Le 10 d\u00e9cembre 2019, le Canada a sign\u00e9 un accord sur les modifications du nouvel accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA). Le projet de loi C-4, <em>Loi de mise en \u0153uvre de l&rsquo;Accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique,<\/em> a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 en premi\u00e8re lecture au Parlement le 29 janvier 2020. Il a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 en deuxi\u00e8me lecture le 6 f\u00e9vrier et, le 27 f\u00e9vrier, le Comit\u00e9 permanent du commerce international (CIIT) a recommand\u00e9 au Parlement de l&rsquo;adopter sans modification. Le 13 mars, avant la fin de la troisi\u00e8me lecture \u00e0 la Chambre des communes et sans examen par le S\u00e9nat, la Chambre et le S\u00e9nat ont adopt\u00e9 des motions consid\u00e9rant que le projet de loi C-4 avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 lorsque le Parlement avait \u00e9t\u00e9 ajourn\u00e9 en raison de la pand\u00e9mie de grippe aviaire COVID 19. Le projet de loi a re\u00e7u l&rsquo;assentiment royal le m\u00eame jour. Le projet de loi devrait entrer en vigueur le 11 juin 2020 lors de l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur de l&rsquo;ACEUM (90 jours apr\u00e8s la ratification de l&rsquo;accord par le dernier pays (le Canada)).<\/p>\n<p>Le gouvernement a annonc\u00e9 une r\u00e9vision de la <em>CGA<\/em>, pr\u00e9vue du 1er avril au 30 juin 2020. Cet examen public de la loi \u00e9tait le lieu appropri\u00e9 pour proposer des modifications substantielles. Les articles 59 \u00e0 69 du projet de loi C-4 devraient \u00eatre abrog\u00e9s afin qu&rsquo;ils puissent \u00eatre examin\u00e9s au cours du processus de consultation publique et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, introduits dans un nouveau projet de loi visant \u00e0 modifier la <em>loi sur les grains du Canada<\/em> et faire l&rsquo;objet d&rsquo;un d\u00e9bat en bonne et due forme. Les modifications apport\u00e9es aux CGA avant l&rsquo;ach\u00e8vement de cet examen devraient \u00eatre le minimum n\u00e9cessaire pour se conformer \u00e0 l&rsquo;ACEUM.<\/p>\n<p><strong>Ce que l&rsquo;ACEUM dit des c\u00e9r\u00e9ales<\/strong><\/p>\n<p>Le texte suivant est tir\u00e9 du <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.international.gc.ca\/trade-commerce\/assets\/pdfs\/agreements-accords\/cusma-aceum\/cusma-03.pdf#page=21\">chapitre 3, Agriculture<\/a>, du texte de l&rsquo;ACEUM.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em><strong>Article 3.A.4 de l&rsquo;ACEUM : Grains  <\/strong><\/em><\/p>\n<ol>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ol>\n<li><em>Chaque partie accorde au <strong>bl\u00e9 <\/strong>originaire import\u00e9 du territoire de l&rsquo;autre partie un traitement non moins favorable que celui qu&rsquo;elle accorde au bl\u00e9 similaire d&rsquo;origine nationale en ce qui concerne l&rsquo;attribution des grades de qualit\u00e9, notamment en veillant \u00e0 ce que toute mesure qu&rsquo;elle adopte ou maintient concernant le classement du bl\u00e9 en fonction de sa qualit\u00e9, que ce soit sur une base obligatoire ou volontaire, soit appliqu\u00e9e au bl\u00e9 import\u00e9 sur la base des m\u00eames exigences que le bl\u00e9 d&rsquo;origine nationale.<\/em><\/li>\n<li><em>Aucune partie n&rsquo;exigera qu&rsquo;une d\u00e9claration de pays d&rsquo;origine soit d\u00e9livr\u00e9e sur un certificat de qualit\u00e9 pour du <strong>bl\u00e9<\/strong> originaire import\u00e9 du territoire de l&rsquo;autre partie, tout en reconnaissant que les exigences phytosanitaires ou douani\u00e8res peuvent exiger une telle d\u00e9claration.<\/em><\/li>\n<li><em>\u00c0 la demande de l&rsquo;autre partie, les parties examinent les questions li\u00e9es au fonctionnement d&rsquo;un syst\u00e8me national de classement des grains ou de classes de grains, y compris les questions li\u00e9es au syst\u00e8me de r\u00e9glementation des semences associ\u00e9 au fonctionnement d&rsquo;un tel syst\u00e8me, par le biais des m\u00e9canismes existants. Les parties s&rsquo;efforcent de partager les meilleures pratiques concernant ces questions, le cas \u00e9ch\u00e9ant.<\/em><\/li>\n<li><em>Le Canada exclut de l&rsquo;application du droit \u00e0 recettes maximales pour les c\u00e9r\u00e9ales, \u00e9tabli en vertu de la loi sur les transports au Canada, ou de toute modification, remplacement ou amendement de celle-ci, les mouvements de produits agricoles originaires du Canada et exp\u00e9di\u00e9s via les ports de la c\u00f4te ouest en vue d&rsquo;\u00eatre consomm\u00e9s aux \u00c9tats-Unis.<\/em><\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Vue d&rsquo;ensemble du syst\u00e8me d&rsquo;exportation de c\u00e9r\u00e9ales du Canada<\/strong><\/p>\n<p>La CGA est la principale l\u00e9gislation r\u00e9gissant le secteur c\u00e9r\u00e9alier canadien. La CCG est l&rsquo;agence responsable de la mise en \u0153uvre de la loi. La loi donne mandat \u00e0 la Commission pour \u00ab\u00a0dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de c\u00e9r\u00e9ales, \u00e9tablir et maintenir des normes de qualit\u00e9 pour les c\u00e9r\u00e9ales canadiennes et r\u00e9glementer la manutention des c\u00e9r\u00e9ales au Canada, afin d&rsquo;assurer un produit fiable pour les march\u00e9s int\u00e9rieurs et d&rsquo;exportation\u00a0\u00bb. (Article 13)<\/p>\n<p>La CGA d\u00e9finit le terme \u00ab\u00a0grain\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0toute semence d\u00e9sign\u00e9e par voie r\u00e9glementaire comme grain aux fins de la pr\u00e9sente loi\u00a0\u00bb (article 2). L&rsquo;article 5 (1) du r\u00e8glement de la CGA stipule ce qui suit : \u00ab\u00a0Les graines suivantes sont d\u00e9sign\u00e9es comme grain aux fins de la Loi : orge, haricots, sarrasin, canola, pois chiches, ma\u00efs, f\u00e9veroles, graines de lin, lentilles, grains m\u00e9lang\u00e9s, graines de moutarde, avoine, pois, colza, seigle, graines de carthame, graines de soja, graines de tournesol, triticale et bl\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La CGA d\u00e9finit le \u00ab\u00a0grain \u00e9tranger\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0tout grain cultiv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, y compris les criblures d&rsquo;un tel grain et tout produit c\u00e9r\u00e9alier fabriqu\u00e9 ou transform\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un tel grain\u00a0\u00bb (article 2). Les certificats d&rsquo;inspection des c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger doivent mentionner le pays d&rsquo;origine des c\u00e9r\u00e9ales ou les identifier comme des c\u00e9r\u00e9ales \u00e9trang\u00e8res (article 32, paragraphe 1, point b)). Il n&rsquo;existe actuellement aucune disposition permettant d&rsquo;attribuer un grade canadien aux c\u00e9r\u00e9ales \u00e9trang\u00e8res, de sorte que, par d\u00e9faut, le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis est isol\u00e9 et se voit attribuer le grade le plus bas.<\/p>\n<p>Les responsabilit\u00e9s de la CCG comprennent la recommandation et l&rsquo;\u00e9tablissement de grades de grains et de normes pour ces grades, la mise en \u0153uvre d&rsquo;un syst\u00e8me de classement et d&rsquo;inspection des grains canadiens afin de refl\u00e9ter ad\u00e9quatement la qualit\u00e9 de ces grains et de r\u00e9pondre aux besoins d&rsquo;une commercialisation efficace au Canada et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, ainsi que l&rsquo;\u00e9tablissement et l&rsquo;application de normes et de proc\u00e9dures r\u00e9gissant la manutention, le transport et le stockage des grains et les installations utilis\u00e9es \u00e0 cette fin.<\/p>\n<p>La CGA conf\u00e8re \u00e9galement \u00e0 la CCG un vaste pouvoir de r\u00e9glementation qui lui permet, entre autres, de prendre des r\u00e8glements r\u00e9gissant la manutention et le traitement des grains dans les silos, la r\u00e9ception, l&rsquo;inspection, la manutention et le stockage des grains \u00e9trangers dans les silos, l&rsquo;obligation pour les silos et les n\u00e9gociants en grains agr\u00e9\u00e9s de fournir \u00e0 la Commission des renseignements sur la conduite et la gestion de leurs affaires, l&rsquo;annulation des certificats d&rsquo;inspection, la prescription de toute question devant \u00eatre prescrite en vertu de la CGA et, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la mise en \u0153uvre des objectifs et des dispositions de la CGA.<\/p>\n<p>La CCG rend \u00e9galement des d\u00e9cisions contraignantes, \u00e0 la demande d&rsquo;un fermier, en cas de litige sur les grades et\/ou les impuret\u00e9s lorsque le grain est livr\u00e9 \u00e0 un silo agr\u00e9\u00e9. Elle joue un r\u00f4le dans la r\u00e9glementation du transport ferroviaire des c\u00e9r\u00e9ales. Elle assure \u00e9galement l&rsquo;inspection finale des cargaisons de c\u00e9r\u00e9ales destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exportation \u00e0 partir des ports canadiens et d\u00e9livre \u00e0 l&rsquo;entreprise exportatrice un \u00ab\u00a0certificat final\u00a0\u00bb qui v\u00e9rifie le contenu et la qualit\u00e9 de la cargaison.<\/p>\n<p>La CGA et la <em>loi sur les semences<\/em> se recoupent en ce qui concerne les grades et les classes de c\u00e9r\u00e9ales. La <em>loi sur les semences <\/em>garantit que la plupart des cultures commerciales du Canada sont sem\u00e9es avec des vari\u00e9t\u00e9s de semences enregistr\u00e9es qui r\u00e9pondent \u00e0 diverses normes de qualit\u00e9, de performance et de r\u00e9sistance aux maladies. La <em>loi sur les semences<\/em> est un \u00e9l\u00e9ment important du syst\u00e8me canadien de contr\u00f4le de la qualit\u00e9, tant pour garantir la valeur de nos produits que pour prot\u00e9ger les fermi\u00e8res contre les marchands de semences peu scrupuleux. La CGA d\u00e9courage la livraison de vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es, et le processus d&rsquo;inspection de la CCG permet de faire respecter la d\u00e9signation correcte des grains par grade et par classe.<\/p>\n<p>En vertu de la CGA, la Commission canadienne des grains est habilit\u00e9e \u00e0 d\u00e9signer la classe de grains pour laquelle les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de grains sont \u00e9ligibles. Le Canada compte 18 classes de bl\u00e9 diff\u00e9rentes (7 pour l&rsquo;Est et 11 pour l&rsquo;Ouest), deux classes de lin (Ouest et Est) et huit classes d&rsquo;orge (4 pour l&rsquo;Est et 4 pour l&rsquo;Ouest). Les vari\u00e9t\u00e9s ne peuvent \u00eatre enregistr\u00e9es que si elles pr\u00e9sentent les caract\u00e9ristiques de qualit\u00e9 de l&rsquo;utilisation finale requises pour une classe sp\u00e9cifique. Le processus d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s requiert des donn\u00e9es d&rsquo;essais pluriannuels d\u00e9montrant leur performance dans les conditions canadiennes, ainsi qu&rsquo;une \u00e9valuation finale par des panels de phytotechniciens, de fermiers et d&rsquo;experts de l&rsquo;industrie.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00e8glement C-4 \u00e9tend les mesures de l&rsquo;ACEUM au-del\u00e0 du bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour inclure toutes les c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis.<\/strong><\/p>\n<p>Le Canada n&rsquo;impose aucune restriction \u00e0 l&rsquo;importation de bl\u00e9 (ou de toute autre c\u00e9r\u00e9ale) en provenance d&rsquo;autres pays par des utilisateurs finaux tels que les minoteries, les boulangeries ou les usines de p\u00e2tes alimentaires. Toutefois, si des c\u00e9r\u00e9ales provenant d&rsquo;un autre pays sont livr\u00e9es \u00e0 un silo \u00e0 grains en tant que produit destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre export\u00e9 par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;infrastructure de manutention des c\u00e9r\u00e9ales agr\u00e9\u00e9e par le Canada, elles doivent \u00eatre s\u00e9par\u00e9es, identifi\u00e9es comme \u00ab\u00a0c\u00e9r\u00e9ales \u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb et ne peuvent pr\u00e9tendre qu&rsquo;au grade le plus bas possible.<\/p>\n<p>L&rsquo;<em>article 3.A.4 (c\u00e9r\u00e9ales)<\/em> de l&rsquo;ACEUM impose au Canada de traiter le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis de la m\u00eame mani\u00e8re que le bl\u00e9 cultiv\u00e9 au Canada en ce qui concerne le classement. Elle exige \u00e9galement que le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis ne soit plus identifi\u00e9 quant \u00e0 son pays d&rsquo;origine lorsqu&rsquo;il est livr\u00e9 dans le syst\u00e8me c\u00e9r\u00e9alier canadien. Cet article a pour effet d&rsquo;engager le Canada \u00e0 donner acc\u00e8s au syst\u00e8me canadien de manutention des c\u00e9r\u00e9ales au bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis &#8211; et uniquement au bl\u00e9 &#8211; en lui permettant d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que s&rsquo;il s&rsquo;agissait de bl\u00e9 cultiv\u00e9 au Canada et export\u00e9 dans des cargaisons identifi\u00e9es comme canadiennes.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 62, paragraphe 3, du projet de loi C-4 modifie la loi sur les <strong>c\u00e9r\u00e9ales<\/strong> de mani\u00e8re \u00e0 ce que <strong>toutes les c\u00e9r\u00e9ales<\/strong> &#8211; et pas seulement le bl\u00e9 &#8211; originaires des \u00c9tats-Unis puissent b\u00e9n\u00e9ficier du grade le plus \u00e9lev\u00e9 possible et ne soient ni s\u00e9par\u00e9es ni identifi\u00e9es par pays d&rsquo;origine. Le projet de loi C-4 outrepasse donc l&rsquo;ACEUM, en donnant \u00e0 toutes les c\u00e9r\u00e9ales produites aux \u00c9tats-Unis l&rsquo;acc\u00e8s aux grades canadiens &#8211; et donc \u00e0 l&rsquo;ensemble du syst\u00e8me de manutention des c\u00e9r\u00e9ales du Canada, y compris les silos, le syst\u00e8me de transport ferroviaire et les installations portuaires. Alors que l&rsquo;ACEUM exige que nous traitions le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis de la m\u00eame mani\u00e8re que le bl\u00e9 cultiv\u00e9 au Canada, le projet de loi C-4 exige \u00e9galement que le Canada traite l&rsquo;orge, les haricots, le sarrasin, le canola, les pois chiches, le ma\u00efs, les f\u00e9veroles, les graines de lin, les lentilles, les c\u00e9r\u00e9ales m\u00e9lang\u00e9es, les graines de moutarde, l&rsquo;avoine, les pois, le colza, le seigle, les graines de carthame, les graines de soja, les graines de tournesol et le triticale cultiv\u00e9s aux \u00c9tats-Unis comme s&rsquo;ils \u00e9taient canadiens, et s&rsquo;appliquerait \u00e0 toutes les c\u00e9r\u00e9ales ajout\u00e9es \u00e0 l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>En vertu du projet de loi C-4, des c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;origine am\u00e9ricaine seraient m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 des c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;origine canadienne dans les cargaisons destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exportation. Le projet de loi C-4 ne fait rien pour emp\u00eacher la livraison d&rsquo;importantes cargaisons de c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;origine am\u00e9ricaine \u00e0 des silos terminaux canadiens et leur exportation comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de c\u00e9r\u00e9ales canadiennes. Le projet de loi C-4 donne aux entreprises c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res le feu vert pour utiliser des c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;origine am\u00e9ricaine afin d&rsquo;affaiblir les prix pay\u00e9s aux fermi\u00e8res canadiennes. Les silos agr\u00e9\u00e9s pourront s&rsquo;approvisionner en bl\u00e9, ma\u00efs, soja, orge, etc. am\u00e9ricains \u00e0 des prix inf\u00e9rieurs gr\u00e2ce aux subventions de la loi agricole am\u00e9ricaine (US Farm Bill) et \u00e0 d&rsquo;autres mesures de soutien des prix dont ne b\u00e9n\u00e9ficient pas les fermiers canadiens, puis exporter les c\u00e9r\u00e9ales comme si elles \u00e9taient originaires du Canada. Les probl\u00e8mes r\u00e9sultant du m\u00e9lange de c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis dans les cargaisons canadiennes, tels que les impuret\u00e9s contamin\u00e9es par des graines de mauvaises herbes nuisibles tol\u00e9rantes aux herbicides (comme l&rsquo;amarante de Palmer) que l&rsquo;on ne trouve pas au Canada, sont plus susceptibles de se produire et seront plus difficiles, plus co\u00fbteux, voire impossibles \u00e0 r\u00e9soudre. Le projet de loi C-4 menace les nombreuses ann\u00e9es de travail des d\u00e9l\u00e9gations commerciales et des institutions canadiennes pour d\u00e9velopper et promouvoir les c\u00e9r\u00e9ales canadiennes, leur qualit\u00e9, leur fiabilit\u00e9 et l&rsquo;image de marque positive des c\u00e9r\u00e9ales canadiennes qui leur a permis d&rsquo;obtenir des prix \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;inclusion de toutes les c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, au lieu du seul bl\u00e9, dans le projet de loi C-4 devrait \u00e9galement avoir un impact sur notre syst\u00e8me de transport ferroviaire et sur sa r\u00e9glementation. En donnant acc\u00e8s \u00e0 tous les types de c\u00e9r\u00e9ales produites aux \u00c9tats-Unis, le volume transport\u00e9 ne serait plus strictement li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;importance des r\u00e9coltes canadiennes.<\/p>\n<p>Le transport de c\u00e9r\u00e9ales est r\u00e9glement\u00e9 par la division VI de la <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/eng\/acts\/c-10.4\/index.html\"><br \/>\n  <em>Loi sur les transports au Canada<\/em><br \/>\n<\/a> par le biais du droit \u00e0 recettes maximales (MRE), \u00e9galement connu sous le nom de \u00ab\u00a0plafond de recettes\u00a0\u00bb. Le MRE r\u00e9glemente chaque ann\u00e9e les taux de fret, garantissant un bon b\u00e9n\u00e9fice aux chemins de fer et plafonnant le taux factur\u00e9 par kilom\u00e8tre charg\u00e9. Le Canada a adopt\u00e9 des taux de fret r\u00e9glement\u00e9s pour les c\u00e9r\u00e9ales afin d&#8217;emp\u00eacher les chemins de fer de prendre en otage les exp\u00e9diteurs de c\u00e9r\u00e9ales, puisque les c\u00e9r\u00e9ales destin\u00e9es aux ports d&rsquo;exportation n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre choix que le transport ferroviaire. En revanche, le syst\u00e8me ferroviaire am\u00e9ricain n&rsquo;est pas r\u00e9glement\u00e9, ce qui oblige les exp\u00e9diteurs de c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 faire des offres pour l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 d&rsquo;autres marchandises. Il est probable que les exp\u00e9diteurs am\u00e9ricains pr\u00e9f\u00e8rent le syst\u00e8me r\u00e9glement\u00e9 du Canada au syst\u00e8me am\u00e9ricain plus co\u00fbteux, d&rsquo;autant plus que le changement climatique rend le syst\u00e8me de barges du Mississippi moins fiable. Cela exercerait une pression sur la capacit\u00e9 de nos chemins de fer et conduirait le lobby des chemins de fer \u00e0 demander le remplacement des MRE par le syst\u00e8me am\u00e9ricain. Nous sommes certainement pr\u00e9occup\u00e9s par l&rsquo;impact du bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis sur notre syst\u00e8me de transport, mais il serait extr\u00eamement irresponsable d&rsquo;ajouter inutilement toutes les autres c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Bien que tous ces probl\u00e8mes affecteront le bl\u00e9 canadien une fois que les engagements de l&rsquo;ACEUM concernant le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis entreront en vigueur, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de multiplier les risques, les pertes et les co\u00fbts pour les fermiers canadiens, Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de multiplier les risques, les pertes et les co\u00fbts pour les agriculteurs, la r\u00e9putation internationale et les march\u00e9s du Canada en \u00e9tendant inutilement et volontairement l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 notre syst\u00e8me \u00e0 l&rsquo;orge, aux haricots, au sarrasin, au canola, aux pois chiches, au ma\u00efs, aux f\u00e9veroles, aux graines de lin, aux lentilles, aux c\u00e9r\u00e9ales m\u00e9lang\u00e9es, aux graines de moutarde, \u00e0 l&rsquo;avoine, aux pois, au colza, au seigle, aux graines de carthame, aux graines de soja, aux graines de tournesol et au triticale cultiv\u00e9s aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Nous pensons que les exigences de l&rsquo;ACEUM seraient satisfaites en modifiant la d\u00e9finition de \u00ab\u00a0grain \u00e9tranger\u00a0\u00bb et l&rsquo;obligation d&rsquo;indiquer le lieu o\u00f9 le grain non \u00e9tranger est cultiv\u00e9 sur les certificats d&rsquo;inspection d\u00e9livr\u00e9s lorsque le grain est re\u00e7u par un silo agr\u00e9\u00e9. Pour ce faire, il suffirait d&rsquo;apporter de simples modifications au CGA, par exemple :<\/p>\n<p>Les d\u00e9finitions des <strong>c\u00e9r\u00e9ales \u00e9trang\u00e8res <\/strong>, <strong><br \/>\n  <em>grain de l&rsquo;Est<\/em><br \/>\n<\/strong> et <strong><br \/>\n  <em>grain de l&rsquo;Ouest <\/em><br \/>\n<\/strong>de l&rsquo;article 2 de la m\u00eame loi sont remplac\u00e9es par les d\u00e9finitions suivantes : \u00ab\u00a0grain \u00e9tranger\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0grain oriental\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0grain occidental\u00a0\u00bb :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>grain \u00e9tranger<\/strong>: tout grain cultiv\u00e9 en dehors <u>du<\/u> Canada <u>, \u00e0 l&rsquo;exception du bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis<\/u>, y compris les criblures d&rsquo;un tel grain et tout produit c\u00e9r\u00e9alier fabriqu\u00e9 ou transform\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;un tel grain ;<em>(<\/em><strong>foreign<\/strong><em>grain<\/em>) ;<\/li>\n<li>grain de<em>l<\/em><strong>&lsquo;<\/strong>Est : le grain, <u>autre que le grain \u00e9tranger, livr\u00e9 dans<\/u> <span style=\"text-decoration: line-through;\">la<\/span> division de l&rsquo;Est ;<\/li>\n<li>grain de l&rsquo;<strong>Ouest<\/strong>: le grain, <u>autre que le grain \u00e9tranger, livr\u00e9 dans<\/u> <span style=\"text-decoration: line-through;\">la<\/span> division Ouest.<em>(<\/em>western grain) : les c\u00e9r\u00e9ales autres que les c\u00e9r\u00e9ales \u00e9trang\u00e8res, livr\u00e9es dans la division Ouest.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">L&rsquo;<strong>article 32, paragraphe 1, point a), de la m\u00eame loi, avant le sous-paragraphe i) <\/strong>, est<strong> remplac\u00e9 par ce qui suit : <\/strong>(a) s&rsquo;il <u>ne s&rsquo;agit pas de grains \u00e9trangers<\/u>,<\/p>\n<p><strong>Difficult\u00e9 de prot\u00e9ger l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des grades lorsque le bl\u00e9 am\u00e9ricain est livr\u00e9 dans le syst\u00e8me canadien<\/strong><\/p>\n<p>Autoriser le bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis dans notre syst\u00e8me d&rsquo;exportation est compliqu\u00e9 par les d\u00e9fis \u00e0 relever pour s&rsquo;assurer que les grades canadiens ne sont pas attribu\u00e9s \u00e0 des vari\u00e9t\u00e9s de bl\u00e9 cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis qui ne sont pas enregistr\u00e9es au Canada. L&rsquo;article 67 du projet de loi C-4 exige que les fermiers et les silos fassent une d\u00e9claration v\u00e9ridique quant \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 livr\u00e9e, le format devant \u00eatre d\u00e9fini par voie r\u00e9glementaire. La mise en \u0153uvre de cette mesure pourrait avoir des effets n\u00e9gatifs sur les moyens de subsistance des fermiers canadiens si elle entra\u00eene des restrictions sur l&rsquo;utilisation des semences conserv\u00e9es \u00e0 la ferme.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 65 du projet de loi C-4 <strong>permet aux <\/strong>silos agr\u00e9\u00e9s de refuser la livraison de c\u00e9r\u00e9ales produites \u00e0 partir de semences d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 qui n&rsquo;est pas enregistr\u00e9e en vertu de la <em>loi sur les semences<\/em>pour la vente ou l&rsquo;importation au Canada. Bien qu&rsquo;\u00e0 premi\u00e8re vue cela puisse sembler \u00eatre un m\u00e9canisme visant \u00e0 prot\u00e9ger notre syst\u00e8me des vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es, la d\u00e9cision d&rsquo;accepter ou de rejeter les vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es sera prise par l&rsquo;\u00e9leveur. Rien n&#8217;emp\u00eache un silo d&rsquo;accepter des vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis. Actuellement, s&rsquo;il y a de la place dans l&rsquo;installation, les silos \u00e0 grains ne peuvent refuser que les grains hors d&rsquo;\u00e9tat (trop humides pour \u00eatre stock\u00e9s en toute s\u00e9curit\u00e9) ou infest\u00e9s de parasites. Les grains de vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es peuvent \u00eatre livr\u00e9s, mais ils doivent \u00eatre conserv\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment et se voir attribuer le grade le plus bas. Cela d\u00e9courage la livraison de vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es, mais ne l&rsquo;interdit pas.<\/p>\n<p>L&rsquo;importance de l&rsquo;article 65 est renforc\u00e9e par les r\u00e9centes modifications apport\u00e9es \u00e0 la <em>loi sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<\/em>. Depuis f\u00e9vrier 2015, les vari\u00e9t\u00e9s nouvellement introduites peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une protection dans le cadre du r\u00e9gime de droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de l&rsquo;UPOV 91. La loi sur les droits d&rsquo;obtenteur permet d&rsquo;adopter des r\u00e8glements qui emp\u00eacheraient les fermi\u00e8res utilisant de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s de planter des semences conserv\u00e9es \u00e0 la ferme, \u00e0 moins qu&rsquo;elles ne versent chaque ann\u00e9e une redevance au titulaire du droit d&rsquo;obtenteur. En 2019, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a commenc\u00e9 \u00e0 prendre des mesures en vue d&rsquo;introduire des r\u00e9glementations qui \u00e9tabliraient un tel syst\u00e8me. En raison de l&rsquo;opposition massive des fermiers, cette initiative a \u00e9t\u00e9 suspendue. Les vari\u00e9t\u00e9s d\u00e9j\u00e0 commercialis\u00e9es avant 2015 ne sont pas soumises aux nouvelles dispositions relatives \u00e0 la perception des redevances. Toutefois, les modifications apport\u00e9es en 2013 au <em>r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur les semences <\/em>permettent aux entreprises de semences de supprimer l&rsquo;enregistrement de vari\u00e9t\u00e9s plus anciennes \u00e0 leur guise. L&rsquo;article 65 incite fortement les obtenteurs \u00e0 radier les anciennes vari\u00e9t\u00e9s afin d&rsquo;obliger les fermi\u00e8res \u00e0 acheter de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s et \u00e0 payer des redevances chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<p>La clause 65 <strong>permet<\/strong> \u00e9galement <strong>aux<\/strong> silos agr\u00e9\u00e9s de refuser la livraison de c\u00e9r\u00e9ales si celles-ci sont contamin\u00e9es par un produit antiparasitaire qui n&rsquo;est pas homologu\u00e9 au Canada. Bien que cette mesure semble \u00eatre un moyen de prot\u00e9ger la qualit\u00e9 des exportations canadiennes contre les risques accrus li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;acceptation de c\u00e9r\u00e9ales cultiv\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, elle n&rsquo;<u>oblige<\/u>pas les silos \u00e0 refuser les c\u00e9r\u00e9ales contamin\u00e9es par des pesticides. En vertu de la loi actuelle, la CCG est habilit\u00e9e \u00e0 d\u00e9finir les grains contamin\u00e9s et \u00e0 en refuser la livraison.<\/p>\n<p>Le fait d&rsquo;autoriser l&rsquo;entr\u00e9e dans notre syst\u00e8me de bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;ACEUM pose un d\u00e9fi majeur \u00e0 la CCG : comment prot\u00e9ger nos exportations canadiennes de l&rsquo;adult\u00e9ration par des vari\u00e9t\u00e9s de bl\u00e9 am\u00e9ricain non enregistr\u00e9es et du bl\u00e9 contenant des r\u00e9sidus de produits antiparasitaires qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s au Canada &#8211; sans conf\u00e9rer un pouvoir excessif aux soci\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res ni imposer des co\u00fbts excessifs aux fermi\u00e8res canadiennes. Le mandat de la CCG est de r\u00e9glementer dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs ET de maintenir des normes de qualit\u00e9 pour les grains canadiens. Les articles 65 et 67 du projet de loi C-4 ne fournissent pas \u00e0 la CCG les outils r\u00e9glementaires n\u00e9cessaires pour remplir ce mandat.<\/p>\n<p><strong>Les amendements du projet de loi C-4 qui ne sont pas n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en \u0153uvre de l&rsquo;ACEUM devraient \u00eatre abrog\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Le projet de loi C-4 contient d&rsquo;autres mesures n\u00e9fastes qui ne figurent pas dans l&rsquo;ACEUM :<\/p>\n<ul>\n<li>Permettre aux c\u00e9r\u00e9ales provenant de l&rsquo;ext\u00e9rieur du Canada et des \u00c9tats-Unis d&rsquo;\u00eatre affect\u00e9es \u00e0 des grades canadiens<\/li>\n<li>Rendre les certificats d&rsquo;exportation de la CCG facultatifs<\/li>\n<li>Affaiblissement de l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur les grains contamin\u00e9s<\/li>\n<li>R\u00e9duire l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur le transport des grains \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Canada<\/li>\n<li>Permettre l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence de documents de tiers<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Permettre aux c\u00e9r\u00e9ales provenant de l&rsquo;ext\u00e9rieur du Canada et des \u00c9tats-Unis d&rsquo;\u00eatre affect\u00e9es \u00e0 des grades canadiens<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article 68 du projet de loi C-4 permet \u00e0 la CCG d&rsquo;adopter des r\u00e8glements autorisant les inspecteurs \u00e0 attribuer des grades canadiens aux grains import\u00e9s de pays autres que les \u00c9tats-Unis. Cette clause sugg\u00e8re que le gouvernement envisage d&rsquo;utiliser l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 notre syst\u00e8me comme monnaie d&rsquo;\u00e9change dans les n\u00e9gociations de futurs accords commerciaux, ou d&rsquo;autoriser volontairement les soci\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res \u00e0 utiliser notre syst\u00e8me de manutention agr\u00e9\u00e9 pour \u00ab\u00a0laver les grains\u00a0\u00bb des cargaisons provenant de pays o\u00f9 les m\u00e9canismes de contr\u00f4le de la qualit\u00e9 sont faibles ou inexistants et les exporter comme s&rsquo;ils avaient \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9s au Canada par des fermi\u00e8res canadiennes. Cela n&rsquo;est clairement pas dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs et est en contradiction avec le mandat de la CCG.<\/p>\n<p><strong>Rendre les certificats d&rsquo;exportation de la CCG facultatifs<\/strong><\/p>\n<p>Actuellement, la CCG d\u00e9livre un \u00ab\u00a0certificat final\u00a0\u00bb comme derni\u00e8re \u00e9tape de la proc\u00e9dure d&rsquo;inspection officielle des envois \u00e0 l&rsquo;exportation. L&rsquo;article 63 du projet de loi C-4 rendrait facultative la d\u00e9livrance d&rsquo;un certificat d&rsquo;exportation officiel de la CCG et permettrait \u00e0 la CCG de d\u00e9livrer d&rsquo;autres documents \u00e0 la place des certificats d&rsquo;exportation. Cet amendement permet de diluer notre syst\u00e8me de contr\u00f4le de la qualit\u00e9 et n&rsquo;est pas requis par l&rsquo;ACEUM.<\/p>\n<p><strong>Affaiblissement de l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur les grains contamin\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p><strong>L<\/strong> &lsquo;article 61 du projet de loi C-4 modifie la d\u00e9finition de \u00a0\u00bb <em>grain contamin\u00e9<\/em>\u00ab\u00a0, ce qui r\u00e9duit l&rsquo;autonomie de la CCG en mati\u00e8re de d\u00e9finition et de traitement des grains contamin\u00e9s par rapport \u00e0 ce que pr\u00e9voit cet article. Cette autorit\u00e9 devrait \u00eatre maintenue \u00e0 la lumi\u00e8re des risques accrus r\u00e9sultant des livraisons de bl\u00e9 cultiv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9duire l&rsquo;autorit\u00e9 de la CCG sur le transport des grains \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Canada<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article 67 du projet de loi C-4 \u00e9limine les restrictions existantes sur le transport du grain entre l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest du Canada sans l&rsquo;autorisation de la CCG. Cela affaiblit la capacit\u00e9 de la CCG \u00e0 prot\u00e9ger la qualit\u00e9 des exp\u00e9ditions \u00e0 l&rsquo;exportation. Le syst\u00e8me canadien de classement des grains travaille en \u00e9troite collaboration avec le syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement des vari\u00e9t\u00e9s de semences afin de fournir aux acheteurs des caract\u00e9ristiques d&rsquo;utilisation finale fiables, organis\u00e9es par \u00ab\u00a0classe\u00a0\u00bb. En raison des diff\u00e9rences de conditions de croissance entre les Prairies et l&rsquo;Est du Canada, nous avons deux s\u00e9ries de cours : Ouest et Est. En \u00e9liminant la restriction sur le transport entre l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest, le projet de loi C-4 donne la possibilit\u00e9 aux soci\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res de m\u00e9langer ind\u00fbment les classes de bl\u00e9 de l&rsquo;Est et de l&rsquo;Ouest et de faire de fausses d\u00e9clarations aux clients \u00e0 l&rsquo;exportation.<\/p>\n<p><strong>Adoption inutile d&rsquo;un texte autorisant l&rsquo;ajout de caract\u00e9ristiques de qualit\u00e9 dans les notes<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article 66 du projet de loi C-4 conf\u00e8re \u00e0 la CCG le pouvoir d&rsquo;ajouter des caract\u00e9ristiques de qualit\u00e9 aux grades de grain, ce qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire pour assurer la conformit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ACEUM et est redondant. La CCG a d\u00e9j\u00e0 le pouvoir de d\u00e9finir les grades en vertu de l&rsquo;article 16 (1) de la Loi sur les grains du Canada, qui stipule ce qui suit : \u00ab\u00a0La Commission peut, par r\u00e8glement, \u00e9tablir des grades et des appellations de grade pour tout type de grain de l&rsquo;Ouest et de l&rsquo;Est, \u00e9tablir les sp\u00e9cifications de ces grades et d\u00e9finir une ou plusieurs m\u00e9thodes, visuelles ou autres, pour d\u00e9terminer les caract\u00e9ristiques du grain en vue de r\u00e9pondre aux exigences de qualit\u00e9 des acheteurs de grain.<\/p>\n<p><strong>Permettre l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence de documents de<sup>tiers<\/sup> <\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;article 69 du projet de loi C-4 permet \u00e0 la CCG de cr\u00e9er des r\u00e8glements qui incorporent par renvoi tout document, quelle qu&rsquo;en soit la source, soit tel qu&rsquo;il existe \u00e0 une date donn\u00e9e, soit tel qu&rsquo;il est modifi\u00e9 de temps \u00e0 autre. Cela n&rsquo;est pas exig\u00e9 par l&rsquo;ACEUM. Lorsque des documents appartenant \u00e0 des tiers sont incorpor\u00e9s par r\u00e9f\u00e9rence, le lien entre la r\u00e9glementation et le processus d\u00e9mocratique est rompu. Cette clause permet \u00e0 des tiers non \u00e9lus de cr\u00e9er des r\u00e8gles qui ont force de loi, simplement en modifiant un document qui a \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9 par r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Les partisans de l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence sugg\u00e8rent qu&rsquo;elle est efficace, puisque le r\u00e8glement propos\u00e9 ne doit pas faire l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse r\u00e9glementaire et d&rsquo;un examen public. Nous pensons que le temps consacr\u00e9 aux processus d\u00e9mocratiques est bien utilis\u00e9 et qu&rsquo;il r\u00e9v\u00e8le souvent des aspects importants de la r\u00e9glementation qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 pris en compte par l&rsquo;autorit\u00e9 de r\u00e9gulation. La CCG a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un lobbying intense de la part des multinationales c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res et des semenciers qui souhaiteraient exercer leurs activit\u00e9s au Canada avec peu de contraintes. Ces entreprises ont les poches pleines et disposent de nombreux canaux pour acc\u00e9der aux d\u00e9cideurs. Il existe un risque \u00e9vident qu&rsquo;une future CCG soit influenc\u00e9e par ces lobbyistes, et l&rsquo;incorporation par r\u00e9f\u00e9rence pourrait \u00eatre utilis\u00e9e de mani\u00e8re inappropri\u00e9e pour transf\u00e9rer l&rsquo;autorit\u00e9 r\u00e9glementaire publique \u00e0 ces entreprises en leur permettant d&rsquo;\u00e9laborer et de g\u00e9rer les documents qui r\u00e9gissent les fermi\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Les erreurs du projet de loi C-4 doivent \u00eatre corrig\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9putation internationale du Canada en tant que fournisseur de c\u00e9r\u00e9ales de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 construite et m\u00e9rit\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 des institutions publiques bien con\u00e7ues et \u00e0 des fermi\u00e8res qui travaillent ensemble dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public depuis des d\u00e9cennies. L&rsquo;investissement en temps, en expertise, en connaissances et en engagement qui a permis d&rsquo;injecter des milliards de dollars dans l&rsquo;\u00e9conomie canadienne est en jeu. Le maintien des modifications apport\u00e9es par le projet de loi C-4 \u00e0 la Loi sur les grains du Canada r\u00e9duirait \u00e0 n\u00e9ant les avantages de ces efforts et irait \u00e0 l&rsquo;encontre du mandat de la CCG.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le projet de loi C-4, la Loi de mise en \u0153uvre de l&rsquo;Accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique Le projet de loi C-4, Loi de mise en \u0153uvre de l&rsquo;Accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM), modifie certaines<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[363,370,389,393],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[],"archive-year":[494],"class_list":["post-27703","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-cereales","tag-chemins-de-fer","tag-commerce","tag-parlementaire","policy_types-bref-unf","archive-year-2020-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27703","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27703"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27703"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27703"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27703"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27703"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27703"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}