
{"id":27695,"date":"2017-04-18T03:06:14","date_gmt":"2017-04-18T09:06:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/marketing-direct-impacts-de-la-proposition-de-reglementation-pour-des-aliments-surs-pour-les-canadiens\/"},"modified":"2017-04-18T03:06:14","modified_gmt":"2017-04-18T09:06:14","slug":"marketing-direct-impacts-de-la-proposition-de-reglementation-pour-des-aliments-surs-pour-les-canadiens","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/marketing-direct-impacts-de-la-proposition-de-reglementation-pour-des-aliments-surs-pour-les-canadiens\/","title":{"rendered":"Impacts sur le marketing direct de la proposition de r\u00e8glement \u00ab\u00a0Des aliments s\u00fbrs pour les Canadiens\u00a0\u00bb (Safe Food for Canadians)"},"content":{"rendered":"<p>18 avril 2017<br \/>\nRichard Arsenault, directeur ex\u00e9cutif<br \/>\nDirection des syst\u00e8mes nationaux de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de l&rsquo;hygi\u00e8ne des viandes<br \/>\nAgence canadienne d&rsquo;inspection des aliments<br \/>\n1400 Merivale Road, Tour 1<br \/>\nOttawa, ON K1A 0Y9<br \/>\nCourriel <a href=\"mailto:CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca\">: mailto:CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca<\/a><\/p>\n<p>Cher Monsieur Arsenault :  <\/p>\n<p>Objet : Consultation sur le projet de r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens<\/p>\n<p>Le <a href=\"http:\/\/www.gazette.gc.ca\/rp-pr\/p1\/2017\/2017-01-21\/html\/reg1-eng.php\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">r\u00e8glement sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens<\/a>, tel qu&rsquo;il est actuellement propos\u00e9 dans l&rsquo;avis publi\u00e9 dans la Gazette du Canada, partie I, vol. 151, n\u00b0 3 &#8211; 21 janvier 2017, augmente consid\u00e9rablement la charge r\u00e9glementaire par l&rsquo;exigence et le co\u00fbt d&rsquo;un plan de contr\u00f4le pr\u00e9ventif (PCP) pour les fermi\u00e8res qui vendent directement au march\u00e9 (directement aux consommateurs ou aux utilisateurs finaux tels que les restaurants) \u00e0 travers les fronti\u00e8res provinciales.  <\/p>\n<p>En raison du degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de transparence, de la facilit\u00e9 de tra\u00e7abilit\u00e9 et des relations \u00e9troites inh\u00e9rentes au mod\u00e8le d&rsquo;agriculture directe, les fermi\u00e8res de ce secteur sont tr\u00e8s conscientes des pertes commerciales qu&rsquo;elles subiraient dans l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d\u00e9sastreuse d&rsquo;une situation li\u00e9e \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Par cons\u00e9quent, ils accordent d\u00e9j\u00e0 la priorit\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de leurs clients, avec lesquels ils sont r\u00e9guli\u00e8rement en contact direct.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le d&rsquo;acc\u00e8s direct au march\u00e9 et de commercialisation des produits agricoles diff\u00e8re de la fa\u00e7on dont la production et la distribution alimentaires sont g\u00e9r\u00e9es au Canada. La proposition de r\u00e8glement sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens peut rationaliser les r\u00e9glementations pour de nombreux secteurs agricoles, mais elle cr\u00e9e des obstacles importants pour les exploitations pratiquant la vente directe.  <\/p>\n<p>Nous aimerions recommander une modification de la proposition de r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 des aliments pour les Canadiens : exempter toutes les ventes interprovinciales directes et les laisser continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9glement\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation en vigueur dans la province de vente.  <\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;une exemption soit propos\u00e9e pour les exploitations dont le chiffre d&rsquo;affaires brut est inf\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 30 000 dollars par an, ce seuil n&rsquo;a pas grand-chose \u00e0 voir avec l&rsquo;obtention de r\u00e9sultats en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et affecte arbitrairement les exploitations ind\u00e9pendamment d&rsquo;autres facteurs tels que le nombre de kilom\u00e8tres parcourus, le type de commercialisation, le produit cultiv\u00e9, la taille physique de l&rsquo;exploitation ou le nombre d&#8217;employ\u00e9s.  <\/p>\n<p>D\u00e9finir une \u00ab\u00a0petite exploitation\u00a0\u00bb est une t\u00e2che tr\u00e8s difficile, car les ventes agricoles brutes et la superficie physique d&rsquo;une \u00ab\u00a0petite\u00a0\u00bb exploitation sont fortement influenc\u00e9es par le(s) produit(s) cultiv\u00e9(s). Ce qui est clair, c&rsquo;est qu&rsquo;une fois les d\u00e9penses d\u00e9duites, peu de fermi\u00e8res pourraient d\u00e9gager un revenu d\u00e9cent avec des ventes annuelles de produits bruts inf\u00e9rieures \u00e0 30 000 dollars.  <\/p>\n<p>L&rsquo;un des objectifs de nombreux fermiers au Canada est de pouvoir passer du statut d&rsquo;agriculteur \u00e0 temps partiel \u00e0 celui d&rsquo;agriculteur \u00e0 temps plein.  <\/p>\n<p>Pour toute exploitation agricole qui vend ses produits directement aux consommateurs locaux situ\u00e9s de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une fronti\u00e8re provinciale, le respect des r\u00e8glements propos\u00e9s entra\u00eenerait des d\u00e9penses annuelles suppl\u00e9mentaires d&rsquo;environ 6 370 dollars, comme l&rsquo;indique directement l&rsquo;analyse r\u00e9glementaire du r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 des aliments pour les Canadiens. Ce co\u00fbt suppl\u00e9mentaire place les fermi\u00e8res qui pratiquent la vente directe et dont le march\u00e9 local traverse les fronti\u00e8res provinciales dans une position concurrentielle tr\u00e8s d\u00e9favorable par rapport \u00e0 des fermi\u00e8res similaires qui n&rsquo;ont pas besoin de traverser une fronti\u00e8re provinciale pour assurer leur subsistance.  <\/p>\n<p>Au Canada, nous disposons d&rsquo;une riche diversit\u00e9 de communaut\u00e9s, qui ne se situent pas toutes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des fronti\u00e8res provinciales. La capitale de notre pays en est un excellent exemple, avec une grande partie de ses produits frais et locaux provenant de la rive qu\u00e9b\u00e9coise de la rivi\u00e8re des Outaouais. Nos petites provinces situ\u00e9es dans le Canada atlantique sont un autre excellent exemple de communaut\u00e9s qui chevauchent les barri\u00e8res provinciales (chaque province a des exemples de ces communaut\u00e9s frontali\u00e8res). En fait, il existe de nombreux exemples de Canadiens de tous les secteurs d&#8217;emploi, et pas seulement de fermiers, qui traversent une fronti\u00e8re provinciale pour assurer la subsistance de leur famille.<\/p>\n<p>Les r\u00e8glements propos\u00e9s, tels qu&rsquo;ils sont, pourraient avoir un impact tr\u00e8s fort et n\u00e9gatif sur les moyens de subsistance des fermi\u00e8res et fermiers locaux qui pratiquent la vente directe, voire les mettre sur la paille, \u00e0 un moment o\u00f9 nos \u00e9conomies rurales ont plus que jamais besoin d&rsquo;\u00eatre soutenues.  <\/p>\n<p>Si nous pouvons tous soutenir l&rsquo;id\u00e9e que la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est une n\u00e9cessit\u00e9 pour les Canadiens, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e9quitable \u00e0 des aliments frais et locaux devrait \u00e9galement \u00eatre une priorit\u00e9 absolue. Les fermi\u00e8res qui vendent localement et directement au public (plut\u00f4t que par l&rsquo;interm\u00e9diaire de grossistes et de distributeurs ou de grandes cha\u00eenes de magasins d&rsquo;alimentation) r\u00e9pondent \u00e0 un d\u00e9sir croissant des Canadiens qui veulent savoir d&rsquo;o\u00f9 vient leur nourriture et \u00e9tablir des relations et une confiance avec les personnes qui produisent leurs aliments. Gr\u00e2ce \u00e0 la vente directe, le public interagit avec les producteurs, ce qui constitue un moyen efficace de renforcer la confiance du public dans l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture canadiennes.<\/p>\n<p>Veuillez tenir compte de l&rsquo;impact n\u00e9gatif que ces r\u00e9glementations auraient sur les exploitations pratiquant la vente directe &#8211; et par cons\u00e9quent sur nos \u00e9conomies rurales &#8211; et modifiez-les afin d&rsquo;exempter toutes les ventes interprovinciales directes et de leur permettre de continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9glement\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation en vigueur dans la province o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 vendues.<\/p>\n<p>Respectueusement soumis par,<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 du marketing direct,  <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>18 avril 2017 Richard Arsenault, directeur ex\u00e9cutif Direction des syst\u00e8mes nationaux de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de l&rsquo;hygi\u00e8ne des viandes Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments 1400 Merivale Road, Tour 1 Ottawa,<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[383,387,394,377,395],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[],"archive-year":[491],"class_list":["post-27695","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-alimentation-locale","tag-communaute-rurale","tag-consultation-publique","tag-commercialisation-directe","tag-reglements","policy_types-bref-unf","archive-year-2017-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27695","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27695"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27695"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27695"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27695"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27695"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27695"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}