
{"id":27693,"date":"2017-04-11T04:32:26","date_gmt":"2017-04-11T10:32:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/unf-submission-to-the-senate-agriculture-and-forestry-committee-study-potential-impact-of-the-effects-of-climate-change-on-the-agriculture-agri-food-and-forestry-sectors\/"},"modified":"2024-10-21T00:17:05","modified_gmt":"2024-10-21T06:17:05","slug":"unf-submission-to-the-senate-agriculture-and-forestry-committee-study-potential-impact-of-the-effects-of-climate-change-on-the-agriculture-agri-food-and-forestry-sectors","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/unf-submission-to-the-senate-agriculture-and-forestry-committee-study-potential-impact-of-the-effects-of-climate-change-on-the-agriculture-agri-food-and-forestry-sectors\/","title":{"rendered":"Soumission de l&rsquo;UNF \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude sur le changement climatique de la commission s\u00e9natoriale de l&rsquo;agriculture"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>  soumission \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la commission s\u00e9natoriale de l&rsquo;agriculture et des for\u00eats <em>Impact potentiel des effets du changement climatique sur les secteurs de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;agroalimentaire et de la sylviculture<\/em>, 11 avril 2017.<\/p>\n<h3>Introduction<\/h3>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>) est la plus grande organisation agricole volontaire \u00e0 adh\u00e9sion directe du Canada, repr\u00e9sentant des fermi\u00e8res et fermiers familiaux de tout le pays dans tous les secteurs de l&rsquo;agriculture. Nous pensons que les exploitations agricoles familiales devraient \u00eatre les principaux producteurs de denr\u00e9es alimentaires au Canada. Nous nous effor\u00e7ons de promouvoir un syst\u00e8me alimentaire fond\u00e9 sur des exploitations familiales financi\u00e8rement viables qui produisent des aliments sains, s\u00fbrs et de grande qualit\u00e9, d&rsquo;encourager des pratiques respectueuses de l&rsquo;environnement qui prot\u00e8gent nos sols, notre eau, notre biodiversit\u00e9 et d&rsquo;autres ressources naturelles, et de promouvoir la justice sociale et \u00e9conomique pour les producteurs de denr\u00e9es alimentaires et l&rsquo;ensemble des citoyens.<\/p>\n<h3>Changement climatique &#8211; Connaissances actuelles<\/h3>\n<p>Le rapport 2016 des Nations unies sur le d\u00e9ficit d&rsquo;\u00e9missions a r\u00e9cemment inform\u00e9 le monde que m\u00eame si tous les engagements volontaires en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre (GES) sont respect\u00e9s, la temp\u00e9rature de la Terre augmentera de 3,2 degr\u00e9s d&rsquo;ici \u00e0 2030. En raison de la situation des prairies canadiennes, o\u00f9 se trouve la majorit\u00e9 des terres agricoles du pays, les temp\u00e9ratures pourraient y augmenter de 6,4 degr\u00e9s. Dans ce cas, une chaleur excessive combin\u00e9e \u00e0 des pr\u00e9cipitations trop abondantes et\/ou \u00e0 des p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse rendra des dizaines de millions d&rsquo;hectares de terres agricoles impropres \u00e0 la production annuelle de c\u00e9r\u00e9ales et d&rsquo;ol\u00e9agineux. Le nombre de jours sans gel \u00e0 la limite septentrionale des zones agricoles augmentera, mais les sols septentrionaux ne se pr\u00eatent pas \u00e0 l&rsquo;agriculture. Dans le m\u00eame temps, les r\u00e9gions m\u00e9ridionales deviendront plus chaudes, stressant les cultures et facilitant la survie et la propagation des maladies et des insectes nuisibles. L&rsquo;augmentation des temp\u00e9ratures mondiales entra\u00eenera \u00e9galement des probl\u00e8mes au niveau des infrastructures physiques, ainsi que des effets sociaux n\u00e9gatifs, tels que des relations commerciales tendues, des d\u00e9placements de population et une instabilit\u00e9 politique, autant d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments qui rendront plus difficile la r\u00e9ussite de l&rsquo;agriculture au Canada. Il est imp\u00e9ratif que le Canada prenne des mesures pour r\u00e9duire consid\u00e9rablement et rapidement ses \u00e9missions totales de GES : les impacts multiples et en cascade d&rsquo;un changement climatique irr\u00e9versible d\u00e9passent notre capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation.<\/p>\n<p>Notre premi\u00e8re priorit\u00e9 doit \u00eatre une r\u00e9duction importante des \u00e9missions afin d&rsquo;\u00e9viter une catastrophe. Pour ce faire, le Canada doit mettre en \u0153uvre des mesures qui aident les fermi\u00e8res \u00e0 s&rsquo;adapter au changement climatique tout en r\u00e9duisant les \u00e9missions. C&rsquo;est ainsi que nous pouvons faire de l&rsquo;agriculture un \u00e9l\u00e9ment important de la solution.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord de Paris 2015 des Nations unies fournit des orientations concernant les r\u00e9ductions de GES en lien avec l&rsquo;agriculture. Il s&rsquo;agit notamment de mettre en \u0153uvre l&rsquo;adaptation et l&rsquo;att\u00e9nuation d&rsquo;une mani\u00e8re qui ne menace pas la production alimentaire, de fixer des objectifs d&rsquo;\u00e9missions \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;\u00e9conomie, de reconna\u00eetre l&rsquo;importance d&rsquo;approches non marchandes int\u00e9gr\u00e9es, holistiques et \u00e9quilibr\u00e9es en mati\u00e8re d&rsquo;att\u00e9nuation et d&rsquo;adaptation, et de reconna\u00eetre que plus l&rsquo;att\u00e9nuation est importante, moins les besoins en mati\u00e8re d&rsquo;adaptation sont \u00e9lev\u00e9s ; les mesures d&rsquo;adaptation devraient inclure les connaissances traditionnelles et celles des peuples autochtones ainsi que la science occidentale ; renforcer la r\u00e9silience des syst\u00e8mes socio-\u00e9conomiques et \u00e9cologiques ; minimiser les pertes et les dommages dus aux effets aigus et lents du changement climatique ; et noter que le leadership des pays comprend un r\u00f4le important des fonds publics dans la mobilisation des strat\u00e9gies d&rsquo;action pour le climat.<\/p>\n<p>\u00c0 Paris, le Canada s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire ses \u00e9missions de GES afin de contribuer \u00e0 maintenir l&rsquo;augmentation de la temp\u00e9rature mondiale en dessous de 2,0 degr\u00e9s Celsius. \u00c0 la lumi\u00e8re du rapport des Nations unies sur les \u00e9carts d&rsquo;\u00e9missions, nos efforts devront \u00eatre encore plus ambitieux que ce qui \u00e9tait pr\u00e9vu en 2015.<\/p>\n<h3>Les fermiers et le climat<\/h3>\n<p>Les fermi\u00e8res sont vuln\u00e9rables aux effets du changement climatique. Alors que de nombreuses pratiques actuelles contribuent aux probl\u00e8mes de GES, les fermi\u00e8res peuvent devenir une plus grande partie de la solution en adoptant des m\u00e9thodes respectueuses du climat. Les fermiers font partie des personnes les plus directement touch\u00e9es par l&rsquo;instabilit\u00e9 climatique. Nous d\u00e9pendons des quantit\u00e9s de soleil et de pluie n\u00e9cessaires au bon moment. \u00c0 mesure que les GES augmentent, l&rsquo;atmosph\u00e8re retient davantage de chaleur et peut contenir plus d&rsquo;humidit\u00e9. Cela modifie le cycle global de l&rsquo;eau. La plupart de nos pr\u00e9cipitations se produisent sous forme d&rsquo;orages intenses. Une atmosph\u00e8re plus chaude g\u00e9n\u00e8re des vents plus forts, ce qui rend les tornades et les vents de charrue plus fr\u00e9quents. L&rsquo;\u00e9volution des temp\u00e9ratures de la haute atmosph\u00e8re modifie les sch\u00e9mas du courant-jet, provoquant des s\u00e9cheresses dans certaines r\u00e9gions et de longues p\u00e9riodes de temps frais et nuageux dans d&rsquo;autres. Le rendement des cultures, la qualit\u00e9 des sols et de l&rsquo;eau, la sant\u00e9 du b\u00e9tail, la r\u00e9paration des b\u00e2timents agricoles, l&rsquo;entretien des infrastructures rurales sont autant d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments affect\u00e9s par cette r\u00e9alit\u00e9 nouvelle et incertaine.<\/p>\n<h3>Adaptabilit\u00e9 et r\u00e9silience de l&rsquo;agriculture<\/h3>\n<p>Si l&rsquo;agriculture est responsable d&rsquo;une quantit\u00e9 importante de GES, l&rsquo;intensit\u00e9 des \u00e9missions varie selon les types d&rsquo;exploitations et les m\u00e9thodes de production. Pour \u00e9viter les doubles comptages, l&rsquo;inventaire national des GES du Canada attribue les \u00e9missions des diff\u00e9rentes sources au secteur de l&rsquo;\u00e9conomie qui utilise le plus chaque source. Par exemple, toutes les \u00e9missions provenant de la combustion de carburant diesel sont attribu\u00e9es au transport, ce qui place les \u00e9missions de carburant des tracteurs agricoles dans la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0transport\u00a0\u00bb plut\u00f4t que dans celle de l&rsquo;agriculture. Seules les \u00e9missions dues \u00e0 la production animale, \u00e0 la gestion du fumier et aux sols agricoles sont comptabilis\u00e9es comme \u00ab\u00a0agricoles\u00a0\u00bb. Ainsi, les d\u00e9cideurs politiques peuvent se concentrer principalement sur ces sources d&rsquo;\u00e9missions, m\u00eame si les produits chimiques agricoles, les engrais, l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et les transports utilis\u00e9s par les exploitations agricoles canadiennes sont \u00e9galement d&rsquo;importantes sources agricoles d&rsquo;\u00e9missions de GES. La r\u00e9duction de ces intrants ou leur remplacement par des solutions de rechange \u00e0 faible teneur en GES r\u00e9duirait la contribution r\u00e9elle de l&rsquo;agriculture au changement climatique.<\/p>\n<p>Les mesures d&rsquo;att\u00e9nuation, c&rsquo;est-\u00e0-dire les moyens de r\u00e9duire les \u00e9missions et d&rsquo;\u00e9liminer le carbone de l&rsquo;atmosph\u00e8re, devraient \u00e9galement favoriser l&rsquo;adaptation et la r\u00e9silience. La redondance et la diversit\u00e9 sont les cl\u00e9s de la r\u00e9silience. Si les fermi\u00e8res produisent une gamme de produits et int\u00e8grent des zones tampons naturelles dans le paysage agricole, elles seront mieux \u00e0 m\u00eame de survivre \u00e0 des conditions climatiques impr\u00e9visibles, \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames et \u00e0 des conditions de march\u00e9 erratiques. Les fermi\u00e8res g\u00e8rent des millions d&rsquo;hectares de terres au Canada et, avec le soutien ad\u00e9quat, elles peuvent apporter une contribution consid\u00e9rable en augmentant la teneur en carbone organique du sol.<\/p>\n<p>Le Canada obtiendra les meilleurs r\u00e9sultats en :<\/p>\n<ul>\n<li>Minimiser les intrants \u00e0 forte intensit\u00e9 de combustibles fossiles, ce qui r\u00e9duira les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre au cours de la production.<\/li>\n<li>Maximiser la capacit\u00e9 des plantes cultiv\u00e9es \u00e0 travailler avec les micro-organismes du sol pour convertir le carbone atmosph\u00e9rique en carbone organique du sol, et<\/li>\n<li>R\u00e9duire les risques commerciaux en augmentant la biodiversit\u00e9 dans les exploitations : les flux de revenus compl\u00e9mentaires augmentent les chances de r\u00e9ussite de certaines, voire de toutes les exploitations agricoles chaque ann\u00e9e, malgr\u00e9 des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques impr\u00e9visibles.<\/li>\n<li>Promouvoir les infrastructures de transport, de stockage et de transformation con\u00e7ues pour soutenir la production destin\u00e9e aux march\u00e9s locaux et r\u00e9gionaux, les installations centralis\u00e9es pour l&rsquo;exportation \u00e9tant une priorit\u00e9 secondaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>De nombreux fermiers canadiens utilisent d\u00e9j\u00e0 des pratiques qui r\u00e9duisent leurs \u00e9missions de GES et ils obtiennent de bons r\u00e9sultats. Les cultures intercalaires (deux ou plusieurs cultures en m\u00eame temps dans le m\u00eame champ), la production de cultures \u00e0 faible niveau d&rsquo;intrants, l&rsquo;utilisation de cultures de couverture verte avant et apr\u00e8s les cultures commerciales, le p\u00e2turage intensif planifi\u00e9 du b\u00e9tail, les volailles et les porcs en p\u00e2turage, ainsi que la production biologique certifi\u00e9e sont autant d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments qui offrent de multiples avantages \u00e9conomiques, sociaux et \u00e9cologiques. Ces pratiques permettent \u00e9galement de reconstituer le carbone organique du sol, ce qui am\u00e9liore sa structure. Un sol bien structur\u00e9 retient mieux l&rsquo;eau pendant les s\u00e9cheresses et les inondations, ce qui permet \u00e0 l&rsquo;exploitation de continuer \u00e0 produire dans des conditions climatiques irr\u00e9guli\u00e8res. Les m\u00e9thodes de production \u00e0 faibles \u00e9missions qui renforcent le carbone du sol sont triplement gagnantes : elles r\u00e9duisent les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre n\u00e9cessaires \u00e0 la production d&rsquo;aliments, elles transf\u00e8rent le carbone de l&rsquo;atmosph\u00e8re dans le sol et elles augmentent la r\u00e9silience des exploitations agricoles face \u00e0 l&rsquo;incertitude croissante.<\/p>\n<h3>Transformation du syst\u00e8me alimentaire<\/h3>\n<p>L&rsquo;adaptation de l&rsquo;agriculture au changement climatique passe \u00e9galement par des mesures hors exploitation. Le syst\u00e8me alimentaire actuel utilise 13,3 calories d&rsquo;\u00e9nergie fossile pour produire une calorie d&rsquo;\u00e9nergie alimentaire. Les fermi\u00e8res peuvent am\u00e9liorer ce ratio en r\u00e9duisant leur d\u00e9pendance aux combustibles fossiles pour la production alimentaire, mais leurs efforts doivent aller de pair avec des changements dans le transport, la distribution, le stockage et la consommation des aliments.<\/p>\n<p>Le chemin de fer est le moyen le plus \u00e9conome en \u00e9nergie pour transporter les marchandises en vrac, mais l&rsquo;abandon et la consolidation des lignes ferroviaires obligent les fermi\u00e8res \u00e0 transporter les c\u00e9r\u00e9ales par camion sur des distances plus longues que jamais. Aujourd&rsquo;hui, la plupart des fruits et l\u00e9gumes du Canada sont import\u00e9s, parcourant des milliers de kilom\u00e8tres par camion et parfois par avion. M\u00eame les produits cultiv\u00e9s au Canada sont achemin\u00e9s vers quelques grands d\u00e9p\u00f4ts de distribution, puis r\u00e9exp\u00e9di\u00e9s vers les points de vente, ce qui repr\u00e9sente des centaines de kilom\u00e8tres inutiles.<\/p>\n<p>Les d\u00e9chets alimentaires constituent \u00e9galement un probl\u00e8me important. Diverses \u00e9tudes estiment que 40 % de la nourriture produite est gaspill\u00e9e. Au Canada, la plupart des d\u00e9chets sont produits apr\u00e8s que les aliments ont quitt\u00e9 la ferme. La production, la transformation et le transport de ces aliments gaspill\u00e9s n\u00e9cessitent encore de l&rsquo;\u00e9nergie. Les d\u00e9chets alimentaires se d\u00e9composent dans les d\u00e9charges o\u00f9 ils d\u00e9gagent du m\u00e9thane, un GES 84 fois plus puissant que le CO2 \u00e0 court terme.<\/p>\n<p>Les politiques agricoles et commerciales ax\u00e9es sur l&rsquo;exportation sont \u00e9galement li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;augmentation des \u00e9missions provenant de l&rsquo;agriculture. Les fermi\u00e8res sont des preneuses de prix, souvent contraintes d&rsquo;accepter des prix inf\u00e9rieurs au co\u00fbt de production en raison des conditions in\u00e9quitables du commerce international. Les fluctuations des taux de change, les exc\u00e9dents du march\u00e9 dus aux politiques d&rsquo;autres pays et les normes moins strictes en mati\u00e8re de travail, de qualit\u00e9 des aliments et d&rsquo;environnement \u00e9chappent au contr\u00f4le du Canada, et encore moins \u00e0 celui des fermi\u00e8res. Pour survivre, de nombreux fermiers poursuivent une strat\u00e9gie visant \u00e0 augmenter la superficie et les rendements, en appliquant davantage d&rsquo;engrais synth\u00e9tiques et d&rsquo;autres intrants \u00e0 forte consommation d&rsquo;\u00e9nergie. Lorsque le prix des terres agricoles augmente en raison de divers facteurs, de plus en plus de terres bois\u00e9es sont d\u00e9frich\u00e9es, des terres marginales sont cultiv\u00e9es et des cultures commerciales annuelles sont plant\u00e9es sur des terres anciennement consacr\u00e9es au foin et aux p\u00e2turages afin de payer les loyers. Les d\u00e9cideurs politiques doivent reconna\u00eetre le lien entre les politiques \u00e9conomiques et les impacts \u00e9cologiques. Lorsque les fermiers peuvent compter sur une r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour leurs efforts, ils peuvent mieux g\u00e9rer leur exploitation dans une optique de durabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le changement climatique est un probl\u00e8me de soci\u00e9t\u00e9 qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 sur plusieurs d\u00e9cennies ; par cons\u00e9quent, la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble doit aider les individus \u00e0 effectuer les changements n\u00e9cessaires aujourd&rsquo;hui pour notre b\u00e9n\u00e9fice commun \u00e0 l&rsquo;avenir. Nous ne pouvons pas compter uniquement sur les m\u00e9canismes du march\u00e9. Il est l\u00e9gitime, voire urgent et n\u00e9cessaire, de mobiliser des fonds publics pour transformer notre syst\u00e8me alimentaire.<\/p>\n<p>Toutes les politiques et tous les programmes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;agriculture devraient \u00eatre pass\u00e9s au \u00ab\u00a0filtre du changement climatique\u00a0\u00bb afin d&rsquo;\u00e9valuer leurs effets en aval sur les \u00e9missions de GES, l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles et la r\u00e9silience des communaut\u00e9s agricoles et des \u00e9cosyst\u00e8mes naturels. Gr\u00e2ce \u00e0 une r\u00e9duction planifi\u00e9e, mais rapide, de notre empreinte GES, nous am\u00e9liorerons la capacit\u00e9 du Canada \u00e0 poursuivre une production fiable tout en pr\u00e9servant les moyens de subsistance de nos fermi\u00e8res.<\/p>\n<h3>Implications de la tarification du carbone pour les fermi\u00e8res et l&rsquo;agriculture<\/h3>\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;Accord de Paris, tous les pays, y compris le Canada, se sont engag\u00e9s \u00e0 mettre en \u0153uvre un r\u00e9gime de tarification du carbone. En octobre 2015, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a annonc\u00e9 qu&rsquo;il pr\u00e9voyait que chaque province mette en place un m\u00e9canisme de tarification du carbone sans incidence sur les recettes d&rsquo;ici \u00e0 2018.<\/p>\n<p>La tarification du carbone est une approche progressive de la r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Si les prix commencent par \u00eatre bas et augmentent progressivement, la fixation d&rsquo;un prix pour le carbone n&rsquo;est pas suffisante pour emp\u00eacher les temp\u00e9ratures mondiales d&rsquo;augmenter de plus de 2 degr\u00e9s Celsius. Si le Canada ne met pas en \u0153uvre des mesures suppl\u00e9mentaires de r\u00e9duction des GES au-del\u00e0 de la tarification du carbone, telles que la r\u00e9glementation et le financement public des mesures d&rsquo;adaptation et d&rsquo;att\u00e9nuation, le chaos climatique s&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rera et les fermi\u00e8res seront confront\u00e9es \u00e0 des menaces de plus en plus graves pour leurs moyens de subsistance.<\/p>\n<p>Les deux approches les plus courantes en mati\u00e8re de tarification du carbone sont le \u00ab\u00a0plafonnement et l&rsquo;\u00e9change\u00a0\u00bb et la \u00ab\u00a0taxe carbone\u00a0\u00bb. Dans le cadre des syst\u00e8mes de plafonnement et d&rsquo;\u00e9change, les \u00e9missions des exploitations agricoles ne sont pas plafonn\u00e9es. Toutefois, si les march\u00e9s de compensation font partie du r\u00e9gime de plafonnement et d&rsquo;\u00e9change, ils peuvent avoir des implications pour les fermi\u00e8res. Les juridictions peuvent autoriser des projets de compensation qui pr\u00e9voient des paiements aux fermi\u00e8res pour l&rsquo;utilisation de m\u00e9thodes qui augmentent le carbone du sol. Toutefois, les r\u00e9gimes de pi\u00e9geage du sol sont limit\u00e9s dans le temps : la capacit\u00e9 des sols appauvris en carbone \u00e0 absorber le carbone diminue \u00e0 mesure que les sols se rapprochent de leur niveau d&rsquo;\u00e9quilibre. Finalement, le sol est \u00ab\u00a0plein\u00a0\u00bb de carbone et ne peut plus en absorber. Si les pratiques d&rsquo;un fermier entra\u00eenent la lib\u00e9ration du carbone du sol dans l&rsquo;atmosph\u00e8re, il pourrait \u00eatre financi\u00e8rement responsable du remboursement de tout avantage compensatoire associ\u00e9 \u00e0 la terre. Les projets de compensation peuvent promouvoir l&rsquo;adoption de nouvelles m\u00e9thodes qui r\u00e9duisent les \u00e9missions d&rsquo;oxyde nitreux et de m\u00e9thane provenant des terres agricoles et\/ou du b\u00e9tail. Les projets de compensation pourraient \u00e9galement favoriser le changement d&rsquo;affectation des terres, de la culture \u00e0 la for\u00eat permanente.<\/p>\n<p>Les march\u00e9s de compensation pourraient \u00e9galement avoir des cons\u00e9quences inattendues. Les protocoles de compensation peuvent favoriser l&rsquo;agriculture de pr\u00e9cision, mais les fermi\u00e8res peuvent ne pas \u00eatre \u00e0 l&rsquo;aise avec la surveillance, la propri\u00e9t\u00e9, l&rsquo;utilisation et la gestion des donn\u00e9es collect\u00e9es par des outils informatis\u00e9s. Les march\u00e9s de compensation freineraient l&rsquo;innovation car, une fois les exigences du programme d\u00e9finies, le respect de ces exigences normaliserait les pratiques agricoles des participants. Les march\u00e9s de compensation du carbone augmenteraient la demande de terres agricoles pour des projets de pi\u00e9geage du carbone et pour des installations d&rsquo;\u00e9nergie \u00e9olienne et solaire. L&rsquo;augmentation de la demande de la part de riches \u00e9metteurs \u00e0 la recherche de compensations entra\u00eenerait une hausse du prix des terres, ce qui rendrait les terres agricoles moins abordables, en particulier pour les jeunes fermi\u00e8res et fermiers.<\/p>\n<p>Contrairement au syst\u00e8me de plafonnement et d&rsquo;\u00e9change, les r\u00e9gimes de taxe sur le carbone s&rsquo;appliquent \u00e0 tous les acheteurs et vendeurs, y compris les fermi\u00e8res. Un r\u00e9gime de taxe sur le carbone favoriserait l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique des exploitations agricoles et les pratiques \u00e0 faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, mais uniquement s&rsquo;il existe des options \u00e0 plus faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre pour les produits ou services n\u00e9cessaires. Dans l&rsquo;agriculture, le pouvoir de march\u00e9 des grandes entreprises d&rsquo;intrants, des chemins de fer, des compagnies p\u00e9troli\u00e8res, des entreprises c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, des transformateurs de produits alimentaires et des d\u00e9taillants l&#8217;emporte de loin sur le pouvoir des fermi\u00e8res individuelles. Ces entit\u00e9s seraient en mesure de r\u00e9percuter les co\u00fbts de la taxe sur le carbone sur les fermi\u00e8res sous la forme d&rsquo;une augmentation des prix des intrants, d&rsquo;une hausse des taux de fret et d&rsquo;une baisse des prix des produits de base. Les chemins de fer pourraient se d\u00e9charger des co\u00fbts de la taxe carbone en fermant des points de livraison plus petits. M\u00eame si le transport ferroviaire est plus \u00e9conome en \u00e9nergie, les fermi\u00e8res risquent de d\u00e9penser plus d&rsquo;argent et de consommer plus de carburant en parcourant de plus longues distances par camion pour livrer leurs c\u00e9r\u00e9ales. La mise en place d&rsquo;installations suppl\u00e9mentaires de chargement des wagons des producteurs et le soutien aux chemins de fer d&rsquo;int\u00e9r\u00eat local aideraient les fermi\u00e8res \u00e0 r\u00e9duire les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre li\u00e9es au transport des c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n<p>Les fermi\u00e8res pourraient \u00e9conomiser de l&rsquo;argent en adoptant des pratiques efficaces sur le plan \u00e9nerg\u00e9tique, en utilisant des sources d&rsquo;\u00e9nergie renouvelables, en investissant dans la conservation de l&rsquo;\u00e9nergie et en adoptant des pratiques de production \u00e0 plus faible consommation d&rsquo;intrants. Si elle est suffisamment \u00e9lev\u00e9e, la taxe sur le carbone encouragera les inventeurs et les innovateurs \u00e0 d\u00e9velopper de nouveaux types de machines agricoles permettant aux exploitations de r\u00e9duire leur empreinte carbone. Une taxe carbone \u00e9lev\u00e9e encouragerait \u00e9galement les fermi\u00e8res \u00e0 embaucher davantage de travailleurs au lieu d&rsquo;acheter des machines ou des intrants.<\/p>\n<p>Un r\u00e9gime de taxe sur le carbone sans incidence sur les recettes pourrait \u00eatre con\u00e7u pour compenser le manque de pouvoir de march\u00e9 des fermi\u00e8res en leur accordant un rabais bas\u00e9 sur un pourcentage de la marge brute ou de la superficie de leur exploitation (ajust\u00e9 en fonction du syst\u00e8me de production). Les fermiers qui r\u00e9duisent leur empreinte carbone paieraient moins de taxe carbone totale tout en b\u00e9n\u00e9ficiant de la m\u00eame remise que les autres agriculteurs de taille \u00e9quivalente. La diff\u00e9rence entre la taxe carbone pay\u00e9e et le montant du remboursement rendrait l&rsquo;agriculture \u00e0 faibles \u00e9missions plus rentable que la production \u00e0 fortes \u00e9missions.<\/p>\n<p>Le taux d&rsquo;\u00e9mission global d\u00e9termine la vitesse \u00e0 laquelle l&rsquo;atmosph\u00e8re se remplit de GES. Il est facile et rapide d&rsquo;ajouter des GES \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re, mais les processus biologiques et chimiques qui \u00e9liminent les GES sont lents et d\u00e9pendent d&rsquo;interactions complexes entre de nombreux facteurs. Cette diff\u00e9rence signifie qu&rsquo;il est de plus en plus urgent de mettre en \u0153uvre des mesures \u00e9nergiques de r\u00e9duction des \u00e9missions. Les r\u00e9gimes de tarification du carbone doivent int\u00e9grer des rep\u00e8res, des indicateurs et des processus d&rsquo;\u00e9valuation. Il est urgent d&rsquo;agir maintenant, et il est important de s&rsquo;assurer que si nous commen\u00e7ons \u00e0 observer des cons\u00e9quences involontaires, celles-ci pourront \u00eatre corrig\u00e9es.<\/p>\n<p>Le Canada doit aider les fermi\u00e8res \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des impacts du changement climatique avec des mesures qui augmentent la r\u00e9silience des fermes tout en r\u00e9duisant les \u00e9missions \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;exploitation agricole et du syst\u00e8me alimentaire, en fournissant des moyens de subsistance \u00e9quitables aux fermi\u00e8res et un avenir \u00e0 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;agriculteurs, et en garantissant la capacit\u00e9 du Canada \u00e0 fournir durablement des denr\u00e9es alimentaires \u00e0 ses r\u00e9sidents et \u00e0 ses clients internationaux.<\/p>\n<h3>R\u00f4le des gouvernements f\u00e9d\u00e9ral, provinciaux et territoriaux<\/h3>\n<ul>\n<li>Appliquer un filtre d&rsquo;\u00e9missions de GES \u00e0 tous les programmes gouvernementaux (tels que le cadre strat\u00e9gique pour l&rsquo;agriculture) et veiller \u00e0 ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de subventions perverses \u00e0 l&rsquo;agriculture \u00e0 forte intensit\u00e9 d&rsquo;\u00e9missions.<\/li>\n<li>Financer la recherche et les programmes visant \u00e0 soutenir les m\u00e9thodes de production \u00e0 faibles \u00e9missions qui renforcent la teneur en carbone des sols.<\/li>\n<li>Lancement d&rsquo;un service public de vulgarisation pour aider les agriculteurs \u00e0 apprendre de nouvelles pratiques agricoles \u00e0 faibles \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre et soutenir la formation pratique et l&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 l&rsquo;agriculture respectueuse du climat pour les nouveaux agriculteurs et les jeunes qui veulent devenir fermiers.<\/li>\n<li>Fournir une assistance pour des investissements appropri\u00e9s afin de promouvoir la diversification des exploitations agricoles.<\/li>\n<li>Aider les consommateurs canadiens \u00e0 gaspiller moins de nourriture et \u00e0 composter les d\u00e9chets alimentaires in\u00e9vitables d&rsquo;une mani\u00e8re qui leur permette de retourner \u00e0 la terre pour l&rsquo;am\u00e9lioration des sols.<\/li>\n<li>Assurer un financement public complet de la s\u00e9lection v\u00e9g\u00e9tale afin que des vari\u00e9t\u00e9s soient d\u00e9velopp\u00e9es pour une agriculture \u00e0 faibles \u00e9missions et que ces vari\u00e9t\u00e9s soient mises \u00e0 la disposition des fermi\u00e8res sans paiement de redevances.<\/li>\n<li>R\u00e9tablir et \u00e9tendre le programme de p\u00e2turages publics de l&rsquo;ARAP sur les terres publiques et par l&rsquo;acquisition de terres suppl\u00e9mentaires.<\/li>\n<li>R\u00e9glementer les chemins de fer afin de r\u00e9duire la distance entre les points de livraison et faire en sorte que le rail soit la m\u00e9thode la plus abordable pour le transport des marchandises en vrac ; soutenir l&rsquo;\u00e9tablissement de sites suppl\u00e9mentaires de chargement des wagons des producteurs.<\/li>\n<li>Mettre en \u0153uvre des mesures de lutte contre les inondations et la s\u00e9cheresse, inverser le creusement excessif de foss\u00e9s qui inondent les terres en aval, conserver les zones humides pour ralentir le mouvement de l&rsquo;eau et recharger les nappes phr\u00e9atiques.<\/li>\n<li>Utiliser les \u00e9missions de GES \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du Canada comme indicateur cl\u00e9 de performance (ICP) pour aider les d\u00e9cideurs politiques \u00e0 ajuster les op\u00e9rations afin d&rsquo;atteindre des objectifs ambitieux de r\u00e9duction des GES d&rsquo;une mani\u00e8re holistique. L&rsquo;objectif est de r\u00e9duire le taux de carbone atmosph\u00e9rique \u00e0 350 parties par million (ppm) et d&rsquo;\u00e9viter une instabilit\u00e9 climatique catastrophique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Respectueusement soumis par<br \/>\n<span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span><br \/>\n11 avril 2017<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La commission s\u00e9natoriale a invit\u00e9 l&rsquo;UNF \u00e0 pr\u00e9senter son point de vue sur les impacts potentiels du changement climatique sur l&rsquo;agriculture et les fermiers. Voici un extrait du m\u00e9moire pr\u00e9sent\u00e9 le 11 avril 2017 :<\/p>\n<p>La commission s\u00e9natoriale a invit\u00e9 le UNF \u00e0 pr\u00e9senter notre point de vue sur les impacts potentiels du changement climatique sur l&rsquo;agriculture et les fermi\u00e8res. Voici un extrait du m\u00e9moire pr\u00e9sent\u00e9 le 11 avril 2017 :<\/p>\n<p>Les mesures d&rsquo;att\u00e9nuation &#8211; les moyens de r\u00e9duire les \u00e9missions et les moyens d&rsquo;\u00e9liminer le carbone de l&rsquo;atmosph\u00e8re &#8211; devraient \u00e9galement favoriser l&rsquo;adaptation et la r\u00e9silience. La redondance et la diversit\u00e9 sont les cl\u00e9s de la r\u00e9silience. Si les fermi\u00e8res produisent une gamme de produits et int\u00e8grent des zones tampons naturelles dans le paysage agricole, elles seront mieux \u00e0 m\u00eame de survivre \u00e0 des conditions climatiques impr\u00e9visibles, \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames et \u00e0 des conditions de march\u00e9 erratiques. Les fermi\u00e8res g\u00e8rent des millions d&rsquo;hectares de terres au Canada et, avec le soutien ad\u00e9quat, elles peuvent apporter une contribution consid\u00e9rable en augmentant la teneur en carbone organique du sol.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[378,393],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[332],"archive-year":[491],"class_list":["post-27693","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-environnement","tag-parlementaire","policy_types-bref-unf","post_campaign-changement-climatique","archive-year-2017-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27693","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27693"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27693"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27693"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27693"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27693"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27693"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}