
{"id":27682,"date":"2014-12-05T22:30:05","date_gmt":"2014-12-06T04:30:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/impact-agricole-de-laecg\/"},"modified":"2014-12-05T22:30:05","modified_gmt":"2014-12-06T04:30:05","slug":"impact-agricole-de-laecg","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/impact-agricole-de-laecg\/","title":{"rendered":"Impacts de l&rsquo;AECG sur l&rsquo;agriculture"},"content":{"rendered":"<p>Soumission au Comit\u00e9 permanent de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;agroalimentaire de la Chambre des Communes concernant<\/p>\n<h2>Impacts agricoles de l&rsquo;accord \u00e9conomique et commercial global entre le Canada et l&rsquo;Union europ\u00e9enne<\/h2>\n<p>5 d\u00e9cembre 2014<\/p>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>) se r\u00e9jouit de l&rsquo;occasion qui lui est donn\u00e9e de pr\u00e9senter son point de vue sur l&rsquo;Accord \u00e9conomique et commercial global (AECG) entre le Canada et l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> est une organisation d\u00e9mocratique nationale non partisane compos\u00e9e de milliers de familles d&rsquo;agriculteurs de tout le Canada qui produisent une grande vari\u00e9t\u00e9 de denr\u00e9es, notamment des c\u00e9r\u00e9ales et des ol\u00e9agineux, du b\u00e9tail, des produits laitiers, des fruits et des l\u00e9gumes. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1969. Notre mandat est d&rsquo;\u0153uvrer en faveur de politiques con\u00e7ues pour :<\/p>\n<ul>\n<li>promouvoir un syst\u00e8me alimentaire reposant sur des exploitations familiales financi\u00e8rement viables qui produisent des aliments de qualit\u00e9, sains et s\u00fbrs ;<\/li>\n<li>encourager les pratiques agricoles respectueuses de l&rsquo;environnement qui prot\u00e9geront nos pr\u00e9cieux sols, l&rsquo;eau, la biodiversit\u00e9 et les autres ressources naturelles ; et<\/li>\n<li>promouvoir la justice sociale et \u00e9conomique pour les producteurs de denr\u00e9es alimentaires et tous les citoyens.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> maintient que l&rsquo;AECG est inutile pour le commerce entre l&rsquo;UE et le Canada, et qu&rsquo;il limitera la capacit\u00e9 des gouvernements f\u00e9d\u00e9raux, provinciaux et locaux \u00e9lus \u00e0 adopter des lois, des r\u00e8glements, des politiques et des programmes dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public canadien, des fermi\u00e8res et de notre environnement. Alors que les aspects li\u00e9s au commerce de l&rsquo;AECG ne profiteront pas aux fermi\u00e8res canadiennes, l&rsquo;accord affaiblira la gestion de l&rsquo;approvisionnement en produits laitiers et augmentera le contr\u00f4le des entreprises sur les semences et nos r\u00e9glementations environnementales. La promesse d&rsquo;un acc\u00e8s accru aux march\u00e9s europ\u00e9ens du b\u0153uf et du porc est largement fictive, et les fermi\u00e8res canadiennes seront oblig\u00e9es de rivaliser avec les g\u00e9n\u00e9reuses subventions agricoles europ\u00e9ennes qui d\u00e9passent de loin le soutien apport\u00e9 par les programmes canadiens de protection sociale. Les fermi\u00e8res canadiennes gagneront peu, voire rien, et perdront beaucoup si l&rsquo;AECG entre en vigueur.<\/p>\n<h3>L&rsquo;AECG affaiblirait notre syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre<\/h3>\n<p>L&rsquo;Europe exporte plus de deux fois plus de fromage que le Canada n&rsquo;en produit. L&rsquo;UE remplira facilement tout quota suppl\u00e9mentaire pr\u00e9vu. En 2013, le Canada a produit 460 659 tonnes de fromage de toutes sortes. En 2013, l&rsquo;UE a export\u00e9 787 000 tonnes de fromage et de caillebotte.<\/p>\n<p>L&rsquo;UE b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;un acc\u00e8s en franchise de droits \u00e0 13 608 tonnes du march\u00e9 canadien du fromage. L&rsquo;AECG lui accorde 18 500 tonnes suppl\u00e9mentaires. Actuellement, le Canada permet que 5 % de son march\u00e9 du fromage soit combl\u00e9 par les importations europ\u00e9ennes et l&rsquo;AECG ferait passer ce montant \u00e0 9 %. L&rsquo;Europe n&rsquo;aurait aucun mal \u00e0 nous vendre davantage &#8211; ses exportations d\u00e9passent d\u00e9j\u00e0 la production totale du Canada (voir carte n\u00b0 1). Si le Canada \u00e9largit l&rsquo;acc\u00e8s aux importations de fromage de l&rsquo;UE, ce pr\u00e9c\u00e9dent permettra \u00e0 l&rsquo;Europe de demander plus facilement un acc\u00e8s encore plus large \u00e0 l&rsquo;avenir. Les producteurs canadiens perdraient en cons\u00e9quence des parts de march\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/milk_exp_trim.jpg\" alt=\"Carte #1 Source : Statistiques des \u00e9changes agricoles de l'UE\">Le fromage est un produit laitier tr\u00e8s concentr\u00e9 : il faut environ 10 kg de lait de consommation pour fabriquer 1 kg de fromage. Ainsi, l&rsquo;augmentation de 18 500 tonnes de la part de l&rsquo;UE sur notre march\u00e9 du fromage repr\u00e9sente une perte d&rsquo;environ 185 000 tonnes de production de lait de consommation pour les fermi\u00e8res canadiennes. Une telle perte se r\u00e9percuterait sur le secteur, entra\u00eenant une baisse des revenus des fermi\u00e8res laiti\u00e8res, une diminution du nombre d&rsquo;exploitations laiti\u00e8res viables et une r\u00e9duction du cheptel qui produit actuellement le lait utilis\u00e9 pour la fabrication du fromage au Canada.<\/p>\n<p>Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a promis d&rsquo;aider les producteurs laitiers qui perdent des parts de march\u00e9 dans le cadre de l&rsquo;AECG. Les d\u00e9tails de l&rsquo;assistance, y compris le montant et la dur\u00e9e &#8211; et la question de savoir si cette assistance sera effectivement disponible &#8211; sont encore inconnus. Un programme de compensation r\u00e9duirait l&rsquo;impact financier imm\u00e9diat sur les fermi\u00e8res, mais il repr\u00e9senterait un co\u00fbt suppl\u00e9mentaire pour les finances publiques et n&rsquo;entra\u00eenerait pas de retomb\u00e9es en termes d&#8217;emplois pour la transformation du lait au Canada.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la gestion de l&rsquo;offre, les producteurs laitiers tirent leurs revenus du march\u00e9 et n&rsquo;ont pas besoin de subventions. Le graphique n\u00b0 2 montre que les producteurs laitiers obtiennent r\u00e9guli\u00e8rement un revenu d\u00e9cent du march\u00e9, tandis que pour les producteurs canadiens de viande bovine et porcine, les co\u00fbts de production d\u00e9passent les revenus du march\u00e9. Avec l&rsquo;AECG, le Canada aidera le secteur laitier europ\u00e9en en lui donnant une plus grande part du march\u00e9, en particulier le march\u00e9 \u00e0 forte valeur (graphique n\u00b0 1), et en offrant aux fermi\u00e8res laiti\u00e8res canadiennes un ch\u00e8que du gouvernement pour amortir la perte de leur revenu bas\u00e9 sur le march\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Graph1.jpg\" alt=\"\"> <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Graph2.jpg\" alt=\"\"><\/p>\n<h3>L&rsquo;UE subventionne ses fermi\u00e8res<\/h3>\n<p>L&rsquo;UE d\u00e9pense plus de 50 milliards d&rsquo;euros (70 milliards de dollars canadiens) par an en subventions agricoles dans le cadre de la politique agricole commune. Les fermi\u00e8res europ\u00e9ennes obtiennent environ 30 \u00e0 50 % de leurs revenus gr\u00e2ce \u00e0 des subventions annuelles directes par acre, auxquelles s&rsquo;ajoutent des paiements suppl\u00e9mentaires en cas de crise du march\u00e9, des prix ou de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>En revanche, le Canada ne verse aucun paiement \u00e0 l&rsquo;acre et ne propose qu&rsquo;un programme de filet de s\u00e9curit\u00e9 limit\u00e9. Dans le cadre de Cultivons l&rsquo;avenir 2, le nouveau seuil de d\u00e9clenchement des programmes de protection sociale ainsi que l&rsquo;\u00e9ventail restreint des co\u00fbts \u00e9ligibles \u00e0 la couverture r\u00e9duisent consid\u00e9rablement le montant de l&rsquo;aide disponible pour les fermi\u00e8res canadiennes \u00e0 partir de 2013.<\/p>\n<p>Les fermi\u00e8res canadiennes de produits laitiers, d&rsquo;\u0153ufs, de poulets et de dindes n&rsquo;ont pas recours aux programmes de filet de s\u00e9curit\u00e9 de la gestion des risques de l&rsquo;entreprise parce que le syst\u00e8me de gestion de l&rsquo;offre leur permet de tirer un revenu ad\u00e9quat de la vente de leurs produits. Les ministres canadiens de l&rsquo;agriculture ont d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que les fermi\u00e8res devaient tirer leurs revenus du march\u00e9, et non de la bo\u00eete aux lettres. Il est peu probable que les fermi\u00e8res canadiennes b\u00e9n\u00e9ficient un jour de subventions \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne.<\/p>\n<h3>Le Canada b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;un acc\u00e8s inutilis\u00e9 au march\u00e9 de la viande bovine et porcine.<\/h3>\n<p>En 1996, le Canada a entam\u00e9 un long conflit commercial au sein de l&rsquo;OMC \u00e0 propos de l&rsquo;interdiction par l&rsquo;Europe du b\u0153uf produit \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;hormones de croissance. Le Canada a tent\u00e9 de forcer l&rsquo;UE \u00e0 accepter les importations de b\u0153uf produit avec des hormones de croissance. En 1997, le groupe sp\u00e9cial de l&rsquo;OMC a d\u00e9cid\u00e9 que l&rsquo;interdiction des hormones constituait une barri\u00e8re commerciale non tarifaire, mais l&rsquo;Europe maintient l&rsquo;interdiction en se fondant sur le principe de pr\u00e9caution en mati\u00e8re de sant\u00e9. Le conflit s&rsquo;est poursuivi jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un accord soit trouv\u00e9 en mars 2011. En cons\u00e9quence, l&rsquo;UE paie au Canada des droits de douane plus \u00e9lev\u00e9s sur certains produits et accepte d&rsquo;acheter au Canada du b\u0153uf sans hormones. Nous pouvons d\u00e9sormais vendre 23 000 tonnes par an de b\u0153uf sans hormones en franchise de droits. Pourtant, en 2013, nous n&rsquo;avons vendu que 1 000 tonnes de b\u0153uf (\u00e9quivalent poids carcasse) dans l&rsquo;UE.<\/p>\n<p>Les secteurs canadiens de la transformation de la viande bovine et porcine sont tr\u00e8s concentr\u00e9s. Deux entreprises \u00e9trang\u00e8res, Cargill (\u00c9tats-Unis) et JBS (Br\u00e9sil), d\u00e9tiennent plus de 90 % de la capacit\u00e9 de conditionnement de la viande bovine inspect\u00e9e par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral au Canada.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/beef_imp_trim.jpg\" alt=\"\">L&rsquo;AECG ne l\u00e8vera pas l&rsquo;interdiction de longue date de l&rsquo;UE sur le b\u0153uf produit avec l&rsquo;utilisation d&rsquo;hormones de croissance. L&rsquo;UE importe la majeure partie de sa viande bovine du Br\u00e9sil, de l&rsquo;Argentine et de l&rsquo;Uruguay. Le Br\u00e9sil a interdit l&rsquo;utilisation d&rsquo;hormones de croissance dans la production de viande bovine en 1991 afin de maintenir l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 europ\u00e9en. Notre concurrence vient donc d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. L&rsquo;UE a import\u00e9 222 000 tonnes de viande bovine du MERCOSUR (Argentine, Br\u00e9sil, Paraguay, Uruguay et Venezuela) en 2013 (voir carte n\u00b0 2). L&rsquo;UE a export\u00e9 273 000 tonnes de viande bovine en 2013, principalement vers la Russie.<\/p>\n<p>L&rsquo;Europe interdit la viande de porc produite \u00e0 l&rsquo;aide de ractopamine (Paylean), un m\u00e9dicament qui favorise l&rsquo;obtention d&rsquo;une carcasse maigre et qui est couramment utilis\u00e9 par les \u00e9leveurs de porcs canadiens et, de plus en plus, par l&rsquo;industrie des parcs d&rsquo;engraissement de bovins. Le Canada autorise la ractopamine dans la production porcine, mais l&rsquo;ACIA propose des services d&rsquo;inspection aux exportateurs de viande de porc exempte de ractopamine. Le Canada a acc\u00e8s \u00e0 un contingent exempt de droits de douane de 7 000 tonnes de viande de porc dans le cadre de l&rsquo;OMC et se voit \u00e9galement attribuer 4 624 tonnes de viande de porc \u00e0 des niveaux tarifaires compris entre 233 et 434 euros par tonne. Le Canada b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un acc\u00e8s suppl\u00e9mentaire \u00e0 un contingent de 70 390 tonnes \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;OMC, aux m\u00eames niveaux tarifaires, soit 16 \u00e0 27 cents par livre au taux de change d&rsquo;aujourd&rsquo;hui (d\u00e9cembre 2014). En 2013, le Canada n&rsquo;a export\u00e9 que 100 tonnes de viande de porc (\u00e9quivalent poids carcasse) vers l&rsquo;UE.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/pork_exp_trim.jpg\" alt=\"\">Le Canada poss\u00e8de des abattoirs qui r\u00e9pondent aux normes de l&rsquo;UE. L&rsquo;Europe a des exigences sp\u00e9cifiques en mati\u00e8re de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en ce qui concerne l&rsquo;abattage et exige des mesures d&rsquo;inspection et de tra\u00e7abilit\u00e9 pour garantir que les animaux n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec l&rsquo;un des m\u00e9dicaments qu&rsquo;elle a interdits. L&rsquo;Europe reconna\u00eet la comp\u00e9tence de l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA) pour fournir des services d&rsquo;inspection des viandes qui r\u00e9pondent \u00e0 ses exigences pour les exportateurs. Le Canada a la capacit\u00e9 r\u00e9glementaire et technique de r\u00e9pondre aux attentes de l&rsquo;Europe en mati\u00e8re de production de viande, mais nous n&rsquo;avons que trois abattoirs agr\u00e9\u00e9s par l&rsquo;UE pour le porc : Kanata Meats, F. Menard&rsquo;s Agromex (qui vend au Mexique) et Du Breton ; et deux qui traitent le b\u0153uf : Viande Richelieu et Canada Premium Meats.<\/p>\n<p>Ces faits d\u00e9montrent que le Canada a la capacit\u00e9 technique de desservir le march\u00e9 europ\u00e9en et qu&rsquo;il dispose d&rsquo;un important contingent tarifaire non utilis\u00e9, mais que les secteurs canadiens de la production de viande bovine et porcine ne produisent pas le type de viande bovine et porcine demand\u00e9 par les consommateurs europ\u00e9ens. L&rsquo;Europe n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;importer de la viande de porc : elle est d\u00e9j\u00e0 le premier exportateur mondial avec plus de 2 millions de tonnes par an (plus que la production totale du Canada &#8211; voir carte n\u00b0 3). Il est peu probable que le Canada augmente de mani\u00e8re significative ses exportations de b\u0153uf vers l&rsquo;UE, car l&rsquo;Europe a obtenu un approvisionnement s\u00fbr en b\u0153uf sans hormones de la part des pays d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, dont les co\u00fbts de production sont faibles et qui ont interdit les hormones de croissance.<\/p>\n<p>Renoncer \u00e0 une part de march\u00e9 pr\u00e9cieuse dans le secteur laitier en guise d&rsquo;\u00e9change suppos\u00e9 pour obtenir l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 un march\u00e9 que nous avons d\u00e9j\u00e0 et que nous n&rsquo;utilisons pas est une trahison envers les fermi\u00e8res canadiennes.<\/p>\n<h3>L&rsquo;augmentation des exportations n&rsquo;accro\u00eet pas les revenus des fermi\u00e8res<\/h3>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Graph3.jpg\" alt=\"\">Les exportations agroalimentaires annuelles du Canada ont augment\u00e9 de fa\u00e7on spectaculaire, passant de moins de 2 milliards de dollars en 1970 \u00e0 plus de 43 milliards de dollars en 2012, soit une multiplication par vingt. Comme le montre le graphique 3, le revenu agricole net total r\u00e9alis\u00e9 n&rsquo;a pratiquement pas chang\u00e9, passant de 1,2 milliard de dollars \u00e0 7,1 milliards de dollars au cours de la m\u00eame p\u00e9riode, soit six fois le niveau de 1970. Depuis 1971, le Canada a perdu pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de ses fermi\u00e8res. Le nombre d&rsquo;exploitations agricoles est pass\u00e9 de 366 128 \u00e0 205 730 en 2011.<\/p>\n<p>Du point de vue des fermi\u00e8res, la croissance des march\u00e9s d&rsquo;exportation n&rsquo;a pas apport\u00e9 la prosp\u00e9rit\u00e9 promise. En raison des d\u00e9cisions politiques prises par les gouvernements au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, les secteurs de la viande bovine et porcine, ainsi que des c\u00e9r\u00e9ales et des ol\u00e9agineux, d\u00e9pendent des exportations et sont donc soumis \u00e0 la volatilit\u00e9 des prix en raison des fluctuations mon\u00e9taires et des conditions de production dans d&rsquo;autres pays. Le secteur laitier, quant \u00e0 lui, est rest\u00e9 essentiellement un secteur national, gr\u00e2ce au soutien f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 des droits de douane \u00e9lev\u00e9s qui emp\u00eachent le dumping de lait import\u00e9 \u00e0 bas prix sur notre march\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Graph4.jpg\" alt=\"\">Le graphique n\u00b0 2 ci-dessus montre que les producteurs laitiers ont toujours r\u00e9alis\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices, tandis que les producteurs de viande bovine et porcine ont \u00e9t\u00e9 contraints de vendre en dessous du prix de revient. Le graphique 4 montre que les exportations de produits laitiers sont rest\u00e9es faibles et constantes au cours de la m\u00eame p\u00e9riode, tandis que les exportations de viande, d&rsquo;animaux vivants et de produits \u00e0 base de viande ont augment\u00e9. Augmenter le volume de b\u0153uf et de porc vendus \u00e0 des prix inf\u00e9rieurs au co\u00fbt de production, comme l&rsquo;AECG vise apparemment \u00e0 le faire, n&rsquo;est pas une solution : c&rsquo;est un probl\u00e8me.<\/p>\n<h3>March\u00e9s publics locaux<\/h3>\n<p>Au Canada, le mouvement en faveur de l&rsquo;alimentation locale prend de l&rsquo;ampleur et de nombreux consommateurs urbains recherchent des aliments produits par les fermi\u00e8res de leur r\u00e9gion. De nombreux conseils municipaux, \u00e9coles, prisons et h\u00f4pitaux canadiens mettent en \u0153uvre des politiques d&rsquo;approvisionnement alimentaire local. Ils entendent leurs \u00e9lecteurs qui souhaitent soutenir et promouvoir les produits alimentaires \u00ab\u00a0maison\u00a0\u00bb et ils anticipent \u00e9galement les multiples avantages \u00e9conomiques et sociaux qui d\u00e9coulent d&rsquo;une agriculture locale robuste et d&rsquo;une \u00e9conomie de transformation des produits alimentaires \u00e0 petite \u00e9chelle. L&rsquo;AECG entraverait gravement, voire stopperait, la progression des politiques d&rsquo;approvisionnement en denr\u00e9es alimentaires locales. Elle exige que les march\u00e9s publics \u00e0 tous les niveaux du gouvernement soient ouverts aux entreprises de l&rsquo;UE sur un pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 avec les entreprises canadiennes, et interdit les exigences en mati\u00e8re de contenu local pour tous les contrats d\u00e9passant le seuil annuel d&rsquo;environ 330 000 dollars. L&rsquo;AECG emp\u00eache les organismes publics de diviser leurs march\u00e9s publics en plus petits morceaux pour \u00e9viter de franchir le seuil. Ainsi, l&rsquo;AECG empi\u00e8te sur les souhaits exprim\u00e9s par les Canadiens d&rsquo;utiliser les march\u00e9s publics, en particulier pour les denr\u00e9es alimentaires, mais pas seulement, comme un m\u00e9canisme de soutien aux activit\u00e9s \u00e9conomiques de valeur locale. Cela est profond\u00e9ment antid\u00e9mocratique et, dans le cas de l&rsquo;approvisionnement alimentaire, contraire \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 la souverainet\u00e9 alimentaires.<\/p>\n<h3>R\u00e8glement des diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats (ISDS)<\/h3>\n<p>Les m\u00e9canismes de r\u00e8glement des diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats (ISDS) permettent aux entreprises \u00e9trang\u00e8res de poursuivre directement les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral, provinciaux et locaux pour obtenir des compensations si elles estiment que les mesures de protection de l&rsquo;environnement, de la sant\u00e9 publique ou d&rsquo;autres mesures nationales les emp\u00eachent de r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices ou d&rsquo;acc\u00e9der au march\u00e9. Ces diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats sont entendus par des arbitres commerciaux priv\u00e9s qui sont pay\u00e9s pour chaque affaire qu&rsquo;ils entendent. En vertu du chapitre 11 (un m\u00e9canisme d&rsquo;ISDS) de l&rsquo;Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA), les gouvernements canadiens ont \u00e9t\u00e9 poursuivis trente-cinq fois. Dans certains cas, les litiges ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9s entre les deux parties et dans d&rsquo;autres, ils ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 un arbitre. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, les contribuables canadiens ont vers\u00e9 171,5 millions de dollars aux entreprises \u00e0 la suite de ces proc\u00e8s et certaines r\u00e9glementations environnementales ont \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9es ou \u00e9dulcor\u00e9es.<\/p>\n<p>Les mesures de protection des investisseurs incluses dans l&rsquo;AECG accordent sans doute des droits encore plus importants aux investisseurs \u00e9trangers que les droits accord\u00e9s dans l&rsquo;ALENA. Les \u00ab\u00a0attentes l\u00e9gitimes\u00a0\u00bb au titre de la clause du \u00ab\u00a0traitement juste et \u00e9quitable\u00a0\u00bb (TFE) offrent aux investisseurs un outil pour lutter contre les changements r\u00e9glementaires qu&rsquo;ils jugent contraires \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats. Le concept de FET est l&rsquo;outil le plus souvent utilis\u00e9 par les entreprises dans les affaires ISDS et c&rsquo;est l&rsquo;argument qui a le plus de succ\u00e8s devant les tribunaux. Les tribunaux ont toujours interpr\u00e9t\u00e9 la FET comme offrant un environnement r\u00e9glementaire stable aux entreprises, m\u00eame si des r\u00e9glementations nouvelles ou modifi\u00e9es sont mises en \u0153uvre \u00e0 la suite de nouvelles connaissances ou d&rsquo;un mandat d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 la pression publique et aux inqui\u00e9tudes concernant la pollution de l&rsquo;eau, la province de Qu\u00e9bec a mis en place un moratoire sur la fracturation en 2011. En 2012, Lone Pine Resources a lanc\u00e9 un recours contre l&rsquo;ALENA et demande 250 millions de dollars plus les int\u00e9r\u00eats \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats. En 2004, la province de Terre-Neuve-et-Labrador a impos\u00e9 aux compagnies p\u00e9troli\u00e8res offshore d&rsquo;investir une partie de leurs revenus dans la recherche et le d\u00e9veloppement locaux. Mobil Investments et Murphy Oil ont d\u00e9pos\u00e9 une plainte contre le Canada dans le cadre de l&rsquo;ALENA en 2007. Malgr\u00e9 l&rsquo;inclusion d&rsquo;une \u00ab\u00a0r\u00e9serve\u00a0\u00bb pour les exigences en mati\u00e8re de recherche et de d\u00e9veloppement dans l&rsquo;ALENA, qui \u00e9tait cens\u00e9e assurer la protection de ces mesures, en 2012, les arbitres ont statu\u00e9 contre le Canada. Philip Morris conteste actuellement la d\u00e9cision du gouvernement australien d&rsquo;adopter une loi sur l&#8217;emballage neutre des produits du tabac. L&rsquo;un des arguments avanc\u00e9s par Philip Morris est qu&rsquo;il existe d&rsquo;autres politiques visant \u00e0 r\u00e9duire le tabagisme qui n&rsquo;auraient pas d&rsquo;incidence n\u00e9gative sur les r\u00e9sultats de Philip Morris.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 la pression publique, le gouvernement de l&rsquo;Ontario a r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9 une proposition de r\u00e8glement visant \u00e0 limiter l&rsquo;utilisation des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes dans le ma\u00efs et le soja. En proposant ce r\u00e8glement, le gouvernement de l&rsquo;Ontario a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il adoptait une approche de pr\u00e9caution pour prot\u00e9ger la sant\u00e9 des abeilles et des autres pollinisateurs et qu&rsquo;il s&rsquo;effor\u00e7ait de r\u00e9duire de 80 % l&rsquo;utilisation des traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes dans le ma\u00efs et le soja d&rsquo;ici \u00e0 2017. D&rsquo;autre part, le gouvernement du Canada, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;Agence de r\u00e9glementation de la gestion des pesticides (ARLA), a choisi de r\u00e9glementer cet insecticide dans le cadre d&rsquo;une approche de gestion des risques. Bien qu&rsquo;elle ait conclu que les traitements de semences \u00e0 base de n\u00e9onicotino\u00efdes dans les r\u00e9gions productrices de ma\u00efs et de soja de l&rsquo;Ontario, du Qu\u00e9bec et du Manitoba \u00e9taient responsables d&rsquo;un grand nombre de mortalit\u00e9s d&rsquo;abeilles, le seul changement significatif mis en \u0153uvre par l&rsquo;ARLA est l&rsquo;obligation pour les fermi\u00e8res d&rsquo;utiliser l&rsquo;agent Fluency (un produit de Bayer CropScience) comme lubrifiant dans les semoirs pneumatiques. L&rsquo;approche du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral en mati\u00e8re de gestion des risques permettra aux fabricants et aux n\u00e9gociants de n\u00e9onicotino\u00efdes, y compris les deux entreprises europ\u00e9ennes qui produisent et vendent la majeure partie de l&rsquo;offre mondiale &#8211; Bayer CropScience (bas\u00e9e en Allemagne) et Syngenta (bas\u00e9e en Suisse) &#8211; de continuer \u00e0 tirer profit de la vente de n\u00e9onicotino\u00efdes.<\/p>\n<p>On ne sait pas si les restrictions impos\u00e9es par le gouvernement de l&rsquo;Ontario sur l&rsquo;utilisation des insecticides n\u00e9onicotino\u00efdes pourraient faire l&rsquo;objet d&rsquo;une proc\u00e9dure ISDS couronn\u00e9e de succ\u00e8s, mais il semble qu&rsquo;il existe un potentiel pour qu&rsquo;une entreprise chimique d\u00e9pose une plainte. Un ancien fonctionnaire du gouvernement canadien a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;apr\u00e8s la signature de l&rsquo;ALENA, les lettres des cabinets d&rsquo;avocats am\u00e9ricains sur les projets de r\u00e9glementation environnementale sont devenues monnaie courante et que, par cons\u00e9quent, de nombreuses mesures potentielles de protection de l&rsquo;environnement n&rsquo;ont jamais vu le jour. Le Qu\u00e9bec a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ALENA apr\u00e8s avoir r\u00e9pondu \u00e0 la pression publique et pris des d\u00e9cisions visant \u00e0 interdire la fracturation hydraulique et \u00e0 limiter l&rsquo;utilisation de pesticides \u00e0 des fins esth\u00e9tiques. Cette derni\u00e8re d\u00e9cision a \u00e9galement conduit Dow Chemical \u00e0 introduire un recours en vertu du chapitre 11 de l&rsquo;ALENA. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 des \u00e9tudes r\u00e9centes sur les avantages en termes de rendement de l&rsquo;utilisation des n\u00e9onicotino\u00efdes et des \u00e9tudes sur l&rsquo;impact chronique et aigu des insecticides sur les pollinisateurs domestiques et indig\u00e8nes, le gouvernement de l&rsquo;Ontario adopte une approche de pr\u00e9caution. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral utilise une approche de gestion des risques. Cette diff\u00e9rence d&rsquo;approche r\u00e9glementaire pourrait-elle permettre aux entreprises chimiques d&rsquo;introduire un recours dans le cadre de l&rsquo;ISDS au motif qu&rsquo;elles ne b\u00e9n\u00e9ficient pas d&rsquo;un \u00ab\u00a0traitement juste et \u00e9quitable\u00a0\u00bb de la part de tous les niveaux de gouvernement ?<\/p>\n<p>Les investisseurs utilisent les m\u00e9canismes ISDS comme outil de lobbying. Elles peuvent s&rsquo;adresser aux r\u00e9gulateurs et aux l\u00e9gislateurs en leur faisant comprendre qu&rsquo;une proc\u00e9dure ISDS pourrait \u00eatre engag\u00e9e s&rsquo;ils prennent une mesure d&rsquo;int\u00e9r\u00eat public susceptible d&rsquo;entraver la capacit\u00e9 de l&rsquo;entreprise \u00e0 r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices ou \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un march\u00e9. Conscients des ressources financi\u00e8res limit\u00e9es dont ils disposent pour prot\u00e9ger l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public contre les actions en justice intent\u00e9es par des entreprises aux moyens consid\u00e9rables, les gouvernements peuvent d\u00e9cider qu&rsquo;il est fiscalement prudent de ne pas introduire les nouvelles r\u00e9glementations. L&rsquo;AECG renforce et codifie les droits des investisseurs en permettant une interpr\u00e9tation plus large de concepts tels que le \u00ab\u00a0traitement juste et \u00e9quitable\u00a0\u00bb. L&rsquo;AECG donne aux investisseurs une arme plus puissante pour faire avancer leur agenda et invoquer le \u00ab\u00a0refroidissement l\u00e9gislatif\u00a0\u00bb. <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> L&rsquo;AECG recommande que les m\u00e9canismes de r\u00e8glement des diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats soient supprim\u00e9s de tous les accords commerciaux, y compris l&rsquo;AECG.<\/p>\n<h3>Droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et AECG<\/h3>\n<p>Dans les centaines de pages de l&rsquo;AECG, une section est sp\u00e9cifiquement consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;application des \u00ab\u00a0droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle\u00a0\u00bb. La propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d\u00e9signe la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des connaissances, des inventions, des \u0153uvres de cr\u00e9ation et des techniques, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la production culturelle, y compris les semences, qui \u00e9taient autrefois partag\u00e9es librement. Les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle tels que les droits d&rsquo;auteur, les marques d\u00e9pos\u00e9es, les brevets et les droits d&rsquo;obtenteur sont des outils juridiques permettant de restreindre l&rsquo;acc\u00e8s et d&rsquo;accorder aux cr\u00e9ateurs\/propri\u00e9taires un d\u00e9lai limit\u00e9 (20 ans pour les droits d&rsquo;obtenteur) pour percevoir des redevances de la part de ceux qui souhaitent utiliser les connaissances prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>Le Canada n&rsquo;autorise pas le brevetage des formes de vie sup\u00e9rieures telles que les plantes, mais autorise le brevetage des s\u00e9quences de g\u00e8nes. Ces constructions g\u00e9n\u00e9tiques brevet\u00e9es sont ensuite incorpor\u00e9es dans les cellules des plantes par le biais de processus de modification g\u00e9n\u00e9tique. Les entreprises de biotechnologie ont pu utiliser leurs droits de brevet pour contr\u00f4ler l&rsquo;acc\u00e8s aux semences de vari\u00e9t\u00e9s g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es (OGM) de canola, de soja, de betterave sucri\u00e8re et de ma\u00efs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/CETA%20chart.jpg\" alt=\"\">Les droits d&rsquo;obtenteur sont des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d\u00e9finis par la l\u00e9gislation nationale. Les r\u00e8gles visant \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 d\u00e9finir la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des nouvelles vari\u00e9t\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies dans les ann\u00e9es 1960 par la convention UPOV. Depuis lors, l&rsquo;industrie des semences a utilis\u00e9 les droits d&rsquo;obtenteur et les brevets sur les g\u00e8nes, ainsi que les contrats et les hybrides, pour accro\u00eetre son contr\u00f4le et ses revenus issus de la production commerciale de semences et de la vente de semences aux fermi\u00e8res du monde entier. Ces outils permettent aux entreprises de privatiser les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s qu&rsquo;elles tirent des milliers d&rsquo;ann\u00e9es de coutume et de tradition des fermi\u00e8res, des populations indig\u00e8nes et des s\u00e9lectionneurs publics de cr\u00e9er et de partager des semences entre eux.<\/p>\n<p>Les droits d&rsquo;obtenteur ont contribu\u00e9 \u00e0 faciliter la concentration dans le secteur des semences. Dix entreprises mondiales seulement contr\u00f4lent aujourd&rsquo;hui plus des trois quarts du commerce mondial des semences. Si l&rsquo;AECG est ratifi\u00e9, les nouvelles mesures d&rsquo;application des DPI permettront \u00e0 ces entreprises de devenir encore plus puissantes. Ces pouvoirs d&rsquo;ex\u00e9cution renforc\u00e9s seront utilis\u00e9s pour soutirer encore plus de richesses aux fermiers canadiens et \u00e0 leurs communaut\u00e9s, pour intimider et pour promouvoir une culture de la peur.<\/p>\n<p>En vertu de l&rsquo;article 12 de la section 22 de l&rsquo;AECG, le Canada et l&rsquo;Europe conviennent de coop\u00e9rer pour promouvoir et renforcer le syst\u00e8me de protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales de l&rsquo;UPOV. Le Canada a accept\u00e9 d&rsquo;introduire de nouvelles mesures d&rsquo;application des DPI dans le cadre de l&rsquo;accord. Pour se conformer \u00e0 l&rsquo;AECG, le Canada devra modifier ses lois afin que les d\u00e9tenteurs de DPI puissent recourir aux tribunaux pour obtenir des injonctions contre des contrefacteurs pr\u00e9sum\u00e9s &#8211; tels qu&rsquo;un fermier accus\u00e9 de d\u00e9tenir une vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale prot\u00e9g\u00e9e ou une vari\u00e9t\u00e9 de semences g\u00e9n\u00e9tiquement brevet\u00e9es &#8211; avant de d\u00e9terminer s&rsquo;il y a eu ou non une violation r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Les juges seront habilit\u00e9s \u00e0 ordonner la saisie des biens, des \u00e9quipements et des stocks des contrevenants pr\u00e9sum\u00e9s, avant m\u00eame que l&rsquo;affaire ne soit entendue par un tribunal. \u00c0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;arr\u00eat Schmeiser rendu par la Cour supr\u00eame en 2004, qui fait droit aux plaintes pour violation de brevet quelle que soit la mani\u00e8re dont les semences OGM en question se sont retrouv\u00e9es dans le champ d&rsquo;une fermiere, cette clause fait froid dans le dos.<\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes d&rsquo;application des DPI pr\u00e9vus \u00e0 la section 22, article 18, Mesures provisoires et conservatoires, doivent \u00eatre utilis\u00e9s pour faire respecter les lois de chaque pays. Si l&rsquo;AECG est adopt\u00e9e, les titulaires de droits d&rsquo;obtenteur pourront ajouter ces nouveaux outils \u00e0 leur capacit\u00e9 actuelle d&rsquo;intenter une action en justice s&rsquo;ils estiment que quelqu&rsquo;un a vendu &#8211; ou pourrait vendre &#8211; des semences prot\u00e9g\u00e9es par des droits d&rsquo;obtenteur sans l&rsquo;autorisation de l&rsquo;entreprise. Ils peuvent demander aux tribunaux d&rsquo;arr\u00eater le contrefacteur pr\u00e9sum\u00e9, de saisir les semences en question et m\u00eame de geler les comptes bancaires de la personne avant que l&rsquo;affaire ne soit entendue par le tribunal.<\/p>\n<h3>L&rsquo;AECG met en \u0153uvre le gouvernement d&rsquo;entreprise mondial<\/h3>\n<p>L&rsquo;adoption de l&rsquo;AECG modifierait en fait notre Constitution de mani\u00e8re cach\u00e9e, car elle restreindrait le champ d&rsquo;action dont disposent les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral, provinciaux et municipaux. L&rsquo;AECG limiterait les pouvoirs des gouvernements \u00e9lus d&rsquo;adopter des lois, des r\u00e8glements et des d\u00e9cisions politiques contraires \u00e0 cet accord. Au lieu que les tribunaux canadiens d\u00e9cident si une loi controvers\u00e9e est ultra vires (autoris\u00e9e par notre Constitution), un tribunal commercial non \u00e9lu pourrait d\u00e9cider qu&rsquo;une loi donn\u00e9e, bien que l\u00e9gale en vertu de notre Constitution, est en violation de l&rsquo;AECG et ordonner \u00e0 un gouvernement de payer une restitution \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 et\/ou de modifier sa loi.<\/p>\n<p>L&rsquo;AECG, tout comme l&rsquo;ALENA et d&rsquo;autres accords sur le commerce et l&rsquo;investissement, ne visent pas vraiment \u00e0 promouvoir le commerce &#8211; des m\u00e9canismes efficaces tels que l&rsquo;OMC existent d\u00e9j\u00e0 pour g\u00e9rer le commerce &#8211; mais plut\u00f4t \u00e0 cr\u00e9er des r\u00e8gles qui r\u00e9gissent les relations entre les gouvernements et les entreprises. Ces accords renforcent le pouvoir et le contr\u00f4le des entreprises mondiales sur les \u00e9conomies nationales. Dans le m\u00eame temps, les \u00ab\u00a0accords commerciaux\u00a0\u00bb tels que l&rsquo;AECG \u00e9moussent et affaiblissent \u00e0 la fois les outils \u00e9conomiques et juridiques que les gouvernements nationaux peuvent utiliser pour fa\u00e7onner leur avenir en fonction des aspirations des citoyens.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;AECG restreint le champ d&rsquo;action des gouvernements d\u00fbment \u00e9lus, il accorde des privil\u00e8ges et des avantages aux investisseurs \u00e9trangers, aux entreprises et \u00e0 certains employ\u00e9s de ces entreprises. L&rsquo;AECG accorde le statut de \u00ab\u00a0nation la plus favoris\u00e9e\u00a0\u00bb aux investisseurs et aux investissements des pays de l&rsquo;UE, en exigeant des gouvernements infranationaux (provinces et municipalit\u00e9s) ainsi que du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, qu&rsquo;ils accordent ce statut aux entreprises europ\u00e9ennes et \u00e0 leurs propri\u00e9taires. Une fois l&rsquo;AECG adopt\u00e9, les privil\u00e8ges accord\u00e9s aux entreprises europ\u00e9ennes, \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;acc\u00e8s aux march\u00e9s publics, seront \u00e9galement \u00e9tendus aux entreprises des \u00c9tats-Unis et du Mexique, car ils b\u00e9n\u00e9ficient du statut de \u00ab\u00a0nation la plus favoris\u00e9e\u00a0\u00bb par le biais de l&rsquo;ALENA.<\/p>\n<p>On pourrait citer bien d&rsquo;autres aspects de cet accord. Mais, \u00e0 la lumi\u00e8re du jour, ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une d\u00e9claration des droits de l&rsquo;entreprise et une \u00e9norme facture \u00e0 payer par les citoyens du Canada et de l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  demande donc instamment au Comit\u00e9 permanent de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;agroalimentaire de recommander que le Canada se retire de l&rsquo;AECG.<\/p>\n<p>________<\/p>\n<p>Notes de bas de page :<\/p>\n<p>[1] Tableau CANSIM 003-0007 &#8211; Approvisionnement et utilisation des produits laitiers au Canada, annuel (tonnes), Statistique Canada<\/p>\n<p>[2] <em>La politique agricole commune (PAC) et l&rsquo;agriculture en Europe &#8211; Questions fr\u00e9quemment pos\u00e9es,<\/em> Commission europ\u00e9enne, <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/europa.eu\/rapid\/press-release_MEMO-13-631_en.htm\">http:\/\/europa.eu\/rapid\/press-release_MEMO-13-631_en.htm<\/a><\/p>\n<p>[3<em>]EU-28 Importations en provenance du Canada, Commission europ\u00e9enne,<\/em>Direction g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;agriculture et du d\u00e9veloppement rural <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/ec.europa.eu\/agriculture\/statistics\/trade\/2013\/eur28ag\/page_224.pdf\">http:\/\/ec.europa.eu\/agriculture\/statistics\/trade\/2013\/eur28ag\/page_224.pdf<\/a><\/p>\n<p>[4<em>]Porc &#8211; Rapport sur le march\u00e9<\/em>, site web du gouvernement du Canada. <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.canadainternational.gc.ca\/eu-ue\/policies-politiques\/reports_pork-porc_rapports.aspx?lang=eng\">http:\/\/www.canadainternational.gc.ca\/eu-ue\/policies-politiques\/reports_pork-porc_rapports.aspx?lang=eng<\/a><\/p>\n<p>[5] Commission europ\u00e9enne, \u00c9tablissements de pays tiers <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/webgate.ec.europa.eu\/sanco\/traces\/output\/CA\/RM_CA_en.pdf\">https:\/\/webgate.ec.europa.eu\/sanco\/traces\/output\/CA\/RM_CA_en.pdf<\/a><\/p>\n<p>[6] Recensement de l&rsquo;agriculture, tableau 004-0001,<\/p>\n<p>[Le seuil pour l&rsquo;achat de biens par les gouvernements infranationaux est de 200 000 DTS. Le DTS est l&rsquo;acronyme de \u00ab\u00a0droits de tirage sp\u00e9ciaux\u00a0\u00bb et est un m\u00e9canisme mis en place par le Fonds mon\u00e9taire international pour fournir un \u00e9talon de valeur internationalement reconnu. Le taux du DTS est calcul\u00e9 \u00e0 partir des valeurs de l&rsquo;euro, du yen japonais, de la livre sterling et du dollar am\u00e9ricain et est publi\u00e9 quotidiennement sur le site web du FMI. Le 4 d\u00e9cembre 2014, 1 DTS = 1,655360 $ CAN <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/np\/exr\/facts\/sdr.htm\">http:\/\/www.imf.org\/external\/np\/exr\/facts\/sdr.htm<\/a><\/p>\n<p>[8] AECG Section 21. March\u00e9s publics, Chapitre X, March\u00e9s publics, Article II Champ d&rsquo;application et couverture : \u00ab\u00a0Lorsqu&rsquo;elle estime la valeur d&rsquo;un march\u00e9 afin de d\u00e9terminer s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un march\u00e9 public couvert, l&rsquo;entit\u00e9 adjudicatrice doit : (a) ne divise pas un march\u00e9 en plusieurs march\u00e9s distincts, ni ne s\u00e9lectionne ou n&rsquo;utilise une m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9valuation particuli\u00e8re pour estimer la valeur d&rsquo;un march\u00e9 dans l&rsquo;intention de l&rsquo;exclure totalement ou partiellement de l&rsquo;application du pr\u00e9sent chapitre ; et b) inclut la valeur totale maximale estim\u00e9e du march\u00e9 sur toute sa dur\u00e9e, qu&rsquo;il soit attribu\u00e9 \u00e0 un ou plusieurs fournisseurs, en tenant compte de toutes les formes de r\u00e9mun\u00e9ration, y compris : i) les primes, honoraires, commissions et int\u00e9r\u00eats ; et ii) lorsque le march\u00e9 pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 de recourir \u00e0 des options, la valeur totale de ces options.  <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/21.aspx?lang=eng\">http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/21.aspx?lang=eng<\/a><\/p>\n<p>[9] Eberhardt, Pia, Blair Redlin et C\u00e9cile Toubeau.  <em>Le commerce de la d\u00e9mocratie. Comment les r\u00e8gles de protection des investisseurs de l&rsquo;AECG menacent le bien public au Canada et dans l&rsquo;UE.  <\/em>Publi\u00e9 par Aitec et. al. novembre 2014. p. 3.<\/p>\n<p>[10]Eberhardt et al.<\/p>\n<p>[11]  Eberhardt et al, p. 5.<\/p>\n<p>[12]  Eberhardt et. al. p. 12.<\/p>\n<p>[13]  Sant\u00e9 Canada, \u00c9valuation des mortalit\u00e9s d&rsquo;abeilles canadiennes en 2013 li\u00e9es aux pesticides n\u00e9onicotino\u00efdes, rapport provisoire en date du 26 septembre 2013.<\/p>\n<p>[14]  Eberhardt et al, p. 4.<\/p>\n<p>[15]  L&rsquo;UPOV est l&rsquo;Union internationale pour la <em>protection<\/em> <em>des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<\/em> ou l&rsquo;<em>Union internationale pour la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<\/em>.<\/p>\n<p>[16]  Les hybrides sont produits en croisant deux lign\u00e9es parentales consanguines de mani\u00e8re contr\u00f4l\u00e9e afin de produire une g\u00e9n\u00e9ration de descendants pr\u00e9sentant des caract\u00e9ristiques pr\u00e9visibles et souhaitables de chaque parent. Lorsque les semences de la culture hybride sont plant\u00e9es, la g\u00e9n\u00e9ration suivante qui en r\u00e9sulte aura des niveaux variables des caract\u00e9ristiques souhait\u00e9es, ce qui signifie que les fermi\u00e8res qui utilisent des semences hybrides doivent acheter de nouvelles semences chaque ann\u00e9e. Les semences hybrides sont utilis\u00e9es pour produire la majeure partie du ma\u00efs cultiv\u00e9 au Canada.<\/p>\n<p>[17]  Le cartel avant le cheval &#8230;et la ferme, les semences, le sol, les paysans, etc. : qui contr\u00f4lera les intrants agricoles en 2013 ? ETC Group, septembre 2013 <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.etcgroup.org\/sites\/www.etcgroup.org\/files\/CartelBeforeHorse11Sep2013.pdf\">http:\/\/www.etcgroup.org\/sites\/www.etcgroup.org\/files\/CartelBeforeHorse11Sep2013.pdf<\/a><\/p>\n<p>[18]  Convention internationale pour la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<\/p>\n<p>[19]  AECG Section 22 Propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, Article 12 Vari\u00e9t\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales, Texte consolid\u00e9 de l&rsquo;AECG http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/ag <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng\">r-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng<\/a><\/p>\n<p>[20]  Article 22 de l&rsquo;AECG, propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, article 18, mesures provisoires et de pr\u00e9caution, et article 19, autres mesures correctives. <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng\">http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng<\/a><\/p>\n<p>[21]  AECG Section 22 Propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, article 18, Mesures provisoires et de pr\u00e9caution. <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng\">http:\/\/www.international.gc.ca\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/ceta-aecg\/text-texte\/toc-tdm.aspx?lang=eng<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moire pr\u00e9sent\u00e9 au Comit\u00e9 permanent de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;agroalimentaire de la Chambre des communes concernant les r\u00e9percussions sur l&rsquo;agriculture de l&rsquo;Accord \u00e9conomique et commercial global entre le Canada et l&rsquo;Unioneurop\u00e9enneVersionPDF5d\u00e9cembre2014<\/p>\n<p>La Nationale des Fermiers (UNF) se r\u00e9jouit de l&rsquo;occasion qui lui est donn\u00e9e de pr\u00e9senter son point de vue sur l&rsquo;Accord \u00e9conomique et commercial global (AECG) entre le Canada et l&rsquo;Union europ\u00e9enne. L&rsquo;UNF est une organisation d\u00e9mocratique nationale non partisane compos\u00e9e de milliers de familles d&rsquo;agriculteurs du Canada qui produisent une grande vari\u00e9t\u00e9 de denr\u00e9es, notamment des c\u00e9r\u00e9ales et des ol\u00e9agineux, du b\u00e9tail, des produits laitiers, des fruits et des l\u00e9gumes. L&rsquo;UNF a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1969. Notre mandat est d&rsquo;\u0153uvrer en faveur de politiques con\u00e7ues pour :<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[356,389,388,393,364,359],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[350],"archive-year":[495],"class_list":["post-27682","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-boeuf","tag-commerce","tag-gestion-de-loffre","tag-parlementaire","tag-porcs","tag-produits-laitiers","policy_types-bref-unf","post_campaign-ceta-fr","archive-year-2014-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27682","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27682"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27682"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27682"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27682"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27682"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27682"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}