
{"id":27681,"date":"2015-04-30T18:45:43","date_gmt":"2015-05-01T00:45:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/soumission-a-la-cgc-sur-loctroi-de-licences-aux-moulins-dalimentation\/"},"modified":"2015-04-30T18:45:43","modified_gmt":"2015-05-01T00:45:43","slug":"soumission-a-la-cgc-sur-loctroi-de-licences-aux-moulins-dalimentation","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/soumission-a-la-cgc-sur-loctroi-de-licences-aux-moulins-dalimentation\/","title":{"rendered":"Soumission \u00e0 la CCG sur l&rsquo;octroi de licences aux usines d&rsquo;aliments pour animaux"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0La Commission canadienne des grains sollicite l&rsquo;avis des meuneries, des producteurs de c\u00e9r\u00e9ales, des d\u00e9tenteurs actuels de licences et d&rsquo;autres parties prenantes de l&rsquo;industrie sur une proposition visant \u00e0 octroyer des licences aux meuneries et \u00e0 contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;exigences en mati\u00e8re de licences pour les meuneries. Ces exigences garantiraient que les producteurs de c\u00e9r\u00e9ales soient couverts par le programme de garantie de paiement des producteurs de la Commission canadienne des grains en cas de d\u00e9faut de paiement.<\/em><\/p>\n<p><em>Il est propos\u00e9 que la Commission canadienne des grains \u00e9tende son mandat de protection des producteurs aux livraisons aux provenderies de l&rsquo;ouest du Canada, en accordant une licence \u00e0 ces op\u00e9rations et en appliquant les dispositions relatives \u00e0 la garantie aux provenderies en tant que condition de leur licence.<\/em><\/p>\n<p><em>Il est propos\u00e9 que toutes les usines d&rsquo;aliments pour animaux ayant achet\u00e9 des c\u00e9r\u00e9ales<\/em><em> aupr\u00e8s de <\/em> <em>un producteur de c\u00e9r\u00e9ales de l&rsquo;ouest du Canada au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e en vue d&rsquo;une utilisation dans la production d&rsquo;aliments pour animaux serait soumis \u00e0 un examen en vue de l&rsquo;octroi d&rsquo;une licence. Une provenderie peut \u00eatre d\u00e9finie comme une exploitation o\u00f9 un proc\u00e9d\u00e9 ou une combinaison de proc\u00e9d\u00e9s est utilis\u00e9 pour produire ou fabriquer des aliments destin\u00e9s \u00e0 la consommation du b\u00e9tail ou de la volaille.L&rsquo;objectif est d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;industrie des provenderies dans l&rsquo;ouest du Canada. Les informations collect\u00e9es seront prises en compte lors de la d\u00e9termination d&rsquo;un seuil d&rsquo;autorisation pour les usines d&rsquo;aliments pour animaux \u00e0 usage commercial\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  est g\u00e9n\u00e9ralement favorable \u00e0 l&rsquo;octroi par la Commission canadienne des grains d&rsquo;une licence aux meuneries commerciales et s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;obligation d&rsquo;obtenir une licence pour les meuneries appartenant \u00e0 des coop\u00e9ratives de fermiers et pour les meuneries \u00e0 la ferme. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> s&rsquo;oppose au projet de loi C-48, qui modifie la loi sur les grains du Canada, et met en garde contre les cons\u00e9quences qu&rsquo;aurait pour les fermi\u00e8res l&rsquo;adoption de l&rsquo;agr\u00e9ment des provenderies.<\/strong><\/p>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> est favorable \u00e0 l&rsquo;octroi de licences aux usines d&rsquo;aliments pour animaux commerciales pour les raisons suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Les usines commerciales d&rsquo;aliments pour animaux ne devraient pas \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 transf\u00e9rer impun\u00e9ment le risque financier aux fermi\u00e8res. En accordant une licence aux usines commerciales d&rsquo;aliments pour animaux, les producteurs qui vendent des c\u00e9r\u00e9ales seraient prot\u00e9g\u00e9s par la caution.<\/li>\n<li>L&rsquo;exigence de la CCG concernant les rapports mensuels sur les dettes en cours permettrait \u00e9galement \u00e0 ces usines d&rsquo;exercer un contr\u00f4le externe sur les op\u00e9rations non viables et pourrait inciter la direction de l&rsquo;usine \u00e0 \u00eatre proactive, ce qui pourrait entra\u00eener une diminution du nombre de faillites.<\/li>\n<li>Lorsque les provenderies commerciales font partie d&rsquo;une structure d&rsquo;entreprise verticalement int\u00e9gr\u00e9e qui comprend des exploitations porcines industrielles ou des parcs d&rsquo;engraissement, la garantie exig\u00e9e par la CCG rendrait imprudent pour l&rsquo;entreprise de transf\u00e9rer les pertes d&rsquo;autres parties de ses activit\u00e9s sur les fermi\u00e8res qui fournissent des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 sa provenderie. En octroyant des licences aux usines commerciales d&rsquo;aliments pour animaux, les fermiers qui fournissent des c\u00e9r\u00e9ales deviendraient des cr\u00e9anciers garantis en cas d&rsquo;insolvabilit\u00e9.<\/li>\n<li>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande \u00e9galement que la CCG soit habilit\u00e9e \u00e0 augmenter la fr\u00e9quence des rapports sur l&rsquo;encours dans les situations o\u00f9 un rapport mensuel pourrait entra\u00eener une insuffisance de la caution &#8211; par exemple, lorsque le risque de d\u00e9faillance d&rsquo;une entreprise semble augmenter et lorsque la volatilit\u00e9 des devises, des aliments pour animaux et\/ou des prix du b\u00e9tail s&rsquo;accro\u00eet.<\/li>\n<li>Les frais administratifs li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;octroi de licences pour les fabriques d&rsquo;aliments pour animaux devraient \u00eatre modul\u00e9s de mani\u00e8re appropri\u00e9e afin d&rsquo;encourager les petites fabriques. Si les redevances n&rsquo;\u00e9taient pas d\u00e9gressives, les co\u00fbts administratifs repr\u00e9senteraient une part disproportionn\u00e9e du co\u00fbt unitaire de production des petites fabriques d&rsquo;aliments pour animaux. Si tel \u00e9tait le cas, il en r\u00e9sulterait un d\u00e9savantage concurrentiel, car le co\u00fbt des licences serait r\u00e9percut\u00e9 sur les fermi\u00e8res par le biais de prix inf\u00e9rieurs pay\u00e9s pour les c\u00e9r\u00e9ales fourrag\u00e8res. Si les petites usines d&rsquo;aliments pour animaux devenaient non comp\u00e9titives et cessaient leurs activit\u00e9s en raison de l&rsquo;impact des droits de licence, cela r\u00e9duirait \u00e0 la fois l&#8217;emploi et les possibilit\u00e9s de production de b\u00e9tail dans certaines r\u00e9gions. Elle entra\u00eenerait \u00e9galement une concentration dans le secteur des usines d&rsquo;aliments pour animaux et r\u00e9duirait les choix offerts aux fermi\u00e8res qui vendent des c\u00e9r\u00e9ales ainsi qu&rsquo;\u00e0 celles qui cherchent \u00e0 acheter des aliments pour animaux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> n&rsquo;est pas favorable \u00e0 l&rsquo;octroi de licences pour les usines d&rsquo;aliments pour animaux coop\u00e9ratives \u00e0 la ferme et appartenant \u00e0 des fermiers, pour les raisons suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Les fermiers peuvent acheter des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 leurs voisins pour produire des aliments pour leurs propres animaux. Certains peuvent \u00e9galement vendre \u00e0 leurs voisins des aliments produits \u00e0 partir de leurs propres c\u00e9r\u00e9ales ou de c\u00e9r\u00e9ales achet\u00e9es. Ces types de relations \u00e9conomiques sont fond\u00e9s sur la r\u00e9ciprocit\u00e9 communautaire et la r\u00e9putation personnelle. La valeur sociale des bonnes relations et les cons\u00e9quences de leur d\u00e9t\u00e9rioration offrent une protection ad\u00e9quate aux producteurs.<\/li>\n<li>Les meuneries coop\u00e9ratives appartenant \u00e0 des fermiers sont en fait une extension des meuneries \u00e0 la ferme, puisqu&rsquo;elles sont d\u00e9tenues et g\u00e9r\u00e9es par les fermiers qui cultivent les c\u00e9r\u00e9ales et utilisent les aliments pour animaux. Si une coop\u00e9rative d\u00e9tenue par des fermiers n&rsquo;\u00e9tait pas en mesure de payer, elle porterait principalement pr\u00e9judice \u00e0 ses propres membres. Il existe une ligne de responsabilit\u00e9 directe entre le fermier\/membre et la direction de la coop\u00e9rative, ce qui permet \u00e0 la fois de r\u00e9duire le risque de d\u00e9faillance et d&rsquo;internaliser les pertes.<\/li>\n<li>Il serait inutile, on\u00e9reux et redondant d&rsquo;exiger que les meuneries coop\u00e9ratives \u00e0 la ferme et appartenant \u00e0 des fermiers soient soumises \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9ment de la CCG. La paperasserie n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;obtention d&rsquo;une licence serait probablement consid\u00e9r\u00e9e comme une charge injuste. En cas de d\u00e9faillance, les pertes li\u00e9es aux transactions entre voisins ou membres de coop\u00e9ratives peuvent \u00eatre douloureuses pour les fermi\u00e8res concern\u00e9es, mais elles n&rsquo;entra\u00eeneraient pas de difficult\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et n&rsquo;auraient pas d&rsquo;impact significatif sur l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9gionale.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Implications du projet de loi C-48 pour l&rsquo;octroi de licences aux usines d&rsquo;aliments pour animaux<\/strong><\/p>\n<p>Le projet de loi C-48, <em>Loi modifiant la Loi sur les grains du Canada et d&rsquo;autres lois en cons\u00e9quence<\/em>, est actuellement devant le Parlement. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> s&rsquo;oppose au projet de loi C-48 et a de s\u00e9rieuses inqui\u00e9tudes quant \u00e0 son interaction avec la proposition d&rsquo;octroi de licences aux usines d&rsquo;aliments pour animaux si ce projet de loi devient une loi. Nous pensons que notre analyse des implications du projet de loi C-48 est pertinente pour la discussion actuelle.<\/p>\n<p>Le projet de loi C-48 modifierait le mandat de la CCG, qui passerait de l&rsquo;exercice de ses fonctions \u00ab\u00a0sous r\u00e9serve de la pr\u00e9sente loi et des instructions qui lui sont donn\u00e9es par le gouverneur en conseil ou le ministre, la Commission &#8211; dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de grains &#8211; \u00e9tablit et maintient des normes de qualit\u00e9 pour les grains canadiens et r\u00e9glemente la manutention des grains au Canada afin d&rsquo;assurer la fiabilit\u00e9 des produits destin\u00e9s aux march\u00e9s int\u00e9rieurs et d&rsquo;exportation\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0&#8230; &#8211; dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des <u>Canadiens et des Canadiennes et de la population canadienne,<\/u> la Commission \u00e9tablit et maintient des normes de qualit\u00e9 pour les grains canadiens et r\u00e9glemente la manutention des grains au Canada afin d&rsquo;assurer la fiabilit\u00e9 des produits destin\u00e9s aux march\u00e9s int\u00e9rieurs et d&rsquo;exportation\u00a0\u00bb.  les producteurs de c\u00e9r\u00e9ales &#8211; \u00a0\u00bb Cela signifie que la CCG ne serait pas en mesure de faire la diff\u00e9rence entre les int\u00e9r\u00eats des fermi\u00e8res et ceux des usines commerciales d&rsquo;aliments pour animaux, par exemple. Cela pourrait avoir une incidence sur la mani\u00e8re dont les licences des usines d&rsquo;aliments pour animaux sont g\u00e9r\u00e9es, au d\u00e9triment des fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>Le projet de loi C-48 permet au gouvernement de remplacer le syst\u00e8me actuel de protection des paiements des producteurs par un syst\u00e8me d&rsquo;assurance qui serait g\u00e9r\u00e9 par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Dans le syst\u00e8me propos\u00e9, fond\u00e9 sur l&rsquo;assurance, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral percevrait des droits aupr\u00e8s des silos et des n\u00e9gociants en grains agr\u00e9\u00e9s afin d&rsquo;alimenter le fonds d&rsquo;assurance. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9terminerait la commission de chaque entreprise (qui pourrait \u00eatre de 0,00 $) sur la base d&rsquo;une \u00e9valuation de son risque de d\u00e9faillance. Il n&rsquo;y a aucune garantie que le fonds soit suffisant pour indemniser pleinement les fermi\u00e8res en cas de d\u00e9faillance. Si une soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas en mesure de payer ses fermiers fournisseurs pour les c\u00e9r\u00e9ales livr\u00e9es, ou refusait de le faire, elle pourrait potentiellement provoquer l&rsquo;\u00e9puisement de l&rsquo;ensemble du fonds, m\u00eame si ses frais ne repr\u00e9sentaient qu&rsquo;une petite partie des recettes totales du fonds. Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande le maintien du syst\u00e8me de cautionnement actuel, car les cautionnements individuels des entreprises relient correctement la responsabilit\u00e9 du paiement \u00e0 l&rsquo;entreprise sp\u00e9cifique qui encourt le risque de d\u00e9faillance, et parce qu&rsquo;il est con\u00e7u pour fournir 100 % de l&rsquo;argent d\u00fb aux fermi\u00e8res.<\/p>\n<p>Le projet de loi C-48 modifie l&rsquo;article<strong><br \/>\n  <strong> 58 de la <em>Loi sur les grains du Canada<\/em> afin que les silos agr\u00e9\u00e9s puissent refuser la livraison de <\/strong><br \/>\n<\/strong><u>tout grain produit \u00e0 partir de semences d&rsquo;une vari\u00e9t\u00e9 qui n&rsquo;est pas enregistr\u00e9e en vertu de la <em>Loi sur les semences<\/em> pour la vente ou l&rsquo;importation au Canada<\/u>. Cette disposition, combin\u00e9e \u00e0 la r\u00e9cente modification du <em>r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur les semences<\/em>, qui permet au titulaire de l&rsquo;enregistrement de vari\u00e9t\u00e9s de les d\u00e9senregistrer sur demande, pourrait \u00eatre utilis\u00e9e pour limiter les march\u00e9s des fermiers qui pourraient cultiver des vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es pour diverses raisons l\u00e9gitimes. Les fermi\u00e8res peuvent utiliser des vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es en raison de leurs avantages nutritionnels, de leurs propri\u00e9t\u00e9s agronomiques, de leur disponibilit\u00e9 et de leur faible co\u00fbt. Les usines d&rsquo;aliments pour animaux constituent actuellement un march\u00e9 pour les vari\u00e9t\u00e9s non enregistr\u00e9es. Si le projet de loi C-48 est adopt\u00e9 et que les usines d&rsquo;aliments pour animaux sont \u00e9galement agr\u00e9\u00e9es, cette disposition pourrait r\u00e9duire les choix des fermi\u00e8res en mati\u00e8re de vari\u00e9t\u00e9s de semences en les obligeant \u00e0 utiliser des semences plus ch\u00e8res pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles seront commercialisables.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 88 du projet de loi C-48 autorise les inspecteurs de la CCG \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans les locaux de toute installation qu&rsquo;ils <u>estiment \u00eatre exploit\u00e9e sans la licence requise en vertu de la loi<\/u>.  Cette disposition permet \u00e0 l&rsquo;inspecteur \u00a0\u00bb a) d&rsquo;examiner les lieux ainsi que le mat\u00e9riel, les grains, les produits c\u00e9r\u00e9aliers et les criblures qui s&rsquo;y trouvent et d&rsquo;en pr\u00e9lever des \u00e9chantillons ; b) d&rsquo;examiner les livres, registres, connaissements et autres documents dont il a des motifs raisonnables de croire qu&rsquo;ils contiennent des renseignements utiles \u00e0 la v\u00e9rification de l&rsquo;observation de la pr\u00e9sente loi et d&rsquo;en faire des copies ou d&rsquo;en extraire des extraits \u00ab\u00a0. Cette disposition, ainsi que la modification du mandat de la CCG pr\u00e9vue par le projet de loi C-48, pourrait amener le Cabinet ou le ministre \u00e0 ordonner \u00e0 la Commission d&rsquo;utiliser des \u00e9chantillons, des informations et des registres \u00e0 des fins qui ne sont pas dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des producteurs de c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n<p>Les futures r\u00e9glementations ou modifications de la loi pourraient lier l&rsquo;obligation de la CCG de maintenir des \u00ab\u00a0normes de qualit\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 la loi sur la protection des obtentions v\u00e9g\u00e9tales r\u00e9cemment modifi\u00e9e, par exemple, et faciliter ainsi les actions en justice des entreprises de semences contre les fermiers et\/ou les usines d&rsquo;aliments pour animaux qu&rsquo;elles soup\u00e7onnent de contrefa\u00e7on. En outre, le projet d&rsquo;accord \u00e9conomique et commercial global (AECG) entre le Canada et l&rsquo;Union europ\u00e9enne comprend un engagement du Canada \u00e0 adopter des mesures d&rsquo;application des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle qui habiliteraient les tribunaux \u00e0 recourir \u00e0 la saisie conservatoire d&rsquo;actifs lorsque la contrefa\u00e7on est simplement soup\u00e7onn\u00e9e et non encore prouv\u00e9e. Si la CCG proc\u00e8de \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9ment des usines d&rsquo;aliments pour animaux, celles-ci seront soumises \u00e0 une surveillance et \u00e0 un contr\u00f4le accrus et ne risqueront pas d&rsquo;accepter des vari\u00e9t\u00e9s de c\u00e9r\u00e9ales inconnues par crainte de poursuites judiciaires. Cela limiterait les choix des fermi\u00e8res et les pousserait \u00e0 n&rsquo;utiliser que des semences achet\u00e9es, plus ch\u00e8res, afin de documenter la vari\u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e. Les pressions \u00e9conomiques et juridiques exerc\u00e9es par les accords commerciaux et les entreprises de semences ne visent pas \u00e0 maintenir la qualit\u00e9 des c\u00e9r\u00e9ales canadiennes, mais sont plut\u00f4t des m\u00e9thodes pour promouvoir les droits de propri\u00e9t\u00e9 de puissantes entreprises.<\/p>\n<p>Dans le contexte du projet de loi C-48, l&rsquo;octroi de licences aux usines d&rsquo;aliments pour animaux devient une question beaucoup plus complexe. Le syst\u00e8me de protection des paiements aux producteurs, bas\u00e9 sur une assurance gouvernementale, est beaucoup moins fiable que le syst\u00e8me d&rsquo;obligations actuel. Le projet de loi C-48 r\u00e9duirait la valeur des licences en cas de d\u00e9faillance. Le projet de loi C-48 permettrait \u00e9galement aux usines d&rsquo;aliments pour animaux de limiter le choix des fermi\u00e8res quant aux vari\u00e9t\u00e9s de semences \u00e0 cultiver et d&rsquo;augmenter ainsi leurs co\u00fbts. En modifiant le mandat de la CCG pour qu&rsquo;elle agisse \u00ab\u00a0dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des <u>Canadiens et des<\/u> producteurs de c\u00e9r\u00e9ales\u00a0\u00bb, elle supprime la certitude que la CCG prot\u00e9gera les int\u00e9r\u00eats des fermi\u00e8res lorsqu&rsquo;ils entrent en conflit avec les int\u00e9r\u00eats de soci\u00e9t\u00e9s telles que les exploitations d&rsquo;\u00e9levage \u00e0 int\u00e9gration verticale et les multinationales des semences.<\/p>\n<p><strong>Le projet de loi C-48 r\u00e9duit, voire \u00e9limine, l&rsquo;avantage net de l&rsquo;octroi de licences aux provenderies commerciales.  <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>  demande instamment \u00e0 la CCG de retarder sa d\u00e9cision sur l&rsquo;octroi de licences aux provenderies jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;on connaisse le sort r\u00e9serv\u00e9 au projet de loi C-48.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&lt;strong&lt;\/strongT\u00e9l\u00e9charger la version PDF &lt;em\u00a0\u00bbLa Commission canadienne des grains sollicite l&rsquo;avis des meuneries, des producteurs de grains, des d\u00e9tenteurs actuels de licences et d&rsquo;autres parties prenantes de l&rsquo;industrie sur une proposition visant \u00e0 octroyer des licences aux meuneries et \u00e0 contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;exigences en mati\u00e8re de licences pour les meuneries.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[373,363,394,395,379],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[338],"archive-year":[489],"class_list":["post-27681","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-agroalimentaire","tag-cereales","tag-consultation-publique","tag-reglements","tag-revenu-agricole","policy_types-bref-unf","post_campaign-commercialisation-et-transport-des-cereales","archive-year-2015-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27681","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27681"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27681"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27681"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27681"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27681"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27681"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}