
{"id":27649,"date":"2021-07-15T18:18:25","date_gmt":"2021-07-16T00:18:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/soumission-a-larla-sur-la-limite-maximale-de-residus-proposee-pour-le-glyphosate\/"},"modified":"2021-07-15T18:18:25","modified_gmt":"2021-07-16T00:18:25","slug":"soumission-a-larla-sur-la-limite-maximale-de-residus-proposee-pour-le-glyphosate","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/soumission-a-larla-sur-la-limite-maximale-de-residus-proposee-pour-le-glyphosate\/","title":{"rendered":"Soumission \u00e0 l&rsquo;ARLA sur la limite maximale de r\u00e9sidus propos\u00e9e pour le glyphosate"},"content":{"rendered":"<p>La Nationale des Fermiers (UNF) a le plaisir de communiquer \u00e0 l&rsquo;Agence de r\u00e9glementation de la lutte antiparasitaire de Sant\u00e9 Canada ses commentaires sur les <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.canada.ca\/en\/health-canada\/services\/consumer-product-safety\/pesticides-pest-management\/public\/consultations\/proposed-maximum-residue-limit\/2021\/glyphosate\/document.html#nextstep\">modifications propos\u00e9es aux limites maximales de r\u00e9sidus (LMR) de glyphosate<\/a> pour certaines cultures.<\/p>\n<p>La Nationale des Fermiers (UNF) est une organisation agricole nationale non partisane, \u00e0 adh\u00e9sion directe et volontaire, compos\u00e9e de milliers de familles de fermiers de tout le Canada qui produisent une grande vari\u00e9t\u00e9 de denr\u00e9es alimentaires, notamment des c\u00e9r\u00e9ales, du b\u00e9tail, des fruits et des l\u00e9gumes. Fond\u00e9e en 1969, l&rsquo;UNF d\u00e9fend des politiques qui favorisent la dignit\u00e9, la prosp\u00e9rit\u00e9 et l&rsquo;avenir durable des fermi\u00e8res, des familles agricoles et de leurs communaut\u00e9s. L&rsquo;UNF est un leader dans l&rsquo;expression des int\u00e9r\u00eats des exploitations agricoles familiales du Canada et dans la proposition de solutions abordables, \u00e9quilibr\u00e9es et innovantes qui profitent \u00e0 tous les citoyens. Les positions politiques de l&rsquo;UNF sont \u00e9labor\u00e9es dans le cadre d&rsquo;un processus d\u00e9mocratique de discussion et de d\u00e9bat par les membres lors des conventions r\u00e9gionales et nationales.<\/p>\n<p>Nous promouvons la souverainet\u00e9 alimentaire, qui est une approche holistique pla\u00e7ant l&rsquo;homme, l&rsquo;alimentation et la nature au centre de la politique, et qui fait du contr\u00f4le d\u00e9mocratique du syst\u00e8me alimentaire sa priorit\u00e9. La souverainet\u00e9 alimentaire consiste \u00e0 donner aux fermiers et aux consommateurs les moyens de d\u00e9finir leurs propres syst\u00e8mes de production d&rsquo;aliments sains et culturellement adapt\u00e9s \u00e0 la population, gr\u00e2ce \u00e0 des m\u00e9thodes \u00e9cologiquement saines et durables qui favorisent la prosp\u00e9rit\u00e9 de la communaut\u00e9. Il valorise les fournisseurs de denr\u00e9es alimentaires, d\u00e9veloppe les connaissances et les comp\u00e9tences et travaille avec la nature. De nombreuses enqu\u00eates et sondages d&rsquo;opinion indiquent que les Canadiens non agriculteurs partagent g\u00e9n\u00e9ralement ces valeurs et soutiennent les efforts visant \u00e0 garantir que les fermi\u00e8res obtiennent des revenus \u00e9quitables en produisant des aliments sains et d&rsquo;autres produits agricoles dans le respect de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>Les membres de l&rsquo;UNF sont de plus en plus pr\u00e9occup\u00e9s par les effets du glyphosate sur la sant\u00e9 et l&rsquo;environnement. Gr\u00e2ce \u00e0 notre processus d\u00e9mocratique d&rsquo;\u00e9laboration des politiques, nous avons adopt\u00e9 en 2014 notre position d&rsquo;opposition \u00e0 la pulv\u00e9risation de glyphosate avant la r\u00e9colte. Cette position \u00e9claire notre position contre les augmentations de LMR propos\u00e9es.<\/p>\n<p>La <em>loi sur les produits antiparasitaires<\/em> habilite le ministre de la sant\u00e9 \u00e0 fixer des limites maximales de r\u00e9sidus pour les pesticides autoris\u00e9s. Elle stipule \u00e9galement que l&rsquo;objectif principal du ministre dans l&rsquo;application de la loi est de \u00ab\u00a0pr\u00e9venir les risques inacceptables pour les individus et l&rsquo;environnement li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;utilisation de produits antiparasitaires\u00a0\u00bb. Le ministre doit \u00e9galement \u00ab\u00a0soutenir le d\u00e9veloppement durable con\u00e7u pour permettre de r\u00e9pondre aux besoins du pr\u00e9sent sans compromettre la capacit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations futures \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 leurs propres besoins ; chercher \u00e0 minimiser les risques pour la sant\u00e9 et l&rsquo;environnement pos\u00e9s par les produits antiparasitaires et encourager le d\u00e9veloppement et la mise en \u0153uvre de strat\u00e9gies de lutte antiparasitaire innovantes et durables en facilitant l&rsquo;acc\u00e8s aux produits antiparasitaires qui pr\u00e9sentent des risques moindres et en prenant d&rsquo;autres mesures appropri\u00e9es\u00a0\u00bb ; encourager la sensibilisation du public \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des produits antiparasitaires en l&rsquo;informant, en lui facilitant l&rsquo;acc\u00e8s aux renseignements pertinents et en le faisant participer au processus d\u00e9cisionnel ; et veiller \u00e0 ce que seuls les produits antiparasitaires dont la valeur est jug\u00e9e acceptable soient approuv\u00e9s en vue de leur utilisation au Canada.\u00a0\u00bb La loi souligne que la protection et la consid\u00e9ration accord\u00e9es aux enfants dans cette loi s&rsquo;\u00e9tendent \u00e9galement aux g\u00e9n\u00e9rations futures. La loi exige \u00e9galement que le ministre applique le principe de pr\u00e9caution, qui est d\u00e9fini comme suit : \u00ab\u00a0En cas de risque de dommages graves ou irr\u00e9versibles, l&rsquo;absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de pr\u00e9texte pour remettre \u00e0 plus tard l&rsquo;adoption de mesures effectives visant \u00e0 pr\u00e9venir les effets n\u00e9fastes sur la sant\u00e9 ou la d\u00e9gradation de l&rsquo;environnement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;Agence de r\u00e9glementation de la lutte antiparasitaire de Sant\u00e9 Canada propose de relever les LMR pour les haricots secs de 4 ppm \u00e0 15 ppm, les lentilles, les pois chiches et les pois secs de 5 parties par million (ppm) \u00e0 10 ppm, le son d&rsquo;orge et l&rsquo;orge perl\u00e9 de 10 \u00e0 15 ppm, le gruau d&rsquo;avoine\/avoine roul\u00e9e et le son d&rsquo;avoine de 15 \u00e0 35 ppm, tandis que le son de bl\u00e9 et le germe de bl\u00e9 passent de 5 \u00e0 15 ppm.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-13582 size-large\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/current-vs-proposed-mrls-1024x230.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"230\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/current-vs-proposed-mrls-1024x230.jpg 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/current-vs-proposed-mrls-300x67.jpg 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/current-vs-proposed-mrls-768x172.jpg 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/current-vs-proposed-mrls.jpg 1425w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Les LMR sont fix\u00e9es par les pays afin de d\u00e9finir des normes pour les aliments import\u00e9s. L&rsquo;augmentation propos\u00e9e des LMR signifie que les importations de haricots secs, de lentilles, de pois chiches, etc. seront l\u00e9galement autoris\u00e9es \u00e0 contenir le double ou plus des r\u00e9sidus de glyphosate actuels. Les fermi\u00e8res canadiennes qui exportent seront soumises aux limites de LMR du pays importateur. Le rel\u00e8vement de la LMR canadienne augmente la quantit\u00e9 de r\u00e9sidus autoris\u00e9e dans les aliments consomm\u00e9s par les Canadiens, qu&rsquo;ils soient import\u00e9s ou produits dans le pays.<\/p>\n<p>Le processus de d\u00e9cision de l&rsquo;ARLA concernant les LMR est bas\u00e9 sur les limites de r\u00e9sidus commun\u00e9ment trouv\u00e9es \u00e0 la suite des pratiques agricoles courantes, et n&rsquo;est pas motiv\u00e9 par les effets sur la sant\u00e9 et l&rsquo;environnement de l&rsquo;utilisation des pesticides qui se traduisent par des niveaux de r\u00e9sidus attendus.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 propos du glyphosate<\/strong><br \/>\nLe glyphosate est un herbicide syst\u00e9mique non s\u00e9lectif. Cela signifie qu&rsquo;il tue tous les types de plantes en affectant toutes les parties de la plante &#8211; au-dessus et au-dessous du sol. Le glyphosate \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine utilis\u00e9 comme agent de d\u00e9tartrage industriel et n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 reconnu comme herbicide qu&rsquo;en 1970, lorsque Monsanto a mis au point et brevet\u00e9 une forme concentr\u00e9e qu&rsquo;elle a introduite sous le nom de Roundup\u00ae en 1974. Selon les donn\u00e9es de l&rsquo;ARLA sur les ventes, le glyphosate est le pesticide le plus vendu au Canada, bien que la quantit\u00e9 exacte ne soit pas communiqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Le glyphosate interrompt la voie enzymatique EPSPS, un processus biochimique que toutes les plantes et certaines bact\u00e9ries et champignons utilisent pour produire certains acides amin\u00e9s dont ils ont besoin pour survivre. En 2010, Monsanto a obtenu un brevet pour le glyphosate associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;acide dicarboxylique en tant qu&rsquo;agent antimicrobien pour traiter les infections chez les mammif\u00e8res caus\u00e9es par certains micro-organismes qui partagent la voie EPSPS avec les plantes. Les produits herbicides \u00e0 base de glyphosate contiennent des substances chimiques suppl\u00e9mentaires, les surfactants, qui permettent \u00e0 l&rsquo;ingr\u00e9dient actif d&rsquo;\u00eatre plus facilement absorb\u00e9 par les feuilles des plantes. Une fois \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des feuilles, le produit chimique p\u00e9n\u00e8tre dans les parties de la plante en croissance, o\u00f9 il tue les tissus et emp\u00eache la croissance. La plante jaunit et meurt dans les dix jours \u00e0 deux semaines suivant la pulv\u00e9risation.<\/p>\n<p>Le glyphosate est utilis\u00e9 pour lutter contre les mauvaises herbes avant le semis et dans les cultures tol\u00e9rantes au glyphosate, pour mettre fin aux peuplements de luzerne et pour le traitement parcellaire des mauvaises herbes dans les cultures non tol\u00e9rantes au glyphosate. Le glyphosate est interdit dans la production biologique certifi\u00e9e. Le glyphosate nuit \u00e0 la germination et ne doit donc pas \u00eatre utilis\u00e9 sur les cultures destin\u00e9es \u00e0 la production de semences.<\/p>\n<p>Le glyphosate n&rsquo;est pas un dessiccateur &#8211; il n&rsquo;ass\u00e8che pas la plante au contact. Le glyphosate n&rsquo;est pas explicitement autoris\u00e9 pour l&rsquo;ass\u00e8chement avant la r\u00e9colte, mais les \u00e9tiquettes d\u00e9taillant l&rsquo;utilisation approuv\u00e9e indiquent que l&rsquo;utilisation du glyphosate pour le d\u00e9sherbage avant la r\u00e9colte \u00ab\u00a0peut \u00e9galement pr\u00e9senter des avantages pour la gestion de la r\u00e9colte, en ass\u00e9chant la croissance v\u00e9g\u00e9tative des cultures et des mauvaises herbes, par exemple, lorsque des pouss\u00e9es tardives de mauvaises herbes annuelles, une croissance v\u00e9g\u00e9tative verte des cultures ou un tallage tardif peuvent interf\u00e9rer avec les op\u00e9rations de r\u00e9colte\u00a0\u00bb. La pulv\u00e9risation des c\u00e9r\u00e9ales, du colza, des l\u00e9gumineuses et du lin avant la r\u00e9colte, cens\u00e9e \u00e9liminer les mauvaises herbes, est donc utilis\u00e9e pour permettre une r\u00e9colte plus pr\u00e9coce, avec la possibilit\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une coupe droite au lieu d&rsquo;un andainage. La r\u00e9colte sans pulv\u00e9risation avant la r\u00e9colte oblige le fermier \u00e0 attendre que la culture soit compl\u00e8tement m\u00fbre et que le taux d&rsquo;humidit\u00e9 du grain soit suffisamment bas pour permettre un stockage en toute s\u00e9curit\u00e9. Cela se fait g\u00e9n\u00e9ralement par andainage, c&rsquo;est-\u00e0-dire en coupant la r\u00e9colte lorsqu&rsquo;elle est presque m\u00fbre, en la laissant m\u00fbrir et s\u00e9cher en andains dans le champ, puis en la combinant.<\/p>\n<p>Le glyphosate ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9 pour l&rsquo;ass\u00e8chement avant la r\u00e9colte tant que l&rsquo;humidit\u00e9 du grain est inf\u00e9rieure \u00e0 30 %. La pulv\u00e9risation pr\u00e9coce augmente la quantit\u00e9 de glyphosate dans les grains r\u00e9colt\u00e9s. En cas de pulv\u00e9risation de glyphosate, toutes les plantes non tol\u00e9rantes \u00e0 l&rsquo;herbicide dans le champ seront tu\u00e9es dans les sept \u00e0 dix jours. Il est alors possible d&rsquo;\u00e9liminer l&rsquo;andainage et la r\u00e9colte en combinant les champs en coupe droite lorsque les mauvaises herbes et les cultures ne sont plus vertes.<\/p>\n<p>La pulv\u00e9risation avant la r\u00e9colte est utilis\u00e9e par certains fermiers comme moyen de r\u00e9duire les co\u00fbts et les risques, en particulier si une tr\u00e8s grande surface doit \u00eatre r\u00e9colt\u00e9e dans un court laps de temps. Si la culture est compl\u00e8tement mature, il n&rsquo;y aura pas de r\u00e9sidus de glyphosate dans les graines car les plantes n&rsquo;absorbent le produit chimique que dans les parties en croissance. Cependant, il arrive souvent que les cultures m\u00fbrissent de mani\u00e8re in\u00e9gale en raison de la topographie (les parties basses du champ \u00e9tant plus humides, les plantes restent vertes plus longtemps), d&rsquo;une germination in\u00e9gale (certaines plantes sont plus jeunes que d&rsquo;autres), du tallage (les plantes produisent parfois des pousses lat\u00e9rales qui sont plus jeunes que la plante principale). Certaines cultures, comme les lentilles, sont \u00ab\u00a0ind\u00e9termin\u00e9es\u00a0\u00bb et continuent \u00e0 pousser jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles soient coup\u00e9es ou tu\u00e9es par le gel. Si un tel champ est pulv\u00e9ris\u00e9 avec du glyphosate, les plantes vertes absorberont le glyphosate et le d\u00e9poseront dans les graines &#8211; la plante mourra et se dess\u00e9chera, mais les graines contiendront des r\u00e9sidus de glyphosate.<\/p>\n<p>La pulv\u00e9risation de glyphosate avant la r\u00e9colte est une pratique relativement nouvelle et elle n&rsquo;est pas universelle. Il n&rsquo;est pas autoris\u00e9 dans le cadre de la production biologique et de nombreux fermiers conventionnels ne l&rsquo;utilisent pas non plus<\/p>\n<p>L&rsquo;augmentation de la LMR pour les haricots, les pois, les lentilles et les pois chiches, ainsi que pour les produits \u00e0 base de bl\u00e9, d&rsquo;avoine et d&rsquo;orge, permettra une utilisation plus importante et plus pr\u00e9coce du glyphosate pour la pulv\u00e9risation avant la r\u00e9colte. Le risque de d\u00e9passement de la LMR sera moindre si l&rsquo;application a lieu avant que la culture n&rsquo;atteigne le stade de 30 % d&rsquo;humidit\u00e9. Des LMR plus \u00e9lev\u00e9es augmenteront les risques de contamination de l&rsquo;environnement par le glyphosate en permettant une utilisation plus r\u00e9pandue des pulv\u00e9risations avant la r\u00e9colte et augmenteront les risques pour la sant\u00e9 en autorisant des niveaux plus \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9sidus de glyphosate dans les aliments canadiens.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;UNF s&rsquo;oppose \u00e0 la pulv\u00e9risation de glyphosate avant la r\u00e9colte.<\/strong><br \/>\nLa principale source de r\u00e9sidus de glyphosate dans les aliments est l&rsquo;absorption par les plantes qui sont pulv\u00e9ris\u00e9es avant la r\u00e9colte lorsque leur taux d&rsquo;humidit\u00e9 est sup\u00e9rieur \u00e0 30 %.<\/p>\n<p>L&rsquo;ACIA est charg\u00e9e de contr\u00f4ler le respect des LMR. L&rsquo;audit interne de 2016 de son programme national de surveillance des r\u00e9sidus chimiques a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de graves lacunes, notamment le fait que le programme ne publie pas ses rapports annuels et ne les met \u00e0 disposition que sur demande, avec un retard de plusieurs ann\u00e9es. Les donn\u00e9es recueillies pour produire ces rapports ne sont pas rendues publiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation du glyphosate est interdite dans l&rsquo;agriculture biologique certifi\u00e9e. Certains acheteurs ont une tol\u00e9rance z\u00e9ro et exigent que tous les produits soient test\u00e9s. Des fermi\u00e8res biologiques ont vu leurs ventes rejet\u00e9es en raison de la pr\u00e9sence de traces de glyphosate dans l&rsquo;environnement \u00e0 la suite d&rsquo;une d\u00e9rive de pulv\u00e9risation, d&rsquo;une contamination de l&rsquo;eau de pluie ou d&rsquo;un nettoyage inad\u00e9quat des unit\u00e9s de stockage ou de transport.<\/p>\n<p>Le programme national de surveillance des r\u00e9sidus chimiques se concentre sur l&rsquo;analyse des aliments vendus dans les points de vente au d\u00e9tail au Canada. Le gouvernement s&rsquo;appuie sur des processus commerciaux pour traiter les questions relatives aux LMR pour les produits de base tels que les c\u00e9r\u00e9ales destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exportation ou \u00e0 la consommation int\u00e9rieure. Ainsi, les fermi\u00e8res qui vendent sur des march\u00e9s sensibles sont vuln\u00e9rables aux dommages caus\u00e9s lorsque des lots ou des cargaisons sont contamin\u00e9s par des c\u00e9r\u00e9ales d\u00e9passant la LMR, m\u00eame si elles n&rsquo;utilisent pas elles-m\u00eames de glyphosate avant la r\u00e9colte. La seule sanction pr\u00e9vue en cas d&rsquo;utilisation abusive est la perte de march\u00e9, mais elle intervient apr\u00e8s coup. Si les entreprises qui ach\u00e8tent des c\u00e9r\u00e9ales et des l\u00e9gumineuses risquent de perdre des ventes en raison du rejet par les clients de niveaux \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9sidus, elles seront incit\u00e9es \u00e0 tester les chargements et \u00e0 les rejeter au silo. Il n&rsquo;est pas appropri\u00e9 pour la politique publique de s&rsquo;en remettre \u00e0 l&rsquo;application priv\u00e9e pour le respect de la l\u00e9gislation.<\/p>\n<p>Des LMR plus \u00e9lev\u00e9es encourageront une utilisation plus r\u00e9pandue et plus pr\u00e9coce de la pulv\u00e9risation avant la r\u00e9colte. Compte tenu des incitations \u00e9conomiques \u00e0 utiliser le glyphosate avant la r\u00e9colte, de l&rsquo;absence d&rsquo;application des exigences de l&rsquo;\u00e9tiquetage lors de la pulv\u00e9risation de pesticides et de l&rsquo;absence de contr\u00f4le gouvernemental des niveaux de r\u00e9sidus dans les produits, l&rsquo;augmentation des LMR envoie un signal en faveur d&rsquo;une pulv\u00e9risation accrue avant la r\u00e9colte et d&rsquo;une moindre attention port\u00e9e au moment de la pulv\u00e9risation.<\/p>\n<p><strong>Des pr\u00e9cautions s&rsquo;imposent<\/strong><br \/>\nL&rsquo;ARLA fixe les LMR sur la base des niveaux observ\u00e9s dans les denr\u00e9es alimentaires et les produits de base, en fonction de la quantit\u00e9 de r\u00e9sidus susceptibles de rester dans ou sur les denr\u00e9es alimentaires import\u00e9es lorsque le glyphosate est utilis\u00e9 conform\u00e9ment aux instructions figurant sur l&rsquo;\u00e9tiquette dans le pays exportateur. Les LMR canadiennes s&rsquo;appliquent \u00e9galement aux denr\u00e9es alimentaires produites pour la consommation int\u00e9rieure, mais, comme nous l&rsquo;avons indiqu\u00e9, les contr\u00f4les sont tr\u00e8s limit\u00e9s et les donn\u00e9es recueillies ne sont pas rendues publiques. Le niveau de la LMR est d\u00e9termin\u00e9 par les pratiques agricoles et non par la protection de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l&rsquo;Organisation mondiale de la sant\u00e9 a class\u00e9 le glyphosate comme probablement canc\u00e9rog\u00e8ne pour l&rsquo;homme et a conclu qu&rsquo;il existait des preuves solides de g\u00e9notoxicit\u00e9, tant pour l&rsquo;ingr\u00e9dient actif glyphosate que pour les formulations de glyphosate utilis\u00e9es dans l&rsquo;agriculture. Le CIRC a rassembl\u00e9 toutes les \u00e9tudes pertinentes et accessibles au public, soit environ 1000 \u00e9tudes, qui ont \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement examin\u00e9es par des experts ind\u00e9pendants, libres de tout int\u00e9r\u00eat particulier, sur la base de crit\u00e8res scientifiques stricts. Les \u00e9tudes portaient notamment sur l&rsquo;exposition professionnelle des fermi\u00e8res au glyphosate.<\/p>\n<p>Des LMR plus \u00e9lev\u00e9es augmenteront l&rsquo;exposition au glyphosate des fermi\u00e8res et des autres personnes vivant \u00e0 proximit\u00e9, directement par l&rsquo;exposition professionnelle et indirectement par la d\u00e9rive de pulv\u00e9risation. Le mandat de l&rsquo;ARLA, qui consiste \u00e0 appliquer le principe de pr\u00e9caution et \u00e0 tenir compte de l&rsquo;impact de l&rsquo;utilisation des pesticides dans le cadre de l&rsquo;application de la loi, signifie que l&rsquo;ARLA ne doit pas autoriser ou laisser entendre qu&rsquo;elle a la permission d&rsquo;augmenter l&rsquo;utilisation du glyphosate avant la r\u00e9colte dans les exploitations agricoles en augmentant les LMR pour les produits agricoles.<\/p>\n<p>Des recherches r\u00e9centes r\u00e9v\u00e8lent que l&rsquo;exposition au glyphosate et \u00e0 d&rsquo;autres pesticides provoque des changements \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques nocifs chez les humains, les animaux et les micro-organismes, qui sont transmis aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes par voie h\u00e9r\u00e9ditaire. Les changements \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques sont des changements dans la mani\u00e8re dont l&rsquo;ADN est exprim\u00e9, et permettent une adaptation plus rapide aux stress environnementaux que celle qui r\u00e9sulterait d&rsquo;une \u00e9volution r\u00e9sultant de mutations de l&rsquo;ADN. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;exposition au glyphosate entra\u00eene une incidence significativement plus \u00e9lev\u00e9e de certaines maladies chez les descendants de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration des animaux expos\u00e9s. Les scientifiques qui \u00e9tudient la question affirment que \u00ab\u00a0les pathologies transg\u00e9n\u00e9rationnelles observ\u00e9es sont pertinentes pour les populations humaines qui ont observ\u00e9 des augmentations g\u00e9n\u00e9rationnelles de ces maladies, y compris les maladies ovariennes, les maladies r\u00e9nales, les maladies de la prostate, les maladies des testicules, l&rsquo;alt\u00e9ration du d\u00e9but de la pubert\u00e9, l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9, les anomalies de la parturition et la pr\u00e9sence de maladies multiples\u00a0\u00bb. Le mandat de l&rsquo;ARLA, qui consiste \u00e0 appliquer le principe de pr\u00e9caution et \u00e0 inclure les g\u00e9n\u00e9rations futures dans son examen des effets des pesticides sur les enfants, lui impose d&rsquo;\u00e9viter une exposition accrue aux r\u00e9sidus de glyphosate dans les aliments.<\/p>\n<p>Des LMR plus \u00e9lev\u00e9es augmenteraient probablement la quantit\u00e9 de glyphosate utilis\u00e9e dans les champs canadiens. Des chercheurs d&rsquo;Agriculture et Agroalimentaire Canada et d&rsquo;autres ont publi\u00e9 des preuves scientifiques montrant qu&rsquo;il existe une association coh\u00e9rente entre la grave maladie des plantes, le fusarium, et l&rsquo;utilisation ant\u00e9rieure de glyphosate dans un champ o\u00f9 est cultiv\u00e9e une culture c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re ult\u00e9rieure. Les m\u00eames m\u00e9canismes qui favorisent la fusariose peuvent \u00eatre responsables de l&rsquo;augmentation de la pr\u00e9valence d&rsquo;autres maladies fongiques des cultures, telles que la scl\u00e9rotine et la hernie des crucif\u00e8res dans le canola. Il est \u00e0 noter que m\u00eame dans des conditions qui favorisent une infection s\u00e9v\u00e8re par le fusarium, les cultures biologiques &#8211; dont le sol n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 au glyphosate &#8211; n&rsquo;ont que peu de probl\u00e8mes avec la maladie.<\/p>\n<p>Le Fusarium graminearum ne provoque pas seulement une perte de rendement, il produit aussi une toxine, le DON, qui le rend impropre \u00e0 l&rsquo;alimentation du b\u00e9tail. L&rsquo;ARLA devrait prendre en compte les effets syst\u00e9miques de l&rsquo;utilisation des pesticides, et pas seulement la chimie du produit lui-m\u00eame. L&rsquo;augmentation propos\u00e9e de la LMR pour les l\u00e9gumineuses risque fort d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;utilisation du glyphosate dans les champs o\u00f9 le canola et les c\u00e9r\u00e9ales font partie de la rotation, augmentant ainsi la pression des maladies fongiques et causant des pr\u00e9judices \u00e9conomiques aux fermi\u00e8res et aux \u00e9leveurs.<\/p>\n<p>Un autre impact de l&rsquo;utilisation accrue du glyphosate en raison de LMR plus \u00e9lev\u00e9es est l&rsquo;augmentation de la pression \u00e9volutive sur les populations d&rsquo;adventices, ce qui entra\u00eene l&rsquo;apparition de types d&rsquo;adventices plus r\u00e9sistants au glyphosate. Comme il est de plus en plus difficile de tuer les mauvaises herbes avec le glyphosate, la gestion des mauvaises herbes devient plus complexe et plus co\u00fbteuse, car les fermiers utilisent des m\u00e9langes en cuve comprenant d&rsquo;autres herbicides tels que le 2,4,D et le dicamba, et utilisent des concentrations plus \u00e9lev\u00e9es de glyphosate. D\u00e9j\u00e0, la vergerette du Canada, la grande herbe \u00e0 eau, l&rsquo;herbe \u00e0 poux et la kochia r\u00e9sistantes au glyphosate se sont d\u00e9velopp\u00e9es au Canada. L&rsquo;ARLA a notamment pour mission d&rsquo;encourager \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9laboration et la mise en \u0153uvre de strat\u00e9gies de lutte antiparasitaire innovantes et durables\u00a0\u00bb. L&rsquo;augmentation propos\u00e9e de la LMR pour le glyphosate va dans la direction oppos\u00e9e. Il en r\u00e9sultera une charge de pesticides plus lourde pour l&rsquo;environnement, une plus grande r\u00e9sistance des mauvaises herbes et une exposition accrue pour les fermi\u00e8res et les autres habitants des zones rurales.<\/p>\n<p><strong>Les LMR propos\u00e9es favorisent l&rsquo;importation de produits \u00e0 forte teneur en r\u00e9sidus<\/strong><br \/>\nL&rsquo;ARLA a fourni un tableau comparant les LMR qu&rsquo;elle propose avec celles des \u00c9tats-Unis et du CODEX Alimentarius, l&rsquo;organisme international qui \u00e9tablit des normes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour guider les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation des pays. De nombreux pays ont adopt\u00e9 les limites du CODEX.<\/p>\n<p>Les LMR existantes au Canada sont inf\u00e9rieures aux limites am\u00e9ricaines et \u00e0 celles du CODEX, mais les LMR propos\u00e9es sont plus \u00e9lev\u00e9es pour tous les produits, \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;orge et du bl\u00e9. L&rsquo;autorisation de niveaux plus \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9sidus de glyphosate dans les principaux produits agricoles de base mettrait en p\u00e9ril les march\u00e9s. Nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 avec le rejet par l&rsquo;Italie du bl\u00e9 dur canadien en raison de la pr\u00e9sence de r\u00e9sidus de glyphosate inacceptables.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-13581 size-large\" src=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/cdn-vs-proposed-vs-international-mrls-1024x238.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"238\" srcset=\"https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/cdn-vs-proposed-vs-international-mrls-1024x238.jpg 1024w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/cdn-vs-proposed-vs-international-mrls-300x70.jpg 300w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/cdn-vs-proposed-vs-international-mrls-768x178.jpg 768w, https:\/\/www.nfu.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/cdn-vs-proposed-vs-international-mrls.jpg 1375w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Des LMR nationales \u00e9lev\u00e9es r\u00e9duiraient \u00e9galement les obstacles auxquels se heurtent les transformateurs de produits alimentaires canadiens qui souhaitent importer des l\u00e9gumineuses en provenance de pays o\u00f9 les LMR sont plus \u00e9lev\u00e9es que nos limites actuelles, mais o\u00f9 les limites sont moins \u00e9lev\u00e9es que celles propos\u00e9es pour le Canada. Cela augmenterait l&rsquo;exposition des consommateurs canadiens aux r\u00e9sidus de glyphosate, au-del\u00e0 des niveaux actuels et des niveaux rencontr\u00e9s par les consommateurs dans d&rsquo;autres pays, notamment en raison de l&rsquo;augmentation de la demande de produits \u00e0 base de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales \u00e0 base de l\u00e9gumineuses.<\/p>\n<p><strong>Recommandations de l&rsquo;UNF :<\/strong><br \/>\nSur la base des preuves scientifiques, du mandat de Sant\u00e9 Canada en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires, des lacunes dans les m\u00e9canismes de surveillance et de conformit\u00e9, et de l&rsquo;orientation d\u00e9mocratique de nos membres fermiers de base, l&rsquo;UNF recommande donc ce qui suit :<\/p>\n<ul>\n<li>Les augmentations de LMR propos\u00e9es pour le glyphosate ne sont pas mises en \u0153uvre.<\/li>\n<li>Modifier toutes les \u00e9tiquettes des herbicides contenant la substance active glyphosate afin d&rsquo;interdire la pulv\u00e9risation avant la r\u00e9colte.<\/li>\n<li>Des mesures efficaces d&rsquo;application et de respect des LMR doivent \u00eatre mises en \u0153uvre pour pr\u00e9server les march\u00e9s et la r\u00e9putation internationale du Canada.<\/li>\n<li>Que la Commission canadienne des grains contr\u00f4le les exp\u00e9ditions \u00e0 l&rsquo;exportation pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles sont conformes \u00e0 la LMR<\/li>\n<li>Que l&rsquo;ACIA renforce son contr\u00f4le des LMR pour les aliments et les produits de base et publie rapidement les rapports et les donn\u00e9es brutes.<\/li>\n<li>Que l&rsquo;ARLA m\u00e8ne une enqu\u00eate sur les liens entre l&rsquo;application de glyphosate et l&rsquo;infection ult\u00e9rieure par le fusarium, que cette enqu\u00eate soit men\u00e9e par des scientifiques n&rsquo;ayant aucun lien avec le secteur de la protection des cultures et que les r\u00e9sultats soient publi\u00e9s dans leur int\u00e9gralit\u00e9 sur un site web accessible au public.<\/li>\n<li>Que Sant\u00e9 Canada \u00e9tudie les impacts \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques de l&rsquo;exposition au glyphosate sur les humains, le b\u00e9tail, les plantes et le microbiote du sol, que cette \u00e9tude soit men\u00e9e par des scientifiques n&rsquo;ayant aucun lien avec le secteur de la protection des cultures et que les r\u00e9sultats soient publi\u00e9s dans leur int\u00e9gralit\u00e9 sur un site web accessible au public.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Tout ceci est respectueusement soumis par<br \/>\nL&rsquo;Union Nationale des Fermiers<br \/>\nJuillet 2021<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences :<\/strong><\/p>\n<p>Formulations de glyphosate et leur utilisation pour l&rsquo;inhibition de la 5-enolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase, brevet am\u00e9ricain US7771736B2 <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/patents.google.com\/patent\/US7771736B2\/en\">https:\/\/patents.google.com\/patent\/US7771736B2\/en<\/a><\/p>\n<p>Herbicide liquide Roundup TransorbTM N\u00b0 d&rsquo;enregistrement 25344 LOI SUR LES PRODUITS ANTIPARASITAIRES. INGR\u00c9DIENT ACTIF : Glyphosate, 360 grammes d&rsquo;\u00e9quivalent acide par litre sous forme de sel d&rsquo;isopropylamine. BAYER CROPSCIENCE INC. https:\/\/pr-rp. <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/pr-rp.hc-sc.gc.ca\/1_1\/view_label?p_ukid=203072224\">hc-sc.gc.ca\/1_1\/view_label?p_ukid=203072224<\/a><\/p>\n<p>Rapport d&rsquo;audit interne, Audit du programme national de surveillance des r\u00e9sidus chimiques, Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments.  <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/inspection.canada.ca\/about-cfia\/transparency\/corporate-management-reporting\/audits-reviews-and-evaluations\/ncrmp-overview\/ncrmp-report\/eng\/1521081149940\/1521081245039#a10\">https:\/\/inspection.canada.ca\/about-cfia\/transparency\/corporate-management-reporting\/audits-reviews-and-evaluations\/ncrmp-overview\/ncrmp-report\/eng\/1521081149940\/1521081245039#a10<\/a><\/p>\n<p>Monographie du CIRC sur le glyphosate, Organisation mondiale de la sant\u00e9.  <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.iarc.who.int\/featured-news\/media-centre-iarc-news-glyphosate\/\">https:\/\/www.iarc.who.int\/featured-news\/media-centre-iarc-news-glyphosate\/<\/a><\/p>\n<p>Millissia Ben Maamar, Daniel Beck, Eric E. Nilsson, Deepika Kubsad &amp; Michael K. Skinner (2020) Epigenome-wide association study for glyphosate induced transgenerational sperm DNA methylation and histone retention epigenetic biomarkers for disease, Epigenetics, DOI : 10.1080\/15592294.2020.1853319 <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/full\/10.1080\/15592294.2020.1853319?src=#\">https:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/full\/10.1080\/15592294.2020.1853319?src=#<\/a><\/p>\n<p>M.R. Fernandez, R.P. Zentner, P. Basnyat, D. Gehl, F. Selles, D. Huber, Glyphosate associations with cereal diseases caused by Fusarium spp. in the Canadian Prairies, European Journal of Agronomy 31 (2009) 133-143 <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S1161030109000689\">https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S1161030109000689<\/a> et Robert J. Kremera, Nathan E. Means, Glyphosate and glyphosate-resistant crop interactions with rhizosphere microorganisms. European Journal of Agronomy 31 (2009) 153-161 <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S1161030109000641\">https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S1161030109000641<\/a><\/p>\n<p>Le bl\u00e9 biologique \u00e9vite les mycotoxines, par Robert Arnason. Western Producer, 30 mars 2017.  <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.producer.com\/news\/organic-wheat-dodges-mycotoxin\/\">https:\/\/www.producer.com\/news\/organic-wheat-dodges-mycotoxin\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les membres de l&rsquo;UNF sont de plus en plus pr\u00e9occup\u00e9s par les effets du glyphosate sur la sant\u00e9 et l&rsquo;environnement. 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Cette position \u00e9claire notre position contre les augmentations de LMR propos\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":24933,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[394,378,367],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[],"archive-year":[497],"class_list":["post-27649","policy","type-policy","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","tag-consultation-publique","tag-environnement","tag-pesticides-fr","policy_types-bref-unf","archive-year-2021-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24933"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27649"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27649"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27649"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27649"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}