
{"id":27621,"date":"2017-04-19T03:41:21","date_gmt":"2017-04-19T09:41:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nfu.ca\/policy\/des-aliments-surs-pour-les-canadiens-reglementation\/"},"modified":"2024-10-21T00:17:08","modified_gmt":"2024-10-21T06:17:08","slug":"des-aliments-surs-pour-les-canadiens-reglementation","status":"publish","type":"policy","link":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/policy\/des-aliments-surs-pour-les-canadiens-reglementation\/","title":{"rendered":"R\u00e8glement sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens"},"content":{"rendered":"<h3>Impacts sur le marketing direct de la proposition de r\u00e8glement \u00ab\u00a0Des aliments s\u00fbrs pour les Canadiens\u00a0\u00bb (Safe Food for Canadians)<\/h3>\n<p>  18 avril 2017 Richard Arsenault, directeur ex\u00e9cutif Direction des syst\u00e8mes de salubrit\u00e9 des aliments domestiques et de l&rsquo;hygi\u00e8ne des viandes Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments 1400, chemin Merivale, Tour 1 Ottawa, ON | K1A 0Y9 Courriel : <a href=\"mailto:CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca\">CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca <\/a> Cher Monsieur Arsenault : Objet : Consultation sur le projet de r\u00e8glement de la Loi sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens Le r\u00e8glement sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens, tel qu&rsquo;il est actuellement propos\u00e9 dans l&rsquo;avis publi\u00e9 dans la Gazette du Canada, Partie I, Vol. 151, n\u00b0 3 &#8211; 21 janvier 2017, augmente consid\u00e9rablement la charge r\u00e9glementaire par l&rsquo;exigence et le co\u00fbt d&rsquo;un plan de contr\u00f4le pr\u00e9ventif (PCP) pour les fermi\u00e8res qui vendent directement au march\u00e9 (directement aux consommateurs ou aux utilisateurs finaux tels que les restaurants) \u00e0 travers les fronti\u00e8res provinciales. En raison du degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de transparence, de la facilit\u00e9 de tra\u00e7abilit\u00e9 et des relations \u00e9troites inh\u00e9rentes au mod\u00e8le d&rsquo;agriculture directe, les fermi\u00e8res de ce secteur sont tr\u00e8s conscientes des pertes commerciales qu&rsquo;elles subiraient dans l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d\u00e9sastreuse d&rsquo;une situation li\u00e9e \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Par cons\u00e9quent, ils accordent d\u00e9j\u00e0 la priorit\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de leurs clients, avec lesquels ils sont r\u00e9guli\u00e8rement en contact direct. Le mod\u00e8le d&rsquo;acc\u00e8s direct au march\u00e9 et de commercialisation des produits agricoles diff\u00e8re de la fa\u00e7on dont la production et la distribution alimentaires sont g\u00e9r\u00e9es au Canada. La proposition de r\u00e8glement sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens peut rationaliser les r\u00e9glementations pour de nombreux secteurs agricoles, mais elle cr\u00e9e des obstacles importants pour les exploitations pratiquant la vente directe. Nous aimerions recommander une modification de la proposition de r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des Canadiens : exempter toutes les ventes interprovinciales directes au march\u00e9 et les laisser continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9glement\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation en vigueur dans la province o\u00f9 elles ont eu lieu. Bien qu&rsquo;une exemption soit propos\u00e9e pour les exploitations dont le chiffre d&rsquo;affaires brut est inf\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 30 000 dollars par an, ce seuil n&rsquo;a pas grand-chose \u00e0 voir avec l&rsquo;obtention de r\u00e9sultats en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et affecte arbitrairement les exploitations ind\u00e9pendamment d&rsquo;autres facteurs tels que le nombre de kilom\u00e8tres parcourus, le type de commercialisation, le produit cultiv\u00e9, la taille physique de l&rsquo;exploitation ou le nombre d&#8217;employ\u00e9s. D\u00e9finir une \u00ab\u00a0petite exploitation\u00a0\u00bb est une t\u00e2che tr\u00e8s difficile, car les ventes agricoles brutes et la superficie physique d&rsquo;une \u00ab\u00a0petite\u00a0\u00bb exploitation sont fortement influenc\u00e9es par le(s) produit(s) cultiv\u00e9(s). Ce qui est clair, c&rsquo;est qu&rsquo;une fois les d\u00e9penses d\u00e9duites, peu de fermi\u00e8res pourraient d\u00e9gager un revenu d\u00e9cent avec des ventes annuelles de produits bruts inf\u00e9rieures \u00e0 30 000 dollars. L&rsquo;un des objectifs de nombreux fermiers au Canada est de pouvoir passer du statut d&rsquo;agriculteur \u00e0 temps partiel \u00e0 celui d&rsquo;agriculteur \u00e0 temps plein. Pour toute exploitation agricole qui vend ses produits directement aux consommateurs locaux situ\u00e9s de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une fronti\u00e8re provinciale, le respect des r\u00e8glements propos\u00e9s entra\u00eenerait des d\u00e9penses annuelles suppl\u00e9mentaires d&rsquo;environ 6 370 dollars, comme l&rsquo;indique directement l&rsquo;analyse r\u00e9glementaire du r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 des aliments pour les Canadiens. Ce co\u00fbt suppl\u00e9mentaire place les fermi\u00e8res qui pratiquent la vente directe et dont le march\u00e9 local traverse les fronti\u00e8res provinciales dans une position concurrentielle tr\u00e8s d\u00e9favorable par rapport \u00e0 des fermi\u00e8res similaires qui n&rsquo;ont pas besoin de traverser une fronti\u00e8re provinciale pour assurer leur subsistance. Au Canada, nous disposons d&rsquo;une riche diversit\u00e9 de communaut\u00e9s, qui ne se situent pas toutes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des fronti\u00e8res provinciales. La capitale de notre pays en est un excellent exemple, avec une grande partie de ses produits frais et locaux provenant de la rive qu\u00e9b\u00e9coise de la rivi\u00e8re des Outaouais. Nos petites provinces situ\u00e9es dans le Canada atlantique sont un autre excellent exemple de communaut\u00e9s qui chevauchent les barri\u00e8res provinciales (chaque province a des exemples de ces communaut\u00e9s frontali\u00e8res). En fait, il existe de nombreux exemples de Canadiens de tous les secteurs d&#8217;emploi, et pas seulement de fermiers, qui traversent une fronti\u00e8re provinciale pour assurer la subsistance de leur famille. Les r\u00e8glements propos\u00e9s, tels qu&rsquo;ils sont, pourraient avoir un impact tr\u00e8s fort et n\u00e9gatif sur les moyens de subsistance des fermi\u00e8res et fermiers locaux qui pratiquent la vente directe, voire les mettre sur la paille, \u00e0 un moment o\u00f9 nos \u00e9conomies rurales ont plus que jamais besoin d&rsquo;\u00eatre soutenues. Si nous pouvons tous soutenir l&rsquo;id\u00e9e que la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est une n\u00e9cessit\u00e9 pour les Canadiens, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e9quitable \u00e0 des aliments frais et locaux devrait \u00e9galement \u00eatre une priorit\u00e9 absolue. Les fermi\u00e8res qui vendent localement et directement au public (plut\u00f4t que par l&rsquo;interm\u00e9diaire de grossistes et de distributeurs ou de grandes cha\u00eenes de magasins d&rsquo;alimentation) r\u00e9pondent \u00e0 un d\u00e9sir croissant des Canadiens qui veulent savoir d&rsquo;o\u00f9 vient leur nourriture et \u00e9tablir des relations et une confiance avec les personnes qui produisent leurs aliments. Gr\u00e2ce \u00e0 la vente directe, le public interagit avec les producteurs, ce qui constitue un moyen efficace de renforcer la confiance du public dans l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture canadiennes. Veuillez tenir compte de l&rsquo;impact n\u00e9gatif que ces r\u00e9glementations auraient sur les exploitations pratiquant la vente directe &#8211; et par cons\u00e9quent sur nos \u00e9conomies rurales &#8211; et modifiez-les afin d&rsquo;exempter toutes les ventes interprovinciales directes et de leur permettre de continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9glement\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation en vigueur dans la province o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 vendues. Respectueusement soumis par  <strong>Le comit\u00e9 du marketing direct,  <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> <\/strong><\/p>\n<hr>\n<p>  Richard Arsenault, directeur ex\u00e9cutif Direction des syst\u00e8mes de salubrit\u00e9 des aliments domestiques et de l&rsquo;hygi\u00e8ne des viandes Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments 1400, chemin Merivale, tour 1 Ottawa (Ontario) K1A 0Y9 Courriel : CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca Jeudi 20 avril 2017 Re : Soumission de l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA)  <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>  au Nouveau-Brunswick sur le R\u00e8glement sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens Cher Monsieur Arsenault,  <span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  au Nouveau-Brunswick (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB) se r\u00e9jouit de pouvoir participer au processus de consultation ouvert concernant le r\u00e8glement sur la s\u00e9curit\u00e9 des aliments pour les Canadiens.  <span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  est la seule organisation agricole g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 \u00eatre constitu\u00e9e en vertu d&rsquo;une loi du Parlement. Au niveau provincial, nous sommes \u00e9galement une organisation agricole g\u00e9n\u00e9rale accr\u00e9dit\u00e9e dans la province du Nouveau-Brunswick. Nos membres sont des familles d&rsquo;agriculteurs de toute la province et nous promouvons des politiques qui contribuent \u00e0 la r\u00e9alisation de notre vision : Les fermes familiales prosp\u00e8res contribuent au d\u00e9veloppement rural durable, soutiennent leurs communaut\u00e9s et g\u00e8rent leurs terres tout en fournissant de bons emplois et des aliments sains \u00e0 la population du Nouveau-Brunswick. Cette soumission porte sur des points diff\u00e9rents de ceux pr\u00e9sent\u00e9s par le Comit\u00e9 du marketing direct ( <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> ) et le site <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>, mais nous souhaitons exprimer notre soutien \u00e0 toutes les recommandations. Nous aimerions commencer par dire que le site <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> du Nouveau-Brunswick est tout \u00e0 fait d&rsquo;accord avec la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;offrir des aliments s\u00fbrs aux Canadiens. Nous sommes fiers de vivre dans un pays o\u00f9 nos fermi\u00e8res et nos entreprises alimentaires sont soumises \u00e0 des normes parmi les plus strictes au monde. Dans cette optique, le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB recommande que tous les impacts possibles sur les familles agricoles canadiennes soient \u00e9valu\u00e9s avant que le r\u00e8glement ne soit finalis\u00e9, car nous avons trouv\u00e9 de nombreux sujets de pr\u00e9occupation. En tant qu&rsquo;organisation, nous avons re\u00e7u des nouvelles de nombreux membres qui soumettent leurs propres propositions. Compte tenu des implications importantes des changements et de la p\u00e9riode de consultation publique relativement courte, le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB recommande vivement de prolonger cette p\u00e9riode au-del\u00e0 de vendredi. Lors de notre assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle en mars 2017, une r\u00e9solution a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e en tenant compte du projet de r\u00e8glement sur la s\u00e9curit\u00e9 des aliments pour les Canadiens :  <em>Le Canada importe aujourd&rsquo;hui une grande partie de sa nourriture et de nombreux pays ont des normes alimentaires diff\u00e9rentes,<\/em><\/p>\n<p><em>Consid\u00e9rant que la production et la transformation sont de plus en plus consolid\u00e9es et que la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9glementation \u00e0 grande \u00e9chelle en mati\u00e8re de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 et de tra\u00e7abilit\u00e9 est devenue la norme,<\/em><\/p>\n<p><em>Alors que les gouvernements r\u00e9cents ont commenc\u00e9 \u00e0 renforcer les r\u00e9glementations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour tous les fermiers, quelle que soit leur taille,<\/em><\/p>\n<p><em>Attendu que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral m\u00e8ne actuellement une consultation jusqu&rsquo;au 21 avril 2017 sur la Loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens,<\/em><\/p>\n<p><em>Il est donc r\u00e9solu que le site <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> continue de plaider en faveur de politiques de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire qui soient modulables pour les fermi\u00e8res, en reconnaissant que les canaux de distribution et la port\u00e9e des produits sont uniques, et que les fermes qui travaillent dans la vente directe ont des besoins diff\u00e9rents,<\/em><\/p>\n<p><em>Il est en outre r\u00e9solu que le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB continue de plaider en faveur de politiques de remplacement des importations qui tiennent compte des r\u00e9glementations plus strictes en mati\u00e8re de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire actuellement en vigueur au Canada et qui donnent la priorit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;acheminement d&rsquo;une plus grande quantit\u00e9 d&rsquo;aliments canadiens dans les mains des Canadiens, plut\u00f4t que d&rsquo;accro\u00eetre les r\u00e9glementations pour am\u00e9liorer les normes minimales d&rsquo;importation.<\/em><\/p>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  au NB souhaite attirer l&rsquo;attention sur les points suivants en ce qui concerne cette consultation en cours :  <\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;augmentation des aliments import\u00e9s.<\/li>\n<li>La source de la plupart des rappels de produits alimentaires.<\/li>\n<li>La poursuite de la s\u00e9paration en entit\u00e9s provinciales est tr\u00e8s pr\u00e9judiciable au Canada atlantique.<\/li>\n<li>Le seuil de 30 000 dollars n&rsquo;est pas un chiffre r\u00e9aliste pour segmenter les \u00ab\u00a0petites\u00a0\u00bb exploitations.<\/li>\n<li>N\u00e9cessit\u00e9 de fixer des objectifs de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire fond\u00e9s sur les r\u00e9sultats et de responsabiliser les inspecteurs<\/li>\n<li>Recouvrement des co\u00fbts &#8211; faire payer davantage les fermi\u00e8res<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>L&rsquo;augmentation des aliments import\u00e9s<\/strong> La Gazette explique que les importations de fruits et l\u00e9gumes frais au Canada ont doubl\u00e9 entre 2006 et 2015. Le rapport \u00ab\u00a0Dollars and Sense\u00a0\u00bb, publi\u00e9 par la Fondation de la famille McConnell en janvier 2015, examine les opportunit\u00e9s dans le sud de l&rsquo;Ontario et \u00e9tudie \u00e0 la fois les possibilit\u00e9s de remplacement des importations et les avantages \u00e9conomiques qui en r\u00e9sulteraient pour l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9gionale. Alors que nous sommes dans un monde en constante globalisation et que les gens recherchent des aliments provenant d&rsquo;autres r\u00e9gions du globe, le gouvernement doit donner la priorit\u00e9 \u00e0 la fa\u00e7on de s&rsquo;assurer que nos fermi\u00e8res canadiennes sont les mieux \u00e0 m\u00eame d&rsquo;\u00e9couler leurs produits sur le march\u00e9 canadien, plut\u00f4t que d&rsquo;alourdir le fardeau r\u00e9glementaire, ce qui rendrait encore plus difficile la concurrence des importations. <strong>La source de la plupart des rappels d&rsquo;aliments<\/strong> Il y a eu 840 rappels de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire sur le site web de l&rsquo;ACIA entre 2013 et f\u00e9vrier 2017. La moiti\u00e9 d&rsquo;entre elles concernaient des questions li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tiquetage (allerg\u00e8nes non mentionn\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9tiquette, etc.), tandis que l&rsquo;autre moiti\u00e9 \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Parmi les rappels li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, la majorit\u00e9 concernait des viandes et des aliments pr\u00eats \u00e0 consommer emball\u00e9s, avec seulement 22 rappels de fruits et l\u00e9gumes frais (\u00e0 l&rsquo;exclusion des graines, des c\u00e9r\u00e9ales et des herbes aromatiques emball\u00e9es). Sur ces 22 rappels, 21 cas \u00e9taient clairement import\u00e9s ou de port\u00e9e internationale. Plusieurs rappels ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9s par des rappels dans d&rsquo;autres pays, mais il n&rsquo;est pas pr\u00e9cis\u00e9 o\u00f9 le produit a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9. Un seul rappel provenait clairement d&rsquo;exploitations agricoles canadiennes : le probl\u00e8me de la manipulation d&rsquo;aiguilles sur des pommes de terre de l&rsquo;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard, qui n&rsquo;a entra\u00een\u00e9 aucune blessure ni aucun d\u00e9c\u00e8s. Il est clair que les exploitations agricoles canadiennes font un travail remarquable en produisant des aliments sains et de haute qualit\u00e9, et cela doit \u00eatre reconnu. Lors de la s\u00e9ance d&rsquo;information publique qui s&rsquo;est tenue \u00e0 Fredericton, au Nouveau-Brunswick, les nombreux commentaires entendus dans la salle ont clairement montr\u00e9 que la segmentation des provinces atlantiques pour le commerce <strong>interprovincial<\/strong> ne serait pas utile. La population et la superficie totale des provinces ne semblent pas justifier une d\u00e9limitation par province. Par exemple, il n&rsquo;y a eu qu&rsquo;une seule s\u00e9ance d&rsquo;information publique pour l&rsquo;ensemble des provinces atlantiques sur ces propositions de r\u00e8glement. Une autre raison est que de nombreuses exploitations agricoles vendent leurs produits dans d&rsquo;autres provinces. M\u00eame sur nos march\u00e9s fermiers, il y a des gens qui parcourent \u00e0 peine 80 km depuis l&rsquo;\u00cele-du-Prince-\u00c9douard et la Nouvelle-\u00c9cosse pour vendre \u00e0 Moncton ou \u00e0 Dieppe. Une distance de 80 km \u00e9quivaut-elle vraiment \u00e0 faire venir des fruits et l\u00e9gumes de Nouvelle-Z\u00e9lande, situ\u00e9e \u00e0 plus de 15 000 km ? Le risque de contamination ou de d\u00e9t\u00e9rioration est manifestement d&rsquo;une toute autre ampleur dans ces deux exemples. \u00c9tant donn\u00e9 que les exploitations agricoles de toutes les provinces canadiennes sont soumises aux m\u00eames r\u00e8gles de s\u00e9curit\u00e9 que celles propos\u00e9es par l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments, il devrait \u00eatre plus facile d&rsquo;acheter et de vendre des produits \u00e0 nos provinces voisines que de les vendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Le seuil de <strong> 30 000 $ n&rsquo;est pas un chiffre r\u00e9aliste pour segmenter les \u00a0\u00bb petites \u00a0\u00bb fermes<\/strong> Pour de nombreux membres qui ont fourni des commentaires dans le cadre de cette consultation, le seuil d&rsquo;exemption de 30 000 $ de ventes brutes annuelles d&rsquo;aliments pour les fermes tenues d&rsquo;avoir des contr\u00f4les pr\u00e9ventifs et des plans de contr\u00f4le pr\u00e9ventif (PCP) semble arbitraire. Nous comprenons qu&rsquo;il s&rsquo;agit du m\u00eame seuil minimum pour les entreprises exon\u00e9r\u00e9es d&rsquo;imp\u00f4ts. \u00c9tant donn\u00e9 le format dans lequel Statistique Canada publie ses donn\u00e9es, le tableau ci-dessous montre le pourcentage de fermes dont le revenu brut est inf\u00e9rieur \u00e0 25 000 $, captur\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du Canada et du Nouveau-Brunswick.  <\/p>\n<table class=\"table\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Canada<\/strong><\/td>\n<td><strong># Nombre d&rsquo;exploitations<\/strong><\/td>\n<td><strong>% d&rsquo;exploitations<\/strong><\/td>\n<td><strong>NB<\/strong><\/td>\n<td><strong># Nombre d&rsquo;exploitations<\/strong><\/td>\n<td><strong>% d&rsquo;exploitations<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Total des exploitations<\/td>\n<td>205,730<\/td>\n<td>100%<\/td>\n<td>Total des exploitations<\/td>\n<td>2,611<\/td>\n<td>100%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Moins de 10 000<\/td>\n<td>43,954<\/td>\n<td>21,4 % moins de 10 000<\/td>\n<td>Moins de 10 000<\/td>\n<td>997<\/td>\n<td>38% moins de 10 000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>$10,000 &#8211; $24,999<\/td>\n<td>32,853<\/td>\n<td>58,4 % moins de 24 999<\/td>\n<td>$10,000 &#8211; $24,999<\/td>\n<td>501<\/td>\n<td>57% moins de 24 999<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>$25,000 &#8211; $49,999<\/td>\n<td>25,455<\/td>\n<td>70,8 % moins de 49 999<\/td>\n<td>$25,000 &#8211; $49,999<\/td>\n<td>173<\/td>\n<td>64% moins de 49 999<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"6\">Source : StatsCan : Tableau CANSIM 004-0233 de Statistique Canada. Recensement de l&rsquo;agriculture 2011.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>  Cela soul\u00e8ve une question importante concernant l&rsquo;identit\u00e9 de nos fermi\u00e8res et de nos fermiers. Au NB, 1925 des 3470 exploitants agricoles ont d\u00e9clar\u00e9 n&rsquo;avoir aucun revenu non agricole. Cela signifie que 45 % des exploitants agricoles DID d\u00e9clarent des revenus non agricoles. Toute exploitation agricole qui emploie une ou plusieurs personnes \u00e0 temps plein a, par nature, pour objectif de r\u00e9aliser un chiffre d&rsquo;affaires sup\u00e9rieur \u00e0 30 000 dollars, faute de quoi elle ne restera pas longtemps en activit\u00e9. Si nous voulons augmenter le nombre de fermi\u00e8res et de fermiers qui peuvent vivre de leur exploitation, nous avons besoin d&rsquo;une r\u00e9glementation sens\u00e9e, abordable et qui garantisse que les aliments cultiv\u00e9s ou \u00e9lev\u00e9s dans les fermes du pays respectent les normes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. \u00ab\u00a0Les co\u00fbts moyens annualis\u00e9s estim\u00e9s pour une entreprise touch\u00e9e pour mettre en \u0153uvre des contr\u00f4les pr\u00e9ventifs et une proc\u00e9dure de contr\u00f4le pr\u00e9ventif (PCP) sont de 6 370 dollars\u00a0\u00bb. Si une exploitation r\u00e9alise un chiffre d&rsquo;affaires de 31 000 dollars, elle devra payer plus d&rsquo;un quart de son revenu agricole brut pour couvrir le co\u00fbt des contr\u00f4les pr\u00e9ventifs propos\u00e9s. S&rsquo;il est n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une segmentation \u00e0 des fins d&rsquo;exemption du r\u00e9gime PCP, le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB r\u00e9it\u00e8re son soutien \u00e0 la recommandation formul\u00e9e par le bureau national du <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span>, qui examine les lignes directrices utilis\u00e9es aux \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique. Aux \u00c9tats-Unis, le programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00e9quivalent pr\u00e9voit des exigences moins strictes pour les petites entreprises dont le chiffre d&rsquo;affaires annuel moyen est inf\u00e9rieur \u00e0 500 000 dollars et qui vendent plus de la moiti\u00e9 de leur production \u00e0 des \u00ab\u00a0utilisateurs finaux qualifi\u00e9s\u00a0\u00bb (c&rsquo;est-\u00e0-dire directement aux consommateurs, aux restaurants, aux \u00e9tablissements de vente au d\u00e9tail) situ\u00e9s \u00e0 une distance maximale de 275 miles (445 kilom\u00e8tres). Au lieu d&rsquo;exiger un PCP formel, ces entreprises peuvent concevoir, contr\u00f4ler et documenter leurs propres programmes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et doivent \u00eatre en mesure de fournir un rapport \u00e0 la Food and Drug Administration si on le leur demande. Notez que les \u00c9tats-Unis ne se soucient pas des fronti\u00e8res des \u00c9tats, de sorte que les exploitations agricoles ne feraient pas l&rsquo;objet d&rsquo;une discrimination fond\u00e9e sur la localisation, contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9voit la proposition de r\u00e8glement canadien. \u00c9tant donn\u00e9 que ces entreprises pratiquent essentiellement la vente directe ou fournissent un d\u00e9taillant local, la tra\u00e7abilit\u00e9 en cas d&rsquo;incident li\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ne poserait pas de probl\u00e8me. Cette approche semble constituer un moyen ad\u00e9quat de r\u00e9duire les risques sans imposer de co\u00fbts inutiles. <strong>N\u00e9cessit\u00e9 de fixer des objectifs de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire bas\u00e9s sur les r\u00e9sultats et d&rsquo;habiliter les inspecteurs<\/strong> Les participants \u00e0 la s\u00e9ance d&rsquo;information \u00e0 Fredericton (NB) ont appris que les r\u00e8glements de l&rsquo;ACIA tendaient \u00e0 habiliter leurs inspecteurs \u00e0 prendre des d\u00e9cisions bas\u00e9es sur les r\u00e9sultats, en tenant compte de la taille et de l&rsquo;\u00e9tendue de l&rsquo;entreprise alimentaire. Nous n&rsquo;avons pas pu trouver d&rsquo;autre confirmation \u00e9crite de cette d\u00e9claration, et le <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>-NB recommande vivement d&rsquo;approfondir cette question. Si le r\u00e9sultat final est la production d&rsquo;un produit coh\u00e9rent qui r\u00e9pond de mani\u00e8re fiable aux normes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, il faut pr\u00e9voir une vari\u00e9t\u00e9 de m\u00e9thodes acceptables. Cela permettra aux fermi\u00e8res de diff\u00e9rentes tailles de d\u00e9velopper des syst\u00e8mes adapt\u00e9s \u00e0 leur infrastructure, \u00e0 leurs besoins et \u00e0 leur budget. Cela dit, un syst\u00e8me qui donne davantage de pouvoir aux inspecteurs doit \u00e9galement pr\u00e9voir une m\u00e9thode d&rsquo;appel claire pour prot\u00e9ger les deux parties. Nous avons vu trop de cas d&rsquo;entreprises fermant leurs portes ou subissant des difficult\u00e9s excessives en raison du co\u00fbt de la mise en conformit\u00e9 avec des r\u00e9glementations de plus en plus strictes en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 qui n&rsquo;assurent pas toujours une meilleure s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les petites entreprises. <strong>Recouvrement des co\u00fbts &#8211; faire payer davantage les fermi\u00e8res<\/strong> Les Canadiens consacrent actuellement une part plus faible de leurs revenus \u00e0 l&rsquo;alimentation que jamais auparavant et moins que les habitants de nombreux autres pays. Tout le monde souhaite b\u00e9n\u00e9ficier des normes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire les plus strictes, mais n&rsquo;est pas pr\u00eat \u00e0 payer pour l&rsquo;augmentation de la charge financi\u00e8re impos\u00e9e aux fermi\u00e8res. La mission de l&rsquo;ACIA est la suivante : La mission de l&rsquo;ACIA est de prot\u00e9ger les aliments, les animaux et les plantes afin d&rsquo;am\u00e9liorer la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre de la population, de l&rsquo;environnement et de l&rsquo;\u00e9conomie du Canada. La mission de l&rsquo;ACIA consiste \u00e0 prot\u00e9ger le public canadien et, comme pour tout autre service public assur\u00e9 par le gouvernement, certaines retomb\u00e9es peuvent \u00eatre plus difficiles \u00e0 quantifier. Par exemple, la sant\u00e9 globale de la population, la r\u00e9duction des charges pesant sur notre syst\u00e8me m\u00e9dical, la diminution de la fr\u00e9quence des rappels de produits alimentaires et une solide r\u00e9putation internationale en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Le rapport indique que seuls 10 % des co\u00fbts de l&rsquo;ACIA sont actuellement financ\u00e9s par des redevances, mais il ne pr\u00e9cise pas quelle proportion des co\u00fbts l&rsquo;ACIA esp\u00e8re recouvrer gr\u00e2ce \u00e0 la nouvelle structure tarifaire propos\u00e9e. Ainsi, en plus des 6 300 dollars que les exploitations agricoles devront payer pour obtenir un PCP afin de pouvoir vendre leurs produits, elles devront \u00e9galement payer des frais suppl\u00e9mentaires pour chaque service fourni par l&rsquo;ACIA. Cette charge excessive et inutile entra\u00eenerait la faillite de nombreuses petites entreprises. Le nouveau r\u00e9gime de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire propos\u00e9 par l&rsquo;ACIA aurait donc un effet pervers, conduisant \u00e0 une consolidation accrue de l&rsquo;industrie. Comme indiqu\u00e9 plus haut, la plupart des rappels de produits alimentaires sont le fait de grands acteurs internationaux.  <span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  au Nouveau-Brunswick plaide en faveur d&rsquo;une plus grande quantit\u00e9 d&rsquo;aliments produits au Canada pour les Canadiens. Nous sommes convaincus que la reconstruction de l&rsquo;\u00e9conomie alimentaire locale du Canada apportera une plus grande stabilit\u00e9 aux fermiers canadiens et au Canada rural, ainsi qu&rsquo;une alimentation de meilleure qualit\u00e9 et plus saine pour les Canadiens. Nous reconnaissons \u00e9galement que le nombre de fermiers canadiens n&rsquo;a cess\u00e9 de diminuer. Il est de plus en plus difficile pour les nouveaux fermiers de d\u00e9marrer une carri\u00e8re dans l&rsquo;agriculture. Les co\u00fbts de d\u00e9marrage peuvent \u00eatre \u00e9crasants : terrain, \u00e9quipement, transformation et main-d&rsquo;\u0153uvre. Pour construire un secteur agricole prosp\u00e8re, les r\u00e9glementations doivent \u00eatre adapt\u00e9es au niveau de risque encouru. Ces r\u00e8glements auront un impact sur le syst\u00e8me alimentaire canadien qui pourrait bien conduire \u00e0 une production plus concentr\u00e9e entre les mains d&rsquo;un nombre de plus en plus r\u00e9duit de fermi\u00e8res et d&rsquo;entreprises. Il est temps d&rsquo;adopter une position forte pour soutenir nos fermi\u00e8res et construire un syst\u00e8me alimentaire diversifi\u00e9 et prosp\u00e8re. Nous vous demandons instamment de reconsid\u00e9rer attentivement un grand nombre de ces r\u00e8glements et de prolonger la p\u00e9riode de consultation afin de garantir que tous les fermiers, organisations et consommateurs aient la possibilit\u00e9 de faire part de leur point de vue. Respectueusement soumis,  <strong><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  au Nouveau-Brunswick<\/strong><\/p>\n<hr>\n<h3><span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>  commentaires sur la proposition de r\u00e8glement relatif \u00e0 la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens<\/h3>\n<p>  Le 19 avril 2017 Richard Arsenault, directeur ex\u00e9cutif Direction des syst\u00e8mes de salubrit\u00e9 des aliments domestiques et de l&rsquo;hygi\u00e8ne des viandes Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments 1400, chemin Merivale, tour 1 Ottawa (Ontario) K1A 0Y9 Courriel : <a href=\"mailto:CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca\">CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca<\/a> Cher Monsieur Arsenault,   <strong>Re : <span class=\"nfu-name-inline\"><\/span> comments on proposed Safe Food for Canadians Act regulations (en anglais)<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span>  (<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span>) se r\u00e9jouit de l&rsquo;occasion qui lui est donn\u00e9e d&rsquo;apporter sa contribution \u00e0 la proposition de r\u00e8glement au titre de la <em>loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens<\/em>, conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;avis publi\u00e9 dans le document   <em>Gazette du Canada, Partie I, Vol. 151, n\u00b0 3 &#8211; 21 janvier 2017<\/em>. Nos remarques porteront sur la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9viser les r\u00e8glements afin d&rsquo;\u00e9viter des difficult\u00e9s et des pertes excessives pour certains producteurs de fruits et l\u00e9gumes desservant le march\u00e9 int\u00e9rieur et pour l&rsquo;ensemble du secteur biologique canadien. Nous demandons \u00e9galement une prolongation de la p\u00e9riode de consultation sur ce r\u00e8glement, compte tenu de son ampleur et de son impact potentiel sur le syst\u00e8me alimentaire canadien. Ce m\u00e9moire s&rsquo;ajoute aux m\u00e9moires pr\u00e9sent\u00e9s par <a rel=\"noopener\" target=\"_blank\" href=\"http:\/\/nfunb.org\/en\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/&lt;span class=&quot;nfu-acronym-en&quot;&gt;&lt;\/span&gt;-NB-Submission-Safe-Food-for-Canadians-April-20-2017.docx.pdf\"><span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> au Nouveau-Brunswick<\/a> et par le <a href=\"http:\/\/www.nfu.ca\/policy\/direct-marketing-impacts-proposed-safe-food-canadians-regulations\">Comit\u00e9 de marketing direct<span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> <\/a>, et les appuie. <strong>Impacts sur certains producteurs de fruits et l\u00e9gumes<\/strong> Le r\u00e8glement propos\u00e9 exigerait que tous les fermiers qui cultivent ou r\u00e9coltent des fruits et l\u00e9gumes frais et les vendent au-del\u00e0 d&rsquo;une fronti\u00e8re provinciale soient titulaires d&rsquo;un permis. Si leurs ventes annuelles brutes de denr\u00e9es alimentaires d\u00e9passent 30 000 dollars, ils sont \u00e9galement tenus d&rsquo;\u00e9laborer et de tenir \u00e0 jour un plan de contr\u00f4le pr\u00e9ventif (PCP), un type de plan d&rsquo;analyse des risques et de ma\u00eetrise des points critiques (HACCP). Ils seraient \u00e9galement tenus de conserver, et de se pr\u00e9parer \u00e0 produire sur demande, des registres de tous les clients auxquels ils ont vendu, \u00e0 moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse de ventes au d\u00e9tail. L&rsquo;analyse r\u00e9glementaire de l&rsquo;Agence canadienne d&rsquo;inspection des aliments (ACIA) indique qu&rsquo;un PCP doit comprendre :  <\/p>\n<ul>\n<li>une description des risques biologiques, chimiques et physiques susceptibles de contaminer les denr\u00e9es alimentaires, les mesures prises pour pr\u00e9venir ou \u00e9liminer ces risques et les preuves de l&rsquo;efficacit\u00e9 de ces mesures ;<\/li>\n<li>une description des points de contr\u00f4le critiques (\u00e9tapes auxquelles un contr\u00f4le peut \u00eatre appliqu\u00e9 et qui sont essentielles pour pr\u00e9venir ou \u00e9liminer le danger), des mesures de contr\u00f4le correspondantes et des preuves de leur efficacit\u00e9 ;<\/li>\n<li>une description des limites critiques (c&rsquo;est-\u00e0-dire la limite \u00e0 laquelle un danger est acceptable sans compromettre la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire) pour chaque point critique ;<\/li>\n<li>les proc\u00e9dures de surveillance des points de contr\u00f4le critiques par rapport \u00e0 leurs limites critiques ;<\/li>\n<li>une description des proc\u00e9dures d&rsquo;action corrective pour chaque point critique ;<\/li>\n<li>une description des proc\u00e9dures utilis\u00e9es pour v\u00e9rifier que la mise en \u0153uvre du PCP r\u00e9pond aux exigences de l&rsquo;ACSF et du projet de r\u00e8glement ; et<\/li>\n<li>des documents d\u00e9montrant que les informations ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es et que le PCP a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre en ce qui concerne ce qui pr\u00e9c\u00e8de.<\/li>\n<\/ul>\n<p>  La raison d&rsquo;\u00eatre des PCP et de la tra\u00e7abilit\u00e9 est de pr\u00e9venir les maladies d&rsquo;origine alimentaire et, si elles surviennent, d&rsquo;\u00eatre en mesure d&rsquo;en trouver rapidement la source. L&rsquo;exon\u00e9ration des producteurs dont les ventes annuelles brutes sont inf\u00e9rieures \u00e0 30 000 dollars est justifi\u00e9e par le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit du m\u00eame seuil que celui utilis\u00e9 pour l&rsquo;exon\u00e9ration de l&rsquo;enregistrement au titre de la TPS. L&rsquo;application de ce r\u00e8glement aux producteurs qui vendent leurs produits au-del\u00e0 des fronti\u00e8res provinciales se justifie par le fait que l&rsquo;ACIA n&rsquo;est pas comp\u00e9tente pour les questions relevant strictement de la comp\u00e9tence d&rsquo;une province. L&rsquo;ACIA propose l&rsquo;application la plus large possible du r\u00e8glement afin de cr\u00e9er des conditions de concurrence \u00e9quitables avec nos partenaires commerciaux. Nous pensons que l&rsquo;application des exigences en mati\u00e8re de PCP et de tra\u00e7abilit\u00e9 est injuste pour les producteurs de fruits et l\u00e9gumes frais qui desservent un march\u00e9 local ou r\u00e9gional chevauchant les fronti\u00e8res provinciales. Ces mesures sont inutiles pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, imposeraient des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s \u00e0 certains producteurs simplement en raison de leur situation g\u00e9ographique et placeraient les exploitations pr\u00e9sentant une diversit\u00e9 \u00e9cologiquement b\u00e9n\u00e9fique dans une position concurrentielle d\u00e9savantageuse par rapport aux exploitations hautement sp\u00e9cialis\u00e9es. Selon la base de donn\u00e9es de l&rsquo;ACIA sur les rappels d&rsquo;aliments et les alertes \u00e0 l&rsquo;allergie, aucune \u00e9pid\u00e9mie de maladie d&rsquo;origine alimentaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par des l\u00e9gumes ou des fruits frais cultiv\u00e9s dans des fermes canadiennes. Le Canada est de plus en plus d\u00e9pendant des importations de fruits et l\u00e9gumes. La valeur de nos importations de l\u00e9gumes frais est le double de celle de nos exportations ; nous importons sept \u00e0 huit fois la valeur des fruits frais que nous exportons. De nombreux Canadiens qui ach\u00e8tent des fruits et l\u00e9gumes frais import\u00e9s pourraient \u00eatre servis par des producteurs canadiens locaux et r\u00e9gionaux. Ainsi, une plus grande partie de l&rsquo;argent d\u00e9pens\u00e9 pour l&rsquo;alimentation resterait dans notre propre \u00e9conomie, cr\u00e9ant des moyens de subsistance pour nos fermiers et dans nos communaut\u00e9s rurales. Selon un r\u00e9cent rapport de l&rsquo;USDA GAIN, intitul\u00e9 Canada Top Market for U.S. High-Value Agricultural Exports, les exportations agricoles am\u00e9ricaines vers le Canada, ax\u00e9es sur la consommation, sont domin\u00e9es par les fruits et l\u00e9gumes, les l\u00e9gumes frais \u00e9tant \u00e9valu\u00e9s \u00e0 1,8 milliard de dollars (la laitue, le navet, les oignons, le chou-fleur et les tomates occupant les premi\u00e8res places) et les fruits frais \u00e0 1,6 milliard de dollars (les fraises et autres baies, les raisins, les pommes, les oranges et les cerises occupant les premi\u00e8res places). \u00c0 l&rsquo;exception des oranges, les fermi\u00e8res canadiennes peuvent produire toutes ces cultures et, moyennant un cadre politique et r\u00e9glementaire appropri\u00e9, elles pourraient certainement approvisionner une partie de ce march\u00e9 de plusieurs milliards de dollars. L&rsquo;imposition d&rsquo;exigences en mati\u00e8re de PCP \u00e0 tous les producteurs de l\u00e9gumes et de fruits frais augmenterait leurs co\u00fbts, ce qui les rendrait moins aptes \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 la concurrence des importations am\u00e9ricaines, en particulier dans les p\u00e9riodes o\u00f9 le taux de change favorise les ventes am\u00e9ricaines au Canada. Les exigences du PCP pour la production de fruits et l\u00e9gumes frais sont non seulement inutiles du point de vue de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, mais elles sont particuli\u00e8rement on\u00e9reuses pour les exploitations qui utilisent la biodiversit\u00e9 au sein de l&rsquo;exploitation pour promouvoir des relations \u00e9cologiques b\u00e9n\u00e9fiques (r\u00e9duction des ravageurs et des maladies, renforcement des sols, relations symbiotiques entre les cultures et le b\u00e9tail, etc.) et pour att\u00e9nuer le risque financier face \u00e0 des conditions de croissance de plus en plus impr\u00e9visibles et \u00e0 des march\u00e9s volatils. Le changement climatique est l&rsquo;un des plus grands d\u00e9fis de l&rsquo;agriculture. Les efforts d&rsquo;att\u00e9nuation et d&rsquo;adaptation doivent permettre de nourrir notre population tout en r\u00e9duisant l&rsquo;utilisation des combustibles fossiles et en renfor\u00e7ant le carbone des sols. La biodiversit\u00e9 au sein de l&rsquo;exploitation est de plus en plus importante pour une agriculture respectueuse du climat. Plus la complexit\u00e9 de l&rsquo;exploitation augmente, plus les co\u00fbts de d\u00e9veloppement et de maintenance d&rsquo;un PCP augmentent. Ainsi, l&rsquo;exigence de PCP propos\u00e9e cr\u00e9erait une incitation perverse, emp\u00eachant l&rsquo;adoption de pratiques agricoles b\u00e9n\u00e9fiques bas\u00e9es sur des principes \u00e9cologiques. Les r\u00e8glements propos\u00e9s visent \u00e0 harmoniser nos r\u00e8glements avec ceux de notre principal partenaire commercial, les \u00c9tats-Unis. Nous recommandons que, si les r\u00e8glements de la Loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens doivent \u00eatre appliqu\u00e9s au secteur des fruits et l\u00e9gumes frais, l&rsquo;exemption pour les petites entreprises soit harmonis\u00e9e avec l&rsquo;approche am\u00e9ricaine. Le seuil d&rsquo;exemption propos\u00e9 par le Canada, \u00e0 savoir 30 000 dollars de ventes annuelles brutes de produits alimentaires, ne peut \u00eatre pris au s\u00e9rieux. Ce montant n&rsquo;est pas suffisant pour assurer la subsistance d&rsquo;une famille d&rsquo;agriculteurs, et encore moins pour verser un salaire \u00e0 des employ\u00e9s. Pour mettre les choses en perspective, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a annonc\u00e9 en juillet 2016 la cr\u00e9ation d&rsquo;un nouveau programme d&rsquo;allocations familiales visant \u00e0 sortir les enfants de la pauvret\u00e9. Les familles dont le revenu net (et non le revenu brut) est inf\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 30 000 dollars peuvent pr\u00e9tendre au niveau maximum d&rsquo;aide. Aux \u00c9tats-Unis, le programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00e9quivalent pr\u00e9voit des exigences moins strictes pour les petites entreprises dont le chiffre d&rsquo;affaires annuel moyen est inf\u00e9rieur \u00e0 500 000 dollars et qui vendent plus de la moiti\u00e9 de leur production \u00e0 des \u00ab\u00a0utilisateurs finaux qualifi\u00e9s\u00a0\u00bb (c&rsquo;est-\u00e0-dire directement aux consommateurs, aux restaurants, aux \u00e9tablissements de vente au d\u00e9tail) situ\u00e9s \u00e0 une distance maximale de 275 miles (445 kilom\u00e8tres). Au lieu d&rsquo;exiger un PCP formel, ces entreprises peuvent concevoir, contr\u00f4ler et documenter leurs propres programmes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et doivent \u00eatre en mesure de fournir un rapport \u00e0 la Food and Drug Administration si on le leur demande. Notez que les \u00c9tats-Unis ne se soucient pas des fronti\u00e8res des \u00c9tats, de sorte que les exploitations agricoles ne feraient pas l&rsquo;objet d&rsquo;une discrimination fond\u00e9e sur la localisation, contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9voit la proposition de r\u00e8glement canadien. \u00c9tant donn\u00e9 que ces entreprises pratiquent essentiellement la vente directe ou approvisionnent un d\u00e9taillant local, la tra\u00e7abilit\u00e9 en cas d&rsquo;incident li\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ne serait pas difficile. Cette approche semble constituer un moyen ad\u00e9quat de r\u00e9duire les risques sans imposer de co\u00fbts inutiles. <strong>Impact sur le secteur biologique<\/strong> Actuellement, le r\u00e8glement sur les produits biologiques est r\u00e9gi par la <em>loi sur les produits agricoles au Canada<\/em>, qui rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence du ministre de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;agroalimentaire. Les r\u00e8glements propos\u00e9s les placeraient dans le cadre de la <em>loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens<\/em>, sous la responsabilit\u00e9 du ministre de la sant\u00e9. Nous pensons que c&rsquo;est inappropri\u00e9. L&rsquo;agriculture biologique concerne principalement, mais pas uniquement, la production de denr\u00e9es alimentaires. Le r\u00e8glement sur les produits biologiques s&rsquo;applique actuellement aux denr\u00e9es alimentaires et aux boissons destin\u00e9es \u00e0 la consommation humaine et aux denr\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;alimentation du b\u00e9tail, y compris les cultures agricoles utilis\u00e9es \u00e0 ces fins. Elles s&rsquo;appliquent \u00e9galement \u00e0 la culture des plantes. Il est possible d&rsquo;\u00e9tendre \u00e0 l&rsquo;avenir la r\u00e9glementation relative \u00e0 l&rsquo;agriculture biologique afin de permettre la production de cultures de fibres, de cosm\u00e9tiques et de fleurs coup\u00e9es certifi\u00e9es biologiques, par exemple. Le r\u00e8glement sur les produits biologiques r\u00e9git le mode de production des produits biologiques. La certification biologique n&rsquo;est pas une all\u00e9gation de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, c&rsquo;est une all\u00e9gation de processus. La l\u00e9gislation d&rsquo;habilitation doit continuer \u00e0 refl\u00e9ter et \u00e0 soutenir le processus de production de l&rsquo;agriculture biologique certifi\u00e9e. Le statu quo ou, si n\u00e9cessaire, une loi f\u00e9d\u00e9rale autonome r\u00e9gissant la production biologique certifi\u00e9e serait plus appropri\u00e9 que de placer les r\u00e8glements relatifs \u00e0 la production biologique dans le cadre de la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens. Le r\u00e8glement propos\u00e9 cr\u00e9erait de nouvelles exigences de certification obligatoires pour les secteurs de la cha\u00eene d&rsquo;approvisionnement biologique (appel\u00e9s \u00ab\u00a0diverses activit\u00e9s\u00a0\u00bb) qui sont actuellement couverts par une proc\u00e9dure d&rsquo;attestation. Tous les op\u00e9rateurs attestent actuellement qu&rsquo;ils respectent les normes biologiques ou peuvent se certifier volontairement. La formulation vague de la proposition de r\u00e8glement exigerait que toutes les \u00ab\u00a0diverses activit\u00e9s\u00a0\u00bb telles que la transformation, le traitement, la manipulation, l&rsquo;abattage, le stockage et le transport d&rsquo;un produit biologique soient effectu\u00e9es par des entit\u00e9s certifi\u00e9es biologiques. Cette mesure aurait des r\u00e9percussions n\u00e9gatives massives sur le secteur biologique canadien, petit mais en pleine croissance. Le r\u00e8glement actuel sur les produits biologiques autorise les \u00e9tablissements \u00e0 fournir ces services aux producteurs certifi\u00e9s biologiques s&rsquo;ils respectent des conditions pr\u00e9cises visant \u00e0 emp\u00eacher la contamination, le m\u00e9lange et\/ou la fraude lors de la manipulation du produit biologique. Les producteurs certifi\u00e9s biologiques doivent obtenir et conserver les documents prouvant que leurs produits ont \u00e9t\u00e9 manipul\u00e9s conform\u00e9ment au r\u00e8glement. La r\u00e8gle actuelle permet aux producteurs biologiques d&rsquo;acc\u00e9der aux infrastructures n\u00e9cessaires \u00e0 un co\u00fbt raisonnable. Le r\u00e8glement propos\u00e9 \u00e9liminerait l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 une grande partie de l&rsquo;infrastructure n\u00e9cessaire au secteur biologique. Les entreprises fournissant des services agricoles devront choisir entre la certification pour servir leurs clients biologiques au d\u00e9triment du reste de leur activit\u00e9 ou la non-certification et la perte de leurs clients biologiques. Les petites entreprises qui servent actuellement \u00e0 la fois les fermi\u00e8res certifi\u00e9es biologiques et les fermi\u00e8res conventionnelles perdraient des clients pr\u00e9cieux dans les deux cas, ce qui pourrait faire baisser leurs revenus en dessous du niveau leur permettant de survivre. Il en r\u00e9sulterait d&rsquo;importantes lacunes dans la cha\u00eene de valeur de la production biologique certifi\u00e9e et un affaiblissement de l&rsquo;\u00e9conomie rurale dans son ensemble. Si les maillons n\u00e9cessaires de la cha\u00eene de valeur ne sont pas seulement affaiblis, mais disparaissent, le syst\u00e8me de production biologique s&rsquo;effondre. Le paragraphe 342 (3) de la proposition de r\u00e8glement entra\u00eenerait l&rsquo;expiration du certificat biologique du fermier ou de l&rsquo;entreprise exactement 12 mois apr\u00e8s la date \u00e0 laquelle il a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9. Cette disposition est totalement inapplicable dans la pratique et doit \u00eatre supprim\u00e9e du r\u00e8glement. Actuellement, les certificats biologiques restent valables \u00e0 moins qu&rsquo;ils ne soient suspendus ou annul\u00e9s. Les inspecteurs accr\u00e9dit\u00e9s veillent \u00e0 ce que les fermi\u00e8res et autres entreprises certifi\u00e9es biologiques respectent les normes biologiques du Canada lorsqu&rsquo;ils proc\u00e8dent \u00e0 l&rsquo;inspection annuelle des locaux et de la documentation. Si les certificats biologiques devaient expirer \u00e0 la m\u00eame date chaque ann\u00e9e, il y aurait un risque \u00e9lev\u00e9 que des produits perdent leur statut en raison de difficult\u00e9s involontaires et in\u00e9vitables \u00e0 mener \u00e0 bien le processus d&rsquo;inspection exactement \u00e0 la m\u00eame date chaque ann\u00e9e. Le r\u00e8glement propos\u00e9 cr\u00e9erait une situation injuste dans laquelle des \u00e9l\u00e9ments importants et n\u00e9cessaires de la cha\u00eene de valeur biologique pourraient \u00eatre perdus en raison de petits retards \u00e9chappant au contr\u00f4le des entit\u00e9s certifi\u00e9es. Le Canada a conclu des accords d&rsquo;\u00e9quivalence avec d&rsquo;autres pays, dont les \u00c9tats-Unis. Le Canada importe d&rsquo;importantes quantit\u00e9s d&rsquo;aliments biologiques des \u00c9tats-Unis. Le r\u00e8glement propos\u00e9 d\u00e9savantagerait s\u00e9rieusement les producteurs canadiens, car les r\u00e8gles am\u00e9ricaines en mati\u00e8re d&rsquo;agriculture biologique n&rsquo;exigent pas que les manipulateurs de produits biologiques soient certifi\u00e9s, et leurs certificats biologiques ne sont pas soumis \u00e0 une date d&rsquo;expiration arbitraire. <strong>Le site <span class=\"nfu-acronym-en\"><\/span> recommande donc<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>La production de fruits et l\u00e9gumes frais doit \u00eatre exempt\u00e9e des dispositions de la <em>loi sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour les Canadiens<\/em>.<\/li>\n<li>Si la production de fruits et l\u00e9gumes frais n&rsquo;est pas exempt\u00e9e, une mesure d&rsquo;adaptation \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle qui refl\u00e8te celle des \u00c9tats-Unis sera adopt\u00e9e et appliqu\u00e9e aux producteurs dont le chiffre d&rsquo;affaires annuel moyen ne d\u00e9passe pas 500 000 dollars et qui vendent directement aux consommateurs ou aux d\u00e9taillants dans un rayon de 275 miles (445 kilom\u00e8tres), sans tenir compte des fronti\u00e8res provinciales.<\/li>\n<li>Le r\u00e8glement sur les produits biologiques rel\u00e8ve du minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, la <em>loi sur les produits agricoles du Canada<\/em> ou une nouvelle loi autonome sur les produits biologiques \u00e9tant la l\u00e9gislation habilitante.<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 o\u00f9 le R\u00e8glement sur les produits biologiques serait plac\u00e9 sous la <em>Loi sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens<\/em>, la section \u00ab\u00a0Certification de diverses activit\u00e9s relatives aux produits biologiques\u00a0\u00bb serait supprim\u00e9e du r\u00e8glement.<\/li>\n<li>Si le R\u00e8glement sur les produits biologiques est plac\u00e9 sous la <em>Loi sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens<\/em>, l&rsquo;article 342(3) \u00ab\u00a0P\u00e9riode de validit\u00e9\u00a0\u00bb doit \u00eatre supprim\u00e9 du r\u00e8glement.<\/li>\n<li>L&rsquo;ACIA devrait prolonger la p\u00e9riode de consultation sur ce r\u00e8glement afin de donner aux Canadiens plus de temps pour apporter leur contribution, compte tenu de son ampleur et de son impact potentiel sur notre syst\u00e8me alimentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>  Le tout respectueusement soumis par,  <strong><span class=\"nfu-name-inline\">The <\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;UNF a soumis trois propositions dans le cadre de la consultation sur le projet de r\u00e8glement \u00ab\u00a0Des aliments s\u00fbrs pour les Canadiens\u00a0\u00bb. La lettre du Comit\u00e9 du marketing direct de l&rsquo;UNF met l&rsquo;accent sur les implications pour les exploitations agricoles qui font du marketing direct dans des communaut\u00e9s qui chevauchent les fronti\u00e8res provinciales. Le m\u00e9moire de l&rsquo;UNF du Nouveau-Brunswick met l&rsquo;accent sur les implications pour les fermi\u00e8res du Nouveau-Brunswick. La contribution de l&rsquo;UNF pr\u00e9par\u00e9e par le bureau national s&rsquo;est concentr\u00e9e sur les implications pour les producteurs de fruits et l\u00e9gumes frais et pour le secteur biologique. (Cliquez sur les liens surlign\u00e9s pour lire les soumissions compl\u00e8tes) Rapport du gouvernement sur le processus de consultation : Rapport sur ce que nous avons entendu &#8211; Consultation sur le projet de r\u00e8glement sur la salubrit\u00e9 des aliments pour les Canadiens<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_tec_requires_first_save":true,"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_ecp_custom_4":"","_ecp_custom_7":"","_ecp_custom_9":"","_ecp_custom_10":"","_ecp_custom_12":"","_ecp_custom_13":""},"tags":[383,394,377,393,379,380],"policy_types":[308],"post_region":[],"post_campaign":[],"archive-year":[491],"class_list":["post-27621","policy","type-policy","status-publish","hentry","tag-alimentation-locale","tag-consultation-publique","tag-commercialisation-directe","tag-parlementaire","tag-revenu-agricole","tag-souverainete-alimentaire","policy_types-bref-unf","archive-year-2017-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy\/27621","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/policy"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27621"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27621"},{"taxonomy":"policy_types","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/policy_types?post=27621"},{"taxonomy":"post_region","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_region?post=27621"},{"taxonomy":"post_campaign","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_campaign?post=27621"},{"taxonomy":"archive-year","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nfu.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/archive-year?post=27621"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}