Activités | Communiqué de presse

L’implication de Croplife dans la réglementation signifie que la Présidente de l’ACIA doit être remplacée, affirment des groupes

En septembre, Radio Canada révélait que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) avait diffusé un résumé d'une importante proposition réglementaire via un document produit sur un ordinateur appartenant à CropLife Canada. Cette indication de collaboration inappropriée entre l'ACIA et CropLife a ébranlé la confiance dans la capacité de l'ACIA à protéger l'intérêt public. La confiance du public dans notre secteur alimentaire et agricole dépend d'une surveillance réglementaire qui fonctionne de manière transparente et dans l'intérêt public en tout temps. Le vendredi 14 octobre, le Syndicat national des cultivateurs et le Réseau canadien d'action sur les biotechnologies, le Conseil des Canadiens, l'Ecological Farmers Association of Ontario, Environmental Defence, FarmFolk CityFolk, Amis de la Terre Canada, Greenpeace Canada, Organic BC, Safe Food Matters, Sierra Club BC, UFCW, Union Paysanne, et Vigilance OGM avons écrit à Mme. Bibeau, Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire lui demandant de remplacer la Présidente de l’ACIA afin de restaurer la réputation et la crédibilité de l’ACIA.

L'article de Radio Canada,  OGM : Ottawa présente sa réforme en utilisant les fichiers d'un lobby agrochimique, présentait une preuve alarmante d’une collaboration inappropriée entre notre régulateur public et les corporations privées dont il réglemente les produits, à tel point qu’il semble effectivement que CropLife dirige l’ACIA. Le document fait état des propositions de l’ACIA sur comment les réglementations qui gouvernent plusieurs semences modifiées génétiquement devraient être interprétées et il met de l’avant un système qui bénéficierait les corporations multinationales de semences en leur permettant de mettre en marché plusieurs nouvelles variétés de semences modifiées génétiquement, sans évaluations indépendantes de leur sécurité ou autres surveillances gouvernementales, et sans divulguer au gouvernement, au public, y compris les fermiers et nos clients qu’elles sont modifiées génétiquement.  

« Le système proposé nuirait aux fermiers canadiens qui ont besoin de savoir ce qu’ils plantent afin de gérer leurs fermes et maintenir l’accès aux marchés sensibles, » déclarait Katie Ward, Présidente de l’UNF. La directive réglementaire proposée affaiblirait également la confiance du public dans notre régime de réglementation des aliments en empêchant une évaluation scientifique indépendante par les régulateurs du gouvernement avant que leurs produits soient vendus, leur permettant ainsi d’être mis en marché sans faire rapport au gouvernement, ni au public. 

« En tant que régulateur public, habilité par des lois et des règlements adoptés démocratiquement par des députés fédéraux élus, l’ACIA est responsable devant le public, non pas aux compagnies qu’il réglemente, » ajoutait Terry Boehm, membre et ancien Président de l’UNF. « L’ACIA a un engagement formel de maintenir une indépendance réglementaire de tous les intervenants externes. Il faut que l’agence soit dirigée par un nouveau Président sur lequel nous pouvons nous fier pour mettre cette valeur en pratique en tout temps. »  

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Pour plus d’information :

Katie Ward, présidente de l'UNF - téléphone: 613-797-0601

Terry Boehm – téléphone : 306-255-7638

Lire la lettre envoyée à la ministre Bibeau

Lire l'histoire de Radio Canada

Lire la soumission de l'UNF à la consultation de l'ACIA