L'UNF exhorte le Canada à appuyer la Déclaration des droits des paysans aux Nations Unies

L'Union Nationale des Fermiers (UNF) exhorte le Canada à voter en faveur de la Déclaration de L'Organisation des Nations Unies (ONU) pour les droits des paysans et des autres personnes qui travaillent dans les zones rurales quand il comparaîtra devant la 3e session du Comité de l'Assemblée Générale.
 
« La Déclaration des Nations Unies pour les droits des paysans est un cadre reconnaissant les droits humains des paysans, des familles rurales et aux paysans sans terre à travers le monde », explique Joan Brady, membre d'UNF, Coordinateur régional nord-américain de La Via Campesina (LVC). « Quatre-vingts pour cent de la pauvreté dans le monde existe dans les zones rurales. Cette déclaration est un outil pour renforcer et protéger les paysans et améliorer les moyens d'existence dans les zones rurales. La déclaration rassemble les connaissances essentielles détenues par les populations rurales et exhorte les nations à reconnaître leurs droits fondamentaux. C'est le produit de plus d'une décennie de travail par les mouvements de la société civile et les organisations menées par La Via Campesina ».
 
Selon LVC, un paysan est « ... un homme ou une femme de la terre, qui a une relation directe et spéciale avec la terre et de la nature  au travers de la production de denrées alimentaires et / ou d'autres produits agricoles. Les paysans travaillent la terre eux-mêmes, ils comptent surtout sur le travail familial et notamment l'organisation du travail à petite échelle. Les paysans sont traditionnellement intégrés dans leurs communautés locales et ils prennent soin des paysages locaux et des systèmes agro-écologiques ... cela inclut les autochtones qui travaillent sur la terre ... le terme paysan se réfère également aux agriculteurs sans terre et les travailleurs agricoles »
 
Les principes clés de la Déclaration des Nations Unies pour les droits des paysans assurent le respect des droits des paysans aux ressources naturelles et le droit au développement; leur droit à l'alimentation et à la souveraineté alimentaire; leur droit à la terre et aux autres ressources naturelles; leur droit à des semences issues de la diversité biologique ainsi que les droits des femmes paysannes.
 
« Ces droits doivent être reconnus et protégés - et de toute urgence », a déclaré Jessie MacInnis, membre du Comité international des programmes UNF. « Les sociétés multinationales et les entreprises capitalistes poussent en avant leurs ordres du jour sans reconnaissance des peuples concernés ainsi que de la terre qu'ils retirent de la production alimentaire. Ces actions non durables menacent la connaissance ancestrale des semences traditionnelles, des terres et des pratiques agricoles et sont à l'origine d'une crise de la faim parmi les nombreux petits producteurs ».
 
En tant qu'un promoteur de la ferme familiale, l'UNF croit que les familles agricoles canadiennes offrent la forme la plus appropriée et efficace de l'agriculture qui se conforme aux principes de la souveraineté alimentaire. L'UNF est un membre fondateur de La Via Campesina, un mouvement international qui représente plus que 200 millions de paysans dans 81 pays, réunissant des associations qui représente les fermiers à petites et moyennes échelle, les paysans, les ouvriers agricoles, les femmes rurales et les communautés autochtones.
 
Les leaders paysans d’UNF accompagneront La Via Campesina (LVC) à New York au cours de la troisième vague de concertations en novembre pour demander aux nations de l'Assemblée générale d'adopter cette déclaration.
 
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Pour plus d'informations:
 
Joan Brady, coordonnateur régional nord-américain de La Via Campesina jbrady@hay.net ou par téléphone 1-226-237-3108
Jessie MacInnis, Comité des programmes internationaux représentant, Région 1 (Atlantique) Union Nationale des Fermiers,  jessiemacinnis@gmail.com